lundi 14 septembre 2026
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MASSAD BOULOS AU SORTIR DE L’AUDIENCE QUE LUI A ACCORDÉE LE PRÉSIDENT TEBBOUNE : « L’Algérie est un partenaire important pour les États-Unis »

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Le président de la République a reçu, hier, le haut conseiller du président américain pour l’Afrique, les affaires arabes et le Moyen-Orient, ainsi que la délégation qui l’a accompagné.

Le président Abdelmadjid Tebboune a reçu, hier, le haut conseiller du président américain pour l’Afrique, les affaires arabes et le Moyen-Orient, Massad Boulos. Ont assisté à cette audience, du côté algérien, le ministre d’État, chargé de l’Inspection générale des services de l’État et des Collectivités locales, Brahim Merad, le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, et le conseiller auprès du président de la République, chargé des affaires diplomatiques, Amar Abba. Du côté américain, ont accompagné Massad Boulos, le chargé d’affaires à l’ambassade américaine à Alger, Mark Shapiro, et la chargée des questions diplomatiques, Mme Sarah Knight.

Le haut conseiller du président Donald Trump s’est, aux termes de l’audience que lui a accordée le président Tebboune, confié à la presse nationale, sur les discussions qui ont eu lieu entre les deux parties. Boulos s’est dit, de prime abord, être « heureux » de revenir aujourd’hui en Algérie, exprimant ses remerciements pour l’accueil « chaleureux » qui lui a été réservé au palais d’El Mouradia. Il a, ensuite, fait part de la teneur de l’entretien qualifié de « fructueux » qu’il a eu notamment avec le Président. « J’ai eu l’honneur de rencontrer le président Tebboune que je tiens à remercier pour l’accueil chaleureux qu’il m’a réservé et pour l’échange très fructueux. Notre entretien est un prolongement des récentes discussions que nous avons eues sur nos priorités régionales et les relations bilatérales entre les États-Unis et l’Algérie. L’Algérie est un partenaire important pour les États-Unis dans le renforcement de la sécurité régionale et le développement des opportunités économiques et la réalisation du progrès pour nos deux pays. »

Élargir la coopération à d’autres domaines

Boulos a en outre annoncé une rencontre avec le Premier ministre Sifi Ghrieb, dans le cadre des échanges sur les relations bilatérales entre les deux pays. Il discutera également avec le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, en sus de profiter de sa visite pour « chercher les voies de renforcement de la coopération dans le domaine de l’énergie avec le Président-directeur général de Sonatrach, Noureddine Daoudi ». Par ailleurs, Boulos a évoqué les violents incendies de forêt qui ont frappé récemment notre pays et ont touché des wilayas dans le Centre et l’Est du pays. Il a, à ce sujet, exprimé les condoléances de son pays pour l’Algérie. « J’exprime mes sincères condoléances au gouvernement et au peuple algériens suite aux récents incendies qui ont touché certaines régions du pays. « Nos pensées vont à toutes les personnes touchées par ces épreuves difficiles », a-t-il déclaré. Enfin, le conseiller du président américain a renouvelé « ses remerciements pour l’accueil chaleureux » qui lui a été réservé à Alger et « la poursuite du dialogue » entre les deux pays.

Le partenariat sur une « dynamique positive »

Comme annoncé en haut, le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a accueilli, hier, le conseiller du président américain Massad Boulos. Lors de cette rencontre, souligne un communiqué des services du Premier ministre, les deux parties ont exprimé leur satisfaction quant à « la dynamique positive » que connaît le partenariat bilatéral entre l’Algérie et les États-Unis d’Amérique dans divers domaines, notamment sur le plan économique. Le même communiqué précise que les deux parties ont également discuté des moyens de renforcer et de diversifier la coopération bilatérale pour inclure de nouveaux secteurs, de sorte à « consolider la présence des entreprises américaines et à élargir leurs investissements » en Algérie, contribuant ainsi à l’augmentation du volume des échanges commerciaux entre « les deux pays amis ».

Farid Guellil

« ANTHROPIC », UNE SOCIETÉ AMÉRICAINE D’IA MET À NU LES PRATIQUES FUNESTES DES ÉMIRATS : Des rêves de grandeur à la chute inéluctable 

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Le visage hideux des Émirats arabes unis est révélé chaque jour un peu plus au monde. Leur pouvoir de nuisance, qui va du financement d’actions subversives et le recrutement de mercenaires dirigées contre la souveraineté et l’intégrité de certains pays ne sont que la face apparente d’une essence maléfique qui a bâti la doctrine de cet émirat qui aspire à devenir une puissance mondiale par la grâce des fonds colossaux qu’il brasse.

