lundi 21 septembre 2026
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CONSEIL DES MINISTRE/CORPS DE LA PROTECTION CIVILE : Tebboune rétablit les personnels dans leurs droits

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Outre la revalorisation des salaires et la révision du statut particulier des travailleurs de la Protection civile, le président de la République a ordonné le renforcement des moyens de lutte contre les feux de forêt, y compris la flotte aérienne. 

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune a présidé, hier, une réunion du Conseil des ministres, consacrée à la révision du statut particulier et du régime indemnitaire des personnels de la Protection civile, à l’interopérabilité numérique entre les instances et institutions de l’État et au bilan de la campagne moisson-battage 2026.

Cette réunion a débuté avec le traditionnel bilan de l’activité du gouvernement relative aux deux dernières semaines. Suite à quoi, le président de la République a donné un certain nombre d’instructions et d’orientations. Premièrement, il a salué le rythme soutenu de l’opération d’indemnisation des victimes des incendies du mois d’août dernier, particulièrement à Jijel, la wilaya la plus touchée par les sinistres, remerciant et encourageant, au passage, l’ensemble des membres du gouvernement pour leurs efforts, et notamment ceux directement concernés par cette opération. Deuxièmement, il a ordonné au gouvernement de parachever, le cas échéant, les opérations d’indemnisation restantes et ce dans les plus brefs délais. Troisièmement, il a réitéré ses souhaits de voir l’élan de solidarité populaire et la dynamique gouvernementale avoir un tant soit peu atténué la douleur de l’épreuve qui a frappé nos concitoyens victimes dans certaines wilayas du pays, soulignant avec force que leur État s’est tenu et se tiendra toujours à leurs côtés.

Subvention du Hadj : le coût fixé à 82 millions de centimes

Au titre des dossiers traités hors de l’ordre du jour arrêté pour cette réunion, le président Abdelmadjid Tebboune a décidé de reconduire cette année une mesure déjà prise lors de la précédente saison concernant l’accomplissement du Hadj. Ainsi, suite à une proposition du ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, le Président a décidé de subventionner le coût du Hadj et de le fixer à 82 millions de centimes pour tous nos pèlerins, et ce pour compenser la marge d’augmentation décidée cette saison et qui est de l’ordre d’environ 7 millions de centimes.

Plan d’interopérabilité numérique : élaborer un décret présidentiel

Abordant le dossier inhérent à la numérisation et à l’interconnexion des institutions et des organes publics, le Président a ordonné l’élaboration d’un décret présidentiel relatif au plan d’interopérabilité numérique sécurisée et aux missions des instances et institutions sectorielles, incluant la représentation des secteurs concernés, sous la supervision de la ministre, Haut-commissaire à la numérisation. Il a ordonné, dans un second lieu, à ce que l’interopérabilité numérique soit étendue également entre les wilayas pour l’enregistrement des données locales de manière plus fluide, avec une protection maximale des données des citoyens.

Protection civile : augmenter les salaires et réviser le statut particulier 

Outre la revalorisation des salaires et la révision du statut particulier des travailleurs de la Protection civile, le président de la République a ordonné le renforcement des moyens de lutte contre les feux de forêt, y compris la flotte aérienne. En effet, le Président a réitéré ses remerciements aux membres de ce corps qui se sont dévoués dans l’accomplissement de leurs missions, considérant qu’il est temps de revoir leur statut particulier pour l’adapter aux changements climatiques mondiaux et aux risques majeurs auxquels sont désormais confrontés les agents de la Protection civile. Pour ce faire, il a donné un certain nombre d’instructions et d’orientations. Premièrement, procéder à une augmentation globale des salaires dans le corps de la Protection civile, à travers la révision de la valeur du point d’indice des salaires. Deuxièmement, révision des grilles salariales selon la spécialité du corps et les classifications des missions des personnels administratifs et opérationnels. Troisièmement, le statut particulier doit prendre en compte la valorisation des indemnités accordées aux personnels intervenant sur le terrain et à leurs familles. Quatrièmement, la formation des agents de la Protection civile doit être continue tout au long du parcours professionnel, pour maintenir un haut niveau d’efficacité sur le terrain et en totale préparation, permettant ainsi d’éviter les pertes de vies humaines lors des interventions. Cinquièmement, la révision technique et technologique des moyens et équipements de travail sur le terrain, par l’acquisition d’appareils sophistiqués avec la mise en place d’un plan pour leur renouvellement. Sixièmement, la création de points et de mini-centres de surveillance, en coordination avec le ministère de l’Agriculture, dans les zones à forte densité forestière. Septièmement, renforcer progressivement la flotte aérienne de lutte contre les incendies, selon la disponibilité des appareils sur le marché international. Huitièmement et enfin, institutionnaliser un volontariat saisonnier au sein de la Protection civile, avec la mise en place d’un système de haut niveau pour la protection des volontaires.


Production céréalière : élaboration d’un bulletin mensuel et d’une loi d’orientation agricole

Concernant la campagne moisson-battage 2026, le Président a ordonné au ministre du secteur la nécessité d’élaborer un bulletin mensuel et de charger les walis du contrôle rigoureux pour déterminer les niveaux et les quantités de production des différents types de céréales, notamment le blé tendre et le blé dur. Le Président a, en outre, ordonné de procéder immédiatement à la numérisation du système de paiement des récoltes agricoles auprès des agences régionales de l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), de travailler en étroite collaboration avec l’Office national des statistiques (ONS) et de revoir le rôle de l’OAIC et des instituts spécialisés du secteur agricole pour améliorer leur performance et les moderniser.

