lundi 14 septembre 2026
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RUPTURE ALGÉRIE–ÉMIRATS : Large écho des médias étrangers 

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La décision de l’Algérie de rompre ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis a fait l’objet d’une large couverture médiatique de la part des agences de presse et des médias internationaux. Le commun des médias a rapporté que la décision algérienne intervient après « l’épuisement » de tous les moyens susceptibles de préserver les relations bilatérales, sur fond de « comportements provocateurs et hostiles ».

L’agence Reuters s’est intéressée à la décision de l’Algérie de rompre ses relations diplomatiques avec les Émirats, soulignant les actes qualifiés par l’Algérie de « provocateurs ou hostiles », tandis que le ministère des Affaires étrangères a confirmé que toutes les voies visant à préserver les relations bilatérales avaient été épuisées. L’agence a également indiqué que l’ambassadeur des Émirats arabes unis avait été convoqué et informé de l’obligation de se conformer à cette décision dans un délai de 48 heures.

De son côté, l’agence Associated Press (AP) a rapporté que le communiqué algérien évoquait des actes « provocateurs et hostiles » ainsi qu’un « comportement regrettable et injustifié », précisant que l’Algérie avait affirmé avoir épuisé tous les moyens visant à préserver les relations bilatérales.

Le quotidien espagnol El Pais a indiqué que les autorités algériennes avaient fait état d’une multiplication des actes « provocateurs ou hostiles », précisant que l’Algérie avait adressé à plusieurs reprises des avertissements à la partie émiratie.

Dans le même contexte, l’agence turque Anadolu a rapporté que la décision de l’Algérie de rompre ses relations avec les Émirats avait été prise « après l’épuisement de tous les moyens susceptibles de préserver les relations bilatérales ». Elle a également relevé la décision de l’Algérie de fermer son espace aérien, à compter du 11 septembre courant à 00h00, à tous les aéronefs civils et militaires immatriculés aux Émirats arabes unis, à l’aller comme au retour. Sont toutefois exclues de cette décision les liaisons aériennes commerciales civiles émiraties en provenance ou à destination de l’aéroport international Houari-Boumediene d’Alger, lesquelles se poursuivront jusqu’à la fin de l’année 2026, date d’expiration du contrat.

De son côté, CNN Arabic a mis en avant, dans sa couverture, la confirmation par l’Algérie qu’elle avait fait preuve « d’une grande retenue » et « d’un sens élevé des responsabilités » face à ce qu’elle a qualifié de multiplication des comportements provocateurs ou hostiles. La chaîne a également indiqué que l’Algérie avait déployé des efforts pour informer la partie émiratie et la mettre en garde contre les conséquences avant de prendre la décision de rompre les relations.

La chaîne Al Jazeera a, quant à elle, souligné que la décision algérienne intervenait après des avertissements répétés adressés à la partie émiratie, précisant que l’Algérie considérait que la poursuite des comportements contestés n’était plus acceptable ni supportable entre deux États souverains. Elle a également rapporté le délai de 48 heures accordé à l’ambassadeur des Émirats arabes unis pour se conformer à cette décision.

Le quotidien saoudien Asharq Al-Awsat a également consacré un article à cette décision, évoquant les mesures prises par l’Algérie après la rupture des relations diplomatiques, notamment l’octroi d’un délai de 48 heures à l’ambassadeur des Émirats et l’annonce de la fermeture de l’espace aérien algérien aux avions civils et militaires immatriculés aux Émirats, à l’exception des vols commerciaux à destination d’Alger jusqu’à la fin de l’année 2026.

S. O.

Manchester United vs Manchester City : le premier derby de la saison à Old Trafford

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Manchester United vs Manchester City : le premier derby de la saison à Old Trafford

Le derby de Manchester fait partie de ces matchs de Premier League où les statistiques et le classement passent vite au second plan. Et cette fois, l’affiche s’annonce particulièrement indécise : les deux équipes abordent ce début de saison en pleine reconstruction. Manchester United continue de renforcer son effectif et cherche encore son équilibre sous les ordres de Michael Carrick. Manchester City, de son côté, ouvre un nouveau chapitre après le départ de Pep Guardiola et l’arrivée d’Enzo Maresca, avec plusieurs joueurs clés à remplacer. Le 13 septembre, les deux voisins se retrouveront à Old Trafford pour décider une nouvelle fois de quelle couleur sera Manchester. Que peut-on attendre de ce derby ? Décryptage dans cet avis Melbet.

