mercredi 2 septembre 2026
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LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE PROCÈDE À UN REMANIEMENT MINISTÉRIEL PARTIEL : Quatre portefeuilles changent de mains

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Sid Ali Khaldi et Mohamed Bouslimani ont fait leur retour au gouvernement pour diriger les portefeuilles, respectivement, de l’Agriculture et de la Communication, tandis que l’actuel gouverneur de la Banque d’Algérie est promu aux Finances et Mohamed Hattab hérite du ministère du Travail.

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a, après consultation du Premier ministre, opéré, hier, un remaniement ministériel partiel qui a touché quatre portefeuilles. En vertu de ce lifting du gouvernement Ghrieb, on assiste ainsi à l’arrivée et au retour pour certaines, de têtes pour remplacer les Yacine Mehdi Oualid au ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, à Abdelkrim Bouzred aux Finances, à Abdelhak Saihi au département du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, et à Zouheir Bouamama à la Communication.

Dans une première lecture, ce léger remaniement dans l’équipe gouvernementale fait apparaitre la volonté manifeste du président de la République d’insuffler une nouvelle dynamique à certains secteurs à la traîne et dont les titulaires en tête n’ont pas satisfait à l’obligation de résultats, lorsqu’encore ils ont, peut-être même, péché dans la gestion d’un certain nombre de dossiers d’importance sociale et économique. Même si l’on ne peut, à ce stade, s’avancer sur les raisons derrière le départ de quatre ministres, tant que l’on ignore de quoi il retourne, force est de constater que ce changement répond à des missions bien précises que les nouveaux titulaires des postes ciblés doivent remplir pour atteindre les objectifs qui ont fait défaut à leurs prédécesseurs. Il serait utile de présenter les nouveaux arrivants dans l’équipe dirigée par Sifi Ghrieb.

Khaldi revient par la porte de l’Agriculture  

Nommé pour supplanter le départ de Yacine Mehdi Oualid à la tête de l’Agriculture, Sid Ali Khaldi est né le 16 mars 1983 à Alger. Il est diplômé de l’École nationale d’administration (ENA), promotion 2008/2011. Il détient également un diplôme de post-graduation spécialisé en diplomatie. Il a occupé le poste de conseiller chargé des dossiers politiques et diplomatiques auprès des services du Premier ministre, avant d’intégrer le gouvernement pour la première fois début 2020. Il a également occupé le poste de ministre de la Jeunesse et des Sports au sein du gouvernement d’Abdelaziz Djerad le 2 janvier 2020, succédant à Raouf Bernaoui.

Hattab supplante Saïhi

Mohamed Hattab, le désormais ex-médiateur de la République, nommé à la tête du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, est né le 29 octobre 1964 à Bordj Menaïel dans la wilaya de Boumerdès. Il est diplômé de l’ENA en 1989. Il a également obtenu une licence en sciences économiques de l’université d’Alger en 1991. Il a occupé plusieurs hautes fonctions au sein de l’État, notamment ministre de la Jeunesse et des Sports (2018-2019) ; wali de Béjaïa (2016–2018), wali de Sidi Bel Abbès (2013–2016) ; secrétaire général de la wilaya d’Alger (2010–2013) ; wali délégué de la circonscription administrative d’El Harrach (2005–2013) et secrétaire général de la wilaya de Sétif (1999–2005). Hattab a également occupé plusieurs postes dans l’administration locale, parmi lesquels chef de daïra d’Azzaba, wilaya de Skikda (1997–1999) ; chef de daïra d’El Harrach, wilaya d’Alger (1995–1997) et chef de daïra de Gouraya, wilaya de Tipaza (1991–1995).

Bouslimani reprend son poste

Mohamed Bouslimani, qui vient de remplacer Zouheir Bouamama à la tête du département sensible de la Communication, n’est pas un étranger à la maison. Il est né le 25 novembre 1956 à Alger. Il a reçu une formation universitaire en sciences politiques et en sciences de l’information. Il a commencé sa carrière professionnelle en tant que journaliste dans la rubrique sportive, avant de passer à l’administration publique, où il a rejoint le ministère de l’Information en tant qu’administrateur en 1985. Il a été nommé chef de bureau au ministère de l’Information 1989- 1991. Il a occupé aussi le poste de chef du bureau de la presse nationale au Conseil supérieur de l’information 1991-1994. En plus de chef du bureau de la revue de presse au ministère de la Communication 1994-1995. Également, Bouslimani était sous-directeur de la presse écrite étrangère au ministère de la Communication 1995-1996 et membre de la commission de l’action médiatique orientée vers l’étranger 1995. Il a aussi été nommé sous-directeur de l’action orientée vers l’étranger au ministère de la Communication et de la Culture 1996-1997, puis directeur de la coopération et des échanges au même ministère. Par la suite, il a été nommé directeur de la coopération et des échanges 2004-2011. Entre 2011 et 2013, il a été secrétaire général du ministère de la Communication avant d’occuper le poste de ministre de novembre 2021 – septembre 2023.