D’autre part, il a instruit de mettre fin à toutes les formes de dérives dans le secteur de l’agriculture, du développement rural et de la pêche, ordonnant également de préparer une loi d’orientation agricole plus efficace, comprenant des mécanismes pour l’affectation des surfaces cultivées aux produits annuels selon les besoins, dans le but de réduire les importations et de s’orienter de plus en plus vers l’autosuffisance dans le secteur.

Aussi, le ministre du secteur est appelé à lancer un programme de recensement national pour l’analyse des sols, en coordination avec les laboratoires, afin de déterminer et classer la nature des terres agricoles dans toutes les zones cultivées. Le Président a, enfin, demandé de s’orienter vers l’utilisation des eaux usées pour l’irrigation, afin de sortir de la dépendance totale aux précipitations pluviales, avec la nécessité de labourer et de préparer les sols dans toutes les conditions, sachant que le secteur des ressources en eau vise à atteindre un taux de récupération de 60 % des eaux usées.

Synthèse Farid Guellil

81e AG DE L’ONU : Semaine chargée pour Attaf à New York

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La diplomatie nationale profitera de la tribune onusienne pour réaffirmer ses positions sur les dossiers brûlants sur la scène internationale comme en Palestine occupée et les tensions au Moyen-Orient. Le chef de la diplomatie nationale participera également aux réunions de coordination de la Ligue arabe, de l’UA, de l’OCI, du groupe des 77 et la Chine, outre des échanges dans le cadre bilatéral.
Chargé par le président de la République, le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, est arrivé, hier, à New York pour représenter l’Algérie aux travaux de la semaine de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies, a indiqué un communiqué ministériel.
La participation de l’Algérie à ce rendez-vous onusien de haut niveau, souligne le communiqué, s’inscrit dans le cadre de la poursuite de sa présence active au sein du système d’action multilatérale, et en concrétisation de son engagement constant à contribuer aux efforts internationaux visant à renforcer la paix et la sécurité internationales, à défendre les causes justes, et à promouvoir la coopération et la solidarité entre les nations et les peuples. Dans ce cadre, précise la même source, le ministre d’État participera au débat général de l’AG de l’ONU, prévu du 22 au 28 septembre 2026, sous le thème : « Restaurer la confiance, gérer la transformation : une Organisation des Nations unies au service de tous ».
Il sera question, dans le détail, du segment de haut niveau qui verra l’organisation de plusieurs réunions de haut niveau traitant d’un ensemble de questions et de défis prioritaires sur l’agenda international, notamment la réunion de haut niveau consacrée à la commémoration du 40e anniversaire de la Déclaration sur le droit au développement et du 25e anniversaire de l’adoption de la Déclaration et du Programme d’action de Durban contre le racisme et la discrimination raciale, ainsi que la réunion de haut niveau sur l’élévation du niveau de la mer, et la réunion de haut niveau sur l’action climatique et la transition juste.
Selon le Mae, en marge du segment de haut niveau des travaux de l’AG de l’ONU, Attaf participera à une série de réunions ministérielles consacrées à l’examen de plusieurs questions régionales et internationales, en tête desquelles la cause palestinienne et l’évolution de la situation au Moyen-Orient, les questions de paix et de sécurité en Afrique, ainsi que les transformations numériques.
En outre, cette participation verra la présence de l’Algérie au sein des différents cadres et groupements régionaux et internationaux auxquels elle appartient, à travers la participation aux réunions de coordination et aux rencontres latérales de la Ligue des États arabes, de l’Union africaine, de l’Organisation de la coopération islamique, et du Groupe des 77 et la Chine.
Parallèlement, le chef de la diplomatie nationale, et pour conclure, aura une série de rencontres bilatérales avec ses homologues des pays frères et amis, pour examiner les moyens de renforcer les relations de coopération et de partenariat, et échanger les points de vue sur les principales questions régionales et internationales actuelles, ainsi que des rencontres avec plusieurs hauts responsables de l’ONU et d’autres organisations internationales.
Farid G.

