samedi 5 septembre 2026
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LE BRI FAIT TOMBER UN DANGEREUX RESEAU DE NARCOTRAFIC ET SAISIT 228 KG DE COCAÏNE A ORAN : La guerre anti-drogue fait rage

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Ce qui est curieux dans ce énième coup de filet de nos services de sécurité, c’est la présence, dans ce réseau composé de 20 membres, de l’influenceuse Hammadi Chahrazed, connue sous le pseudonyme « Chouchou », et qui fait la navette entre l’Algérie et … Dubaï. Sachant que ces drogues proviennent du Maroc, le lien est vite établi.

Les éléments de la 20e Sûreté urbaine relevant de la Sûreté de la wilaya d’Oran ont saisi un camion transportant 228 kg de drogues dures (cocaïne), a indiqué vendredi un communiqué du pôle pénal spécialisé près le tribunal d’Oran. Selon le procureur de la République près ce pôle, le chauffeur du camion, dénommé Nouri Abdelmadjid Tahar, âgé de 28 ans, a pris la fuite après l’opération de saisie, effectuée le 25 août dernier. L’enquête préliminaire, menée par la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) de la Sûreté de la wilaya d’Oran, a permis l’arrestation de 20 personnes, ainsi que la saisie de 46 véhicules de différentes marques, précise la même source. Les mis en cause ont été présentés jeudi devant le parquet de la République et font l’objet d’une information judiciaire pour « importation, détention, transport, stockage et acquisition illicites de drogues dures au sein d’un groupe criminel organisé transnational, susceptibles de causer de graves dommages à la santé publique », ainsi que pour « contrebande d’une gravité telle qu’elle menace la santé publique » et « blanchiment d’argent dans le cadre d’un groupe criminel ». Après leur audition par le juge d’instruction, celui-ci a ordonné leur placement en détention provisoire, conclut le communiqué.

Il faut rappeler que d’une la deuxième opération importante après celle du mois d’aout dernier. Plus de 10 millions de comprimés psychotropes et une quantité importante de cocaïne ont été saisis en plus de l’arrestation de 25 individus tandis que 25 autres, parmi eux des Marocains, sont en fuite.

Les décisions fortes du HCS

Cette opération musclée réalisée par les services de sécurité algériens à l’Ouest du pays intervient dans le contexte d’une décision très forte prise par le Haut conseil de sécurité (HCS) réuni, mercredi dernier, par le président Abdelmadjid Tebboune, notamment concernant la lutte contre la drogue. Il s’agit, pour rappeler une décision qualifiée de tournant majeur dans la doctrine menée par l’Algérie contre les officines hostiles et les gros bonnets de la drogue, deux projets sont adoptés et devant faire passer la lutte d’un traitement sécuritaire à un stade supérieur pour l’ériger en guerre systématique contre les grands réseaux de criminalité organisée et transfrontière. Notamment, la création d’un organe sécuritaire spécialisé dans sa lutte prenant l’exemple des États-Unis d’Amérique. Secundo, la création d’une prison de haute sécurité pour accueillir les barons de la drogue. Cette prison va être implantée dans le Grand Sud du pays et transformant une caserne de l’ANP située à Tanezrouft.

« Guerre … déclarée »  

Lors du Conseil des ministres du 23 mars 2025, le président de la République avait vu venir en le trafic de drogue en provenance du voisin de l’Ouest, une menace sérieuse qui, aujourd’hui, impose une lutte plus adaptée et plus engagée. « L’Algérie fait face à une guerre non déclarée, dont l’arme est la drogue sous toutes ses formes, ciblant notre pays depuis ses frontières ouest et sud. Cette offensive est menée par les forces du mal pour affaiblir nos jeunes et briser l’échelle des valeurs sociales auxquelles notre nation est profondément attachée », avait-il averti.