Un été en pleine reconstruction

City a dépensé plus de 400 millions de GBP cet été, battant au passage le record établi par Liverpool la saison dernière pour les dépenses d’un club de Premier League sur un seul mercato. Maresca a personnellement insisté pour recruter Enzo Fernández, Elliot Anderson et Ayyoub Bouaddi, avec l’idée de remodeler le milieu et la façon dont l’équipe construit ses possessions. Dans le même temps, plusieurs joueurs qui faisaient partie de l’ossature bâtie par Guardiola ces dernières saisons ont quitté le club, parmi lesquels Rodri, Savinho, Bernardo Silva, Tijjani Reijnders, James Trafford, Manuel Akanji et Nathan Aké. Perdre autant de cadres en défense et au milieu représente forcément un risque pour les Citizens. Pour l’instant, Maresca compense surtout ces départs par l’arrivée de nombreux nouveaux visages, mais les automatismes, eux, restent encore à construire.

United a opté pour un mercato plus ciblé et plus mesuré, avec environ 150 millions de GBP investis. Carlos Baleba, Andrey Santos, Youri Tielemans et l’expérimenté Karl Darlow sont venus renforcer le milieu et le poste de gardien. À l’inverse, Rasmus Højlund, Casemiro, Jadon Sancho et Radek Vítek, qui n’avait encore disputé aucun match avec l’équipe première, ont quitté le club. Le flanc gauche de la défense reste toutefois un vrai point faible, Luke Shaw étant désormais le seul latéral expérimenté à ce poste. Jusqu’au dernier jour du mercato, les Red Devils ont tenté d’obtenir le prêt de Rayan Aït-Nouri, mais City n’acceptait de le laisser partir qu’avec une obligation d’achat. L’opération a donc fini par tomber à l’eau.

Un vrai test pour Rayan Aït-Nouri à Old Trafford

Rayan Aït-Nouri a passé les deux premières journées de championnat sur le banc, ce qui n’a rien de très surprenant compte tenu des nombreux changements opérés cet été à City. Le défenseur n’a pourtant pas perdu le rythme. Pendant la préparation, il a marqué face à l’Atlético de Madrid et aux K-League Stars, avant de disputer 4 matchs avec l’Algérie lors de la CM-26.

Son parcours en Angleterre s’inscrit dans une tendance plus large : les internationaux algériens sont de plus en plus présents sur les plus grandes scènes européennes. Riyad Mahrez a notamment été sacré champion de Premier League avec Manchester City, tandis que Ramy Bensebaïni a atteint la finale de la Ligue des champions avec le Borussia Dortmund en 2024. Des performances qui contribuent à renforcer la place du football algérien en Europe.

Les duels tactiques à Old Trafford

Sur le papier, les deux équipes évoluent en 4-2-3-1. City s’est présenté dans ce système face à Bournemouth, Crystal Palace et Arsenal lors du Community Shield. Carrick a lui aussi opté pour cette organisation contre Hull, Ipswich et pendant la préparation. Mais derrière un dispositif de départ similaire se cachent deux approches très différentes.

Lorsque City a le ballon, le latéral droit rentre dans l’axe et l’équipe se réorganise presque en 3-5-2. Une façon de jouer que la presse a déjà baptisée le « Marescaball ». United fonctionne autrement. La relance depuis le gardien se fait en 4-2-4, une structure que l’équipe conserve également sans ballon. Les quatre joueurs offensifs ferment l’accès à l’axe et restent prêts à partir rapidement en contre. Cette approche a toutefois montré ses limites face à l’AC Milan : sous la pression sur les côtés, United a perdu sa compacité et laissé davantage d’espaces.

L’une des grandes batailles du derby devrait justement se jouer au milieu. Le trio de United composé d’Andrey Santos, Youri Tielemans et Mason Mount a déjà montré de bons automatismes, alors qu’Enzo Fernández et Elliot Anderson doivent encore trouver leurs repères dans le système de Maresca.

Pronostic pour le derby de Manchester

La saison dernière, les deux équipes se sont chacune imposées à domicile. Sur les 10 dernières confrontations directes, City garde toutefois l’avantage avec 6 victoires, contre 3 pour United. En ce début de saison, City a remporté ses deux premiers matchs, tandis que United s’est incliné face à Hull avant de se reprendre avec une large victoire 5-2 contre Ipswich. À Old Trafford, avec son pressing et face à un adversaire qui cherche encore ses automatismes, United a de vraies chances de remporter le premier derby de la saison. Le scénario le plus prudent reste un match nul serré ou une courte victoire des locaux. Sur le papier, City conserve néanmoins un léger avantage grâce à la profondeur et à la qualité de son effectif.

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INSTRUMENT DU SIONISME AU MOYEN ORIENT ET EN AFRIQUE : Le rôle malveillant des Émirats

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Le rôle négatif et nuisible des Émirats arabes unis dans leur politique extérieure est évident dans les crises et conflits enregistrés au Moyen- Orient et en Afrique. C’est le cas de la crise au Soudan marquée, notamment, par les violations des droits humains contre les civils, commises par les Forces de soutien rapide (FSR), qui reçoivent un soutien financier, militaire et logistique continu de la part des Émirats arabes unis. 