Il y a quelques jours, une opération d’influence dirigée par les EAU ciblant les Frères musulmans, le conflit au Soudan et les mécanismes de responsabilité de l’ONU a été révélée dans un rapport publié le 10 septembre dernier par la société américaine d’intelligence artificielle Anthropic. Cette société a identifié et supprimé un compte utilisé par un acteur unique pour mener une opération d’influence soutenue contre les Frères musulmans. L’acteur a exploité Claude pour maintenir un personnage d’AI nommé “Deadshot” hébergé sur sa propre plateforme privée. Intégré à la configuration du système se trouvait un fichier de doctrine maîtresse qui ordonnait à « Claude » de répéter la même mission à travers des centaines de sessions : « une opération transatlantique et régionale coordonnée pour démanteler les Frères musulmans à l’échelle mondiale ». L’opération était divisée en cinq axes d’activité étroitement liés. L’acteur gérait chaque flux simultanément, s’assurant que la génération de récits, l’offuscation technique et la sélection tactique des cibles étaient complètement synchronisées sur l’ensemble de la campagne. Cette stratégie s’appuyait sur une nuée de mouches électroniques prêtes à servir d’organe de manipulation toxique à l’échelle mondiale.

« Claude » et le fichier de doctrine maîtresse ont créé une fausse ONG qui copiait l’identité d’une véritable organisation suisse et publiait des rapports sur les droits de l’homme rédigés par l’État sous son nom.

Ils ont rédigé en sous-main des témoignages officiels dans le but de les faire présenter par deux personnes lors de la 62e session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Le contenu a été conçu avec des restrictions spécifiques garantissant qu’aucun des discours ne mentionne les UAE. Ils ont minutieusement recherché et profilé 18 membres du Parlement européen et des journalistes de premier plan. Ils ont constitué des dossiers personnels détaillés sur ces législateurs et reporters. Ils ont compilé des dossiers de contre-responsabilité sur les Rapporteurs spéciaux de de l’ONU qui avaient critiqué la conduite des EAU au Soudan. Cette stratégie visait à produire de vrais-faux rapports ayant l’apparence de véritables documents établis par des structures officielles pour contrer le travail des rapporteurs de l’ONU qui avaient épinglé les EAU et leur rôle maléfique au Soudan.

Le tombeau de ses rêves de grandeur 

Bien que l’opération ait été conçue pour ne pas pouvoir être tracée jusqu’aux acteurs, l’enquête d’Anthropic l’a liée avec une grande confiance à des officiels du gouvernement des EAU. Le fichier de doctrine nommait également des hauts responsables des EAU comme destinataires prévus du travail. Selon ses conclusions, l’acteur a également financé la nébuleuse de réseaux sociaux qui a amplifié le contenu. Le rapport précise toutefois qu’elle, la société, n’a pas pu confirmer si l’un des témoignages ou des dossiers de cibles compilés a atteint avec succès son public cible.

Le réseau d’amplification sur les réseaux sociaux était financé et coordonné de manière centralisée. Les rapports internes qualifiaient l’“indépendance” du réseau comme son “plus grand atout stratégique,” admettant ainsi qu’il tentait de cacher sa nature dirigée par l’État. L’acteur (Claude) a emprunté l’identité d’une véritable organisation soudanaise de droits de l’homme et a rédigé intégralement des témoignages pour l’ONU pour deux individus nommés, afin que des documents servant une partie au conflit soudanais parviennent à l’ONU comme provenant de témoins locaux indépendants, plutôt que comme des messages d’État.

En utilisant la « Breakout Scale », cette activité a été évaluée comme de Catégorie 3. L’activité se déroulant sur plusieurs plateformes de réseaux sociaux. Une catégorie plus élevée nécessiterait des preuves d’une large attention publique ou d’un impact politique, ce qu’Anthropic n’a pas pu confirmer.

Le réseau d’amplification sur les réseaux sociaux, qui reposait sur une nuée de mouches électroniques et de sites miroirs était financé et coordonné de manière centralisée. Les rapports internes qualifiaient l’“indépendance” du réseau comme son “plus grand atout stratégique,” admettant ainsi qu’il tentait de cacher sa nature dirigée par l’État. L’acteur a emprunté l’identité d’une véritable organisation soudanaise de droits de l’homme et a rédigé intégralement des témoignages pour l’ONU pour deux individus nommés, afin que des documents servant une partie au conflit soudanais parviennent à l’ONU comme provenant de témoins locaux indépendants, plutôt que comme des messages d’État.

Le flux de travail opérationnel prenait des sujets du monde réel et leurs propres fichiers de doctrine politique préétablis, puis utilisait Claude pour transformer le tout en notes de renseignement d’apparence officielle, en rapports d’identité clonés, en témoignages écrits en sous-main et en listes de ciblage profilées individuellement, plusieurs étant préparées pour une remise directe à de hauts responsables des EAU. C’est cette vaste stratégie de manipulation qui est dévoilée au grand public et qui renseigne sur la nature de cet Émirat qui est en train de creuser la tombe de ses rêves de grandeur. Aujourd’hui le monde découvre que ce partenaire généreux qui met la main à la poche pour distribuer sans compter des investissements est en réalité le mal personnifié qui se voit sur le toit du monde mais qui découvre que sa chute est aujourd’hui inéluctable.

Slimane B.