SELON UNE ÉTUDE EUROPÉENNE DE L’IESUE : Le soft power algérien pèse en Afrique

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Selon une étude de l’Institut d’études de sécurité de l’Union européenne (IESUE), l’Algérie est classée parmi les pays africains les plus actifs diplomatiquement, sur la base de plusieurs critères, dont la présence diplomatique, considérée par les experts comme un outil d’influence politique et de soft power.
L’IESUE est une agence autonome qui se présente comme le groupe de réflexion de l’UE sur la politique étrangère et de sécurité. Il fournit des données et des analyses critiques pour éclairer les choix stratégiques de l’UE. L’étude, intitulée « Leviers d’influence – Afrique : Puissance diplomatique », et publiée le 17 septembre 2026, est un rapport qui évalue et classe l’influence politique, le rayonnement diplomatique et le soft power des nations africaines à l’échelle internationale. L’étude mesure l’influence des pays qui y figurent, en se basant sur leur présence diplomatique, leurs visites politiques de haut niveau, leurs partenariats officiels et leur participation aux sommets internationaux. Elle place l’Algérie parmi les six seuls pays africains accueillant les 15 acteurs internationaux identifiés. Ces acteurs sont l’Union européenne, la Chine, les États-Unis, la Russie, la Turquie, l’Inde, le Japon, la Corée du Sud, l’Arabie saoudite et l’Iran. Les cinq autres pays sont l’Égypte, l’Éthiopie, le Kenya, le Sénégal et la Tunisie. Ainsi, selon l’étude, l’Algérie représente un carrefour diplomatique exceptionnel entre les puissances extérieures concurrentes en Afrique. Son importance dans cette étude réside non seulement dans le nombre d’ambassades qu’elle abrite, mais aussi dans sa position au sein du réseau de compétition internationale pour l’influence en Afrique. Le Maroc n’est pas sur cette liste alors qu’il est présenté par la propagande makhzenienne et ses relais comme une prétendue puissance régionale. Les observateurs ne manquent pas de rappeler que la diplomatie algérienne est fondée sur les valeurs nationales et humaines qui lui ont permis d’assurer une forte présence dans les différents fora internationaux, notamment durant le mandat de l’Algérie comme membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Ils rappellent également que la diplomatie algérienne joue un rôle de premier plan dans la défense des intérêts du continent africain et le développement des relations avec le voisinage régional. L’Algérie est connue pour sa perspicacité diplomatique, visant à préserver la paix et la sécurité nationales à travers la résolution des conflits entre les pays via des négociations constructives et multilatérales, ce qui l’érige en médiateur et partenaire clé dans son environnement. C’est une responsabilité historique que l’Algérie assume depuis son indépendance. Une constante constamment vérifiée : la solidarité avec les peuples en lutte contre l’occupant colonial, comme le confirme le soutien apporté aux peuples palestinien et sahraoui.
M. R.

SID AHMED AGOUMI : Un acteur hors pair s’en va

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Sur les planches comme sur les plateaux, Sid Ahmed Agoumi, qui s’est éteint hier dimanche à l’âge de 86 ans, y a injecté avec élégance et art son talent brut et génie de comédien hors pair, à travers une carrière « remplie » de soixante ans au service du théâtre et du cinéma.
Connu pour ses nombreux rôles au petit comme au grand écran, Agoumi, comédien à l’élégance rare, a participé dans plus de cinquante films dont « Z » de Costa Gavras, en plus de sa présence remarquable sur les planches à travers de nombreuses pièces comme « Babor Ghraq » avec Slimane Benaissa. Le journaliste et écrivain, Nadjib Stambouli, le décrit dans son recueil de portraits d’hommes de culture et d’intellectuels « Ma piste aux étoiles » (2015), comme « un homme de théâtre exigeant » et « quelqu’un en éternelle représentation, si habité par le théâtre qu’il semblait y être né, dans les coulisses ». Né le 5 octobre 1940 à Alger, Sid Ahmed Agoumi a laissé derrière lui une carrière de 60 ans, jalonnée de rôles « légendaires » au théâtre, au cinéma et à la télévision, qui l’ont fait connaitre du grand public de tous âges. C’est dans les années 1960 que le jeune Sid Ahmed foule les planches du théâtre où il participe dans plusieurs pièces comme « Les enfants de la Casbah », « Le cadavre encerclé », « Le vent » et « L’homme aux sandales de caoutchouc ». Au cinéma, Agoumi a été distribué dans de nombreux films et téléfilms, notamment « Les Hors-la-loi » de Tewfik Farès et « Automne, octobre à Alger » de Mohammed-Lakhdar Hamina. Au petit écran, il s’est illustré dans de nombreuses productions télévisées à succès, notamment « Gourbi Palace » de Bachir Derraïs, « El-Massir » de Djamel Fezzaz et « Un rendez-vous avec le destin » (2007), de Djafer Kacem. Avec ce dernier, il sera distribué en 2015 dans la série télévisée « Achour El-Acher » où il incarne, avec succès, le personnage « Qandil », l’un de ses rôles les plus marquants et populaires de ces dernières années. Agoumi a eu également à diriger notamment le Théâtre régional de Annaba et le Théâtre national algérien (TNA), en plus de la Maison de la culture de Tizi-Ouzou.

Le président Tebboune : « Un homme de la trempe des grands et un ami doté d’un sentiment patriotique et humain élevé » 
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a adressé, hier, un message de condoléances à la famille du défunt artiste. « Nous avons appris avec douleur la nouvelle du décès de l’ami, l’artiste Ahmed Meziane (Sid Ahmed Agoumi), retourné auprès du Tout-Puissant. Nous partageons votre affliction, ainsi que celle des artistes, des intellectuels et de son large public, pour la perte de l’un des noms les plus célèbres et les plus prestigieux, dont l’apport artistique s’est étendu sur des décennies dans la scène culturelle et artistique de notre pays », écrit le président Tebboune, ajoutant qu’il « fait ses adieux avec une profonde tristesse à un acteur talentueux et à un intellectuel jaloux de la culture du pays et de l’authenticité de l’art algérien, lui qui a marqué de sa présence distinguée plus de 50 films et œuvres cinématographiques et télévisuelles, locales et internationales .. et a brillé avec un professionnalisme reconnu dans des films célèbres tels que le film ‘’Z’’ ». Le chef de l’Etat poursuit en affirmant partager avec la famille du défunt et la famille de la culture en général, « ces moments émouvants et les sentiments de regret et de douleur pour la perte d’une figure dont les œuvres théâtrales et cinématographiques ont accompagné les générations depuis les années soixante du siècle dernier, et que j’ai personnellement connu comme un homme de la trempe des grands et un ami doté d’un sentiment patriotique et humain élevé ». « Je vous adresse, ainsi qu’à la famille culturelle et artistique, mes condoléances les plus sincères et mes sentiments de compassion les plus profonds, priant le Seigneur Tout-Puissant de vous accorder patience et réconfort, et d’accueillir notre cher disparu avec Sa Grande miséricorde et Son pardon dans Son vaste paradis éternel », conclut le message de condoléances.
R. C.