Lebbou, de gouverneur de la B.A. aux Finances

Mohamed Lamine Lebbou, qui vient d’hériter du ministère des Finances, a un parcours professionnel riche dans le secteur bancaire et économique. Il occupait le poste de gouverneur de la Banque d’Algérie. Mohamed Lamine Lebbou a également occupé le poste de directeur général de la Banque nationale d’Algérie (BNA), et a été nommé responsable de la succursale de la Banque extérieure d’Algérie (BEA) à Paris. Lebbou a été directeur général de la société « Icosia Capital », et a travaillé dans plusieurs entreprises et banques étrangères en Algérie. Il est titulaire d’un doctorat en sciences économiques, d’un master en économie et d’un autre master en économie industrielle. Il détient également une licence en sciences de gestion, spécialité finance, ainsi qu’un diplôme d’études approfondies (DEA) en analyse économique des institutions de l’université Lyon 2 en France.

Farid Guellil

PRISE EN CHARGE DES CONSÉQUENCES DES RÉCENTS INCENDIES : Les autorités locales passent à l’action

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Au lendemain de la réunion de coordination présidée par le Premier ministre, Sifi Ghrieb, avec les walis, consacrée au suivi de la mise en œuvre du plan d’urgence destiné à prendre en charge les conséquences des récents incendies, les autorités locales des wilayas touchées ont engagé une série d’actions sur le terrain.
Selon le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, ces opérations visent en premier lieu à procéder à une évaluation précise des dommages et à leur recensement, tout en identifiant les besoins des citoyens et des familles touchés.
Les différents services concernés sont également mobilisés afin d’accélérer la prise en charge des pertes enregistrées et de mettre en œuvre les mesures nécessaires en fonction de la situation de chaque localité. Une attention particulière est accordée aux besoins urgents des populations et au rétablissement des conditions normales de vie dans les zones affectées. La mobilisation sur le terrain porte également sur le lancement et le suivi des opérations de réhabilitation et de maintenance des infrastructures et équipements endommagés par les incendies. Les services locaux sont ainsi appelés à accélérer les interventions nécessaires pour rétablir les différents services publics affectés et assurer leur continuité au profit des populations. Cette démarche s’inscrit dans le cadre du plan d’urgence suivi au niveau gouvernemental, avec pour objectif de traduire rapidement les orientations arrêtées en mesures concrètes sur le terrain et de garantir une prise en charge adaptée des zones sinistrées.
Rappelons, que la réunion du Premier ministre, avait notamment pour objectif de suivre l’application des directives du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, et de veiller à la concrétisation rapide des mesures arrêtées en faveur des populations sinistrées. Elle a porté en particulier sur la réparation des dégâts, le rétablissement des services publics et l’accompagnement des citoyens affectés afin de leur permettre de retrouver, dans les meilleures conditions, une vie quotidienne normale.

Une solidarité organisée au profit des populations touchées
Parallèlement aux opérations de réparation et de réhabilitation, les autorités locales accordent une attention particulière à l’encadrement des actions de solidarité qui se poursuivent dans plusieurs wilayas du pays.
L’objectif est d’organiser ces opérations et d’assurer une meilleure coordination des aides collectées, afin de garantir leur acheminement vers les familles et les personnes qui en ont réellement besoin, dans les meilleures conditions.
La présence des responsables locaux sur le terrain doit ainsi permettre d’assurer un suivi régulier de l’ensemble des mesures engagées, d’identifier rapidement les éventuelles difficultés et d’y apporter les réponses nécessaires.
Sarah O.