Athlétisme (Ultimate Championship) : Sedjati s’offre le 800m avec brio

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L’athlète algérien Djamel Sedjati a brillamment remporté le 800 mètres lors de la toute première édition de l’Ultimate Championship, disputée dimanche soir à Budapest. Avec un chrono de 1:41.91, le demi-fondeur s’est imposé au terme d’une course de très haut niveau, devançant le Canadien Marco Arop (1:42.28) et le Kenyan Emmanuel Wanyonyi (1:42.44). Cette victoire magistrale permet à Sedjati, médaillé de bronze aux JO de Paris-2024 et vice-champion du monde à Tokyo-2025, de prendre une éclatante revanche sur Wanyonyi, actuel champion olympique et du monde en titre, tout en confirmant son excellente forme actuelle. Ce triomphe vient couronner un parcours où l’Algérien a su faire preuve de stratégie et monter en puissance, lui qui s’était qualifié la veille en terminant quatrième de sa demi-finale en 1:44.23. Resté le seul représentant de son pays après le forfait de son compatriote Slimane Moula, Sedjati a su porter haut les couleurs de l’Algérie lors de ce grand rendez-vous hongrois. Organisée du 11 au 13 septembre et dotée d’une impressionnante enveloppe globale de 10 millions de dollars, cette compétition a réuni la crème de l’athlétisme mondial dans 28 épreuves, marquant d’entrée l’histoire de la discipline.

R. S.

LE POLITOLOGUE CHÉRIF DRISS DÉCRYPTE LA RUPTURE AVEC LES ÉMIRATS : « La ligne rouge a été dépassée »

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La rupture des relations diplomatiques entre l’Algérie et les Émirats arabes unis ne serait pas, selon le professeur Chérif Driss, une décision prise dans la précipitation. Pour le politologue et spécialiste des relations internationales, elle serait l’aboutissement de plusieurs années de tensions, de mises en garde et de désaccords qui auraient progressivement dépassé le cadre d’une simple divergence diplomatique.

Intervenant sur Horizon Web TV, le politologue Chérif Driss estime qu’Alger aurait longtemps privilégié la voie diplomatique et la patience, en adressant aux Émirats plusieurs avertissements sur ce qu’elle considérait comme des dépassements de ses lignes rouges. La décision de rompre les relations traduirait ainsi, dans son analyse, le constat que « la ligne rouge a été dépassée ». Pour lui, le fond du problème réside désormais dans ce qu’il qualifie d’ingérence dans les affaires algériennes et dans l’environnement stratégique du pays. Il estime que la recherche d’influence d’un État peut devenir une source de tension lorsqu’elle se transforme en actions susceptibles, selon lui, de porter atteinte aux intérêts ou à la sécurité d’un autre État. Au-delà des dimensions diplomatique et sécuritaire, Driss Cherif met en avant la dimension informationnelle de la confrontation. Selon lui, les conflits contemporains ne se limitent plus aux affrontements militaires et peuvent également passer par l’influence de l’opinion publique, les réseaux et différents relais médiatiques ou sociaux. Le politologue estime ainsi que certains acteurs pourraient chercher à s’appuyer sur des relais à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Algérie afin de diffuser des discours susceptibles de dégrader l’image du pays et d’affaiblir sa crédibilité. Il inscrit cette démarche dans ce qu’il appelle une « guerre hybride », où l’action informationnelle vient compléter les autres formes de pression. L’objectif serait notamment, selon son analyse, de mettre en avant les difficultés et les aspects négatifs concernant l’Algérie tout en présentant l’autre partie sous un jour plus favorable. Driss Chérif évoque également une possible volonté d’« inverser les rôles », en présentant les Émirats comme les victimes des tensions et l’Algérie comme la partie responsable. Une stratégie qui viserait, selon lui, à légitimer cette politique d’influence et à en atténuer la portée.

Question sahraouie, l’autre motif 

Le Sahara occidental constitue, à ses yeux, un autre facteur majeur de la dégradation des relations. Il a fait une distinction entre le droit des Émirats à développer leurs relations bilatérales avec d’autres États et leur implication dans des dossiers régionaux sensibles. C’est précisément sur le Sahara occidental que cette distinction prendrait toute son importance. Le politologue reproche aux Émirats d’avoir, selon lui, affiché un soutien trop marqué à la position marocaine, notamment à travers leurs investissements dans les territoires sahraouis. Pour lui, Alger ne conteste pas le droit d’Abou Dhabi à entretenir des relations étroites avec Rabat. Ce qui pose problème serait l’implication émiratie dans un dossier qu’il considère comme relevant du processus de décolonisation et du cadre des Nations unies.

La relation entre les Émirats arabes unis et Israël constitue également, selon le spécialiste, un élément important de cette confrontation. Driss Chérif précise que ce n’est pas nécessairement la normalisation avec Israël qui constitue, à elle seule, le principal problème. Il met plutôt l’accent sur les conséquences politiques et régionales de cette alliance, notamment concernant la question palestinienne. Pour lui, Alger considère que certaines alliances régionales pourraient contribuer à affaiblir les efforts visant à permettre aux Palestiniens d’obtenir leur propre État. Le politologue inscrit également les tensions actuelles dans une séquence plus ancienne. Il rappelle notamment les difficultés qui avaient entouré le sommet de la Ligue arabe organisé en Algérie en 2022, affirmant que les Émirats auraient alors cherché à faire échouer l’initiative.