C’est ce que dénonce la « Société allemande pour les peuples menacés » qui a organisé, ce jeudi un rassemblement et une marche à Washingtonplatz à Berlin, sous le slogan « Soudan : Non aux accords avec les commanditaires de guerre », pour condamner le soutien financier et militaire des Émirats aux FSR. L’ONG allemande a déclaré, dans un communiqué, que les Emirats apportaient un soutien financier et militaire à ces forces, leur permettant de poursuivre le conflit en perpétrant des violences extrêmes contre la société civile au Soudan, a rapporté le quotidien allemand Die Welt. Pour sa part, Human Rights Watch (HRW) a fait savoir que le groupe Global Security Services, basé à Abou Dhabi, a recruté des centaines de mercenaires colombiens depuis 2024, déployés au Soudan aux côtés des FSR, alors que des violations massives des droits humains sont signalées. L’Organisation a également appelé les États membres de l’UE à enquêter sur le rôle de cette entreprise et son PDG, soulignant la nécessité d’un embargo européen sur les armes à destination des Émirats. De son côté, le Financial Times a publié une lettre d’Amjed Farid al-Tayeb, conseiller politique du Conseil de souveraineté de transition soudanais, affirmant que les Émirats ont mis en place une structure commerciale facilitant la contrebande et le blanchiment des profits de l’or soudanais, et que les revenus générés par ces réseaux peuvent servir à financer la poursuite du conflit par les FSR.  Les observateurs ont noté que les Emirats arabes unis agissent en auxiliaires de l’entité sioniste, particulièrement en Afrique, en utilisant comme paravent de prétendus investissements dans le développement en jetant leur dévolu sur les secteurs stratégiques, comme les ports, les terres agricoles, les activités minières et énergétiques. Objectif : asseoir leur présence et accroître leur influence comme instrument de projection géopolitique. Des médias rapportent les données de fDi Markets citées par le quotidien britannique Financial Times : les Émirats ont annoncé depuis 2017 plus de 168 milliards de dollars d’investissements en Afrique, un montant spectaculaire qui contraste toutefois avec la réalité, une part importante de ces annonces n’ayant jamais abouti. Les connaisseurs du dossier émirati font remarquer que l’un des secteurs les plus révélateurs de cette stratégie est celui de l’or : Dubaï s’est imposée comme une plaque tournante majeure du commerce de l’or africain, alors que des organisations spécialisées alertent depuis plusieurs années sur l’importance des flux non déclarés en provenance du continent. Ils citent les estimations de Swissaid, selon lesquelles près de 30 milliards de dollars d’or africain seraient exportés chaque année vers Dubaï sans déclaration, privant les États africains de recettes fiscales considérables et d’un contrôle effectif sur leurs propres ressources. Pire : au Soudan, ravagé par la guerre depuis avril 2023, les Émirats arabes unis ont fait de l’or soudanais un véritable levier d’influence et une source de financement indirecte du conflit. 

M. R.

Rugby algérien : le développement d’une jeune culture du rugby

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Dans un pays où le football domine presque toutes les conversations autour du sport, le rugby s’est progressivement fait une place au cours des deux dernières décennies, là où peu de gens l’auraient imaginé. Ce qui avait commencé comme un rassemblement informel de joueurs de clubs français d’origine algérienne est devenu une structure nationale qui rivalise désormais avec des nations du rugby bien plus établies — et parvient même à les battre.

Une fédération construite à partir de rien

Selon RugbyPass, l’histoire moderne commence en février 2007, lorsqu’un groupe de joueurs franco-algériens organise un match amical contre la Tunisie à Nabeul, une rencontre désormais considérée comme le point de départ d’une véritable scène nationale plutôt que d’une simple équipe issue de la diaspora.

Deux des joueurs impliqués fonderont par la suite le Stade Oranais, le premier club créé en Algérie depuis l’indépendance.

Les clubs se développent progressivement au cours de la décennie suivante, principalement grâce à leur autofinancement, avant que la Fédération algérienne de rugby ne soit officiellement créée en novembre 2015, après environ huit années de discussions entre le ministère des Sports et le Comité olympique algérien.

L’adhésion à Rugby Africa intervient en 2016, puis World Rugby accepte la fédération comme membre à part entière en 2021.

L’ascension dans la hiérarchie du rugby africain

Les progrès sur le terrain ont été rapides au regard de l’âge de la fédération. Après avoir remporté la Coupe d’Afrique Bronze en 2017, puis la Coupe d’Afrique Argent un an plus tard, l’Algérie atteint la finale de la Rugby Africa Cup 2024, terminant deuxième derrière le Zimbabwe. Lors de l’édition 2025 en Ouganda, l’équipe prend la troisième place après avoir battu la Côte d’Ivoire en quarts de finale.

