mercredi 29 juillet 2026
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LE PRÉSIDENT ABDELMADJID TEBBOUNE LORS DE L’ENTREVUE AVEC LA PRESSE NATIONALE : « L’Algérie ne s’achète pas »

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L’Algérie nouvelle ne cessera jamais de le répéter à propos des rapports qu’elle entretient avec ses partenaires étrangers. Le respect de sa souveraineté, de sa politique étrangère, de ses choix et intérêts stratégiques et de ses décisions nationales est une ligne rouge qui n’accepte aucun marchandage et ne cède à aucun chantage.
Le président Abdelmadjid Tebboune s’est exprimé, lundi soir, sur les dossiers relevant de la politique étrangère du pays, ainsi que sur l’état des relations et de la coopération bilatérales avec nos partenaires étrangers. Il a entamé son sujet par une déclaration très forte destinée à un pays qui, 64 ans après l’indépendance, a du mal à abandonner sa mentalité coloniale et continue à alimenter la haine de l’Algérie. Que toutes les parties hostiles le sachent une bonne fois pour toutes : « L’Algérie ne se soumet ni aux pressions ni aux menaces. Elle ne s’achète pas et elle ne se vend pas », a martelé le Président. Dans ce sens, et en réponse à une question sur la supposée polémique sur les visas français accordés, ou pas d’ailleurs, à l’Algérie, le Président a apporté un démenti ferme en affirmant ceci de tranchant : « Je le réaffirme pour les Algériens d’abord avant nos amis français : le président algérien n’a jamais demandé un quota, un nombre ou parlé de visas. » Voilà qui a le mérite de la clarté.

« Des accords avec l’Espagne en octobre prochain »
À propos de sa récente visite en Allemagne couronnée par la signature de plus de 30 accords couvrant plusieurs domaines, le Président y a rebondi en estimant que les relations algéro-allemandes « ont atteint un niveau d’excellence grâce aux projets en cours de lancement dans plusieurs domaines », pour une coopération qui « démontre, une nouvelle fois, que l’Algérie représente un partenaire fiable », a-t-il affirmé, soulignant que notre pays est « en train de se dessiner un avenir prospère ». Avec l’Espagne, les relations ne sont pas moins bonnes. Le Président a annoncé, à ce propos, que les deux pays vont signer en octobre prochain des accords bilatéraux portant sur différents secteurs économiques, dont l’énergie.
Avec nos voisins du sud, l’Algérie continue à entretenir des relations saines dans le respect du principe de bon voisinage. Le Président a réaffirmé, à propos du Mali, que l’Algérie « ne fera jamais de mal à ses voisins », rappelant les liens de fraternité, de sang et de bon voisinage qui existent, depuis des siècles, entre les deux pays. « Je peux vous dire une chose (…), et les Algériens peuvent en être fiers : leur pays ne fera jamais de mal à ses voisins », a affirmé le Président, expliquant, en outre, que le terrorisme n’était pas un « héritage, ni une fatalité en Afrique », affirmant que ce phénomène a été créé dans le continent. Le Président dira, à ce propos, que « ceux qui ont créé le terrorisme et leurs complices, sont ceux-là mêmes qui disent vouloir aider les Maliens à régler le problème du terrorisme », soulignant les liens de fraternité et de bon voisinage qui existent depuis des siècles entre l’Algérie et le Mali.

« Toucher la Tunisie, c’est toucher l’Algérie »
Le chef de l’État a également évoqué la menace terroriste à laquelle fait face aujourd’hui la Tunisie. « On veut déstabiliser la Tunisie à cause de l’Algérie. « On veut l’isoler de l’Algérie pour en faire une proie facile et on ne les laissera pas faire », a-t-il mis en garde contre toute tentative de déstabiliser la Tunisie et laquelle pourrait même atteindre l’Algérie. « Celui qui touche la Tunisie nous touche », a enchaîné le président de la République. Il s’est attardé, par ailleurs, sur la volonté de l’Algérie de contribuer au règlement d’un certain nombre de questions conflictuelles au Moyen-Orient, précisant que l’Algérie était dans la même tranchée que des pays comme l’Égypte et l’Arabie saoudite, notant néanmoins qu’un « micro-État » continue à créer des troubles dans certains pays.
Farid Guellil

LA RÉVISION DE L’ACCORD D’ASSOCIATION AVEC L’UNION EUROPÉENNE EST DEVENUE UNE NÉCESSITÉ : « L’Algérie a changé, nous ne sommes plus en 2005 »