Driss Chérif élargit ensuite son analyse à plusieurs crises régionales, notamment en Libye, au Sahel et au Soudan. En Libye, il pointe notamment le soutien émirati au maréchal Khalifa Haftar. Cette position serait, selon lui, difficilement compatible avec la vision défendue par Alger, qui privilégie une solution politique et « libyenne » au conflit. Rappelant que l’Algérie chercherait à conserver une position de médiateur et à éviter de prendre parti pour l’un des camps. Plus largement, il estime que l’implication d’une puissance extérieure dans les crises qui touchent l’environnement immédiat de l’Algérie peut devenir une question de sécurité nationale.

Pour Driss Chérif, un État qui souhaite accroître son influence dans une région doit tenir compte de ses réalités historiques, humaines, culturelles et sécuritaires. Dans le cas contraire, sa politique de projection de puissance pourrait, selon lui, contribuer à modifier les équilibres régionaux et provoquer des réactions des États concernés.

Le dossier du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK), classé organisation terroriste par les autorités algériennes, constitue également un point de tension évoqué par Driss Chérif. En considérant que les contacts ou l’accueil accordé à des représentants de ce mouvement par les Émirats constitueraient, du point de vue d’Alger, une remise en cause de sa politique intérieure et de sa souveraineté. Dans ce contexte, il qualifie cette attitude de « provocation » et d’« acte hostile ». Son argument est que lorsqu’un État considère une organisation comme terroriste, le fait qu’un autre État entretienne des contacts avec ses représentants peut être perçu comme une contestation directe de la position du premier.

Incendies ou la guerre hybride

Il évoque également les incendies ayant touché l’Algérie et les accusations portées par les autorités algériennes concernant leur caractère criminel. Il inscrit cette question dans le cadre plus large de la guerre hybride. Selon lui, une stratégie de déstabilisation peut prendre différentes formes et ne se limite pas à l’action militaire ou sécuritaire. Le politologue estime que les autorités algériennes auraient disposé d’un 

« faisceau d’indices » les conduisant à soupçonner l’implication ou l’encouragement d’acteurs extérieurs dans certains actes criminels. Sur ce point, son intervention s’inscrit dans la lecture des autorités algériennes et dans son analyse des nouvelles formes de confrontation entre États.

Souveraineté, sécurité et conséquences économiques

La dimension économique n’est pas absente de l’analyse. Driss Chérif estime que les conséquences de la rupture sur les investissements et les échanges ont nécessairement dû être prises en compte par les autorités algériennes. Mais, selon lui, ces considérations économiques auraient finalement été mises en balance avec des enjeux jugés plus importants : la souveraineté, la sécurité nationale et la prévention des ingérences. Il estime ainsi que la décision d’Alger traduit un arbitrage entre les intérêts économiques et les impératifs stratégiques du pays. Concernant les ressortissants algériens établis aux Émirats, Driss Cherif rappelle que la rupture des relations diplomatiques ne signifie pas automatiquement leur expulsion. Il souligne la distinction entre les relations diplomatiques et la protection consulaire, estimant que les Algériens vivant et travaillant aux Émirats restent protégés par les règles du droit international. Selon lui, une éventuelle expulsion massive des ressortissants algériens constituerait, en revanche, une nouvelle escalade dans la crise. Le politologue rapproche cette décision de la rupture des relations diplomatiques avec le Maroc en 2021. Il y voit l’expression d’une même volonté de réaffirmer la souveraineté et l’indépendance de l’Algérie. Pour lui, le poids financier d’un État, ses alliances internationales ou son influence régionale ne sauraient justifier, du point de vue algérien, une quelconque ingérence.

Au terme de son analyse, Driss Cherif considère que la rupture avec les Émirats dépasse largement le cadre de la relation bilatérale. Il y voit un message adressé à l’ensemble des acteurs régionaux : aucune puissance, aussi riche et influente soit-elle, ne pourrait intervenir dans l’environnement stratégique de l’Algérie ou dans ses affaires internes sans s’exposer à une réaction de la part d’Alger.

Sécurité nationale et intérêts stratégiques 

Des experts en relations internationales considèrent que la décision de l’Algérie de rompre ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis s’inscrit dans le cadre de la préservation de la sécurité nationale et de la défense des intérêts stratégiques de l’État. Ils estiment que « les Émirats arabes unis sont allés trop loin dans leurs tentatives de porter atteinte aux intérêts stratégiques de l’Algérie. »