Cette progression a permis à la sélection nationale, surnommée Les Lionceaux, de grimper jusqu’à la 43e place du classement mondial de World Rugby, une ascension remarquable par rapport à la 92e place qu’elle occupait seulement quatre ans auparavant.

Un sport en pleine croissance

Avec environ 35 clubs et quelque 7 000 joueurs licenciés à l’échelle nationale, la base nationale reste modeste. La sélection continue également de s’appuyer largement sur des joueurs binationaux franco-algériens formés dans le rugby des clubs français, une approche que la fédération considère davantage comme une stratégie que comme une faiblesse.

Un championnat national masculin existe depuis les premières années de la fédération, parallèlement au développement d’une compétition de rugby à sept et du rugby féminin, qui est passé de quelques équipes de jeunes à plus de 40 équipes féminines enregistrées en 2021.

Les écoles sont également devenues partie intégrante de cette filière de formation. En 2019, un partenariat entre la fédération et la Fédération algérienne des sports scolaires a permis d’introduire pour la première fois le rugby dans les programmes scolaires.

Un sport qui écrit encore son histoire

Ce qui rend le projet algérien particulièrement singulier, c’est que les résultats internationaux sont arrivés avant la mise en place des infrastructures habituellement nécessaires pour les produire. La capacité à maintenir cette dynamique dépendra moins du prochain tournoi de la Coupe d’Afrique que de la possibilité pour les clubs, la formation des entraîneurs et les infrastructures de rattraper l’ambition déjà affichée sur le terrain.

Mercato : Akbou s’offre l’attaquant nigérien Moussa Harouna

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Mercato : Akbou s’offre l’attaquant nigérien Moussa Harouna

Très actif sur le marché des transferts estival, l’Olympique Akbou poursuit son recrutement ambitieux en vue de l’exercice 2026-2027. Le pensionnaire de la Ligue 1 Mobilis a officialisé l’arrivée de l’avant-centre nigérien Moussa Harouna Ibrahim pour les deux prochaines saisons, bouclant ainsi un mercato impressionnant pour s’imposer dans l’élite du football algérien.
L’Olympique Akbou a annoncé ce samedi sur ses réseaux sociaux l’engagement officiel de Moussa Harouna Ibrahim Mostbet. Âgé de 23 ans, l’attaquant nigérien s’est engagé pour deux saisons après l’accomplissement de l’ensemble des formalités administratives liées à son transfert. En provenance du club irakien d’Al-Nadjaf, le joueur devient le quatrième footballeur africain à rejoindre les rangs de la formation akboucienne cet été. La direction avait déjà assuré les signatures des Sénégalais Sogué Moussa (défenseur, ex-US Ouakam) et Bonaventure Bonito Fonseca (milieu défensif, ex-CA Bizertin), ainsi que celle du latéral gauche mauritanien Khadim Diaw, arraché à Al-Nasr Benghazi.

Une restructuration massive de l’effectif
La direction du club ne s’est pas limitée à ce quota étranger pour bâtir son équipe. L’Olympique Akbou a été l’un des acteurs les plus dynamiques du marché national, attirant de nombreux joueurs d’expérience. Le milieu de terrain a été particulièrement renforcé avec les arrivées de Fathallah Tahar (CS Constantine), d’Abdelkader Boutiche (JS Saoura), d’Ibrahim Farhi Ben Halima (ASO Chlef) et de Hamza Mouali (JS Kabylie). La défense s’enrichit avec Abdelkader Belharrane (MC Oran) et Nasreddine Zaâlani (JS Saoura), tandis que l’attaque se voit complétée par Khaled Bousseliou.
Pour garantir un équilibre, le club a également acté la prolongation du milieu offensif Taoufik Addadi et la promotion des jeunes talents Ryad Boutiba et Seif-Eddine Bitam en équipe première.

Abdelkader Amrani aux commandes d’un projet ambitieux
Pour orchestrer ce nouvel effectif, l’Olympique Akbou s’en est remis à l’expertise d’Abdelkader Amrani. Le technicien débarque fort d’un passage couronné de succès à la JS Saoura, qu’il a propulsée à la deuxième place du classement, synonyme de qualification en Ligue des champions d’Afrique. L’équipe, actuellement en stage de préparation en Tunisie, affiche déjà de belles promesses. Les Akbouciens se sont en effet imposés avec autorité vendredi lors d’une joute amicale contre les Ivoiriens de San Pedro FC (3-1).
Après avoir terminé la saison 2025-2026 à la cinquième place du championnat (à égalité de points avec la JS Kabylie), l’Olympique Akbou affiche clairement ses intentions pour la nouvelle saison : bousculer la hiérarchie et s’installer durablement dans le haut du tableau.