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Le président Abdelmadjid Tebboune est revenu sur l’accord d’association avec l’Union européenne (UE) conclu en 2015 en confirmant que la nouvelle situation économique de l’Algérie exige sa révision.
Lors de son entrevue périodique avec les représentants des médias nationaux, diffusée lundi soir sur les chaînes de Télévision et de Radio nationales, il a rappelé que sa signature était intervenue dans des circonstances exceptionnelles, marquées par la dépendance totale de l’économie nationale aux exportations de pétrole. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. L’accord avait été conclu dans un contexte tout à fait différent. Le président Tebboune a rappelé que l’Algérie sortait à peine de la « décennie noire » et que sa résilience n’aurait pas été possible sans l’unité du peuple algérien. Le Président a ajouté que l’accord avec l’UE (entré en vigueur en septembre 2005, ndlr) était alors un moyen de rompre l’isolement imposé à l’Algérie. Grâce à la diversification de sa production, l’économie algérienne dispose désormais de capacités, cet accord doit en tenir compte, a-t-il soutenu. Il a cité à titre d’exemple le secteur du ciment, dont l’Algérie importait 3 millions de tonnes en 2016, avant que ses capacités de production ne dépassent 40 millions de tonnes. Il a fait remarquer qu’on ne pouvait exiger de l’Algérie qu’elle cesse ses exportations et qu’il ne pensait pas que ce soit ce que souhaitaient ses partenaires européens. Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a affirmé que l’Algérie est devenue un « partenaire fiable et stable » pour ses partenaires étrangers, notamment européens. Il a plaidé pour une révision de l’accord d’association avec l’UE, estimant que l’économie algérienne a profondément évolué et que les relations doivent être rééquilibrées. Pour le président Tebboune, les relations algéro-européennes ne devraient pas être affectées par les positions d’une seule partie cherchant à les saboter. Un facteur favorise aujourd’hui le processus de révision de l’accord d’association ; les bonnes relations qu’entretient l’Algérie avec la quasi-totalité des pays européens, a fait remarquer le président de la République. Il a indiqué avoir insisté, lors de ses rencontres avec les dirigeants européens, notamment espagnols et allemands, sur la nécessité d’ouvrir davantage le marché européen aux produits nationaux. Le président Tebboune n’a pas manqué de faire observer que la qualité des produits algériens, notamment les matériaux de construction, les produits sidérurgiques et les produits agricoles et agroalimentaires, leur permet d’accéder aux marchés européens, précisant que la demande algérienne a été favorablement accueillie par plusieurs pays européens, à leur tête l’Italie. La révision de l’accord d’association qui lie notre pays à l’UE se fera non seulement avec une Algérie redressée économiquement et plus stable politiquement, marquée également par une plus forte cohésion sociale, mais aussi dans un système de relations internationales transformées qui tend vers des rapports d’égal à égal. En fait, l’Algérie n’a pas attendu la révision de l’accord d’association avec l’UE pour prendre les mesures correctives comme l’assèchement progressif des importations inconsidérées, venues d’Europe, de tous types de produits superflus au détriment à la fois de la production nationale et de l’utilisation des ressources des hydrocarbures pour l’investissement productif. Les importations inutiles ont permis une dilapidation des ressources en devises du pays, le détournement de devises par le biais de la surfacturation et la constitution de fortunes colossales à l’étranger et en Algérie. Il s’agit également de la mise en place de restrictions par le biais de taxes douanières sur les produits à importer pour protéger et favoriser la production nationale, notamment pour les matériaux de construction : carrelage, menuiserie aluminium, produits électriques, climatisation, chauffage, robinetterie, … Ces mesures ont permis de réduire considérablement la facture d’importation. Tout cela n’avait pas plu à l’UE.
M’hamed Rebah

APN : Ouverture de la 10e législature et élection du nouveau président

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Les travaux de la séance inaugurale de la dixième législature de l’Assemblée populaire nationale ont débuté, hier, sous la présidence du doyen d’âge des nouveaux députés, assisté des deux plus jeunes élus, conformément aux dispositions réglementaires. 
Cette première séance a été consacrée à l’installation officielle de la nouvelle Assemblée. Son ordre du jour prévoyait notamment l’appel nominal des 407 députés élus, la mise en place de la commission de validation des mandats, l’examen et l’adoption de son rapport, avant de procéder à l’élection du nouveau président de l’Assemblée populaire nationale.  Cette élection constitue la première étape de la mise en place des instances dirigeantes de l’APN pour la nouvelle législature, avant l’installation des groupes parlementaires et des commissions permanentes. Elle ouvre également une nouvelle phase institutionnelle marquée par la reprise des travaux législatifs et du contrôle de l’action gouvernementale.
 