Dans une déclaration à l’APS, l’expert en questions sécuritaires, Ahmed Mizab, est formel à ce sujet. Il considère que ces décisions prises en HCS marquent une « étape décisive » dans le processus engagé par l’Algérie pour éradiquer les crimes liés aux drogues, à travers « le passage du traitement sécuritaire traditionnel au déclenchement d’une guerre systématique contre les réseaux de criminalité organisée transfrontalière ». En effet, l’Algérie devra, aujourd’hui, faire face à des officines hostiles qui utilisent, outre les substances classiques légères et dures comme le kif et la cocaïne, les drogues de synthèse à l’exemple de la plus courante et redoutable « ecstasy ». Cette puissante substance psychotrope fait, depuis ces dernières années, des ravages dans les milieux de la jeunesse algérienne. Pour comprendre un peu les dégâts direct et collatéraux occasionnés à la société, il faut rappeler dans quel état était le conducteur du bus à l’origine d’un accident qui a fait 28 morts en fin juillet dernier. Le défunt était, en effet, sous l’emprise de psychotropes.

Du Maroc à Dubaï

Aujourd’hui, il ne s’agit plus seulement de simples réseaux qui gèrent des flux de drogues dirigés depuis un territoire ennemi vers les frontières de notre pays, mais de parties hostiles derrière une menace par laquelle on déstabilise des Etats. Ainsi, outre le Maroc qui a fait du trafic de drogue une arme pour atteindre la stabilité et la sécurité de notre pays, ses alliés émiratis s’avèrent de plus en plus impliqués dans des affaires malveillantes, comme la présence, parmi le réseau démantelé à Oran, d’une influenceuse, connue sous le pseudonyme « Chouchou » qui réside entre l’Algérie et Dubaï.  

Farid Guellil

Tanezrouft, l’arme inattendue 

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La nouvelle a fait le tour du pays où, sur les réseaux sociaux, elle a été unanimement applaudie. Dans le même temps, elle a fait le tour de la planète où les observateurs internationaux ont trouvé la décision judicieuse. Il s’agit des deux mesures adoptées contre la grande criminalité et les barons de la drogue, lors de la réunion du Haut Conseil de sécurité (HCS) présidée par le chef de l’État, Abdelmadjid Tebboune. Premièrement et « s’agissant de la lutte contre la drogue, il a été décidé de créer un organe sécuritaire spécialisé dans sa lutte, à l’instar de ce qui est en vigueur dans plusieurs pays, comme les États-Unis d’Amérique ». 

Deuxièmement « il a été décidé de transformer une caserne de l’ANP située dans le Grand Sahara à Tanezrouft en une prison de haute sécurité destinée aux barons de la drogue et à ses trafiquants » précise le communiqué publié à l’issue de la réunion. Commençons par la prison et le lieu choisi pour son implantation. Tanezrouft, ce « désert dans le désert » c’est, pour nos aïeux, « Telt El Khali », littéralement le « triangle du vide ». Pour l’agence spatiale européenne, la région du Tanezrouft est surnommée « terre de la terreur ». Penser à vouloir franchir les murs de la prison c’est vouloir se suicider. C’est comme en plein océan avec 50° Celsius et plus sur la tête. Aucun point d’eau sur plus de mille kilomètres. Aucun signe de vie. Ni faune, ni flore. En 1933 un pilote et son avion se sont écrasés dans cette région. Ils n’ont été retrouvés que…trois décennies plus tard. Etre détenu dans cette prison du Tanezrouft c’est ne recevoir aucune visite. Sans couffins. Sans visite. Sans parloir. Sans téléphone. Aucun espoir de diriger à distance les réseaux comme ceux des barons emprisonnés dans les régions du Nord. C’est l’enfer qui attend les barons de la drogue et les grands criminels. Comme au préalable il faut leur mettre la main dessus, le HCS a également décidé de créer « un organe sécuritaire spécialisé dans la lutte contre les drogues”. À l’instar de la DEA (Drug Enforcement Administration) qui est l’agence fédérale américaine responsable de la coordination et de la poursuite des enquêtes américaines sur la drogue. Un creuset des enquêtes des différents services de sécurité qui luttent contre le trafic et la distribution des drogues. Avec des moyens humains de formation supérieure, du matériel de dernière génération et une seule base de données. Avec un rayon d’action qui dépasse nos frontières dans le cadre d’accords de coopération avec des organes équivalents internationaux. Dans ce domaine, l’Algérie a une longueur d’avance avec son expertise dans la lutte contre le terrorisme qui, comme chacun le sait, est financé par le trafic de drogues. À bien voir, cette double décision du HCS est à large spectre qui vise à la fois le narcotrafic et le terrorisme international. Le président Tebboune avait bien dit au sujet de la lutte contre le narcotrafic : « nous sommes en guerre ! ». En effet, nous y sommes. Avec la prison de Tanezrouft comme arme inattendue !   