ÉLECTIONS LOCALES DU 28 NOVEMBRE 2026 : L’ANIE accélère les préparatifs

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À moins de trois mois des élections des membres des Assemblées populaires communales (APC) et de wilaya (APW), prévues samedi le 28 novembre 2026, l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) poursuit activement les préparatifs de ce rendez-vous électoral, qui intervient dans un contexte marqué par la mise en œuvre du nouveau découpage territorial du pays.
Dans le cadre de cette préparation, le président de l’ANIE, Saâd Arous  a procédé, lundi soir, par visioconférence, à l’installation de 29 coordinateurs de wilaya de l’Autorité. Cette opération intervient à la suite de la convocation du corps électoral et s’inscrit dans l’application des dispositions de l’article 30 de l’ordonnance n° 21-01 portant la loi organique relative au régime électoral, modifiée et complétée.
Les coordinateurs installés concernent notamment les wilayas de Chlef, Laghouat, Oum El-Bouaghi, Batna, Biskra, Blida, Tamanrasset, Alger, Jijel et Sétif, ainsi que Saïda, Skikda, Sidi Bel-Abbès, Annaba, Guelma, Constantine, Médéa, Mostaganem, Ouargla, Oran, Boumerdès, El-Oued, Tipasa, Mila, Aïn Defla, Nâama et Relizane. S’y ajoutent les circonscriptions de Messâad et Bousâada. 
À cette occasion, le président de l’ANIE a souligné que l’installation de ces responsables constitue une étape importante dans le renforcement de la préparation institutionnelle et opérationnelle de l’Autorité. Il a appelé les nouveaux coordinateurs à faire preuve de neutralité, d’intégrité et d’indépendance, tout en veillant au strict respect de la législation et de la réglementation en vigueur.
La révision des listes électorales pour commencer
La convocation du corps électoral par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a officiellement lancé le processus devant conduire au scrutin du 28 novembre. En application du décret présidentiel n° 26-284 du 29 août 2026, portant convocation du corps électoral, une révision exceptionnelle des listes électorales se déroule du dimanche 6 au jeudi 17 septembre 2026. Cette opération, qui s’étale sur 12 jours, constitue une étape essentielle avant le déroulement des différentes phases de la procédure électorale.
Les bureaux des commissions communales de révision des listes électorales sont ouverts quotidiennement, de 9h00 à 16h30, afin de permettre aux citoyens concernés d’effectuer leurs démarches. L’ANIE a, à cet effet, appelé les citoyennes et citoyens non-inscrits sur les listes électorales à procéder à leur inscription. Sont notamment concernés les citoyens qui ne figurent pas encore sur les listes, ceux qui auront atteint l’âge de 18 ans révolus le jour du scrutin, ainsi que les électeurs ayant changé de lieu de résidence. L’inscription peut être effectuée auprès de la commune de résidence, au niveau de la Commission communale de révision des listes électorales, muni d’un document d’identité et d’un justificatif de domicile. L’ANIE met également à disposition des citoyens un service numérique permettant d’effectuer certaines démarches en ligne et de vérifier leur inscription. Selon les données officielles disponibles avant cette opération, le corps électoral s’établissait à 24 727 041 électeurs, dont 23 872 756 résidant en Algérie et 854.285 membres de la communauté nationale établie à l’étranger. Il compte 13 255 949 hommes et 11 471 091 femmes. Par tranche d’âge, 1 276 683 électeurs sont âgés de 18 à moins de 25 ans, 7.094.108 de 25 à moins de 40 ans et 16 356 251 ont 40 ans et plus.
Un scrutin sous le signe du nouveau découpage territorial
Les élections locales de novembre revêtent une importance particulière en raison de leur concomitance avec la mise en œuvre du nouveau découpage territorial du pays. La nouvelle organisation administrative porte le nombre de wilayas à 69, pour un total de 1.541 communes, entraînant une nouvelle configuration des circonscriptions électorales ainsi qu’une révision du nombre de sièges à pourvoir au sein des APC et des APW.
Le Code électoral prévoit que le corps électoral est convoqué par décret présidentiel trois mois avant la date du scrutin. Il dispose également que les membres des APC et des APW sont élus pour un mandat de cinq ans, au scrutin proportionnel sur liste ouverte, avec vote préférentiel sans panachage. Les circonscriptions électorales et le nombre de sièges à pourvoir sont, quant à eux, fixés par voie réglementaire. Le nombre de membres des Assemblées locales varie en fonction de la population, sur la base des résultats du dernier recensement général de la population et de l’habitat. Les listes de candidatures doivent, pour leur part, comporter un nombre de candidats supérieur au nombre de sièges à pourvoir : sept candidats supplémentaires lorsque le nombre de sièges est impair et six lorsqu’il est pair. La loi impose également plusieurs conditions destinées à encadrer la composition des listes. Celles-ci doivent notamment comporter au moins un tiers de femmes, réserver au moins la moitié des candidatures aux personnes âgées de 40 ans au plus le jour du scrutin et compter au minimum un tiers de candidats disposant d’un niveau d’enseignement universitaire. La condition relative à la représentation des femmes ne s’applique toutefois pas aux communes dont la population ne dépasse pas 20 000 habitants. Par ailleurs, des dispositions transitoires sont prévues pour les nouvelles wilayas. Les listes de candidats déposées sous le parrainage d’un ou de plusieurs partis politiques peuvent être dispensées de la collecte des signatures, lorsqu’elles remplissent l’une des conditions prévues par la loi concernant les résultats obtenus par le parti ou sa représentation dans la wilaya mère lors des dernières élections. Au cœur de ce dispositif, l’ANIE est chargée, conformément à la loi électorale, de préparer, d’organiser, de gérer et de superviser l’ensemble des opérations électorales, tout en assurant leur contrôle.
Sarah O.