Une majorité confortable pour les partis de la coalition présidentielle
La nouvelle composition de l’APN, issue de la 10ᵉ législature, confirme la domination des partis soutenant le programme du président de la République. Avec 261 sièges sur les 407 que compte la Chambre basse, les formations de la majorité disposent d’une assise parlementaire solide leur permettant de soutenir l’action du gouvernement et d’assurer l’adoption des principaux projets de loi au cours des cinq prochaines années.  Le Front de libération nationale (FLN) arrive en tête avec 91 députés, suivi du Rassemblement national démocratique (RND) avec 74 sièges et du Front El Moustakbal, qui en obtient 56. Le Mouvement El-Bina complète ce bloc majoritaire avec 40 élus, portant à près de 64 % la part des sièges détenus par les partis de la majorité.  Dans l’opposition, le Mouvement de la société pour la paix (MSP/Hamas) s’impose comme la principale force parlementaire avec 43 sièges, tandis que les candidats indépendants obtiennent 33 élus, en recul par rapport à la précédente législature. 
La nouvelle Assemblée compte également plusieurs autres formations politiques, dont Sawt Echaâb (16 sièges), le Front des forces socialistes (FFS) (12 sièges), ainsi que les partis Liberté et Justice et El Fadjr El Djadid, qui disposent chacun de six députés, reflétant la diversité du paysage politique. Sur le plan de la composition, l’APN accueille 126 députés âgés de moins de 40 ans, soit près de 31% de l’effectif total. Les femmes sont au nombre de 25, représentant 6,14 % des élus. Par ailleurs, 312 députés, soit plus des trois quarts de l’Assemblée, sont titulaires d’un diplôme universitaire, témoignant d’un niveau de qualification plus élevé que lors de certaines législatures précédentes. 
Une fois l’installation définitive de l’Assemblée et la mise en place de ses structures achevées, l’attention se tournera vers la prochaine étape institutionnelle : la présentation de la démission du Premier ministre, Sifi Ghrieb, au président de la République, avant la décision de ce dernier de reconduire le gouvernement pour expédier les affaires courantes ou de procéder à la nomination d’un nouvel Exécutif.
Ania N.

TEBBOUNE RENFORCE L’ARSENAL CONTRE LES INCENDIES : « La vie d’un citoyen vaut plus que 80 millions de dollars »

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Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a annoncé de nouvelles mesures pour renforcer les moyens de lutte contre les incendies de forêt, affirmant que « la vie d’un citoyen vaut plus que 80 millions de dollars ». Il a également rendu un vibrant hommage aux éléments de la Protection civile et à l’ensemble des intervenants mobilisés sur le terrain, annonçant des mesures concrètes pour reconnaître leurs sacrifices. 
Lors de sa rencontre périodique avec les représentants de la presse nationale, le chef de l’État a révélé avoir demandé, dès 2020, au ministère de la Défense nationale d’acquérir des avions supplémentaires destinés à la lutte contre les incendies.  « La vie d’un citoyen vaut plus que 80 millions de dollars », a-t-il déclaré, justifiant cet investissement destiné à renforcer les capacités nationales face à la multiplication des feux de forêt. Le président Tebboune a précisé que le ministère de la Défense a engagé des démarches auprès des États-Unis afin de convertir certains appareils en avions bombardiers d’eau. Des procédures similaires sont également en cours avec l’Espagne, tandis que l’acquisition de nouveaux avions demeure envisagée. Il a indiqué que l’Algérie dispose désormais de gros porteurs spécialisés dans la lutte contre les incendies, capables d’emporter entre 12 000 et 14 000 litres d’eau, répartis entre l’Armée nationale populaire et d’autres secteurs, en plus des hélicoptères mobilisés pour les opérations d’extinction.
 
Un hommage appuyé aux pompiers
Le président de la République a salué les sacrifices consentis par les éléments de la Protection civile ainsi que par tous les intervenants engagés dans la lutte contre les incendies. Évoquant une scène observée sur le terrain, il a raconté avoir vu des agents de Sonelgaz rétablir l’alimentation électrique à proximité d’un foyer encore actif, pendant que les équipes de la Protection civile aspergeaient la zone afin de sécuriser leur intervention. « De telles scènes, on ne les voit qu’en Algérie », a-t-il affirmé, mettant en avant l’esprit de solidarité et le courage des différents corps mobilisés. Le chef de l’État s’est dit convaincu que cette crise sera surmontée et a annoncé que des mesures seront prises afin d’encourager et de valoriser les personnels engagés sur le terrain.
 
La reconnaissance de l’État
Selon Abdelmadjid Tebboune, les simples félicitations ne suffisent pas à rendre hommage au travail accompli par les éléments de la Protection civile. Il a ainsi annoncé que des décisions concrètes seront prises pour reconnaître leurs sacrifices et mettre en valeur leur engagement au service de la nation. Le Président a rappelé que la Protection civile algérienne fait preuve, depuis près d’une décennie, d’un professionnalisme reconnu tant au niveau national qu’international.
Il a notamment évoqué les interventions menées en Syrie à la suite du séisme ayant frappé ce pays ainsi que la Turquie, soulignant que leurs compétences sont saluées à travers le monde.
 