Dans ce cadre, le professeur de sciences politiques et de relations internationales, Azzedine Nemiri, a relevé que « les Émirats arabes unis, malgré leur superficie géographique limitée, n’ont cessé, à travers leur diplomatie, de tenter d’étendre leur influence et d’intervenir dans les affaires intérieures de nombreux pays, tout en contribuant à la création de crises et de foyers de tension dans l’environnement de l’Algérie, ce qui aurait conduit à la rupture des relations ». Il a déclaré à ce propos que « la rupture des relations entre l’Algérie et les Émirats était largement prévisible, compte tenu de l’acharnement des Émirats dans des pratiques qui menacent la sécurité nationale algérienne, ainsi que de leur implication manifeste dans la promotion des drogues et des substances psychotropes». De son coté, le professeur de sciences politiques et de relations internationales, Idris Attia, a déclaré à la Chaîne 1 de la Radio algérienne que « la décision de l’Algérie de rompre ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis est intervenue à l’issue d’un long processus de tensions et d’une accumulation de divergences ». Il a souligné que, « d’un point de vue géostratégique, il convient de constater un passage d’une phase de gestion des différends par les canaux diplomatiques à une phase de redéfinition de la relation, fondée sur les principes de souveraineté ainsi que sur la protection de la sécurité nationale et des intérêts propres à l’Algérie, dans son environnement régional et géostratégique ».  Les intervenants ont insisté sur le fait que « l’Algérie demeure fidèle à ses principes profondément ancrés et constants, que sa souveraineté nationale n’est ni négociable ni susceptible de subir des pressions, et que sa sécurité nationale constitue une ligne rouge qu’elle n’accepte pas de voir franchie. »

Sarah O.

AVEC UN CODE PÉNAL MODIFIÉ : L’année judiciaire commencera mercredi

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Après deux mois de suspension des audiences, la nouvelle année judiciaire commencera mercredi 16 septembre, date à laquelle les personnels judiciaires rejoindront leurs postes dans les tribunaux, conseils et départements judiciaires pour reprendre officiellement leurs activités.

Au début de ce mois, le président Abdelmadjid Tebboune a procédé à un mouvement partiel dans le corps de la magistrature, au niveau du Conseil d’Etat, du Tribunal des conflits, des présidents des Cours, des Procureurs généraux près les Cours, des présidents des Tribunaux et des Commissaires d’Etat près les Tribunaux administratifs d’appel. Pour sa part, à la même période, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Lotfi Boudjemaâ, a présidé une réunion de travail avec les présidents des Cours de justice et les procureurs généraux des pôles pénaux spécialisés d’Alger, d’Oran, de Constantine et d’Ouargla. Au cours de cette réunion, tenue au siège du ministère, en présence de cadres de l’administration centrale, «il a été procédé à l’examen des questions liées à la politique pénale et aux exigences de la lutte contre la criminalité dangereuse, notamment celle liée à la drogue et aux substances psychotropes sous toutes leurs formes, au crime organisé, à la contrebande, à la spéculation, à la corruption, aux infractions de change et de mouvements de capitaux, ainsi qu’au terrorisme», selon le communiqué publié à l’issue de la réunion. À cette occasion, le ministre a donné une série d’orientations pratiques visant à « développer les méthodes de travail judiciaire et à renforcer la coordination des efforts avec l’ensemble des acteurs sur le terrain, notamment les différents corps de la police judiciaire », a-t-on ajouté. Il a également exhorté l’ensemble des responsables concernés à « faire preuve de la plus grande fermeté dans la lutte contre ce type de criminalité, à travers la mobilisation de toutes les capacités et de tous les moyens disponibles, ainsi que la mise en œuvre de l’ensemble des instruments juridiques disponibles, au service de l’ordre public, de la sécurité publique et de la protection des droits et des libertés ». L’année judiciaire sera marquée par l’application du Code pénal modifié sur instruction du président Tebboune, afin de réinstaurer la peine de mort, avec exécution, à l’encontre des individus impliqués dans les incendies volontaires. Lors du Conseil des ministres qu’il a présidé dimanche 6 septembre, le président de la République a insisté pour que les amendements à ce projet de loi se limitent, outre ses précédentes orientations, à l’exécution de la peine de mort dans les deux cas suivants les auteurs et les commanditaires des incendies volontaires et les ravisseurs de mineurs et les auteurs de sévices sur mineurs. À ce propos, le parquet de la République près le pôle pénal national de lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée transnationale près le tribunal de Sidi M’hamed a récemment informé l’opinion publique que, dans le cadre de la lutte contre les crimes terroristes, subversifs et la criminalité organisée transnationale, et suite aux feux de forêts ayant touché récemment certaines wilayas du pays, cette juridiction a traité trois affaires liées à des groupes criminels qui procèdent délibérément à l’incendie de domaines forestiers. Dans ce cadre, 9 individus ont été placés en détention provisoire pour avoir incendié des domaines forestiers dans la wilaya de Jijel. Des poursuites ont été engagées à leur encontre dans le cadre de l’information judiciaire pour le crime consistant en des actes de sabotage visant à exposer la vie des personnes, leur sécurité et leurs biens au danger, ainsi que pour le crime de mise à feu volontaire des domaines forestiers de l’Etat, faits prévus et réprimés par les articles 87 bis du Code pénal et 138 de la loi relative aux forêts et aux richesses forestières. L’année judiciaire 2026/2027 devrait donc être marquée par le traitement et le jugement de nombreuses affaires liées aux incendies qui ont ravagé plusieurs wilayas. On s’attend également à ce qu’une série de procès dans des affaires de corruption majeures se déroulent durant cette année judiciaire. 