IL A REÇU, HIER, LES SALUTATIONS DU PRÉSIDENT TEBBOUNE : Le président serbe veut effectuer une visite en Algérie

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La présidente de l’Assemblée populaire nationale, Khalida Boufedeche, a été reçue à Belgrade par le président de la République de Serbie, Aleksandar Vučić, avec lequel elle a examiné les perspectives et les moyens de renforcer la coopération bilatérale dans les différents domaines d’intérêt commun.
Cette rencontre s’est tenue en marge de la participation de Mme Boufedèche, sur instruction du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, à la réunion de haut niveau organisée à l’occasion du 65e anniversaire de la première Conférence des chefs d’État et de gouvernement des pays non-alignés.
À cette occasion, la présidente de l’APN a transmis au président serbe les salutations du président Abdelmadjid Tebboune, ainsi que ses vœux de progrès et de prospérité à la Serbie et à son peuple. Les deux parties ont réaffirmé la profondeur des relations d’amitié historiques unissant l’Algérie et la Serbie et souligné l’importance de poursuivre la concertation et la coordination sur les questions internationales et régionales d’intérêt commun.
Elles ont également mis en avant leur attachement aux principes du dialogue, de la coopération et du respect de la légalité internationale. Khalida Boufedeche a, par ailleurs, remercié les autorités serbes pour leur accueil et leur hospitalité, ainsi que pour l’organisation de cette rencontre historique à Belgrade.
De son côté, Aleksandar Vučić a salué le niveau des relations bilatérales entre les deux pays, soulignant « l’importance de renforcer leur coopération dans plusieurs secteurs ».
Il a également exprimé sa volonté d’effectuer prochainement une visite en Algérie et de donner un nouvel élan au partenariat dans les domaines d’intérêt commun.
L. Zeggane

ALGÉRIE – ALLEMAGNE : Hisser les relations et la coopération à des niveaux plus larges

