Le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a réaffirmé, hier au Caire, la position de l’Algérie en faveur de la stabilité et du règlement pacifique des crises dans le monde arabe.
Intervenant lors des travaux de la 166e session ordinaire du Conseil de la Ligue des États arabes au niveau ministériel, Ahmed Attaf a condamné « avec la plus grande fermeté » les attaques ayant ciblé et continuant de cibler la sécurité et la stabilité des pays frères du Golfe. Le chef de la diplomatie nationale a souligné, en outre, que la cause palestinienne demeure la boussole guidant l’action arabe commune, estimant qu’il ne saurait y avoir de véritable paix ni de stabilité durable dans la région sans la pleine reconnaissance des droits nationaux légitimes du peuple palestinien. À ce titre, il a réaffirmé que la création d’un État palestinien indépendant et souverain, avec El-Qods comme capitale, constitue l’une des principales conditions pour parvenir à une paix juste et durable dans la région. Abordant par ailleurs les crises que traversent plusieurs pays arabes, Ahmed Attaf a plaidé pour des solutions fondées sur une approche nationale et inclusive. Il a insisté sur la nécessité de privilégier des solutions « nationales, inclusives et à l’abri des ingérences extérieures », dans le respect de la souveraineté des États.
À travers ces positions, l’Algérie réaffirme son attachement au renforcement de l’action arabe commune et à la recherche de solutions politiques aux crises régionales, tout en mettant l’accent sur la souveraineté des États et les droits légitimes du peuple palestinien.
La Tunisie prend la présidence tournante de la Ligue
En marge de cette session, la Tunisie a officiellement pris la présidence tournante de la Ligue des États arabes au niveau ministériel, pour un mandat de six mois. À cette occasion, le ministre tunisien des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, s’est entretenu avec le secrétaire général de l’organisation, Nabil Fahmy. Les discussions ont porté sur les moyens de dynamiser l’action arabe commune et d’en renforcer les mécanismes, dans un contexte régional marqué par de nombreux défis politiques, sécuritaires, économiques et liés au développement. Les deux parties ont notamment souligné l’importance de renforcer le rôle de la Ligue arabe en tant que cadre fédérateur de l’action arabe commune et d’améliorer l’efficacité de ses institutions et mécanismes, afin de lui permettre de mieux répondre aux enjeux auxquels sont confrontés les États et les peuples arabes. Mohamed Ali Nafti a réaffirmé la volonté de la Tunisie de contribuer, durant sa présidence, à donner un nouvel élan à l’action arabe commune, en s’appuyant notamment sur le dialogue, la compréhension et la solidarité pour favoriser le rapprochement des positions entre les États membres. Les discussions ont également porté sur les principales questions arabes actuelles, avec la cause palestinienne au premier plan.
Le ministre tunisien a réaffirmé le soutien de son pays aux droits légitimes du peuple palestinien, notamment son droit à l’établissement d’un État indépendant sur l’ensemble de son territoire, avec El-Qods Al-Charif pour capitale. La présidence tunisienne intervient alors que la Ligue arabe est appelée à suivre plusieurs crises régionales, notamment la situation en Palestine ainsi que les développements en Libye, en Syrie, au Soudan, au Yémen et en Somalie.
Sarah O.











