M. R.

RELATIONS ALGÉRO-MALIENNES : Sifi Ghrieb à Bamako

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La remise sur rails des relations entre l’Algérie et le Mali s’opère à un rythme accéléré. Aujourd’hui, lundi 14 septembre 2026, le Premier ministre, Sifi Ghrieb, effectue une visite officielle à Bamako à l’invitation de son homologue malien, le général de division Abdoulaye Maïga, pour discuter du renforcement de la coopération bilatérale entre les deux pays. Les observateurs estiment que le séjour de Sifi Ghireb à Bamako est également destiné à préparer la visite prévue en Algérie du général d’Armée Assimi Goïta, président de la Transition, chef de l’Etat du Mali. Il y a moins d’un mois, en visite de travail en Algérie et au sortir de l’audience que lui avait accordée le président Abdelmadjid, le Premier ministre malien avait, en effet, fait savoir être venu en Algérie porteur d’un message du général d’armée Assimi Goïta « à travers lequel il remercie son frère, son Excellence le Président Abdelmadjid Tebboune, pour l’invitation qu’il lui a adressée à effectuer une visite officielle en Algérie ». Il avait, à ce propos, précisé que le président Goïta considérait cette invitation comme « une marque d’affection et de considération à son endroit et à l’endroit du peuple malien frère », soulignant qu' »il a naturellement marqué son accord pour effectuer cette visite officielle en Algérie, si Dieu le veut, la date devant être fixée par les canaux diplomatiques habituels ». Le président Assimi Goïta a rappelé, dans son message que « le constat a été fait clairement que l’Algérie et le Mali partagent la géographie », reprenant, dans ce contexte, la déclaration du président Tebboune, selon laquelle « nous ne pouvons pas changer la réalité géographique, ni s’en éloigner ». Pour les observateurs, l’évolution prise, après décantation, par les relations algéro-maliennes a donné raison à l’Algérie qui s’attache à la souveraineté des États voisins contre les ingérences extérieures et s’attache aussi à leur stabilité qui est la condition de toute dynamique de développement. Cela rejoint le souci d’éviter à ces pays de voir leur pauvreté exploitée par des interventions étrangères notamment par les émiratis  à travers l’encouragement du terrorisme et les trafics en tout genre, particulièrement la drogue. Les observateurs algériens soulignent que la visite de Sifi Ghrieb à Bamako est d’une importance stratégique capitale. Il s’agit de renforcer la dynamique diplomatique qui pousse en avant les relations entre les deux pays et favorise le traitement des questions qui les préoccupent, en particulier au plan sécuritaire et de lutte contre le terrorisme. L’approche de l’Algérie accorde une place prioritaire aux efforts de développement en tant que facteur de stabilité dans la région du Sahel. En août dernier, le Premier ministre malien avait indiqué que le président Tebboune lui a prodigué de « sages conseils », relevant que « l’histoire commune des deux pays constitue un acquis et un point de départ pour s’inscrire dans la marche de la modernité et du progrès ». Auparavant, le 6 août, intervenant, à Bamako, lors du Grand Oral consacré au bilan des cinq années de la Transition au Mali, Abdulaye Maïga avait parlé d’une « convergence totale de vues » entre le président Goïta et le président Tebboune, notamment sur les principes de « respect de la souveraineté des États et de non-ingérence dans les affaires intérieures ». Répondant aux questions des journalistes, il avait reconnu que des « divergences » avaient existé il y a quelques mois sur certains sujets, tout en précisant qu’elles « sont désormais dépassées ». Le Premier ministre malien avait, enfin, réaffirmé la volonté commune des deux pays de bâtir « une région pacifiée, sécurisée et débarrassée du terrorisme, du néocolonialisme et de toute prétention hégémonique ». Il avait conclu en rappelant que « malgré les divergences qui peuvent parfois surgir en diplomatie, les relations entre le Mali et l’Algérie demeurent fondées sur le dialogue, le respect mutuel et la défense des intérêts des deux États ». 

M’hamed Rebah

EN PRÉVISION DES PROCHAINES ÉLECTIONS LOCALES : L’ANIE poursuit ses consultations avec les partis

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Le président de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Saïd Arous, a reçu ces derniers jours plusieurs responsables de formations politiques, dans le cadre des rencontres engagées par l’Autorité avec les différents acteurs de la scène politique nationale, pour  maintenir le dialogue et à renforcer la concertation autour des questions liées au processus électoral. À ce titre, Saïd Arous a reçu la présidente du Front des citoyens libres, Nadjia Oujdi Demerdji, accompagnée des membres de sa délégation. La rencontre s’est déroulée en présence de membres du Conseil de l’Autorité indépendante. Le président de l’ANIE s’est également entretenu avec Djamel Ben Ziadi, président du Parti de la liberté et de la justice, en présence de la délégation qui l’accompagnait ainsi que de membres du Conseil de l’Autorité. Dans le même cadre, Saïd Arous a reçu Mohamed Douibi, secrétaire général du Mouvement Ennahda, accompagné de plusieurs membres de son entourage. Des membres du Conseil de l’ANIE ont également pris part à cette rencontre. Le président de l’Autorité nationale indépendante des élections a, par ailleurs, reçu Lakhdar Amokrane, président du parti Jil Jadid, accompagné de sa délégation. La rencontre s’est tenue en présence de membres du Conseil de l’Autorité.