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En visite de travail en Algérie, le ministre des Affaires étrangères d’Allemagne, Johann Wadephul, ainsi que la délégation qui l’accompagne, ont été reçus, hier, mardi, par le président Abdelmadjid Tebboune.
Ont assisté à l’audience, Brahim Merad, ministre d’Etat, chargé de l’Inspection générale des services de l’Etat et des Collectivités locales, Ahmed Attaf, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Amar Abba, conseiller auprès du président de la République, chargé des affaires diplomatiques, et Larbi Latrèche, ambassadeur d’Algérie en Allemagne. Au sortir de cette audience, le ministre allemand a tout d’abord remercié le Président et le peuple algérien pour l’accueil chaleureux qui lui a été réservé. Il a également exprimé sa solidarité avec les familles des victimes des incendies dévastateurs qui ont récemment frappé le pays. Johann Wadephul a affirmé que l’Allemagne perçoit un potentiel important pour approfondir les relations bilatérales, notamment dans les domaines du commerce, de l’investissement et de l’énergie. Il a souligné l’intérêt mutuel marqué entre les deux pays et confirmé que l’Allemagne constitue un marché d’exportation majeur. Par ailleurs, il a salué le rôle de l’Algérie dans le secteur de l’énergie, soulignant qu’elle est un important fournisseur de gaz pour l’Union européenne et qu’elle possède les atouts nécessaires pour mener à bien sa transition énergétique, lui permettant ainsi de devenir un fournisseur d’hydrogène vert.
Les rencontres menées par le ministre allemand témoignent de l’importance accordée à la dimension économique de sa visite.  Il a expliqué également que les discussions ont également porté sur des questions régionales et internationales, notamment la situation au Sahel, les enjeux au Moyen-Orient et le conflit russo-ukrainien. Le ministre allemand a souligné que, compte tenu de l’évolution de la situation, il est essentiel d’investir dans le dialogue et la compréhension mutuelle et de renforcer la coopération fondée sur la confiance. Il a affirmé que la priorité de son pays est de développer ses relations avec des partenaires comme l’Algérie, tant sur le plan bilatéral que dans le cadre de l’Union européenne.
Le même jour, mardi, le ministre d’État et ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a reçu Johann Wadephul et sa délégation au siège de son ministère en présence de l’ambassadeur d’Allemagne en Algérie, Georg Felsheim, l’ambassadeur d’Algérie en Allemagne, Larbi Latrouche, le président de l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures, Abdelkader Cherfaoui, et le président de l’Autorité de régulation des hydrocarbures, Amine Remini, ainsi que des représentants et des responsables de plusieurs entreprises allemandes, dont Bosch Energy, Thyssenkrupp Uhde, VNG, Siemens Energy et VDA, étaient également présents. Lors des entretiens, les deux parties ont examiné les moyens de renforcer le partenariat stratégique algéro-allemand dans le secteur des hydrocarbures et de le développer afin de servir les intérêts communs des deux pays, notamment compte tenu de la dynamique positive des relations bilatérales, encore renforcée par la visite officielle du président Abdelmadjid Tebboune à Berlin les 16 et 17 juillet 2016. La veille, lundi, Johann Wadephul avait été reçu par Ahmed Attaf, au siège du ministère des Affaires étrangères.
Selon un communiqué du ministère, « à cette occasion, Ahmed Attaf a eu des entretiens en tête-à-tête avec son homologue allemand, suivis d’une séance de travail élargie aux membres des délégations des deux pays. Ces entretiens ont permis, ajoute le communiqué, de « passer en revue l’état des relations d’amitié et de coopération unissant les deux pays et d’examiner les voies et moyens de les hisser à des niveaux plus larges, conformément aux recommandations de la « Déclaration conjointe sur un agenda stratégique de partenariat bilatéral », adoptée entre les deux pays à l’occasion de la visite de Monsieur le président de la République en République fédérale d’Allemagne ».
Avant de prendre son envol vers à Alger, Johannes Wadephul, cité par un communiqué du ministère allemand des Affaires étrangères, avait souligné l’importance de l’Algérie en tant que l’un des principaux fournisseurs de gaz de l’Union européenne, notant que son rôle deviendra encore plus important à l’avenir, compte tenu de son potentiel considérable en matière de production d’hydrogène vert.
M’hamed Rebah

BRAHIM GHALI À LUANDA : Renforcer les mécanismes africains de prévention des conflits