FACE AUX RISQUES DES INTEMPÉRIES : Les wilayas activent les plans de prévention 

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L’arrivée des premières pluies de la saison devrait servir de signal d’alerte pour agir et prendre les mesures nécessaires à l’effet de préserver les populations et les biens contre les probables conséquences qui en découleraient.  

À l’approche de l’automne et en prévision des perturbations météorologiques annoncées, les wilayas du pays poursuivent la mise en œuvre de mesures préventives destinées à renforcer leur niveau de préparation et à limiter les risques liés aux fortes précipitations et aux éventuelles inondations.

Ces dispositions interviennent en application des instructions du ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, qui a appelé les autorités locales à prendre l’ensemble des mesures anticipatives et préventives nécessaires et à relever le niveau de vigilance face aux changements météorologiques attendus à la fin de l’été et au début de l’automne. Dans ce cadre, des réunions de coordination se poursuivent avec la participation des différents services et organismes concernés. Elles visent notamment à évaluer le niveau de préparation, à identifier les points sensibles et les « points noirs », mais aussi à actualiser les plans d’intervention et à mobiliser les moyens humains et matériels nécessaires. Parallèlement, les opérations de nettoyage et d’entretien des ouvrages d’évacuation des eaux pluviales se poursuivent. Elles concernent notamment les avaloirs, les réseaux d’assainissement, ainsi que les oueds et les cours d’eau. Les services concernés procèdent également à l’enlèvement des obstacles et à la prise en charge des insuffisances constatées afin de garantir un écoulement fluide des eaux et de réduire les risques d’accumulation et d’inondation. Une attention particulière est également accordée au renforcement de la coordination entre les différents services et organismes, avec pour objectif d’assurer une intervention rapide et efficace en cas d’urgence, notamment dans les zones exposées au risque d’inondation. Ces mesures s’inscrivent dans le cadre de l’approche préventive et anticipative mise en place par le ministère de l’Intérieur. Elles visent à renforcer la préparation des collectivités locales, à protéger les citoyens et leurs biens et à réduire autant que possible les conséquences des éventuelles perturbations météorologiques.

Anticiper les risques de crues dans les zones qui ont connu des incendies 

De leurs côté, des experts en catastrophes et en gestion des risques ont alerté sur les conséquences que pourraient avoir les prochaines fortes pluies sur des sols fragilisés par la destruction du couvert végétal lors des récents incendies de forêt.  Ils ont appelé les services concernés à anticiper les risques de ruissellement, d’érosion et de crues soudaines, notamment dans les secteurs situés en contrebas des versants et à proximité des oueds et des ravins. Les territoires ayant subi des incendies doivent ainsi faire l’objet d’une surveillance particulière durant la période qui suit le sinistre. La nature du sol et le comportement des eaux à sa surface peuvent en effet être considérablement modifiés après la disparition de la végétation. Les zones situées au bas des pentes, près des cours d’eau et des ravins, ainsi que celles où convergent les eaux de pluie, sont considérées comme les plus vulnérables, particulièrement lorsque les incendies y ont causé d’importants dégâts. Dans ce contexte, les autorités locales sont appelées, avant l’arrivée des périodes de fortes précipitations, à effectuer des inspections de terrain afin d’identifier les éventuels points noirs où pourraient s’accumuler les eaux ou les sédiments. Le nettoyage des canaux d’évacuation des eaux pluviales et des lits des oueds doit également être assuré afin d’éviter tout obstacle susceptible de perturber l’écoulement naturel des eaux.

Des pluies orageuses dans plusieurs régions

Cette vigilance intervient alors que plusieurs wilayas du pays sont concernées par des bulletins météorologiques annonçant des pluies orageuses localement importantes. Une première vigilance prévoit des cumuls pouvant dépasser 50 mm dans les wilayas de Batna, Khenchela, Tébessa et Biskra. Une deuxième vigilance fait état de pluies pouvant atteindre 30 mm dans les wilayas de Tizi-Ouzou, Béjaïa, Jijel, Skikda, Mila, Sétif, Bordj Bou Arréridj et Bouira. Enfin, des précipitations orageuses pouvant atteindre 40 mm sont annoncées à Annaba, El-Tarf, Constantine, Guelma, Souk Ahras et Oum El Bouaghi.

Sarah O.

LA CHAÎNE RETIRE « LA CARTE BLANCHE » D’ADELE HAENEL : Quand le mot « génocide » ne passe pas chez France TV 

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La parole sur le génocide commis contre les Palestiniens à Ghaza continue à déranger sur des plateaux de télévisions françaises. Le 9 septembre dernier, la comédienne devenue autrice engagée Adèle Haenel a consacré sa « carte blanche » dans l’émission « La Grande Librairie », diffusée sur France 5, à la dénonciation du silence entourant les crimes commis contre le peuple palestinien. Quelques heures plus tard, l’émission a été retirée de la plateforme France.tv par France Télévisions, qui affirme attendre un avis de l’Arcom.

