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La chaleur extrême, principal facteur d’une sécheresse historique en Europe

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La chaleur extrême constitue le principal facteur à l’origine de la sécheresse historique qui touche actuellement l’Europe, davantage que le déficit de précipitations, selon une étude publiée jeudi par le réseau scientifique World Weather Attribution (WWA). L’étude conclut que les températures exceptionnellement élevées accélèrent l’évaporation de l’eau contenue dans les sols, les rivières et les lacs, provoquant un assèchement rapide des réserves hydriques à travers le continent. « La principale cause de cette sécheresse n’est pas le manque de pluie, mais le réchauffement de l’atmosphère, qui a engendré une augmentation de l’évaporation », a expliqué Mariam Zachariah, chercheuse à l’Imperial College de Londres. Selon elle, « le changement climatique a rendu cette sécheresse environ cinq fois plus probable dans l’ouest de l’Europe, et environ onze fois plus probable dans l’est de l’Europe ». Les chercheurs relèvent que les conséquences se font déjà sentir dans plusieurs secteurs. Les incendies de forêt gagnent en intensité, notamment en Espagne et en France, tandis que le faible niveau des cours d’eau menace la production hydroélectrique ainsi que le transport fluvial. Plusieurs villes européennes ont également instauré des restrictions d’eau. « D’importantes pertes agricoles risquent d’augmenter les prix de l’alimentation et d’aggraver les inégalités sociales. Il est essentiel que les Etats européens anticipent les sécheresses et ne soient plus dans la simple gestion de crise », a souligné Merel Laauwen, chercheuse aux Pays-Bas. Les premières estimations font état d’un impact économique important. Selon l’étude, la chaleur enregistrée au mois de juin devrait coûter près de deux milliards d’euros aux producteurs européens de céréales et entraîner une baisse de la production d’environ 10 millions de tonnes par rapport aux prévisions initiales.

Face aux 300.000 décès annuels par noyade dans le monde
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié jeudi, à la veille de la célébration de la Journée mondiale de prévention des noyades, le 25 juillet, un guide technique proposant sept mesures concrètes pour lutter contre ce fléau que l’agence onusienne juge largement évitable. Chaque année, près de 300.000 personnes meurent noyées dans le monde. La noyade demeure l’une des 10 principales causes de mortalité chez les enfants âgés de 5 à 14 ans. Dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, qui concentrent plus de 90 % des décès, les victimes sont le plus souvent des enfants et des jeunes adultes. Au Ghana, où l’initiative a été lancée, l’OMS estime qu’environ 1.100 personnes meurent chaque année par noyade, soit trois décès par jour. La plupart de ces drames surviennent dans des rivières, des lacs, des puits, des réservoirs d’eau domestiques ou des piscines. « Chaque noyade est une tragédie, et la plupart peuvent être évitées », a souligné le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, à l’occasion de la publication du plan d’action. « La prévention des noyades n’est pas l’affaire d’un seul ministère. Elle concerne tout le monde, et les vies qu’elle sauve en sont la récompense », a-t-il ajouté. Les sept stratégies présentées par l’OMS sont regroupées sous l’acronyme PROTECT (le verbe protéger en anglais). Elles traduisent en mesures concrètes la première stratégie mondiale pour la prévention des noyades, lancée en 2025 sous l’égide de l’agence onusienne. L’objectif est de fournir aux gouvernements des solutions éprouvées pour réduire le nombre de victimes. Parmi les priorités figurent l’amélioration de la sécurité des transports aquatiques, l’apprentissage de la natation dès l’école, le développement de systèmes de garde d’enfants, le renforcement des capacités de sauvetage et de réanimation, ainsi que la préparation aux inondations et aux autres situations d’urgence. L’OMS préconise également des infrastructures permettant une interaction plus sûre avec l’eau, ainsi que des normes renforcées pour les activités professionnelles exercées en milieu aquatique. Le thème retenu cette année pour la Journée mondiale de prévention de la noyade: « S’unir pour inverser la tendance » – résume l’ambition de l’OMS : faire de la lutte contre les noyades une responsabilité collective afin d’éviter des centaines de milliers de morts chaque année.