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Le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali, a achevé sa visite en Angola, après avoir pris part au sommet extraordinaire consacré au renforcement des mécanismes de prévention et de règlement des conflits en Afrique, organisé dans la capitale Luanda.
À son départ, le président sahraoui a été salué à l’aéroport par plusieurs hauts responsables du ministère angolais des Affaires étrangères. Une unité de la Garde républicaine angolaise lui a également rendu les honneurs militaires. Intervenant devant les dirigeants africains réunis à Luanda, Brahim Ghali a salué les avancées réalisées par l’Union africaine dans la mise en place d’une architecture continentale de paix et de sécurité. Il a toutefois estimé que le principal défi ne résidait plus dans la création de nouveaux mécanismes, mais dans l’activation effective de ceux qui existent déjà, en leur fournissant les moyens et les prérogatives nécessaires pour intervenir au moment opportun et avec l’efficacité requise. Le président sahraoui a également appelé à dépasser la logique consistant uniquement à « faire taire les armes », au profit de la construction d’un système africain réellement capable de prévenir les causes profondes des conflits avant leur déclenchement. Dans ce contexte, il a plaidé pour un renouvellement de l’engagement collectif du continent en faveur de la décolonisation, du respect du droit des peuples à l’autodétermination et du rejet de l’occupation, de l’expansionnisme ainsi que de toute modification des frontières par la force. Le sommet de Luanda, auquel ont participé plusieurs chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, a porté sur le renforcement des instruments politiques, juridiques et financiers dont dispose l’organisation continentale pour faire face aux crises et prévenir l’escalade des conflits. Les participants ont également examiné les moyens d’améliorer la coordination entre les mécanismes continentaux et régionaux, de mobiliser davantage de ressources financières et de consolider les dispositifs de responsabilisation. À travers cette rencontre, l’Union africaine entendait notamment dégager des mécanismes plus efficaces pour faire face aux conflits et aux crises, tout en renforçant la capacité des institutions africaines à contenir les tensions avant leur aggravation. L’objectif est également de créer les conditions favorables aux efforts de reconstruction et au développement durable dans les pays affectés par les conflits. Brahim Ghali était accompagné d’une délégation comprenant notamment le ministre des Affaires étrangères et des Affaires africaines, Mohamed Salem Ould Salek, l’ambassadeur représentant permanent auprès de l’Union africaine, Lemine Baali, l’ambassadeur de la RASD en Angola, Hamdi Khalil Mayara, ainsi que le secrétaire général de la présidence de la République, Saleh El Abed.
M. Seghilani

LUTTE CONTRE LA CRIMINALITÉ : Lotfi Boudjemaâ prône la grande fermeté

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Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Lotfi Boudjemaâ, a appelé à l’adoption d’une « grande fermeté » dans le traitement de certaines formes de criminalité, notamment celles qui constituent une menace directe pour la sécurité publique et l’ordre social.
Cet appel a été formulé lors d’une réunion de travail ayant regroupé les présidents des cours de justice ainsi que les procureurs généraux chargés de la supervision des pôles judiciaires pénaux spécialisés d’Alger, d’Oran, de Constantine et de Ouargla.
Selon un communiqué du ministère de la Justice, cette orientation concerne en particulier les formes de criminalité les plus graves, notamment le trafic de stupéfiants et de substances psychotropes, sous toutes leurs formes, mais également la criminalité organisée, la contrebande, la spéculation, la corruption, les infractions liées aux changes et à la circulation des capitaux, ainsi que les crimes à caractère terroriste. À travers cette orientation, le ministre a insisté sur la nécessité d’une réponse judiciaire ferme et adaptée à l’évolution des réseaux criminels et à la diversification de leurs modes opératoires.
La lutte contre le trafic de drogues et de psychotropes constitue notamment un axe majeur de cette stratégie, compte tenu des conséquences de ces activités sur la sécurité des citoyens et sur la stabilité de la société.
La criminalité organisée, la contrebande et les différentes formes de criminalité économique figurent également parmi les dossiers nécessitant une mobilisation accrue des institutions judiciaires. Dans ce cadre, les juridictions spécialisées sont appelées à renforcer leur efficacité dans le traitement des affaires complexes, notamment celles impliquant des réseaux structurés, des flux financiers illicites ou des activités criminelles dépassant le cadre d’une seule circonscription judiciaire.
Le ministre a également mis l’accent sur la nécessité d’exploiter pleinement les instruments juridiques disponibles afin d’assurer une réponse judiciaire à la hauteur de la gravité des faits poursuivis.
Au cours de cette réunion, Lotfi Boudjemaâ a donné plusieurs orientations pratiques destinées à améliorer les méthodes de travail judiciaire et à renforcer la coordination entre les différents intervenants dans la chaîne pénale. Une attention particulière a été accordée à la coopération entre les autorités judiciaires et les services de police judiciaire relevant des différents corps. Cette coordination constitue un élément essentiel dans le traitement des affaires complexes, depuis la collecte des éléments de preuve jusqu’à la conduite des procédures judiciaires.
Le ministre a ainsi insisté sur l’importance d’une action concertée, permettant notamment d’accélérer le traitement des dossiers, d’améliorer l’efficacité des investigations et de renforcer l’échange d’informations entre les différents services concernés, dans le strict respect des prérogatives de chacun.
Le garde des Sceaux a, par ailleurs, appelé à mobiliser l’ensemble des capacités humaines et matérielles disponibles et à exploiter tous les outils juridiques prévus par la législation. L’objectif affiché est de garantir une protection efficace de l’ordre public et de la sécurité publique, tout en veillant à la préservation des droits et libertés consacrés par la loi.
S. O.