La gestion des catastrophes sera réorganisée
Le chef de l’État a également estimé que le dispositif actuel de gestion des catastrophes devait évoluer. Si chaque wilaya dispose d’un plan d’interventions d’urgence, celui-ci peut s’avérer insuffisant lorsque les catastrophes dépassent les limites administratives d’une seule wilaya. Il a ainsi plaidé pour une nouvelle approche permettant de renforcer la coordination et les moyens de réponse face aux catastrophes naturelles.  Enfin, Abdelmadjid Tebboune a salué l’élan de solidarité qui caractérise les Algériens, citant notamment le courage du jeune homme qui a risqué sa vie pour sauver plusieurs enfants orphelins lors des récents incendies, un geste qu’il considère comme emblématique de l’esprit de solidarité du peuple algérien.
Ania N.

SAHARA OCCIDENTAL : Retour aux fondements historiques et juridiques d’une question de décolonisation

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Les travaux du colloque scientifique consacré à « La question du Sahara occidental : racines historiques, situation actuelle et perspectives à la lumière des mutations internationales » se sont poursuivis, lundi à Alger, avec une série de conférences mettant en lumière les dimensions historiques, juridiques et politiques de la question sahraouie.
Organisée par l’Institut national d’études stratégiques globales, en partenariat avec le Centre sahraoui d’études stratégiques, cette rencontre réunit durant deux jours universitaires, chercheurs et responsables sahraouis autour des principaux enjeux liés à ce dossier inscrit depuis plusieurs décennies à l’agenda des Nations unies. Après une première journée consacrée aux racines historiques de la question du Sahara occidental, au processus de décolonisation et aux mutations géopolitiques internationales, les débats se sont poursuivis avec plusieurs interventions portant sur le droit international, le processus de règlement politique, les développements sur le terrain ainsi que les défis liés à la protection des droits du peuple sahraoui.

Une question de décolonisation avant tout
Intervenant à cette occasion, l’ambassadeur de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) en Algérie, Maâ El Aïnine Lakhal, a soutenu que la question du Sahara occidental ne relève ni d’un différend frontalier ni d’un litige portant sur la souveraineté territoriale, mais constitue, selon lui, « une question de décolonisation qui demeure inachevée ». Le diplomate a rappelé que le territoire figure, depuis 1963, sur la liste des territoires non autonomes des Nations unies, estimant que son statut juridique est resté inchangé et qu’il représente aujourd’hui « le dernier cas de décolonisation en Afrique ». Il a, dans ce contexte, insisté sur la nécessité de faire face aux discours qu’il qualifie de « narratifs de l’occupation » en s’appuyant sur les principes du droit international. Selon lui, la compréhension de la question sahraouie ne peut être fondée sur les rapports de force ou les évolutions géopolitiques, mais sur les textes juridiques internationaux qui consacrent le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. À cet égard, il a cité la Charte des Nations unies ainsi que la résolution 1514 relative à l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux, considérées comme le fondement juridique régissant le statut du Sahara occidental.

Le droit international comme référence
Au cours de son intervention, Maâ El Aïnine Lakhal a retracé les principales étapes de l’évolution juridique de la question sahraouie. Il a notamment évoqué l’avis consultatif rendu par la Cour internationale de Justice le 16 octobre 1975, estimant que celui-ci avait écarté l’existence de liens de souveraineté territoriale entre le Maroc et le Sahara occidental et confirmé le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Le diplomate a également rappelé que l’Accord tripartite de Madrid n’avait, selon lui, procédé à aucun transfert de souveraineté sur le territoire. Cette lecture est, a-t-il affirmé, confortée par l’avis juridique rendu par les Nations unies en 2002, ainsi que par plusieurs décisions de la Cour de justice de l’Union européenne, l’avis consultatif de l’Union africaine de 2015 et un arrêt de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples prononcé en 2022. Pour le représentant sahraoui, l’ensemble de ces références juridiques convergent vers une même conclusion : le peuple sahraoui demeure titulaire d’un droit permanent et inaliénable à l’autodétermination, lequel constitue le cadre de tout règlement conforme au droit international.

Les limites du processus politique
Abordant le volet politique, Maâ El Aïnine Lakhal est revenu sur le processus de règlement engagé sous l’égide des Nations unies et de l’Union africaine depuis le cessez-le-feu de 1991. Il a rappelé que la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) avait été créée afin de permettre au peuple sahraoui de se prononcer par référendum sur son avenir. Selon lui, les obstacles ayant empêché la mise en œuvre du plan de règlement ont conduit à une impasse politique, tandis que les propositions avancées ultérieurement, notamment le projet d’autonomie présenté par le Maroc, ne répondent pas, d’après son analyse, au principe de l’autodétermination consacré par les Nations unies. L’ambassadeur a, en outre, estimé que les évolutions géopolitiques et les intérêts stratégiques de certaines puissances internationales ne sauraient modifier la nature juridique de la question sahraouie ni conférer une légitimité à une situation qu’il considère contraire au droit international.