Zouhir Mebarki 

ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES TOUCHÉS PAR LES INCENDIES : La réhabilitation avant le 10 septembre

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À l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, le ministère de l’Éducation nationale accorde une attention particulière aux établissements touchés par les récents incendies, notamment dans les wilayas de Jijel et de Béjaïa.
Le ministre Mohamed Seghir Saâdaoui a réuni les responsables du secteur afin de faire le point sur l’avancement des travaux de réhabilitation, le suivi des élèves et personnels sinistrés, ainsi que sur les différentes mesures prises en prévision de la reprise des cours. La prise en charge des établissements affectés par les incendies a constitué l’un des principaux dossiers examinés lors de cette réunion. Le ministre a demandé un suivi précis des établissements concernés et une accélération des travaux de réhabilitation. Au total, 23 établissements scolaires ont été touchés à Jijel et 6 à Béjaïa. Les services concernés doivent coordonner les opérations de réparation avec les autorités locales et les services du logement. Le calendrier est désormais fixé, les travaux doivent être achevés et les établissements livrés avant le 10 septembre en cours, afin qu’ils puissent accueillir les élèves à la rentrée. Le ministère prévoit également un recensement détaillé des élèves et des personnels affectés par les incendies. Les niveaux scolaires des élèves concernés devront notamment être précisés pour assurer leur suivi et leur scolarité. Les élèves et les personnels touchés bénéficieront d’un accompagnement psychologique, pédagogique, social et matériel, en coordination avec les autorités locales. Le ministère demande aussi un suivi particulier des élèves hospitalisés. Une liste nominative doit recenser ceux qui reçoivent actuellement des soins à Jijel ou dans d’autres wilayas. Certaines familles sinistrées occupent, par ailleurs, des établissements scolaires transformés temporairement en centres d’hébergement. Les autorités locales devront leur trouver des solutions alternatives pour libérer ces écoles avant le 21 septembre.

Opérations de recrutement des enseignants
La rencontre a également permis d’aborder le concours de recrutement des enseignants sur titre, dont les résultats ont été récemment annoncés. Le ministre a instruit les responsables concernés de parachever dans les meilleurs délais l’ensemble des opérations liées à ce concours, ce qui permettra notamment d’ouvrir la voie à d’autres opérations, dont l’échange au profit des enseignants n’ayant pas pu obtenir leur vœu dans le cadre du mouvement de mutation.

Plus de 80 millions de manuels scolaires disponibles
Concernant le manuel scolaire, Selon les données présentées au ministre, « plus de 80 millions de livres ont été mobilisés à l’échelle nationale, dont 30 millions destinés à la distribution gratuite et plus de 26 millions destinés à la vente à travers les points de vente et les librairies agréées. Le dispositif comprend également 38 points de vente relevant de l’Office national des publications scolaires, 1.641 librairies agréées à travers le territoire national, ainsi que 7.774 établissements scolaires désignés comme points de vente.

Un programme de santé scolaire renforcé
Dans le cadre des préparatifs de la nouvelle année scolaire, M. Saâdaoui a souligné l’importance du programme de « Semaine de la santé scolaire », qui sera organisé au début de l’année scolaire. Il a appelé les responsables des établissements scolaires à accorder toute l’importance requise à cette opération et à remédier aux insuffisances relevées au cours de l’année précédente. Le ministre a également annoncé l’élargissement de l’opération de distribution de produits de santé au profit des élèves à travers les différentes wilayas, en coordination avec le ministère de l’Industrie pharmaceutique et les opérateurs économiques concernés.

