Un responsable de la résistance palestinienne a affirmé, lundi soir, que les différentes factions palestiniennes restent pleinement attachées aux dispositions convenues pour la mise en œuvre de la deuxième phase de l’accord de cessez-le-feu à Ghaza, y compris le respect des engagements de toutes les parties. Dans une déclaration à la presse, il a indiqué que la résistance palestinienne attend une réponse officielle et sans ambiguïté de Nikolaï Mladenov ainsi que des médiateurs concernant les modalités arrêtées pour cette nouvelle étape. Cette prise de position intervient après la publication d’un communiqué du Conseil de la paix présentant une lecture différente des accords conclus entre les factions palestiniennes et les médiateurs au sujet de l’application de la deuxième phase du cessez-le-feu. À l’issue d’une réunion avec le Premier ministre de l’occupant sioniste, Benjamin Netanyahu, le Conseil de la paix a affirmé qu’aucun retrait israélien au-delà de la « ligne jaune » ne serait envisagé avant l’achèvement complet du désarmement dans la bande de Ghaza. Les pays médiateurs ont, de leur côté, dénoncé la poursuite des violations du cessez-le-feu par l’occupant sioniste. Dans un communiqué publié lundi soir, le Conseil a présenté le désarmement total de la bande de Ghaza comme une condition essentielle de la prochaine phase, estimant que l’objectif est d’éliminer toute présence armée afin de permettre l’instauration d’une administration civile. Selon le texte, le plan de désarmement engloberait les armes légères, les armes lourdes ainsi que les tunnels, dans le cadre d’un processus global destiné à démanteler les capacités militaires de la bande de Ghaza. L’opération serait supervisée par une force internationale de stabilisation, assistée d’une commission chargée de contrôler le respect des engagements. À l’issue de cette rencontre, le président du Conseil de la paix à Ghaza, Nikolaï Mladenov, a écrit sur la plateforme X : « Ce fut une longue journée à El-Qods. J’ai rencontré le Premier ministre Netanyahu et son équipe. Nous entrons dans la phase la plus difficile. Je ne l’ai jamais caché. Le travail que nous accomplissons aujourd’hui est lent, exigeant et d’une grande complexité. » En réponse à ces déclarations, la résistance palestinienne a réaffirmé que les différentes factions demeurent attachées aux engagements conclus concernant la deuxième phase de l’accord, y compris les obligations incombant à chacune des parties. Vendredi dernier, le Conseil de la paix avait déjà insisté sur la nécessité pour l’occupant sioniste d’appliquer immédiatement l’ensemble de ses obligations prévues par le protocole de Charm el-Cheïkh, notamment l’arrêt des opérations militaires. Il avait également souligné que le passage à chaque nouvelle étape demeurait conditionné à la vérification sur le terrain de l’application complète de la phase précédente. Le projet d’accord, dont Al Jazeera affirme avoir obtenu une copie, prévoit un recensement, un stockage et un contrôle progressifs des armes de la résistance palestinienne dans le cadre d’un plan global de paix. Ce processus serait synchronisé avec le retrait total des forces israéliennes de la bande de Ghaza, sans qu’aucune des parties ne puisse imposer de mesures unilatérales. Le texte prévoit également que la Commission nationale chargée de l’administration de Ghaza soit la seule autorité habilitée à superviser le recensement, le stockage et le contrôle des armes à l’intérieur de l’enclave. Une disposition que l’occupant sioniste refuse toujours d’appliquer, empêchant jusqu’à présent cette commission d’accéder à Ghaza et d’exercer ses missions. La résistance palestinienne avait déjà souligné que toute avancée dans le processus de recensement des armes devait être accompagnée d’un retrait israélien progressif et équivalent de la bande de Ghaza. Parallèlement, une source du bureau du Premier ministre de l’occupant sioniste a déclaré que l’armée israélienne ne se retirerait pas de la «ligne jaune» et poursuivrait ses opérations militaires malgré les efforts visant à consolider le cessez-le-feu, rejetant ainsi la feuille de route élaborée au Caire. La chaîne israélienne Channel 13 a, par ailleurs, rapporté que de hauts responsables israéliens avaient été surpris par la révélation de l’accord en cours de négociation avec la résistance palestinienne. Ces développements interviennent après l’annonce, vendredi, par le président américain Donald Trump et le Conseil de la paix d’un accord de principe sur la mise en œuvre de la prochaine phase du cessez-le-feu à Ghaza. Dans le même temps, le bureau du Premier ministre israélien a fait part à Washington de ses réserves concernant ce plan, pourtant soutenu par Donald Trump, estimant que le texte publié ne reflète pas la position officielle israélienne. Son porte-parole, Doron Spielman, a déclaré à l’AFP que toute solution durable à Ghaza devait être précédée d’un désarmement complet, vérifiable et irréversible de la résistance palestinienne. Selon lui, les services de renseignement sionistes estiment que la résistance palestinienne a reconstitué une partie de ses capacités militaires et recruté de nouveaux combattants depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feure, jugeant qu’un accord ne prévoyant pas son désarmement total laisserait subsister une menace pour l’entité sionite.
M. S.
Accueil ACTUALITÉ CESSEZ-LE-FEU À GHAZA : La résistance palestinienne exige le respect des engagements













