Un enjeu pour la crédibilité du système international
Pour Maâ El Aïnine Lakhal, le dossier du Sahara occidental constitue aujourd’hui un véritable test pour la crédibilité du système juridique international. Il a mis en garde contre les conséquences qu’aurait, selon lui, la subordination du principe de l’autodétermination aux intérêts politiques et géostratégiques, estimant qu’une telle évolution fragiliserait les fondements du droit international établis après la Seconde Guerre mondiale. Évoquant la dimension humanitaire, il a dénoncé ce qu’il présente comme des violations des droits du peuple sahraoui dans les territoires occupés, citant notamment les atteintes aux libertés fondamentales, la situation des réfugiés sahraouis ainsi que l’exploitation des ressources naturelles du territoire sans le consentement de sa population. En conclusion de son intervention, le diplomate a réaffirmé que la seule issue conforme à la légalité internationale réside, selon lui, dans l’organisation d’un référendum libre et transparent permettant au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination. Il a également appelé les Nations unies et l’Union africaine à poursuivre leurs efforts afin de parvenir à l’achèvement du processus de décolonisation du Sahara occidental.

Les développements militaires et leurs répercussions politiques
Les travaux du colloque ont également été marqués par l’intervention du directeur des Relations extérieures et de la Coopération au ministère sahraoui de la Défense nationale, Mohamed Nafaa Mustapha, qui a consacré son exposé aux évolutions enregistrées sur le terrain depuis la reprise de la lutte armée en novembre 2020 et à leurs implications politiques, économiques et juridiques. Dans une communication intitulée « Les développements sur le terrain au Sahara occidental, les répercussions politiques et économiques et les violations du droit international et du droit international humanitaire », le responsable sahraoui a estimé que la poursuite de l’occupation marocaine, les atteintes aux droits humains et l’exploitation des ressources naturelles du territoire constituent autant d’éléments qui rendent, selon lui, indispensable la mise en œuvre du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. L’intervenant a rappelé que l’occupation du Sahara occidental trouve son origine dans l’intervention militaire marocaine de 1975. Il a également évoqué la rupture du cessez-le-feu en 2020 à la suite des événements survenus dans la région d’El Guerguerat, considérant que cette situation a conduit à une nouvelle phase du conflit. Selon lui, les opérations militaires menées depuis lors ont engendré une nouvelle réalité sur le terrain, caractérisée par une pression accrue sur les forces marocaines le long du mur de séparation, avec des répercussions sur les équilibres sécuritaires régionaux.

Des enjeux économiques de plus en plus importants
Au-delà de la dimension militaire, Mohamed Nafaa Mustapha a mis l’accent sur les conséquences économiques du conflit. Il a estimé que la poursuite des hostilités entraîne une augmentation des dépenses militaires, une pression croissante sur les finances publiques marocaines et une détérioration du climat d’investissement. Le responsable sahraoui a également attiré l’attention sur les risques juridiques auxquels seraient exposées les entreprises étrangères opérant dans les territoires occupés, notamment dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures et de l’exploitation des ressources naturelles. Il a soutenu que plusieurs décisions judiciaires internationales ont mis en évidence le statut juridique distinct du Sahara occidental et souligné la nécessité du consentement du peuple sahraoui pour toute activité économique menée sur le territoire.

Les droits humains et le respect du droit international
Une large partie de l’intervention a été consacrée aux questions liées aux droits humains et au droit international humanitaire. Mohamed Nafaa Mustapha a dénoncé ce qu’il a qualifié de violations systématiques commises dans les territoires occupés, évoquant notamment les déplacements forcés de populations, l’expansion des colonies, les confiscations de terres et les atteintes à l’identité culturelle sahraouie. Il a également évoqué l’exploitation des ressources naturelles du territoire, notamment le phosphate, les ressources halieutiques et les terres agricoles, estimant que ces activités sont menées sans l’accord du peuple sahraoui. L’intervenant a, par ailleurs, dénoncé les restrictions imposées aux organisations internationales souhaitant accéder au territoire ainsi que les pratiques qu’il considère contraires au droit international humanitaire. Selon lui, ces éléments illustrent la nécessité d’une implication accrue des organisations internationales afin de garantir la protection des populations civiles et le respect des principes du droit international. Mohamed Nafaa Mustapha a enfin appelé les Nations unies et l’Union africaine à assumer pleinement leurs responsabilités dans le processus de décolonisation du Sahara occidental et à œuvrer à l’application des résolutions internationales relatives à l’autodétermination du peuple sahraoui.