Un règlement intérieur unifié
Parmi les conclusions de cette conférence nationale figure également l’adoption d’un modèle unifié de règlement intérieur des établissements éducatifs, qui sera appliqué de manière stricte et généralisée à l’échelle nationale. Ce règlement vise à encadrer et à organiser les différents aspects de la vie scolaire et à garantir le respect de ses dispositions par les élèves, les enseignants, les personnels et les parents d’élèves, dans le but de préserver l’ordre et un climat scolaire favorable.

Une campagne nationale de nettoyage
Le ministre a, par ailleurs, annoncé le lancement, demain dimanche, d’une campagne nationale de nettoyage des établissements scolaires, et ce jusqu’au jeudi 17 septembre en cours, en prévision de la rentrée scolaire. Il a appelé à la mobilisation des différentes composantes de la communauté éducative au niveau local et au renforcement de la coordination avec les collectivités locales et les organismes concernés, afin d’assurer un environnement scolaire propre et sécurisé aux élèves.
L. Zeggane

GRÂCE À LA NUMÉRISATION : Des importateurs fraudeurs débusqués

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L’examen et le traitement des dossiers soumis via la plateforme numérique du ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, dotée d’une fonctionnalité d’intelligence artificielle, pour les quotas d’importation du second semestre 2026 (les fameux Programmes prévisionnels d’importation, PPI), ont abouti à de graves révélations portant sur plusieurs anomalies et cas suspects. 

De quoi s’agit-il ? Le ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations a annoncé dans un communiqué que l’analyse a révélé que 581 opérateurs économiques avaient indiqué la même localisation géographique pour leurs unités de production sur la plateforme numérique à l’aide du GPS. Autre bizarrerie : le processus de rapprochement a permis de constater que certaines unités de production concernées étaient situées dans des complexes résidentiels et des immeubles d’habitation, lieux inappropriés, voire interdits, pour des activités économiques. Les services du ministère ont été forcément amenés à vérifier la compatibilité de ces localisations avec la nature déclarée de l’activité de production et les quantités de matières premières requises. Autre anomalie : plusieurs cas ont été recensés où des adresses géographiques ont été identifiées au sein des locaux ou des unités de production d’autres entreprises, sans qu’aucun lien juridique n’ait été établi entre ces entreprises et les opérateurs concernés, que ce soit par le biais des données déclarées, qu’il s’agisse de succursales ou de filiales. 

Enfin, incroyable mais vrai : le ministère a relevé un cas notable concernant 47 opérateurs économiques ayant indiqué la même adresse géographique au sein d’un complexe résidentiel, plus précisément dans un immeuble d’appartements du quartier AADL de la commune d’Ouled Fayet (Alger). Ce cas, précise-t-on a été inclus dans la procédure de vérification, compte tenu du nombre d’opérateurs enregistrés à la même adresse. Les résultats des inspections et enquêtes menées à ce jour ont révélé l’existence de sociétés écrans dans certains cas vérifiés sur place, a confirmé le ministère dans son communiqué qui annonce des enquêtes et des audits en cours pour d’autres cas présentant des indicateurs nécessitant un complément de vérification. Le ministère a, en outre, fait savoir que les résultats des opérations de contrôle et des enquêtes de terrain menées à ce jour ont permis d’établir l’existence de sociétés fictives parmi certains des cas ayant fait l’objet de vérifications sur le terrain. Par ailleurs, les opérations d’audit et d’enquête se poursuivent concernant les autres cas ayant fait apparaître des indicateurs nécessitant des vérifications supplémentaires. 