SAHARA OCCIDENTAL : Décoloniser relève de la responsabilité de l’ONU

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Prendre des mesures concrètes pour la décolonisation du Sahara occidental et permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance : c’est ce que demande le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali, à l’Organisation des Nations unies (ONU) et à la communauté internationale.
Dans une lettre adressée au secrétaire général de l’ONU, António Guterres- et diffusée ultérieurement comme document du Conseil de sécurité à la demande de l’Afrique du Sud-, Il les appelle à assumer leurs responsabilités envers le peuple sahraoui. Le président Ghali a souligné que « l’occupation marocaine continue du Sahara occidental, qui figure toujours sur la liste de l’ONU des territoires non autonomes, constitue un obstacle fondamental à l’exercice des droits légitimes du peuple sahraoui ». Sa lettre contient une mise en garde nettement exprimée : « l’absence de réponse internationale résolue face à l’obstruction persistante du Maroc au processus de paix mené par l’ONU » risque « de perpétuer l’instabilité, avec de graves conséquences pour la paix et la sécurité régionales et internationales ». Il appelle à « user de tous les moyens diplomatiques disponibles pour mettre fin à cette injustice de longue date et accélérer la décolonisation du Sahara occidental ».  Le président Ghali a réaffirmé l’engagement du Front Polisario à coopérer avec le secrétaire général de l’ONU et son Envoyé personnel dans le cadre du processus de paix mené par l’ONU ; il en donne pour preuve la participation aux trois réunions ministérielles informelles tenues en janvier et février 2026 et la soumission de propositions visant à soutenir une solution finale et mutuellement acceptable. Il a réaffirmé la volonté du Front Polisario d’engager des négociations directes et de bonne foi avec le Royaume du Maroc sous les auspices de l’ONU, dans le but de parvenir à une solution juste, pacifique, durable et définitive basée sur l’autodétermination du peuple sahraoui pour le rétablissement de la paix et de la sécurité régionales. Le président de la RASD définit cette solution :   » devait garantir le droit inaliénable, non négociable et imprescriptible du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance par le biais d’un processus libre, transparent et démocratique, conformément aux résolutions pertinentes de l’ONU ». Il rejette les tentatives de légitimer l’occupation ou de saper les aspirations nationales légitimes du peuple sahraoui. Autre sujet de préoccupation majeure chez le Polisario : la grave situation des droits humains dans les territoires sahraouis occupés, d’autant plus que le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme se voit refuser l’accès au Sahara occidental occupé depuis 2015, rappelle le président Ghali qui cite des cas avérés de détention arbitraire, de violences physiques, d’intimidation, de surveillance et de restrictions imposées aux défenseurs des droits humains, aux journalistes et aux militants sahraouis.  Il a notamment souligné la situation des prisonniers politiques sahraouis, y compris ceux du groupe Gdeim Izik, qui continuent de subir des conditions de détention inhumaines, de manque de soins médicaux, d’isolement et de privation de visites familiales et de tous contacts avec le monde extérieur. Il a réitéré son appel pour la libération rapide et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques sahraouis, à leur retour dans leur pays et dans leurs familles, tout en demandant un suivi international indépendant de la situation des droits de l’homme dans le territoire. Les politiques affectant la composition démographique du territoire, notamment l’expulsion des Sahraouis de leurs terres ancestrales ont été dénoncées par le président Ghali, de même que l’utilisation d’armements militaires, y compris de drones, ayant entraîné des victimes civiles. Il n’a pas manqué de condamner l’exploitation continue des ressources naturelles sahraouies, appelant l’ONU à informer la communauté internationale et les organes compétents des Nations unies des activités économiques illicites menées dans le territoire.
M’hamed Rebah

RÉSULTATS DES TENSIONS ENTRE LES DEUX PAYS : La faillite des entreprises françaises en Algérie

