À Alexandrie, l’Algérie a confirmé sa montée en puissance dans les sports de combat. Entre lutte libre, gréco-romaine et féminine, la sélection nationale a signé une prestation dense et régulière, traduisant le travail de formation engagé depuis plusieurs années. Une performance collective qui installe la lutte algérienne parmi les références continentales.
La sélection nationale algérienne de lutte a décroché neuf médailles (2 or, 2 argent et 5 bronze) lors des épreuves de lutte libre des Championnats d’Afrique 2026, disputées samedi à Alexandrie, en Égypte.
Cette récolte est venue clôturer une compétition continentale globalement réussie pour la délégation algérienne, engagée dans plusieurs catégories d’âge et styles de lutte. Les médailles d’or ont été remportées par Abdelkader Ikkal (79 kg) et Fateh Benfardjellah (86 kg), auteurs d’un parcours maîtrisé jusqu’aux finales. Derrière eux, Abdelghani Aid (61 kg) et Laïd Khellif (125 kg) ont décroché l’argent, confirmant la présence algérienne dans différentes catégories de poids. La moisson s’est enrichie grâce aux médailles de bronze de Mouadh Chibani (57 kg), Oussama Laribi (65 kg), Abderrahmane Benaïssa (74 kg), Wali-Eddine Kebir (97 kg) et Ibtissem Doudou (50 kg) en lutte féminine.
La veille, la sélection seniors avait déjà marqué les esprits lors des épreuves de lutte gréco-romaine avec onze médailles supplémentaires : trois en or, sept en argent et une en bronze.
Badr El Islam Mahdaoui (55 kg), Abdeldjabbar Djebbari (63 kg) et Fadi Rouabah (97 kg) ont offert les titres continentaux à l’Algérie, illustrant la solidité technique des représentants nationaux dans cette spécialité. Les médailles d’argent sont revenues à Abdelkarim Fergat (60 kg), Fayçal Benfredj (67 kg), Abdelmalek Merabet (72 kg), Chawki Doulache (77 kg), Haïthem Issaâd (82 kg), Bachir Sid Azara et Djamila Achwak Tekouk (57 kg). La lutte féminine a également contribué au bilan grâce à la médaille de bronze de Chaïma Chebila chez les moins de 53 kg.
Une dynamique confirmée chez les jeunes
Au-delà des seniors, la compétition africaine avait débuté par les catégories de jeunes, confirmant la profondeur du réservoir national. Les moins de 17 ans ont ouvert la voie avec quatorze médailles (6 or, 5 argent et 3 bronze), avant que les moins de 20 ans n’ajoutent dix-sept nouvelles breloques (2 or, 13 argent et 2 bronze).
Une progression qui démontre la continuité entre formation et performance au plus haut niveau. La délégation algérienne était présente en Égypte avec un effectif important de 53 lutteurs et lutteuses engagés en lutte libre, gréco-romaine et féminine.
Cette participation massive traduit une stratégie fédérale axée sur l’accumulation d’expérience internationale et la préparation des prochaines échéances majeures, notamment les championnats du monde et les qualifications olympiques. Au final, la prestation d’ensemble confirme la bonne santé de la lutte algérienne sur le continent africain. Entre confirmations individuelles et émergence de nouveaux talents, l’Algérie repart d’Alexandrie avec un capital confiance renforcé et l’ambition désormais assumée de franchir un nouveau palier sur la scène internationale.
Reste désormais à transformer cette domination continentale en performances mondiales, véritable prochain défi pour la lutte algérienne.
M. A. T.













