Ce n’est pas fini, les opérations de vérification se poursuivent, y compris à l’égard de certaines sociétés ayant obtenu le visa du programme prévisionnel d’importation pour le second semestre de l’année 2026, afin de s’assurer de l’exactitude des données et des documents fournis, ainsi que de leur conformité avec la situation réelle des opérateurs économiques. Le ministère indique que cette opération s’inscrit dans le cadre du renforcement du contrôle numérique et sur le terrain, de la consolidation de la précision et de la fiabilité des données déclarées, en sus de la garantie que les programmes prévisionnels d’importation visés correspondent à la réalité économique et productive effective des opérateurs. On sait que la rumeur publique parle beaucoup de prétendues restrictions touchant les importations d’intrants indispensables à des activités de production, mais on entend moins parler des tentatives d’importations fictives destinées à la fuite de capitaux. Le communiqué du ministère du Commerce et de la Promotion des exportations vient remettre les pendules à l’heure. Une faune de fraudeurs à l’importation existe bel et bien et tente de porter atteinte à l’économie nationale. Dans cette situation, les services du ministère sont entraînés dans de coûteuses (en temps et en argent) opérations de vérification. Un travail de contrôle en amont effectué par les organisations patronales pourrait aider à prévenir de telles actions frauduleuses. 

M’hamed Rebah

SANTÉ : Le 13e versement de la prime exceptionnelle Covid-19 bientôt payé

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Le ministère de la Santé a donné des instructions aux établissements de santé publics afin d’accélérer le versement de la 13ᵉ tranche de la prime exceptionnelle Covid-19 au profit des personnels de santé publique. Dans une correspondance adressée par la Direction des finances et des moyens aux directeurs des établissements de santé, et faisant suite aux instructions du ministre de la Santé, il a été demandé de prendre toutes les dispositions nécessaires pour permettre le paiement de cette tranche avant la rentrée sociale. Cette tranche couvre la période allant du 16 février 2023 au 15 mai 2023. Les établissements concernés sont appelés, en urgence, à établir les listes nominatives des personnels bénéficiaires, à préparer les dossiers d’engagement et de paiement et à accomplir l’ensemble des procédures administratives nécessaires au versement de cette prime. Le ministère précise que les crédits financiers destinés à couvrir cette tranche, répartis selon les différents chapitres budgétaires, ont déjà été intégrés dans la plateforme numérique dédiée à la gestion budgétaire du secteur, dans la rubrique relative aux modifications de crédits. La tutelle a également demandé à chaque établissement de désigner un agent dûment habilité et officiellement mandaté pour se rapprocher des services de la sous-direction du budget et de la comptabilité afin de récupérer les décisions de notification des subventions destinées au financement de cette tranche de la prime. Cette opération doit débuter à partir du dimanche, selon les instructions transmises aux établissements concernés. Le ministère de la Santé souligne par ailleurs que les crédits supplémentaires mobilisés pour assurer le paiement de cette tranche seront exécutés conformément aux instructions et circulaires encadrant la mise en œuvre des budgets des établissements publics à caractère administratif et des organismes publics assimilés. Les régularisations nécessaires seront effectuées lors des prochaines échéances budgétaires, avec pour objectif de garantir le règlement de cette prime avant la rentrée sociale, conformément aux orientations du ministère.

S. O.

SITUATION DES INCENDIES : D’importants moyens aériens mobilisés à Sétif 

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La Protection civile a réussi à circonscrire 26 incendies sur les 27 enregistrés à travers le pays au cours des dernières 24 heures, grâce à la mobilisation d’importants moyens humains, terrestres et aériens.