LE PRÉSIDENT TEBBOUNE L’A AFFIRMÉ DANS UN MESSAGE À BELGRADE : « La conjoncture impose de redonner vie aux principes du non-alignement »

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La réunion commémorative de haut niveau organisée à l’occasion du 65e anniversaire de la première conférence constitutive du Mouvement des non-alignés tenue à Belgrade, en Serbie, a donné l’opportunité au Président Abdelmadjid Tebboune de réaffirmer, ce mardi, « le profond attachement de l’Algérie aux principes et aux objectifs du Mouvement des non-alignés ». 
Dans son allocution, lue en son nom par la présidente de l’Assemblée populaire nationale, Khalida Boufedèche, il a appelé « à renforcer l’unité des États membres du Mouvement » et « à intensifier les consultations et la coordination entre eux, afin de leur permettre de jouer un rôle plus efficace face aux défis et aux transformations rapides que connaît le système international». Le président de la République a souligné que « la commémoration de cet anniversaire témoigne de l’engagement commun des États membres envers les objectifs et les principes du Mouvement », ainsi que de leur volonté collective de renforcer la coopération et d’agir comme un bloc uni et influent au sein du système international. Le président de la République a expliqué que « la conjoncture internationale actuelle impose de redonner vie aux principes fondateurs du Mouvement, notamment le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États, la non-ingérence dans leurs affaires intérieures, la protection des intérêts mutuels et le renforcement de la coopération multilatérale». D’où « la nécessité de redonner toute sa place aux principes fondateurs du Mouvement », a-t-il insisté. Il a également mis en garde contre « le retour du recours à la force comme alternative aux solutions diplomatiques », le recul de l’efficacité du système de sécurité collective et la persistance de « la logique de la force, de la sélectivité et du deux poids, deux mesures ». Pour l’Algérie, le non-alignement n’est pas « une position du passé ni un rêve diplomatique passager, mais un choix souverain renouvelé, imposé par les profondes transformations que connaît le monde », a souligné le président Tebboune ajoutant que « la souveraineté est indivisible » et que « l’application du droit international ainsi que le respect de la légalité internationale ne sauraient être soumis à la sélectivité ou aux deux poids, deux mesures ». Inévitablement, le président de la République s’est arrêté sur « la situation tragique vécue par le peuple palestinien », dans un contexte marqué par la poursuite de l’agression israélienne contre la bande de Ghaza et la Cisjordanie ainsi que par de graves violations du droit international et du droit humanitaire, indiquant que ces développements placent la communauté internationale devant « une responsabilité historique qui ne souffre aucun report ». Dans ce contexte, le président de la République a appelé les États du Mouvement des non-alignés à demeurer attachés à leurs principes et à agir « comme un bloc unique et uni », plaidant pour « un renforcement du rôle du Mouvement, considéré comme la plus grande alliance internationale après l’Organisation des Nations unies». Il a rappelé que le Mouvement des non-alignés, qui regroupe plus de 120 États, constitue « une force internationale influente et une voix collective capable de défendre les causes justes, de faire entendre la voix du droit et de placer la légalité internationale au-dessus de toute autre considération ». Le président de la République a mis en exergue le rôle historique de l’Algérie dans le soutien aux mouvements de libération et dans la défense des causes justes en Afrique, en Asie et en Amérique latine, évoquant l’initiative du défunt président Houari Boumédiène lors du Sommet des pays non alignés organisé à Alger en 1973, en faveur de l’instauration d’un nouvel ordre économique mondial. Le président de la République a conclu en renouvelant la conviction de l’Algérie quant à la nécessité de renforcer « l’intégration, la concertation et les liens entre les États du Mouvement des non-alignés » et de mobiliser toutes les capacités au service des intérêts communs, affirmant que l’objectif est de permettre au Mouvement de poursuivre sa marche « en tant que bloc uni, maître de ses décisions et tourné vers un avenir plus prospère et plus stable ».
M. R.