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Les tensions diplomatiques entre l’Algérie et la France coûtent cher aux entreprises françaises d’après une étude récente de l’Institut Montaigne, qui se présente comme un espace de réflexion indépendant, collégial et responsable et comme un think tank de référence en France et en Europe. L’étude française révèle que les tensions diplomatiques avec l’Algérie entraînent la faillite de 600 entreprises et qu’environ 5 000 autres entreprises françaises sont menacées d’un sort similaire, sachant qu’un tiers d’entre elles réalisent plus de 25 % de leur chiffre d’affaires sur le marché algérien. Il s’agit surtout d’entreprises qui exportent vers l’Algérie. Selon cette étude, à titre d’exemples, le groupe Michelin s’est retiré du marché algérien, l’usine Renault d’Oran a fermé depuis 2020 et les exportations françaises de blé vers l’Algérie ont chuté de près de 90 %. Dans le même registre, l’étude fait savoir que les négociations entre les sociétés françaises et algériennes CMA CGM concernant l’exploitation du port d’Oran restent au point mort, sans résultat concret à ce jour. L’étude indique que les investissements français en Algérie ne dépassent pas 2,8 milliards d’euros, concentrés principalement dans les services non productifs, contre environ 4 milliards d’euros pour les investissements de pays concurrents comme la Turquie. À ce propos, le ministère français de l’Économie et des Finances vient de faire savoir que le niveau d’endettement de la France continuera de se creuser pour atteindre 119,3% du produit intérieur brut (PIB) en 2026 et 121,7% en 2027. Ces niveaux d’endettement sont au plus haut depuis 1995, selon des données de l’Institut national de la statistique (Insee). En 2025, la dette représentait 115,6% de la richesse nationale créée. « Cette hausse est la conséquence d’un déficit qui demeure élevé », a souligné le ministère. Après 5,1% du PIB en 2025, le gouvernement prévoit un déficit public de 5,4% en 2026 et de 5% en 2027 pour la France, le pays le plus endetté de la zone euro. Tout récemment, dans une interview exclusive de l’émission C Show, diffusée sur la chaine internationale AL24News, la présidente de l’Association France-Algérie, Ségolène Royal a fait remarquer que l’Algérie est un grand pays de la région. « C’est l’entrée vers le continent africain. Donc, c’est urgentissime de rétablir de bonnes relations et, moi, je m’y emploierai ». Elle a rappelé où se situe l’intérêt de son pays : « nous entendre avec l’autre rive de la Méditerranée. Nous avons intérêt à nous entendre avec le Maghreb et au-delà avec l’Afrique. Elle a exprimé son souhait de voir « une France qui, demain, par sa diplomatie, n’interférera pas dans les conflits entre les uns et les autres, mais, au contraire, cherchera toujours à réconcilier les pays voisins ». « Nous avons, autour du bassin méditerranéen, des partenariats très intéressants sur la culture et sur l’éducation. Et donc, c’est ce projet-là que j’entends porter pour demain », a-t-elle soutenu. Elle a fait observer que « l’algérophobie est devenue une véritable stratégie électorale » pour certains acteurs politiques qui « continuent à remuer les relents néocoloniaux dans un contexte où les Français ont bien d’autres préoccupations ». Elle a relevé, dans ce sens, que cette stratégie « n’est pas alimentée seulement par l’extrême droite, mais aussi par une partie beaucoup plus large » de la classe politique française, citant notamment « un ancien Premier ministre candidat à l’élection présidentielle de 2027 (qui) a commencé à triturer les accords de 1968 sans expliquer (…) le pourquoi du comment ». Sur le plan bilatéral, la présidente de l’Association France-Algérie a réaffirmé son engagement à « rapprocher les liens entre les deux rives » et à « renouer des partenariats intelligents » entre les deux pays. Dans le même sens, des entreprises françaises opérant en Algérie tentent de maintenir les partenariats économiques existants contrariés par le climat politique.
M. R.

L’HYPOTHÈSE D’UN COMPLOT CONTRE L’ESPAGNE À CEUTA SE CONFIRME : Un coup monté par le Maroc 

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Après le numéro deux de la DGED pointant du doigt la responsabilité directe des services de renseignement marocains, un expert espagnol met en cause le Makhzen dans l’afflux de clandestins dans l’enclave de Ceuta.
 
Malgré les dénégations des responsables marocains qui ont tenté de mettre en cause les réseaux de passeurs, tous les indices prouvent que le Makhzen est l’instigateur et l’organisateur de l’afflux de dizaines de milliers de clandestins, les 30 et 31 juillet, vers l’enclave de Ceuta. Les preuves s’accumulent aujourd’hui et il ne se passe pas un jour sans que de nouveaux éléments viennent appuyer le dossier de l’accusation. Le 8 septembre dernier, l’ancien numéro deux de la DGED (Direction générale des études et de la documentation), Mehdi Hijaouy, qui avait fait défection pour se réfugier en Espagne, avait déclaré dans un entretien accordé au journal français le Canard enchainé, que les services marocains ne pouvaient pas ne pas savoir que l’enclave allait subir une invasion de clandestin. C’est un personnage qui est au fait des techniques de manipulation des services secrets, et de tous leurs coups tordus.  L’expert en sécurité espagnol José Maria Gil Garre, a enfoncé le clou lui aussi en affirmant que le Makhzen a orchestré l' »invasion » de Ceuta, fin juillet dernier, en transmettant des ordres jusqu’au niveau opérationnel des gendarmes et des forces auxiliaires déployés sur la frontière pour laisser passer les migrants marocains de façon illégale dans le territoire espagnol. Cela renseigne sur la passivité des agents chargés de la surveillance de la frontière avec l’enclave et sur la présence de gendarmes dans la foule de clandestins qui avaient décidé de revenir au Maroc le lendemain. D’ailleurs, il confirme cet état de fait dans le rapport publié samedi par le quotidien espagnol « La Razon », la capacité de moduler la réponse des forces de sécurité à la frontière constitue l’un des instruments classiques de pression asymétrique dont dispose le Makhzen et qu’en l’occurrence, cet instrument a été utilisé en connaissance de cause et sur instructions parvenues au niveau opérationnel. Le rapport a relevé que les ordres relatifs au positionnement, à la gestion des flux migratoires et au déploiement des barrages flottants sont du type d’instructions qui ne peuvent s’expliquer que par l’existence d’une chaîne de commandement opérationnelle atteignant ce niveau. Il a affirmé que la capacité de transmettre des ordres jusqu’aux confins de la frontière est l’élément qui transforme la permissivité observée le 30 juillet en une régulation délibérée des flux migratoires.