Les racines historiques de la question sahraouie
La dimension historique de la question du Sahara occidental a été au centre de l’intervention du représentant du Front Polisario au Machrek arabe, Mustapha El Kitab, qui a présenté une conférence consacrée aux origines historiques du conflit et à l’évolution du mouvement national sahraoui. L’orateur a affirmé que la question sahraouie demeure avant tout une question de décolonisation, soutenant que les fondements historiques, juridiques et politiques du dossier confirment le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance. Selon lui, l’analyse des racines du conflit impose de distinguer entre deux lectures opposées : celle défendue par le Maroc, fondée sur l’existence supposée de droits historiques sur le territoire, et celle portée par le Front Polisario, qui s’appuie sur les résolutions internationales et le principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Une longue histoire de résistance
Dans son exposé, Mustapha El Kitab est revenu sur les différentes étapes de la résistance sahraouie face aux puissances coloniales. Il a rappelé plusieurs épisodes de lutte contre les forces espagnoles et françaises, mettant en avant le rôle joué par les tribus sahraouies dans la défense de leur territoire. Le conférencier a également retracé l’émergence du mouvement politique sahraoui moderne, depuis la création du Mouvement d’avant-garde pour la libération du Sahara en 1969 jusqu’à l’Intifada de Zemla en 1970. Il a ensuite évoqué la fondation du Front populaire de libération de la Saguia El-Hamra et du Rio de Oro (Front Polisario) le 10 mai 1973 et le lancement de la lutte armée quelques jours plus tard, événements qu’il considère comme des étapes déterminantes dans le parcours du mouvement national sahraoui.

Un dossier toujours ouvert
Pour Mustapha El Kitab, l’évolution de la question sahraouie est également liée aux transformations du contexte international durant la guerre froide et aux rivalités géopolitiques qui ont marqué cette période. Il a estimé que ces facteurs ont contribué à transformer une question de décolonisation en une crise politique régionale. En clôture des travaux, les intervenants ont convergé vers une même idée : la nécessité de replacer la question du Sahara occidental dans son cadre juridique international et de poursuivre les efforts visant à parvenir à une solution conforme aux résolutions des Nations unies et de l’Union africaine. Les débats du colloque se poursuivent avec plusieurs sessions consacrées aux dimensions sociales et économiques du dossier, aux enjeux médiatiques et diplomatiques ainsi qu’aux perspectives de règlement du conflit dans un contexte international marqué par de profondes recompositions géopolitiques.
M. Seghilani

SALAIRES ET RETRAITES : Des augmentations à partir de 2027

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Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a annoncé une nouvelle étape dans la politique d’amélioration du pouvoir d’achat, réaffirmant son engagement à poursuivre la revalorisation des salaires, des pensions de retraite et du Salaire national minimum garanti (SNMG). Toutefois, ces augmentations seront mises en œuvre de manière progressive afin de préserver les équilibres macroéconomiques et d’éviter toute poussée inflationniste.  Lors de son entretien périodique avec les représentants des médias nationaux, le chef de l’État a déclaré : « Je m’engage à le faire à partir de 2027 », en référence à la poursuite des augmentations salariales. Il a expliqué que cette démarche s’inscrit dans une stratégie visant à améliorer durablement le pouvoir d’achat, sans provoquer une hausse excessive de la masse monétaire susceptible d’alimenter l’inflation.

Procéder progressivement pour préserver l’économie
Le président Tebboune a rappelé que le SNMG a déjà été revalorisé à deux reprises depuis son arrivée à la tête de l’État, estimant qu’il avait atteint un niveau « acceptable ». Il a néanmoins annoncé qu’une nouvelle augmentation était prévue.  Selon lui, l’amélioration des revenus doit rester compatible avec les capacités de l’économie nationale. «Il faut maîtriser l’injection d’argent dans l’économie afin qu’elle produise des effets positifs sur la croissance et sur le pouvoir d’achat», a-t-il souligné.
 
Un œil sur le pouvoir d’achat
Le chef de l’État est également revenu sur les principales mesures sociales engagées depuis 2019. Il a cité l’exonération de l’impôt sur le revenu global (IRG) pour les salaires allant jusqu’à 30 000 DA, une hausse de 47 % des salaires, ainsi que deux revalorisations successives des pensions de retraite. Parallèlement, il a assuré que les pouvoirs publics poursuivent leur lutte contre l’argent sale, tout en maintenant leur politique d’amélioration graduelle des revenus des citoyens.  Abdelmadjid Tebboune a enfin indiqué que d’autres dossiers sociaux demeurent à l’étude, notamment celui de la revalorisation des bourses universitaires. Il a toutefois précisé que ces nouvelles mesures dépendront des performances de l’économie nationale. Selon lui, la hausse de la production nationale et la réduction des importations de plusieurs produits stratégiques permettront d’accroître les recettes de l’État, créant ainsi les conditions nécessaires pour poursuivre l’amélioration des revenus et renforcer le pouvoir d’achat des citoyens.
A. N.