À l’occasion de son passage dans « La Grande Librairie », présentée par Augustin Trapenard, Adèle Haenel a choisi de mettre sa prise de parole au service de deux causes qui ont marqué son engagement ces dernières années : la libération de la parole autour des violences sexuelles et la dénonciation du génocide en Palestine occupée. Invitée à prendre la place du présentateur pour la traditionnelle « carte blanche » qui clôt l’émission, l’ancienne comédienne a livré un texte inédit, préparé spécialement pour l’occasion. Face aux autres invités, parmi lesquels Virginie Despentes, Lilia Hassaine et Hervé Le Tellier, elle a d’abord évoqué avec force la difficulté pour les victimes de violences sexuelles de briser le silence. S’appuyant sur sa propre expérience, Adèle Haenel a raconté la peur qui accompagne le moment où une victime décide enfin de mettre des mots sur les violences qu’elle a subies. Une prise de parole qui fait directement écho à son propre parcours, elle qui avait dénoncé publiquement les agressions sexuelles qu’elle affirme avoir subies de la part du cinéaste Christophe Ruggia lorsqu’elle était adolescente. L’autrice a également rappelé, à travers son texte, son choix de quitter la cérémonie des César en 2020, après l’attribution du prix de la meilleure réalisation à Roman Polanski, accusé de violences sexuelles.

M. S.

TRIBUNE/SAHARA OCCIDENTAL : La loi espagnole rouvre le dossier  de la décolonisation 

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La loi que vient d’approuver le Congrès des députés espagnol, et qui prévoit l’accès à la nationalité espagnole pour les Sahraouis nés sous l’administration espagnole du Sahara occidental et pour leurs descendants, constitue un sérieux revers politique pour Rabat. 

Cette loi remet au-devant de la scène une réalité historique que la diplomatie marocaine tente de reléguer depuis des années. L’Espagne reste directement liée au dossier sahraoui par son ancienne responsabilité administrative et coloniale. Cette loi rappelle, surtout, que son retrait du Sahara occidental n’a pas supposé un transfert de souveraineté au Maroc. 

L’Espagne était et demeure, de jure, la puissance administratrante du territoire sahraoui occupé, conformément au droit international. Selon l’avis juridique des Nations unies, l’Accord de Madrid n’a transféré au Maroc ni la souveraineté sur le territoire ni le statut de puissance administratrante. Le conseiller juridique des Nations unies, Hans Corell, l’a précisé expressément dans son avis du 29 janvier 2002. L’Accord de Madrid n’a transféré au Maroc ni la souveraineté sur le Sahara Occidental ni la condition de puissance administrante. Cette responsabilité, par conséquent, continue de correspondre intégralement et exclusivement à l’Espagne. La question, par conséquent, va bien au-delà d’une affaire de nationalité. En reconnaissant aux Sahraouis un droit basé sur leur naissance sous l’administration espagnole, Madrid reconnaît la persistance d’un lien juridique particulier entre l’Espagne et une population issue de son ancienne présence au Sahara occidental. Le mécanisme pourrait affecter potentiellement 110 000 personnes. De cette manière, il crée une communauté de citoyens espagnols dont l’histoire familiale est directement liée au territoire disputé. 

Pour Rabat, cette évolution s’avère particulièrement déstabilisatrice. Elle fragilise le récit selon lequel la question du Sahara occidental pourrait se réduire définitivement à une dispute territoriale entre le Maroc et le Front Polisario. La loi espagnole introduit de nouveau une troisième dimension : la responsabilité historique de la puissance administrante et les droits liés aux populations qui vivaient sous son administration. Elle rappelle aussi une réalité que le Maroc préfère taire. Le retrait précipité de l’Espagne en 1975 n’a pas résolu le statut du territoire. Il a laissé derrière lui un conflit dont les conséquences continuent de produire des effets politiques, juridiques et humains. La nouvelle loi espagnole constitue, en ce sens, une forme de retour du passé colonial dans le débat politique espagnol. 

Cette évolution relativise aussi la portée de la déclaration conjointe du 7 avril 2022 entre Mohammed VI et Pedro Sánchez. Celle-ci présentait l’autonomie proposée par Rabat comme base la « plus sérieuse, réaliste et crédible » pour résoudre le conflit. Le Parlement espagnol rappelle maintenant que ce revirement diplomatique ne suffit pas à effacer l’histoire juridique du territoire. Le gouvernement de Pedro Sánchez a pris une décision diplomatique favorable à Rabat. Le Parlement espagnol réintroduit dans le débat une question que le rapprochement hispano-marocain avait contribué à reléguer : les droits des Sahraouis et les responsabilités historiques de l’Espagne. 