Une passivité marocaine qui accable le Makhzen  
Plus encore, des documents des services de renseignement et de sécurité espagnols avaient révélé dernièrement l’implication du Makhzen dans l’afflux de milliers de migrants marocains en situation irrégulière vers Ceuta, après une alerte adressée par les services espagnols à leurs homologues marocains concernant un projet de traversée collective, sans qu’une réponse ferme ne soit apportée. C’est la passivité des services de police et de gendarmerie qui accable le Makhzen et le met dans la peau du  premier responsable des faits.  Le gouvernement espagnol avait publié 40 documents, rapports et correspondances relatifs aux événements, émanant notamment du Centre national de renseignement (CNI), de la Garde civile, de la Police nationale et du Centre de renseignement des forces armées (CIFAS). Ces documents retracent la chronologie des informations disponibles avant l’afflux massif de migrants les 30 et 31 juillet dernier, au cours duquel plus de 70.000 personnes avaient tenté de rejoindre Ceuta. Selon un document du CNI, les services espagnols avaient alerté, le 29 juillet, les deux services de renseignement marocains DGST et DGED sur des appels à une traversée vers Ceuta par voie terrestre et maritime le lendemain. Un rapport de la Police espagnole évoque également l’intervention d’éléments marocains en uniforme pour orienter certains migrants vers des points de passage, qualifiant la réponse marocaine de tolérance totale. Il faut également revenir sur les déclarations de la ministre espagnole de la défense, Margarita Robles, au lendemain des faits qui avait annoncé que des documents mettant en cause des parties qui avaient tenté de porter atteinte à la souveraineté de l’Espagne allaient être rendus publics.

Les habitants de Ceuta décidés à défendre l’enclave
Les documents des enquêteurs espagnols écartent la responsabilité exclusive des réseaux de passeurs, estimant qu’ils n’auraient pas été capables d’organiser un mouvement d’une telle ampleur, dépassant 70.000 personnes. Ces éléments mettent en cause, selon les rapports espagnols, le rôle du Makhzen dans l’utilisation de la question migratoire comme moyen de pression sur l’Espagne, tout en cherchant à se soustraire à sa responsabilité dans cette crise. C’est une tactique souvent utilisée par le Makhzen pour manipuler ou réaliser des coups tordus. Son exploitation de toute la chaine de production et de commercialisation de haschisch est la preuve flagrante qu’il contrôle certains segments de cette chaine pour noyer de drogue l’Algérie, l’Europe et d’autres pays. Il contrôle également des réseaux de passeurs qui activent au niveau de la façade maritime méditerranéenne et même atlantique. Récemment un réseau d’immigration clandestine a été démantelé en Belgique et certains individus mis en cause avaient affirmé aux enquêteurs qu’ils étaient en liaison avec le responsable de la DGED au niveau de l’ambassade marocaine à Bruxelles. Et en attendant la population de Ceuta continue sa mobilisation pour défendre le caractère espagnol de l’enclave. Des centaines d’habitants de Ceuta ont marché dimanche vers Tarajal pour défendre l’identité espagnole de la ville et de sa frontière. Ces derniers se sont rassemblés sur l’esplanade Juan Carlos I, à trois kilomètres de la frontière marocaine, pour marcher de là vers Tarajal afin de défendre le caractère espagnol de la ville et la protection de son territoire. La mobilisation a été lancée par la Fédération provinciale des associations de quartier (FPAV), qui lira un manifeste à Tarajal afin d’exiger la défense de la frontière de Ceuta. Des représentants de la FPAV ont participé au rassemblement, brandissant un drapeau pro-européen qui ouvrait le cortège. Derrière eux, ils ont déployé une banderole sur laquelle on pouvait lire : « SOS Ceuta envahie ». Plus d’un millier de personnes se sont rassemblées sur l’esplanade, brandissant des drapeaux de Ceuta, d’Espagne et d’Europe.
Slimane B.

