Les partis et forces nationales libanaises ont tenu un rassemblement à Beyrouth sous le slogan « Le Liban résistant, souverain et indépendant », réaffirmant leur rejet de toute évolution susceptible de modifier l’identité du pays et de toute forme de rapprochement ou de normalisation avec Israël. La rencontre s’est tenue au siège du Syndicat de la presse à Beyrouth, en présence de personnalités politiques, partisanes, médiatiques et religieuses issues de divers courants libanais. Le communiqué final a mis en avant une série de revendications considérées comme essentielles, notamment : le retrait total et immédiat des forces israéliennes des territoires libanais occupés, le retour des habitants dans leurs villages et localités sans conditions ni obstacles, le lancement de la reconstruction sans restrictions, présentée comme une responsabilité centrale de l’État, la libération des détenus libanais dans les prisons sionistes, la cessation de toutes les hostilités et violations israéliennes, ainsi que le respect de la souveraineté libanaise. Les participants ont qualifié ces cinq points de « passage obligatoire » pour préserver un Liban « souverain, libre et indépendant », affirmant leur intention de poursuivre leurs efforts et contacts pour atteindre ces objectifs. Les participants ont insisté sur plusieurs constantes politiques, au premier rang desquelles le refus de l’occupation et la nécessité d’y faire face. Ils ont également rejeté l’option de négociations directes avec Israël, estimant qu’elles n’ont pas seulement échoué à mettre fin aux hostilités et à préserver la souveraineté, mais qu’elles pourraient également menacer la stabilité et la cohésion interne du Liban.
Appels à une position unifiée
Le député Ibrahim Moussawi, membre du bloc « Fidélité à la Résistance », a déclaré que «sauver le Liban passe par le maintien des constantes, dont la première est la résistance », qu’il a qualifiée de « légitime selon toutes les lois humaines et internationales ». L’ancien ministre Yaâcoub Sarraf a affirmé que « la résistance n’est pas seulement un droit, mais un devoir qui incombe non seulement aux citoyens, mais aussi et surtout au gouvernement». Le président du Parti syrien social nationaliste, Rabi’ Banat, a estimé : « non au changement de l’identité du Liban, non à l’effondrement de l’État et à la déstabilisation interne». Ali Hajj Hassan, président du Parti du Liwa national, a indiqué que « les autorités politiques doivent revenir sur la décision d’engager des négociations directes avec l’entité sioniste et sur les décisions prises par le gouvernement». Le député Elias Jaradeh a déclaré que «c’est une menace pour l’humanité et pour le Liban », appelant à « une responsabilité collective et à une position unifiée face aux dangers actuels ». Le cheïkh Ahmad al-Qattan, président de l’association « Qawlouna wal Amal », a affirmé que « la normalisation avec cet ennemi et les négociations directes ne servent ni les intérêts du Liban ni ceux des Libanais ». Enfin, Wiam Wahhab, président du Parti de l’Unité arabe, a estimé qu’« il est nécessaire de rouvrir le dialogue entre l’État et les forces nationales, y compris les forces dites de résistance », soulignant la diversité des positions au sein de la scène politique libanaise.
M. S.
















