Sarah O.

PRÉPARATIFS DE LA RENTRÉE UNIVERSITAIRE : Baddari insiste sur la modernisation et l’innovation

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Dans le cadre des préparatifs de la nouvelle rentrée universitaire 2026-2027, prévue le 22 septembre courant, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, poursuit ses opérations d’inspection sur le terrain, notamment dans la wilaya de Médéa. À l’issue de sa visite, le ministre a tenu une réunion avec les recteurs et les cadres de ses facultés, consacrée à l’examen de plusieurs dossiers relatifs à la mutation de l’université algérienne en une institution scientifique et économique plus ouverte et plus performante, a indiqué un communiqué du ministère. La rencontre a porté sur plusieurs axes, notamment « le renforcement du processus de numérisation et la généralisation des solutions numériques dans la gestion et les services universitaires », « la transition effective vers l’université 4.0», « la consécration de l’entrepreneuriat et de l’innovation dans le milieu universitaire », ainsi que « l’amélioration du niveau de la formation des étudiants et son adaptation aux exigences de l’avenir et du marché du travail », a précisé la même source. D’autres axes ont également été évoqués, notamment ceux relatifs à « l’élaboration d’une vision stratégique permettant à l’université de renforcer ses capacités d’anticipation et de prise de décision », au « renforcement du sport universitaire en tant que composante de la vie universitaire intégrée », ainsi qu’à la « consécration du rôle économique de l’université et à son positionnement en tant que partenaire actif dans le développement, la création de valeur et de richesse », a ajouté le communiqué. Dans ce cadre, M. Baddari a donné des instructions pour « développer les jumelages et les partenariats avec les universités et les établissements nationaux et internationaux, renforcer la formation en langue anglaise et permettre à l’université d’évoluer à un rythme plus soutenu, de manière à étendre l’activité universitaire jusqu’à 22h00 ». À cette occasion, le ministre a inspecté les différentes structures relevant de la faculté de droit, après la finalisation des travaux de réaménagement, ainsi que la salle de théâtre universitaire d’une capacité de 1000 sièges et l’annexe de l’École normale supérieure (ENS). Dans le cadre du suivi constant sur le terrain des préparatifs en cours pour la prochaine rentrée universitaire, la visite de terrain a concerné aussi les structures relevant de la Direction des œuvres universitaires dans la wilaya de Médéa, M. Baddari ayant souligné « l’impératif de continuer à accorder la priorité au renouvellement et au réaménagement des structures universitaires vétustes, afin de garantir des espaces de résidence modernes et répondant aux exigences des étudiants ».

Il a également insisté sur « l’importance de renforcer les équipements et les structures sportives au sein des résidences universitaires et de continuer à faire un constat minutieux sur le terrain de l’état des résidences universitaires, avant et après la rentrée universitaire, en s’assurant de l’opérationnalité des différentes structures ».

Le ministre a préconisé, en outre, de s’assurer de la qualité et de la conformité des services fournis dans le domaine de la restauration et du respect des conditions d’hygiène et de salubrité ».

L.Z.

RÉHABILITATION DES ÉCOLES, TRANSPORT ET RESTAURATION ET FOURNITURES SCOLAIRES : Pour une rentrée normale au profit des élèves à Jijel

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À moins d’une semaine de la rentrée scolaire 2026-2027, la prise en charge des enfants scolarisés issus des familles sinistrées par les récents incendies se poursuit à travers la mobilisation de plusieurs secteurs et la mise en œuvre de différentes mesures destinées à assurer leur accompagnement et à leur permettre de rejoindre les bancs de l’école dans les meilleures conditions.

Dans ce cadre, le secteur de la Solidarité nationale a entamé, à travers la Direction de l’action sociale et de la solidarité de la wilaya de Jijel, une opération de distribution de 3.500 cartables scolaires équipés de différentes fournitures au profit des élèves issus des familles touchées par les incendies, et ce, en application des instructions de la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Soraya Mouloudji. Les cartables ont été remis à la Direction de l’éducation en vue de leur distribution aux élèves concernés, dans le cadre des préparatifs de la rentrée scolaire et afin de leur permettre de regagner les bancs de l’école dans des conditions appropriées. Cette opération s’inscrit dans le cadre du programme de prise en charge des familles sinistrées, qui combine soutien matériel et accompagnement psychologique, avec une attention particulière accordée aux enfants, afin de les aider à surmonter les séquelles psychologiques engendrées par les incendies et à retrouver un sentiment de sécurité et de sérénité. Dans le même sillage, les cellules de proximité de la solidarité poursuivent l’organisation de séances de soutien psychologique au profit des enfants, en vue de les préparer à la reprise scolaire et de leur permettre de poursuivre leur parcours éducatif dans des conditions stables.