C’EST PARTI POUR LA RENTRÉE SCOLAIRE : 12 millions d’élèves sur les bancs de l’école

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Le coup d’envoi officiel de la rentrée scolaire 2026-2027 sera donné, aujourd’hui, depuis la wilaya de Jijel, par le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Seghir Saâdaoui.
Selon un communiqué du ministère, Saâdaoui présidera la cérémonie d’ouverture de la nouvelle année scolaire à l’école primaire Chahid « Belazera Rabah Ben Mohamed », dans la commune de Chahna. Près de 12 millions d’élèves des trois cycles d’enseignement (primaire, moyen et secondaire), rejoindront, aujourd’hui, les bancs de l’école, au titre de l’année scolaire 2026-2027. Selon les données avancées par le ministère de l’Éducation nationale lors de la préparation de la rentrée en février dernier, les effectifs scolaires sont estimés à environ 12 millions d’élèves pour cette année. Assurant que les établissements sont prêts à accueillir les élèves, y compris ceux ayant subi des dégâts lors des incendies qui ont touché plusieurs wilayas.  Dans ce sillage, l’inspecteur central au ministère de l’Éducation nationale, Saad Belabbas, a indiqué hier lors de son intervention à la Radio algérienne, que le secteur ne prévoit pas de déficit particulier en matière d’enseignants ou de postes. Des formations ont également été organisées au profit des enseignants nouvellement recrutés afin de faciliter leur intégration et leur permettre de mieux maîtriser les programmes. La question des effectifs dans les classes reste toutefois au centre des préoccupations. Le ministère vise une moyenne nationale comprise entre 25 et 28 élèves par classe, même si certains nouveaux quartiers peuvent connaître des situations exceptionnelles avec des classes de 35 à 36 élèves. Le responsable a assuré que des mesures sont prises pour réduire progressivement la surcharge. Cette rentrée sera également marquée par des cours inauguraux consacrés à l’environnement et à la santé, avec un accent particulier sur la protection des espaces forestiers, dans un contexte marqué par les incendies ayant affecté plusieurs régions. Le secteur entend par ailleurs poursuivre ses efforts en matière de prise en charge des élèves à besoins spécifiques. Concernant les manuels scolaires, quelque 80 millions d’exemplaires sont prévus pour cette année, avec la disponibilité de nouveaux ouvrages, notamment en anglais pour la deuxième année moyenne et dans le domaine des activités sportives pour la troisième année primaire.
Au-delà des moyens matériels et pédagogiques, la réussite de cette nouvelle année scolaire repose également sur la mobilisation de l’ensemble des acteurs du secteur. Dans ce cadre, le maintien d’un dialogue permanent et constructif avec les partenaires sociaux demeure important, notamment pour accompagner les réformes, identifier les difficultés rencontrées sur le terrain et rechercher des solutions concertées aux préoccupations du personnel de l’éducation. La rentrée 2026-2027 s’ouvre ainsi avec l’objectif d’assurer la continuité des enseignements, d’améliorer progressivement les conditions de scolarisation et de poursuivre les efforts en faveur d’une école capable de répondre aux évolutions démographiques et pédagogiques.
Sarah O.

Le Canada en Europe, pourquoi faire ?

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Le « Brexit », c’était en 2020. Cette année-là, le royaume d’Angleterre a quitté l’Union européenne (UE). Aujourd’hui, c’est le Canada, un autre pays de la couronne d’Angleterre, qui s’apprête à rejoindre l’UE en qualité de « membre associé ». Une adhésion qui aurait donné des idées à l’Australie et à la Nouvelle Zélande. Ces deux pays, également de la couronne d’Angleterre et situés en Océanie s’apprêteraient à suivre l’exemple canadien. En tout, trois pays anglo-saxons prêts, en même temps, à rejoindre l’UE, ce n’est pas anodin. C’est un statut inédit de « membres associés » que leur propose l’UE. Un statut qui n’existe pas juridiquement dans les traités de l’Union du vieux continent. On doit l’initiative puis l’annonce, le 16 septembre dernier, à la présidente de la commission européenne, Mme Ursula von der Leyen. Le lendemain, le Premier ministre canadien, Mark Carney, a réagi favorablement. Il s’est dit ravi de la proposition avant d’ajouter publiquement qu’il l’acceptait. L’effet boule de neige a été immédiat. La présidente du Parlement européen, Mme Roberta Metsola, a aussitôt annoncé que l’Australie et la Nouvelle-Zélande pourraient suivre l’exemple du Canada. Par contre, le président américain, Donald Trump a été furieux, qualifiant ce rapprochement de « ridicule » et « d’hostile ». Il a même menacé l’Europe de nouvelles sanctions économiques. Mais lorsqu’il a entendu Mme Von Der Leyen dire qu’elle allait proposer au Canada de faire partie du futur « Conseil européen de sécurité », Trump a explosé et a menacé de rompre carrément les échanges commerciaux avec l’UE pour certains produits. Il est vrai que l’UE représente pour le Canada une échappatoire économique. Coincé entre les droits de douanes imposés par l’administration américaine et la concurrence féroce que lui impose la Chine, le pays « à la feuille d’érable », pense avoir trouvé une compensation commerciale très appréciable. Mais pas que. En face, l’intérêt de l’UE est de renforcer ses moyens dans son soutien à l’Ukraine. Voire même, se préparer à une guerre contre la Russie. Rappelons que le soutien financier de l’Europe à l’Ukraine depuis le 24 février 2022, s’élève à 214 milliards d’euros alors que celui des États-Unis est l’équivalent de 115 milliards d’euros. Bruxelles a donné à l’Ukraine deux fois plus que Washington. Ceci est d’autant plus important que les pays d’Europe ne sont pas tous membres de l’UE. Les trois pays anglo-saxons viendraient prêter main forte aux 27 pays membres. D’autre part et ne voulant pas être en reste du projet, le président français, Emmanuel Macron, qui adhère totalement à l’initiative de Von Der Leyen, s’est empressé de rencontrer, hier, le Premier ministre canadien à Saint Pierre de Miquelon, une colonie française située à quelques km du Canada. Des « membres associés » de l’UE venus du continent américain et de l’Océanie, pourquoi faire ? Un ballon pour sonder la réaction de la Russie ainsi que celle des États-Unis ? Ou de vrais préparatifs de guerre ? On ne tardera pas à le savoir !
Zouhir Mebarki

