L’Association européenne des avocats pour la démocratie et les droits de l’Homme a dénoncé de graves atteintes visant des défenseurs sahraouis des droits humains dans le Sahara occidental occupé. Dans un communiqué, elle fait part de sa préoccupation face à des restrictions de déplacement, des mesures d’isolement et des actes de représailles visant plusieurs militants, dont Ali Salem Tamek, figure connue du mouvement sahraoui. Selon l’organisation, ces pratiques auraient pour objectif de limiter toute expression de solidarité, d’entraver le suivi de la situation des droits humains et de sanctionner les défenseurs soutenant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Elle évoque notamment un siège du domicile de Husseïn Moujahid, à El Âyoune occupée, où résiderait Ali Salem Tamek avec sa famille. Le communiqué décrit un environnement de tension marqué par l’encerclement du domicile concerné, l’empêchement de l’accès à des proches et défenseurs, ainsi que des coupures d’électricité. Il indique également que des membres de CODESA seraient confrontés à des restrictions persistantes de la liberté de réunion pacifique et à des actes d’intimidation. La situation de Khadijatou El Douihi, vice-présidente de CODESA, est également mentionnée. Elle ferait l’objet, selon le texte, d’une surveillance continue et de harcèlement aux abords de son domicile. L’association estime que ces éléments s’inscrivent dans une dynamique plus large de pressions et de sanctions collectives visant des militants sahraouis.
Besoin d’être protégés
Le communiqué appelle à mettre fin aux détentions arbitraires, aux transferts forcés et aux pratiques d’isolement visant les défenseurs des droits humains sahraouis. Il demande également que leur intégrité physique et psychologique soit garantie, afin de leur permettre de poursuivre leurs activités pacifiques sans crainte de représailles. Enfin, l’association rappelle que l’Union européenne, au regard de ses engagements juridiques et de ses valeurs fondamentales, est tenue de veiller au respect du droit international, notamment en matière de droits humains et de droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Elle estime que les relations entre l’UE et le Maroc devraient intégrer des exigences claires en matière de droits humains, assorties de mécanismes de suivi et de mesures en cas de non-respect.
M.Seghilani















