Près de 200 personnes décédées du choléra dans le nord-est du Nigeria
Au moins 198 personnes sont mortes à la suite d’une épidémie de choléra dans l’Etat de Borno, dans le nord-est du Nigeria, sur environ 35.500 cas d’infection, ont rapporté jeudi des médias locaux, citant des données des autorités. L’épidémie a débuté au début du mois de mai. Au 12 juillet, l’ONG Médecins sans frontières (MSF) avait pris en charge plus de 24.000 patients suspectés d’être atteints de choléra, dont plus d’un quart se trouvaient dans un état grave à leur admission. Pour lutter contre la propagation de la maladie, l’organisation soutient le fonctionnement de deux centres spécialisés, cinq unités de soins et 17 points de réhydratation orale. Elle a noté que la propagation de l’infection continue de progresser plus rapidement que les mesures mises en place pour la contenir. Parmi les principales causes citées, figurent le manque d’eau potable, les mauvaises conditions sanitaires et l’accès limité de la population aux services de santé. À la mi-juin, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU faisait état de 90 décès et de plus de 12.000 cas de choléra dans l’Etat de Borno.

41 décès à la suite des pluies torrentielles dans le nord-est de l’Inde
Un total de 41 personnes ont trouvé la mort, suite à des inondations provoquées par les pluies torrentielles qui se sont déversées ces derniers jours sur l’Etat d’Assam, dans le nord-est de l’Inde, selon un dernier bilan publié jeudi par les autorités locales. « Nous avons perdu 41 précieuses vies à cette heure et des milliers de têtes de bétail ont été emportées par les eaux », a indiqué le chef de l’exécutif de l’Etat, Himanta Biswa Sarma, sur les réseaux sociaux. « Des averses en amont conjuguées à de très fortes pluies localement (plus de quatre fois supérieures à la normale) ont noyé des villages qui n’avaient jamais subi de tels ravages récemment », a-t-il ajouté. Les secours étaient toujours en action jeudi dans l’espoir de retrouver des personnes disparues, selon Sarma, qui a ajouté que ses services avaient dressé 150 camps d’urgence où près de 30.000 sinistrés ont été hébergés. Ces services ont estimé à plus de 500.000 le nombre total de sinistrés dans l’État, recensés dans 872 villages mercredi. L’armée est également intervenue pour ravitailler certaines régions isolées, notamment en parachutant des vivres et du matériel. Les inondations et les glissements de terrain sont fréquents pendant la mousson d’été (juin-septembre) en Inde. Selon les scientifiques, le réchauffement climatique accroît leur intensité et leur fréquence.

Afghanistan : 4,9 millions de mères et d’enfants risquent de souffrir de malnutrition en 2026
Près de 5 millions de mères et d’enfants en Afghanistan auront besoin d’une aide nutritionnelle urgente cette année, a indiqué lundi le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) des Nations unies, soulignant l’aggravation de la crise humanitaire qui frappe ce pays. « Pour des millions de mères en Afghanistan, cela signifie garder espoir malgré la menace de malnutrition », a affirmé le bureau afghan de l’OCHA . Il a souligné qu’une action humanitaire menée à temps peut encore sauver des vies et prévenir des dommages à long terme pour une génération déjà marquée par des années de crise. Cette alerte intervient quelques jours seulement après que le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) a soulevé des préoccupations similaires, déclarant que 3,7 millions d’enfants de moins de 5 ans courent un risque accru de malnutrition aiguë sévère. L’Afghanistan continue de faire face à l’une des plus graves crises humanitaires au monde, alimentée par l’effondrement économique, les chocs climatiques et l’accès restreint aux services essentiels.

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