CYCLE MOYEN DE L’ÉDUCATION : Le MEN précise les volumes horaires et les coefficients

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Le ministère de l’Éducation nationale a publié une correspondance complémentaire précisant les volumes horaires hebdomadaires et les coefficients des matières d’enseignement au cycle moyen, à compter de la rentrée d’aujourd’hui. Dans une correspondance datée du 19 septembre et portant le numéro 470, la Direction générale de l’enseignement a instruit les directions de l’éducation de veiller au strict respect des nouvelles dispositions, afin d’assurer une application uniforme et d’éviter toute erreur dans l’organisation pédagogique des établissements. Les tableaux annexés à cette correspondance précisent les volumes horaires et coefficients pour les quatre niveaux du cycle moyen. La langue arabe est dotée de 5h par semaine en première et deuxième années moyennes et de 3h en troisième et quatrième années. Le coefficient est de 5 en quatrième année et de 3 pour les autres niveaux. Aussi, le français et l’anglais bénéficient de 3h30 hebdomadaires dans la plupart des niveaux, avec des coefficients allant de 1 en première année à 3 en quatrième année. Les mathématiques sont dispensées à raison de 4h par semaine en première et quatrième années et de 3h30 en deuxième et troisième années, avec un coefficient de 4 en quatrième année. Les sciences naturelles, les sciences physiques, l’histoire et la géographie disposent, pour leur part, de volumes horaires variant entre 2 et 3 heures par semaine. La correspondance prévoit également un nouveau dispositif de dédoublement pour les travaux dirigés en arabe, mathématiques, français et anglais. Les classes sont réparties en deux groupes pour une séance d’une heure, organisée chaque semaine ou une semaine sur deux, selon la matière et le niveau. Les travaux pratiques en sciences de la nature et de la vie, sciences physiques et technologie, ainsi qu’en informatique, sont maintenus sans changement. Le ministère a appelé enfin les inspecteurs et directeurs d’établissements à tenir compte de ces dispositions lors de l’élaboration des nouvelles organisations pédagogiques et des emplois du temps. Ces mesures viennent en complément de la correspondance n°469 du 17 septembre 2026 relative à la mise en œuvre des nouveaux programmes d’anglais en première et deuxième années moyennes.

Nouvelle organisation pédagogique pour les 3e et 4e années du primaire 
Les 3e et 4e années du cycle primaire connaîtront également, dès cette rentrée scolaire, une nouvelle organisation pédagogique, conformément à deux correspondances ministérielles redéfinissant la répartition des séances et les volumes horaires des différentes matières. Parmi les principales nouveautés figure l’introduction des jeux mathématiques en troisième année. Ils visent à diversifier les pratiques d’enseignement et à stimuler le raisonnement ainsi que les capacités d’analyse des élèves. La réforme touche également la quatrième année, où la répartition des enseignements accorde davantage de place à l’éducation morale, civique et artistique, tout en maintenant un équilibre avec les apprentissages scientifiques et linguistiques. En troisième année, les mathématiques conservent un volume conséquent de cinq heures par semaine, réparties sur sept séances. Le volume horaire hebdomadaire global de ce niveau est fixé à 21 heures, dont 7h30 pour l’arabe, deux heures pour l’anglais, une heure pour l’éducation scientifique et technologique, une heure et demie pour l’éducation islamique et autant pour l’éducation artistique. L’éducation physique bénéficie de deux heures, tandis que l’histoire est dispensée à raison de 30 minutes par semaine. Mais au-delà du nombre d’heures, c’est aussi la manière d’aborder la discipline qui évolue avec l’introduction des jeux mathématiques comme outil pédagogique. Une évolution qui donne une dimension plus ludique à l’apprentissage de la matière, tout en stimulant les capacités d’analyse des élèves. La nouvelle répartition vise ainsi à mieux articuler les apprentissages scientifiques, linguistiques et éducatifs, en diversifiant les domaines sollicités au cours de la semaine. En quatrième année, le volume horaire hebdomadaire atteint 25 heures et demie, avec 6 h 30 d’arabe, 3h de langue amazighe, 2h d’anglais et 2h de français, 4h30 de mathématiques, une heure d’éducation scientifique et technologique, 2h d’éducation islamique, dont une partie consacrée à l’«éducation morale», une heure d’éducation civique, une heure d’éducation artistique et une heure d’histoire-géographie, regroupées dans une même séance. L’éducation physique bénéficie, pour sa part, d’une heure et demie. La dite répartition donne davantage de visibilité aux matières qui concourent à la construction des repères de l’enfant, tout en maintenant une place importante aux apprentissages scientifiques et linguistiques.
L. Zeggane

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