Selon la Direction générale de la Protection civile, les interventions ont concerné plusieurs types de zones et de végétation, notamment les espaces forestiers, les terres agricoles, les oasis de palmiers ainsi que les meules de foin. Un seul incendie demeure en cours dans la wilaya de Sétif, au niveau de la forêt de Charn Bayane, dans la commune de Boutaleb. À l’heure où nous mettons sous presse, les opérations d’extinction se poursuivent toujours sur le terrain, avec la mobilisation des moyens nécessaires pour maîtriser complètement le dernier foyer et empêcher toute propagation des flammes. Afin de renforcer le dispositif terrestre et d’accélérer la maîtrise de l’incendie, la Protection civile a mobilisé quatre avions de type AT-802 ainsi que deux appareils BE-200. Le recours à ces moyens aériens a été rendu possible par des conditions météorologiques favorables, permettant aux appareils d’intervenir dans de bonnes conditions et d’appuyer les équipes engagées au sol. Ces derniers jours, les conditions météorologiques relativement clémentes dans plusieurs régions ont également contribué à faciliter les opérations d’intervention et à limiter, dans certaines zones, la propagation rapide des incendies. Il convient toutefois de distinguer les facteurs météorologiques susceptibles de favoriser le déclenchement ou la propagation accidentelle d’un feu de l’hypothèse d’un acte volontaire. Les conditions météorologiques constituent un facteur de risque, mais ne permettent pas à elles seules de déterminer l’origine d’un incendie, laquelle relève des constatations et des enquêtes des services compétents.

Vigilance jaune dans sept wilayas

Parallèlement aux opérations de lutte contre les incendies, l’Office national de la météorologie (ONM) a émis, hier, une vigilance de niveau 1, de couleur jaune, concernant des pluies orageuses et des vents susceptibles d’être accompagnés de tourbillons dans sept wilayas. L’alerte est valable de 15h00 jusqu’à minuit et concerne Ghardaïa, El Meniaa, El Bayadh, Naâma, Béchar, Tamanrasset et In Guezzam. Ces conditions météorologiques instables appellent à la vigilance, notamment lors des déplacements et dans les zones exposées aux phénomènes orageux.  

Sarah O.

DOMAINE DES TRAVAUX PUBLICS ET DES INFRASTRUCTURES : L’Algérie et le Niger signent des accords spécifiques 

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Une rencontre s’inscrivant dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations issues de la 2e session de la Grande commission mixte algéro-nigérienne, tenue à Niamey les 23 et 24 mars derniers, et faisant suite aux accords conclus lors de la visite en Algérie, le 23 juin dernier, s’est tenue jeudi entre le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, et son homologue nigérien chargé de l’Équipement et des Infrastructures, Salissou Mahaman Salissou. 

Au terme de ce conclave, tenu au siège de son département ministériel, les deux parties ont procédé à la signature des accords spécifiques entre les laboratoires concernés et à l’adoption de la mouture finale du plan d’action, avec le lancement de sa mise en œuvre sur le terrain, particulièrement à travers le transfert d’expertises et l’organisation de formations techniques dans les différents domaines des travaux publics et des infrastructures. Les concertations algéro-nigériennes autour du renforcement de la coopération technique dans le domaine des travaux publics et des infrastructures ont ainsi été couronnées par la signature d’accords spécifiques et l’adoption d’un plan d’action commun, a indiqué un communiqué du ministère des Travaux publics et des Infrastructures de base. La délégation nigérienne était conduite par le secrétaire général du ministère de l’Équipement et des Infrastructures, Abdoulaye Ouma Ahmet, accompagné des directeurs généraux de laboratoires relevant du secteur au Niger, selon le communiqué. Les discussions ont porté, selon la même source, sur les voies et moyens de concrétiser le protocole de coopération signé à Niamey le 24 mars dernier, ainsi que sur le suivi de la mise en œuvre des mémorandums d’entente conclus entre l’Organisme national de contrôle technique des travaux publics (CTTP) et le Laboratoire central des travaux publics (LCTP), d’une part, et leurs homologues nigériens, d’autre part.

Ont également été examinées les perspectives d’élargissement des domaines de partenariat et de renforcement des capacités techniques des deux parties. Les concertations ont, en outre, permis d’aborder les projets d’accords et de programmes de coopération, notamment un accord spécifique entre l’Organisme national de contrôle technique des travaux publics et le Centre de perfectionnement des travaux publics (CPTP) du Niger, ainsi qu’un plan d’action commun entre les deux institutions. Elles ont également porté sur un accord de formation et de perfectionnement entre le LCTP et le Laboratoire national des travaux publics et du bâtiment (LNTP/B) du Niger, ainsi que sur un programme de formation au profit des cadres techniques nigériens.

