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ÉLECTIONS LOCALES DU 28 NOVEMBRE : Les prétendants en course contre la montre

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À dix jours de la clôture du dépôt des candidatures, prévue le 8 octobre, les formations politiques accélèrent leurs derniers arbitrages en prévision des élections locales du 28 novembre.
Au-delà de la constitution des listes APC et APW, l’heure est désormais à la sécurisation des dossiers et à la préparation de candidats de remplacement, alors que l’ANIE poursuit l’examen des questions juridiques liées aux candidatures.
En effet, dans plusieurs formations, le travail ne consiste plus uniquement à atteindre le nombre requis de candidats. Les responsables locaux et nationaux s’attellent désormais à vérifier les dossiers, à corriger les éventuelles insuffisances et surtout à prévoir des noms supplémentaires susceptibles d’être mobilisés en cas de rejet de certaines candidatures. Cette précaution prend une importance particulière à l’approche de la clôture du dépôt. Les partis veulent éviter de se retrouver, après l’examen des dossiers, avec des listes incomplètes ou contraintes à des changements dans l’urgence. Selon le dernier bilan communiqué par l’Autorité nationale indépendante des élections,
12 881 dossiers de déclaration collective de candidature ont été retirés pour les APC, couvrant les 1 541 communes, tandis que 672 dossiers ont été retirés pour les APW dans les 69 wilayas. Un volume qui donne la mesure de l’activité actuellement menée par les formations politiques, même si le nombre définitif de listes admises à concourir ne sera connu qu’à l’issue de l’examen des candidatures. La recherche de candidats de réserve apparaît ainsi comme l’un des principaux enjeux de cette dernière ligne droite. Dans les communes où les candidatures sont nombreuses, les partis disposent d’une marge de sélection plus importante. En revanche, dans les localités où le recrutement reste difficile, les responsables doivent parfois maintenir plusieurs options ouvertes jusqu’au dernier moment. Cependant, la situation varie fortement d’une commune à l’autre. Certaines listes sont pratiquement bouclées, alors que d’autres formations poursuivent encore leurs démarches pour compléter leurs effectifs. Le problème ne se limite d’ailleurs pas au nombre de candidats. Les partis doivent également s’assurer de la conformité des dossiers et des conditions d’éligibilité avant leur dépôt. D’où l’intérêt accordé actuellement aux candidats supplémentaires, destinés à prendre le relais en cas de difficulté. Le RCD a notamment fait état de situations différentes selon les régions, avec des listes finalisées dans certaines zones et des difficultés persistantes dans d’autres, notamment pour trouver suffisamment de candidats aux APC. Au sein des formations de la majorité, les opérations de vérification et de validation se poursuivent également. Le FLN a engagé l’examen des dossiers de ses candidats, tandis que d’autres formations poursuivent leurs arbitrages dans plusieurs wilayas. L’ANIE poursuit parallèlement la mobilisation de ses structures territoriales. Les coordinateurs communaux couvrant les 1 541 communes ont été approuvés et les responsables locaux sont désormais engagés dans le suivi des préparatifs du scrutin. Cette organisation intervient alors que les partis entrent dans la phase la plus sensible de la constitution des listes. Les prochains jours devraient être consacrés aux derniers contrôles, aux arbitrages internes et au règlement des situations qui demeurent en suspens. Le 8 octobre constitue désormais la principale échéance pour les formations politiques. D’ici là, elles devront transformer les listes encore en préparation en dossiers définitivement constitués et déposables.
Sarah O.

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