Cette contradiction constitue un sérieux problème pour Rabat. Elle démontre que l’alignement diplomatique atteint en 2022 n’est pas devenu un consensus politique espagnol. Le Maroc peut obtenir le soutien d’un gouvernement. Il lui est beaucoup plus difficile d’empêcher que le Parlement, les tribunaux ou la société espagnole ne rouvrent les dossiers liés au passé colonial. Pour Rabat, le risque est double. Il est d’abord juridique, parce que la nationalité espagnole établit un lien individuel durable entre l’Espagne et les Sahraouis concernés par la loi. Il est aussi politique, parce que cette communauté de citoyens espagnols pourrait donner une plus grande visibilité aux questions relatives au Sahara occidental dans le débat public espagnol.  Cette évolution se produit en outre dans un contexte déjà défavorable pour Rabat concernant Ceuta. La crise migratoire de 2021 a montré la capacité des autorités marocaines à utiliser la pression migratoire comme instrument de chantage dans leurs relations avec Madrid. Les documents et les rapports officiels espagnols consacrés à cette crise ont également confirmé la déconcertante passivité des autorités marocaines face aux avertissements réitérés formulés par la partie espagnole avant les événements. Dans ce contexte, la visite prévue du roi d’Espagne à Ceuta acquerrait une dimension politique particulièrement humiliante pour Rabat. Elle rappellerait que les revendications marocaines sur les villes espagnoles ne changent en rien la souveraineté espagnole qui s’exerce sur elles. 

La perspective d’une visite du président algérien Abdelmadjid Tebboune à Madrid en octobre constituerait un nouveau revers diplomatique pour le Maroc. Alors que Rabat tente de sécuriser la position espagnole sur le Sahara occidental, Madrid montrerait simultanément son contrôle sur Ceuta et sa volonté de consolider ses relations avec Alger. Si ces deux déplacements sont maintenus, le Maroc se trouverait face à une séquence diplomatique particulièrement douloureuse. Elle mettrait surtout en évidence les limites de l’influence que Rabat prétend exercer sur la politique espagnole. La loi sur la nationalité constitue ainsi bien plus qu’une mesure administrative. Elle représente un revers pour la stratégie marocaine destinée à enfermer la question du Sahara occidental dans le seul cadre de la proposition d’autonomie. En réintroduisant les droits des sahraouis, l’héritage de l’administration espagnole et les conséquences de la décolonisation, le Parlement espagnol rappelle que le dossier est loin d’être juridiquement clos. Pour Rabat, c’est précisément le scénario qu’il tente d’éviter depuis des décennies.

Par Amar Belani 

Ancien ambassadeur

Chasse ouverte au Sahel

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La réconciliation entre l’Algérie et ses voisins maliens et nigériens après le grand et retentissant retour à la normale de leurs relations bilatérales reste consubstantielle au contexte d’actualité marqué par la rupture diplomatique avec les Émirats arabes unis. Cette nouvelle donne ouvre la voie à la neutralisation des influences étrangères au Sahel. Ces deux événements rebattent les cartes du jeu dans cette région. Celle-ci est disputée par des forces intruses par le truchement d’un vassal et d’un proxy local. Ce dernier se reconnaît dans son rôle de déstabilisateur. Son statut de seul allié de l’entité sioniste dans la région suffit pour l’identifier. Mais il n’est pas question ici du mauvais voisin de l’Algérie. Mais de ses bailleurs de fonds émiratis. Ils sont venus de l’autre bout du monde pour s’immiscer dans des affaires intérieures de pays souverains qui ne les regardent ni de près ni de loin. Notamment, ceux qui ont financé – avec un montant de 15 millions de dollars – en 2023 la campagne d’intox dirigée par le Makhzen contre l’Algérie et ses voisins pour envenimer leurs relations. Il est clair que le jeu trouble de l’axe Rabat – Tel Aviv – Abu Dhabi dans la région est cousu de fil blanc. Mais les manœuvres de déstabilisation des forces du mal étaient de courte durée. D’ailleurs, nos voisins ont fini par comprendre qu’ils ne trouveront en l’Algérie qu’un bon voisin qui fait de la sécurité, de la stabilité et du développement de la région le seul souci qui anime ses ambitions. Aujourd’hui, nous ne sommes plus dans la même configuration géopolitique qu’il y a quelques mois. Les choses ont évolué à rebours des désidératas des impérialistes et des expansionnistes. L’entité sioniste est acculée dans son génocide en Palestine, le Maroc fait profil bas, tandis qu’Abu Dhabi est dans l’œil du cyclone. Les révélations médiatiques sur leur rôle dans la déstabilisation des États comme au Soudan, la Corne de l’Afrique ou encore au Sahel, en parrainant les groupes de milices et de mercenaires contre les forces et les institutions régulières, lui reviennent comme un coup de boomerang en pleine figure. Du coup, force est de constater que le temps de la présence des Émirats, aujourd’hui chassés de notre pays – leur ambassadeur et les membres de sa famille ont quitté Alger hier – dans la région est compté. L’Algérie agit, après tout, dans son espace naturel. Pour protéger ses intérêts vitaux et, partant, ceux de ses voisins. Elle n’a jamais cherché à s’immiscer dans les affaires intérieures des États, fussent-ils des voisins comme le Mali et le Niger. Mais elle répond présente lorsqu’elle est sollicitée. Son récent redéploiement diplomatique dans un espace qui est son prolongement naturel s’est, par ailleurs, renforcé avec un appui militaire offert à un voisin en proie à une odieuse et vilaine tentative de déstabilisation. Les choses sont désormais sous contrôle. C’est pourquoi, le nouveau rapport de force dans la région est un sacré coup pour les manœuvres sournoises des Émiratis.