Ces concertations ont abouti à la signature des accords spécifiques entre les laboratoires concernés et à l’adoption de la mouture finale du plan d’action, avec le lancement de sa mise en œuvre sur le terrain, notamment à travers le transfert d’expertises et l’organisation de formations techniques dans les différents domaines des travaux publics et des infrastructures.

Cette coopération vise à renforcer les capacités techniques de la partie nigérienne et à promouvoir l’échange d’expertises entre les établissements spécialisés des deux pays, de manière à consolider la coopération bilatérale dans le secteur des travaux publics et des infrastructures.

L. Zeggane 

SID ALI KHALDI L’A AFFIRMÉ DEPUIS JIJEL : Tous les agriculteurs touchés par les incendies seront indemnisés 

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Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche maritime, Sid Ali Khaldi a assuré lors de sa visite à Jijel que toutes les pertes occasionnées par les incendies seront indemnisées, quelle que soit leur nature ou leur importance. À cette occasion, le ministre a réaffirmé l’engagement de l’État à prendre en charge les victimes des incendies ayant touché récemment plusieurs wilayas de l’Est et du Centre du pays. Il a souligné l’importance d’établir un bilan exhaustif et précis des dégâts afin de garantir l’indemnisation de toutes les pertes recensées chez les agriculteurs des différentes filières. Cette prise en charge, a-t-il précisé, intervient conformément aux instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, et aux orientations du Premier ministre, Sifi Ghrieb. Elle concernera l’ensemble des agriculteurs dont les pertes auront été recensées et dûment évaluées.

Les agriculteurs rencontrés par le ministre ont fait état de pertes importantes dans plusieurs filières 

Les incendies ont notamment affecté le cheptel, les oliveraies et les arbres fruitiers, ainsi que les ruches, les élevages avicoles et différentes infrastructures et équipements agricoles. Face à l’ampleur des dégâts, le ministre a réaffirmé le soutien et la solidarité de l’État envers les populations touchées, insistant sur la nécessité d’assurer une prise en charge rapide et équitable de l’ensemble des sinistrés. Le ministère de l’Agriculture a, à cet effet, mobilisé des moyens humains et logistiques importants pour mener à bien les opérations de recensement et procéder à une évaluation précise des dommages. Sid Ali Khaldi a donné des instructions aux responsables chargés du recensement afin d’achever l’opération dans les délais impartis et permettre ainsi le lancement des indemnisations dans les meilleurs délais. L’objectif est également de favoriser un retour progressif à la normale et de permettre la relance de l’activité agricole dans les zones touchées. Le ministre a appelé les responsables du secteur au niveau de la wilaya à rester pleinement mobilisés aux côtés des sinistrés jusqu’à la reprise de leurs activités dans des conditions normales. À l’issue de sa visite, Sid Ali Khaldi a également salué l’élan de solidarité qui s’est manifesté au cours des derniers jours en faveur des sinistrés de Jijel, avec la participation de différentes composantes de la société. Cette mobilisation, a-t-il relevé, constitue un témoignage de la solidarité nationale avec les populations affectées par les incendies.

Sarah O.

LA COMMISSION EUROPÉENNE EST FORMELLE : « L’accord aérien UE-Maroc ne s’applique pas au Sahara occidental » 

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La Commission européenne vient de réaffirmer une distinction juridique majeure concernant le statut du Sahara occidental, en confirmant que l’accord euro-méditerranéen sur l’aviation conclu entre l’Union européenne et le Maroc ne s’applique pas à ce territoire.

