À l’issue d’une réunion consacrée au développement dans la région du Sahel, tenue au siège des Nations unies, le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a évoqué les relations algéro-maliennes, dans une déclaration à la chaîne « AL 24 News », affirmant que la reprise des relations avec l’Algérie vise à reconstruire des relations fraternelles, dictées par les liens historiques et géographiques qui unissent les deux pays. Abdoulaye Diop a souligné l’importance des visites réciproques entre les responsables des deux pays, estimant qu’elles constituent le socle d’une action commune face aux défis liés à la sécurité, à la stabilité et au développement. Selon le ministre malien des Affaires étrangères : « L’élément important à retenir est que la reprise des relations, qui ne peut être qu’une relation fraternelle entre les deux pays, est intervenue à l’initiative des présidents des deux États, Son Excellence le président Abdelmadjid Tebboune et Son Excellence le président Assimi Goïta. Ils ont décidé d’unir leurs efforts pour reconstruire une relation fraternelle entre nos deux pays, une relation dictée par les réalités de l’histoire et de la géographie. »
Abdoulaye Diop a ajouté qu’« au-delà de la nécessité d’œuvrer ensemble pour nous protéger concrètement des répercussions des évolutions géopolitiques qui imposent des défis difficiles, nous saluons naturellement les échanges intervenus entre les deux chefs d’État, ainsi que les visites réciproques, à commencer par celle du Premier ministre malien en Algérie, où nous avons reçu un excellent accueil, et celle du Premier ministre algérien au Mali, jusqu’aux prochaines étapes, notamment la visite attendue du président de la Transition malienne en Algérie ». Il a souligné que l’ensemble de ces démarches permettra de poser les bases d’une action commune visant à relever les défis liés à la sécurité et à la stabilité, dans le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des deux pays, ainsi qu’à œuvrer conjointement face aux défis du développement et de la coopération. Abdoulaye Diop a salué, dans sa déclaration, cet esprit dicté par le réalisme et les réalités géographiques, ainsi que la nécessité de renforcer la solidarité et la fraternité entre l’Algérie et le Mali afin de faire face à toute force qui tenterait, d’une manière ou d’une autre, de semer la division entre les deux pays. Il s’est dit optimiste, affirmant : « Au regard des discussions qui ont eu lieu dans la salle, je n’ai relevé aucune tendance visant à placer les deux pays sur les trajectoires de forces en conflit. Je pense que nous avons atteint un niveau de maturité suffisant et que nos deux pays connaissent parfaitement leurs intérêts. » C’est la preuve que la bonne entente entre Alger et Bamako résiste à toutes les épreuves et demeure intacte sur de nombreuses questions et dossiers, car elle sert l’intérêt des deux peuples, la région et partant tout le continent africain.
Ce bon voisinage s’inscrit dans une dynamique afro-africaine qui tend à consolider la place et le rôle de l’Afrique dans le monde multipolaire qui se construit actuellement. Comme dans d’autres régions, c’est la présence étrangère qui crée les tensions à travers avec ses ingérences et ses pressions sur les pays récalcitrants à l’exploitation néocoloniale de leurs richesses nationales. Dans les pays du Sahel, cela se traduit par l’activité des groupes terroristes appuyés sur les réseaux de trafics d’armes, de drogue, etc…
M’hamed Rebah
COOPÉRATION ALGÉRIE-UE
Attaf échange avec Hadja Lahbib
Le ministre d’État et ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a rencontré samedi à New York la commissaire européenne à la préparation aux crises, à la gestion des crises et à l’égalité, Hadja Lahbib.
Selon un communiqué du ministère, les deux parties ont passé en revue la coopération multiforme existante entre l’Algérie et l’Union européenne. Elles ont échangé leurs points de vue sur les moyens de développer et de renforcer cette coopération, d’une manière qui serve les priorités des deux parties et leurs intérêts communs, notamment en matière de gestion des crises et de réponse aux catastrophes naturelles.
M. R.
















