CE SERAIT UNE PREMIÈRE HISTORIQUE : Une femme à la tête de l’APN

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La députée Khalida Boufedech, candidate du FLN à la présidence de l’Assemblée populaire nationale dans sa 10ᵉ législature qui s’est ouverte hier, est en pole position face aux candidats du MSP et du RCD. Trois candidats issus du parti du Front de libération nationale, du Mouvement de la société pour la paix et du Rassemblement pour la culture et la démocratie étaient en lice, hier, pour le poste de président de l’Assemblée populaire nationale au titre de la 10ᵉ législature. Il s’agit de la députée Khalida Boufedech du FLN, du député Amine Allouch et du député Rachid Hassani. La procédure en vigueur pour l’élection du président de l’APN était mise en branle et l’opération de vote se poursuit à l’heure où nous mettons sous presse. Mais la députée du FLN Khalida Boufedech se présentait comme favorite pour remporter l’élection. Ce qui serait une première historique dans les annales de l’APN.
F. G.

ALGÉRIE-ITALIE : Tebboune et Meloni confirment l’excellence des relations bilatérales

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Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, s’est entretenu, hier, par téléphone avec la présidente du Conseil des ministres italien, Giorgia Meloni. Les deux dirigeants ont passé en revue l’état des relations bilatérales, réaffirmant la solidité du partenariat entre l’Algérie et l’Italie, en particulier dans les domaines économique et énergétique.  Selon un communiqué de la présidence de la République, les deux responsables ont exprimé leur satisfaction quant au niveau de coopération atteint entre les deux pays. Ils ont notamment mis en avant la dynamique des échanges économiques et l’importance de la coopération énergétique, tout en saluant les progrès enregistrés dans la mise en œuvre du plan Mattei, considéré comme un levier majeur du partenariat stratégique entre Alger et Rome.  Au cours de cet échange, le président Abdelmadjid Tebboune a également remercié Giorgia Meloni pour les condoléances qu’elle lui a adressées, ainsi qu’au peuple algérien, à la suite du tragique incendie survenu au Centre de l’enfance assistée.  Cet entretien illustre la volonté commune des deux pays de consolider davantage leur coopération et de poursuivre le développement de leur partenariat stratégique dans plusieurs secteurs d’intérêt commun.
A. N.

AGRICULTURE, EXPORTATIONS HORS HYDROCARBURES, RAIL : Le Président annonce de « bonnes nouvelles » économiques

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Le président Abdelmadjid Tebboune a mis en avant les avancées réalisées dans les secteurs de l’agriculture, des exportations hors hydrocarbures et des infrastructures ferroviaires. Il a notamment affirmé que l’Algérie pourrait atteindre l’autosuffisance en blé dur dès cette année, tout en annonçant la mise en service du grand axe ferroviaire reliant le Nord au Sud du pays à l’horizon 2028.
 
Des investissements agricoles « de grande envergure »
Le chef de l’État a indiqué que l’Algérie mène aujourd’hui des investissements majeurs dans le domaine agricole, mobilisant des moyens financiers importants et des technologies avancées. Il a insisté sur la nécessité d’accompagner les investisseurs agricoles, dont les produits figureraient parmi les meilleurs du bassin méditerranéen en termes de qualité et de conformité sanitaire. Selon le président Tebboune, les productions agricoles nationales se distinguent notamment par l’absence de résidus de pesticides et de substances cancérigènes, un atout susceptible de renforcer leur compétitivité sur les marchés internationaux. Il a également souligné que des dizaines de milliers d’exploitations agricoles ont été raccordées au réseau électrique, ce qui a permis d’améliorer à la fois les rendements et la qualité des productions. « L’Algérie importait autrefois l’ail, l’oignon et la pomme de terre ; aujourd’hui, elle les exporte », a-t-il déclaré, qualifiant cette évolution de « véritable bond en avant ». Le président de la République a en outre estimé que le pays pourrait atteindre l’autosuffisance en blé dur dès cette année. Un objectif qu’il a présenté comme « une véritable prouesse depuis l’indépendance », compte tenu du rôle central de cette céréale dans l’alimentation des Algériens.
 