La réhabilitation des écoles avance

En outre, les efforts de prise en charge concernent également la réhabilitation et la remise en état des établissements scolaires affectés, ainsi que la mise en place des moyens nécessaires pour garantir le transport des élèves et leur assurer une rentrée scolaire dans les meilleures conditions possibles. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de l’application des instructions du ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, formulées lors de la dernière réunion de coordination avec les walis, au cours de laquelle il a insisté sur « la nécessité de se rendre sur le terrain pour s’enquérir de la situation des établissements et structures endommagés, de suivre les travaux de rénovation et de réhabilitation et de veiller à leur disponibilité dans les délais fixés ». Ces sorties sur le terrain interviennent pour évaluer l’avancement des travaux, le taux de préparation des établissements concernés et garantir leur disponibilité en prévision de la rentrée scolaire, tout en insistant sur « la nécessité d’accélérer la cadence de réalisation, de respecter les délais impartis et de mobiliser tous les moyens et ressources nécessaires ». Il a également été rappelé l’impératif de garantir la qualité des travaux de rénovation et de réhabilitation afin de fournir des conditions propices à l’accueil des élèves et de la communauté éducative, et de rétablir le fonctionnement normal des établissements et des infrastructures touchés dans les plus brefs délais.

Le transport et les restaurations dès le premier jour 

La réunion a également mis l’accent sur la nécessité de garantir la disponibilité des services essentiels liés à la rentrée scolaire, notamment le transport et la restauration. Les walis veillent à assurer la disponibilité de ces services dès le premier jour de la rentrée. Ces préparatifs portent notamment sur l’inauguration et la réception de nouveaux établissements scolaires, ainsi que sur l’amélioration et l’aménagement de leur environnement et le suivi des projets d’extension et de réalisation. L’ensemble de ces opérations s’inscrit dans le cadre d’un suivi permanent et anticipatif visant à parachever les préparatifs, à remédier aux éventuelles insuffisances et à assurer une rentrée scolaire réussie.

L. Zeggane

LES ULTIMES INSTRUCTIONS MINISTÉRIELLES AVANT LA RENTRÉE : Accélérer l’installation des enseignants recrutés 

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À une semaine de la rentrée scolaire, le ministère de l’Éducation nationale a donné des instructions pour accélérer l’installation des nouveaux enseignants dans leurs postes de travail. La mesure concerne 55 directions de l’éducation, tandis que la procédure d’installation doit être achevée au niveau des 16 directions restantes et ce dans un second temps. Dans une correspondance datée du 10 septembre et portant le numéro 622, la Direction générale des ressources humaines et de la formation a enjoint à la Direction des ressources humaines du ministère ainsi qu’aux directeurs de l’éducation concernés de prendre, dans les meilleurs délais, l’ensemble des mesures procédurales et légales nécessaires à la nomination des nouveaux enseignants dans leurs établissements d’affectation. Cette démarche vise à garantir un démarrage de l’année scolaire dans des conditions stables sur le plan de l’encadrement pédagogique et à permettre aux enseignants concernés de rejoindre leurs postes dès le premier jour de la rentrée. La procédure concerne les directions de l’éducation d’Adrar, Chlef, Laghouat, Batna, Béjaïa, Biskra, Béchar, Blida, Bouira, Tamanrasset, Tébessa, Tlemcen, Tiaret, Tizi-Ouzou, Alger-Est, Alger-Centre, Alger-Ouest, Djelfa, Jijel, Sétif, Saïda, Skikda, Sidi Bel Abbès, Annaba, Guelma, Constantine, Médéa, Mostaganem, M’Sila, Mascara, Ouargla, Oran, El Bayadh, Illizi, Bordj Bou Arréridj, Boumerdès, El-Tarf, Tindouf, Tissemsilt, Khenchela, Souk Ahras, Tipasa, Mila, Aïn Defla, Naâma, Aïn Témouchent, Ghardaïa, Relizane, Bordj Badji Mokhtar, Béni Abbès, In Salah, In Guezzam, Djanet, El-Meghaïer et El Meniâa. Par ailleurs, le ministère a adressé des instructions fermes aux lauréats du concours national externe de recrutement au titre de l’année 2025, appelés à rejoindre les différents corps de l’enseignement. Les concernés sont tenus de signer et de faire viser le document d’engagement portant acceptation du recrutement en qualité de contractuel et renonciation à la qualité de fonctionnaire. Le ministère précise que le non-respect de cette procédure entraînera la perte du poste attribué, qui pourra être proposé à des candidats figurant sur les listes d’attente. Concernant les 16 directions de l’éducation restantes, le département ministériel indique que leur procédure d’installation sera poursuivie une fois l’opération de nomination achevée dans les 55 directions concernées par la première phase. L’objectif affiché est de permettre à l’ensemble des candidats admis de rejoindre leurs postes de travail dès le premier jour de la rentrée scolaire, fixé au lundi 21 septembre, et d’assurer ainsi une rentrée dans les meilleures conditions en matière d’encadrement pédagogique.

M.Seghilani

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