Cette mise au point intervient en réponse à une question écrite de l’eurodéputée espagnole Iren Montero, qui avait interpellé l’exécutif européen sur la base juridique des liaisons aériennes reliant plusieurs villes européennes, notamment Paris, Madrid et Las Palmas, à Dakhla et Laâyoune. Dans sa réponse officielle, formulée au nom de la Commission européenne, le commissaire chargé des Transports durables et du Tourisme, Apostolos Tzitzikostas, s’est référé à la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) pour rappeler le statut « distinct et séparé » du Sahara occidental par rapport au Royaume du Maroc. Selon la Commission, les liaisons aériennes desservant Dakhla et Laâyoune ne relèvent donc pas du cadre juridique de l’accord aérien conclu entre l’UE et le Maroc. Elles reposeraient plutôt sur des accords bilatéraux historiques conclus directement entre certains États membres, notamment la France et l’Espagne, et le Maroc. Cette clarification s’inscrit dans le prolongement des arrêts rendus par la CJUE le 4 octobre 2024 concernant les accords entre l’Union européenne et le Maroc. La juridiction européenne avait alors réaffirmé la nécessité de prendre en compte les droits et les intérêts du peuple sahraoui dans tout accord portant sur le territoire du Sahara occidental ou sur ses ressources naturelles. Cette jurisprudence constitue un nouvel élément juridique important dans le dossier du Sahara occidental et vient renforcer la distinction opérée par les institutions européennes entre le territoire marocain et le territoire sahraoui. De son côté, le Front Polisario poursuit ses démarches judiciaires et politiques auprès des instances internationales afin de défendre le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. La nouvelle position exprimée par la Commission européenne vient ainsi consolider la frontière juridique établie par la jurisprudence européenne entre le Royaume du Maroc et le Sahara occidental, y compris dans le domaine du transport aérien.

M. Seghilani 

LE WALI RABEHI INSPECTE LES PROJETS DU PLAN BLEU : Promesse d’une vue panoramique sur la baie d’Alger 

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La transformation de la façade maritime d’Alger franchit une nouvelle étape. Le projet prévoit notamment une passerelle supérieure reliant le Square Port-Saïd à une nouvelle promenade aménagée sur un quai récupéré au niveau du port. Elle permettra de créer une nouvelle liaison piétonne et d’ouvrir davantage cet espace sur la mer. Le projet s’inscrit dans le cadre du « Plan bleu », vaste programme consacré à l’aménagement et à la modernisation de la façade maritime de la capitale. Le ministre, wali d’Alger, Mohamed Abdenour Rabehi, a inspecté mardi plusieurs chantiers afin de s’enquérir de leur état d’avancement, selon un communiqué des services de la wilaya. À Bab El Oued, la visite d’inspection effectuée mardi par le ministre, wali d’Alger, Mohamed Abdenour Rabehi, a porté sur le chantier situé à proximité du stade « Ferhani ». 

Les travaux engagés dans ce secteur comprennent, selon la même source, « des opérations de protection du littoral et la récupération de nouveaux espaces sur la mer ». Ces surfaces doivent être aménagées en espaces de promenade et de loisirs, en complément de la promenade de la place « El Kettani ». Le wali s’est également rendu à la Place des Martyrs, où les travaux de réaménagement se poursuivent. Une passerelle vitrée doit être réalisée au-dessus des vestiges archéologiques mis au jour sur le site. Le projet s’inscrit dans une opération plus large de réorganisation de cet espace, qui couvre une superficie de 7.986 m². D’autres travaux sont menés à l’est de la capitale, notamment au niveau du port de la Pêcherie. La deuxième section de la promenade fait actuellement l’objet d’un chantier qui prévoit notamment l’aménagement d’une esplanade de 16.000 m². Cette nouvelle terrasse doit assurer la liaison entre le boulevard Che-Guevara et le front de mer. Un parking d’une capacité de 400 véhicules est également prévu dans le cadre de cette opération. L’objectif affiché à travers ces différents projets est de créer de nouveaux espaces accessibles au public et consacrés notamment à la détente, à la promenade et aux loisirs, tout en renforçant la continuité entre la ville et son front de mer. Au cours de sa visite, Mohamed Abdenour Rabehi a demandé aux responsables concernés de veiller au suivi des chantiers. Il a notamment insisté sur « le respect des délais contractuels et des normes de qualité », afin d’offrir aux citoyens des espaces récréatifs à la hauteur de leurs attentes et de contribuer ainsi au renforcement de l’attractivité de la capitale et à l’amélioration de son cadre urbain.

L. Zeggane

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