Entre 5 et 7 milliards USD hors hydrocarbures
Abdelmadjid Tebboune a salué la progression des exportations hors hydrocarbures, dont la valeur se situe désormais entre 5 et 7 milliards de dollars. Il a rappelé l’engagement du Conseil du renouveau économique algérien (CREA) à porter les exportations de produits algériens à 30 milliards de dollars d’ici à la fin de l’année 2029, un objectif qu’il considère comme une étape décisive vers la réduction de la dépendance du pays aux revenus pétroliers.  Le chef de l’État est également revenu sur le projet stratégique de liaison ferroviaire entre le Nord et le Sud, notamment les axes Tamanrasset – Adrar – El Meniaâ – In Salah. Il a assuré que les travaux avancent « à un rythme très soutenu » et que la mise en service est prévue pour la fin de l’année 2028. Selon lui, cette infrastructure contribuera à dynamiser les régions du Sud, à favoriser les échanges économiques et à réduire les coûts logistiques. Le transport ferroviaire permettrait ainsi de diminuer le coût du transport des marchandises d’environ 10 % par rapport au transport routier, avec des retombées attendues sur les prix et la circulation des produits à travers le territoire national.
Ania N. 

DÉVELOPPEMENT DU SECTEUR DU PÉTROLE ET DU GAZ : Le Sénégal compte sur l’Algérie

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Le Sénégal va bénéficier de l’expertise algérienne dans le développement du secteur du pétrole et du gaz, notamment dans le sillage des nouvelles découvertes que connaît ce pays.
Le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a examiné cette question avec le ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur du Sénégal, Cheikh Niang, qu’il a reçu dimanche à Alger.
Les deux parties ont également évoqué les moyens de renforcer la coopération bilatérale dans le secteur des hydrocarbures et d’élargir le partenariat entre le groupe Sonatrach et la société nationale sénégalaise des hydrocarbures Petrosen, Le communiqué du ministère qui donne l’information, précise que les deux parties ont réaffirmé l’importance de l’activation du mémorandum d’entente signé entre Sonatrach et Petrosen pour ouvrir de nouvelles perspectives en matière d’investissement et d’échange d’expertises.
La rencontre, tenue au siège du ministère, en présence de l’ambassadeur du Sénégal auprès de l’Algérie, de l’ambassadeur d’Algérie auprès du Sénégal, du PDG du groupe Sonatrach, Nour Eddine Daoudi, de cadres du ministère des Hydrocarbures et des membres de la délégation sénégalaise, a été « l’occasion de passer en revue l’état et les perspectives de la coopération entre les deux pays dans les différents segments de l’industrie du pétrole et du gaz ». À cette occasion, les deux parties ont réaffirmé « la solidité des relations de fraternité et d’amitié unissant l’Algérie et le Sénégal, ainsi que leur volonté commune de les hisser vers un partenariat économique et stratégique plus large ».
Les entretiens entre les deux ministres ont porté sur « le développement de la coopération dans les différents maillons de la chaîne de valeur de l’industrie du pétrole et du gaz, notamment dans les domaines de l’exploration et de la production, du développement des champs, du raffinage et de la pétrochimie ».
Les deux ministres ont également examiné « les opportunités de coopération dans les industries pétrochimiques, le transport des hydrocarbures, la commercialisation des produits pétroliers et gaziers, ainsi qu’en matière d’échange d’expertises dans les domaines de la réglementation, de la gouvernance, de la gestion des données pétrolières, de la sécurité industrielle et de la protection de l’environnement », précise le communiqué.
Dans ce cadre, Mohamed Arkab a rappelé que « l’Algérie, conformément aux orientations du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, attache une importance particulière au renforcement de la coopération intra-africaine et à la promotion des partenariats Sud-Sud, notamment dans le secteur des hydrocarbures », soulignant « la nécessité d’intensifier la coordination entre les établissements spécialisés dans les deux pays et de consolider l’action commune au sein de l’Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO), de manière à soutenir la sécurité énergétique du continent, à garantir le transfert de technologie et à renforcer les capacités africaines ». Pour sa part, le ministre sénégalais a exprimé l’intérêt de son pays à bénéficier de l’expérience algérienne dans le secteur pétrolier et gazier, saluant l’expertise du groupe Sonatrach et affirmant l’engagement du Sénégal à développer sa coopération avec l’Algérie dans divers domaines de l’industrie pétrolière et gazière.
Pour rappel, le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a reçu, dimanche au Palais du Gouvernement, Cheikh Niang, en visite officielle en Algérie. Les entretiens ont porté sur l’état et les perspectives des relations entre les deux pays, les deux parties ayant souligné la nécessité de les hisser à des niveaux supérieurs, notamment à travers l’activation des mécanismes de coopération bilatérale, à leur tête la Commission mixte algéro-sénégalaise et le Conseil d’affaires algéro-sénégalais.
A cette occasion, Le chef de la diplomatie sénégalaise a salué le rôle central que joue l’Algérie en faveur de la paix et de la stabilité en Afrique, notamment au Sahel.
M. R.
 

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