Farid Guellil  

GRANDE MILITANTE ANTICOLONIALISTE ET AMIE DE LA RÉVOLUTION ALGÉRIENNE : Elaine Mokhtefi n’est plus 

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Engagée aux côtés de la Révolution algérienne, proche de Frantz Fanon et grande militante anticolonialiste, la défunte avait obtenu la nationalité algérienne en 2025. La militante américaine Elaine Mokhtefi, figure de la lutte contre le racisme et le colonialisme et profondément engagée aux côtés de la Révolution algérienne, s’est éteinte vendredi 11 septembre à l’âge de 98 ans, dans un hôpital de New York, a-t-on appris auprès de l’Association internationale des Amis de la Révolution algérienne. Sa disparition intervient quelques semaines seulement avant son retour à Alger. L’association devait en effet l’accueillir le 10 octobre prochain pour célébrer l’obtention de la nationalité algérienne, accordée en 2025 par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Cette naturalisation était venue consacrer un lien ancien et profond avec l’Algérie, noué bien avant l’indépendance. Née Elaine Klein en 1928 à New York, la militante américaine s’était très tôt engagée dans la lutte contre le racisme et le colonialisme. Son parcours l’avait conduite à Paris au début des années 1950, où elle avait rencontré des travailleurs et syndicalistes algériens. C’est en 1958, lors de la Conférence des peuples africains à Accra, au Ghana, que son engagement prend une nouvelle dimension. Elle y rencontre Frantz Fanon et Mohamed Sahnoun et décide de rejoindre la lutte aux côtés du mouvement national algérien.

Au service de la Révolution algérienne

De retour à New York en 1960, Elaine Mokhtefi rejoint le bureau local du GPRA et du FLN. Elle travaille notamment avec Abdelkader Chanderli et M’hamed Yazid et participe à la mobilisation en faveur de la cause algérienne aux États-Unis. Un épisode particulier de son parcours reste lié à Frantz Fanon. En 1961, alors que celui-ci était hospitalisé à Washington, Abdelkader Chanderli lui confie la mission de l’accompagner et de soutenir sa famille. Elle lui rend régulièrement visite et prend notamment en charge son fils Olivier, alors âgé de six ans. À l’indépendance de l’Algérie, en 1962, Elaine Mokhtefi choisit naturellement de s’installer à Alger. Elle y restera douze ans et travaillera notamment comme journaliste à l’Algérie Presse Service (APS), couvrant les grandes évolutions du monde tiers-mondiste. En 1969, elle participe également à l’organisation du premier Festival culturel africain d’Alger, où elle contribue à l’accueil de représentants de plusieurs mouvements de libération africains, notamment du Mozambique, de l’Angola et d’Afrique du Sud, ainsi que de membres des Black Panthers américains. Elle participe également à l’accueil clandestin d’Eldridge Cleaver à Alger.

Une mémoire de « l’Alger révolutionnaire »

Au fi de son parcours, Elaine Mokhtefi côtoie plusieurs grandes figures de l’histoire révolutionnaire et anticolonialiste, parmi lesquelles Fidel Castro, Ahmed Ben Bella, Houari Boumediene et Ho Chi Minh. Elle transmettra plus tard cette mémoire dans son ouvrage Alger, capitale de la révolution. De Fanon aux Black Panthers, publié en français en 2019. Elle y raconte l’Alger qu’elle avait connue au lendemain de l’indépendance, devenue un point de convergence pour les mouvements de libération et les militants anticolonialistes du monde entier. L’obtention de la nationalité algérienne en 2025 aura ainsi constitué l’aboutissement symbolique d’une histoire commencée plusieurs décennies auparavant. Une histoire faite de militantisme, de solidarité avec les peuples en lutte et d’un attachement indéfectible à l’Algérie. L’Association internationale des Amis de la Révolution algérienne, qui préparait son accueil à Alger, a exprimé sa profonde tristesse après sa disparition et présenté ses condoléances à sa famille et à ses proches.

M. Seghilani

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