JM-2026 : Kaylia Nemour et Cilia Ouikane offrent deux nouvelles médailles d’or à l’Algérie

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La moisson algérienne dans les jeux méditerranéens de Tarente a été consolidée hier par deux médailles d’or en gymnastique et karaté do. La championne algérienne Kaylia Nemour a signé une nouvelle performance remarquable en décrochant la médaille d’or dans l’épreuve du concours général individuel. Cette consécration vient récompenser les efforts, le travail et la détermination de la gymnaste algérienne, qui poursuit son ascension au plus haut niveau.
Après cette victoire, Nemour a exprimé sa grande satisfaction et a tenu à remercier le président de la République pour son soutien. « Je remercie le président de la République. Grâce à son soutien, je réussis et je donnerai le meilleur de moi-même demain pour décrocher davantage de médailles », a-t-elle déclaré.
La championne algérienne a également souligné avoir battu son propre record personnel au cours de cette compétition. Une performance qui témoigne de ses progrès constants et de son ambition de continuer à se surpasser. « J’ai battu mon record personnel et j’ai hâte de faire encore mieux », a-t-elle affirmé, affichant ainsi sa détermination à poursuivre sur cette dynamique positive.
Cette médaille d’or constitue une nouvelle source de fierté pour le sport algérien et confirme le talent de Kélia Nemour, devenue l’une des figures majeures de la gymnastique nationale.
Par ailleurs, l’Algérie s’est également illustrée en karaté. La karatéka Cilia Ouikane a remporté la médaille d’or dans la catégorie des moins de 50 kg, offrant à son tour une belle consécration à la délégation algérienne.
Ces deux médailles d’or viennent ainsi renforcer le bilan de l’Algérie et illustrent la qualité de ses athlètes dans différentes disciplines. Entre la performance exceptionnelle de Nemour en gymnastique et le succès de Ouikane en karaté, les couleurs nationales continuent de briller. Le public algérien espère désormais voir d’autres champions monter sur les podiums et enrichir davantage la moisson de médailles.
H. S.

Il revient sur sa non-convocation pour le Mondial/Kebbal : « Ce n’était pas juste après ma saison »

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La non-convocation au Mondial reste forcément un sujet sensible pour tout joueur qui réalise une grande saison. C’est dans ce contexte qu’Illane Kebbal est revenu sur son absence de la sélection, tout en affichant une étonnante humilité lorsqu’il a été comparé à Riyad Mahrez.
Interrogé sur cette comparaison, il a immédiatement tenu à remettre les choses dans leur contexte. « On ne peut pas dire ça… Mahrez est une légende et moi, je suis juste un joueur de football qui était encore en deuxième division il y a deux ans », a-t-il expliqué. Une déclaration qui témoigne à la fois de son admiration pour le capitaine algérien et de sa volonté de garder les pieds sur terre malgré la progression fulgurante de sa carrière.
Mais derrière cette modestie, le joueur n’a pas caché une certaine frustration concernant son absence du groupe appelé à disputer le Mondial. Selon lui, cette décision n’était pas forcément à la hauteur de la saison qu’il venait de réaliser. Après plusieurs mois particulièrement réussis, il estime que ses performances auraient dû lui permettre de prétendre à une place parmi les convoqués.
« Ne pas être appelé au Mondial n’était pas juste après la grande saison que j’ai réalisée », a-t-il notamment fait savoir. Une sortie qui laisse clairement apparaître sa déception, sans pour autant remettre en cause son respect pour les choix du sélectionneur.
Cette non-convocation constitue ainsi un moment important dans son parcours. Il y a encore deux ans, le joueur évoluait en deuxième division. Depuis, son ascension lui a permis de se retrouver au centre des discussions et de susciter des comparaisons avec des figures majeures du football algérien. L’intéressé refuse toutefois de brûler les étapes. Là où certains voient déjà en lui un potentiel successeur de Mahrez, lui préfère rappeler le chemin qu’il lui reste à parcourir. Reconnaître le statut de « légende » de Mahrez tout en revendiquant le droit d’être déçu par une absence au Mondial résume finalement bien son état d’esprit : de l’ambition, mais aussi beaucoup de lucidité.
Son message est donc double. D’un côté, il assume sa frustration et considère que sa saison méritait davantage de reconnaissance sur le plan international. De l’autre, il refuse de se placer au même niveau que Mahrez, symbole d’une génération et joueur au palmarès exceptionnel.
Cette expérience pourrait finalement nourrir sa motivation. À lui désormais de transformer cette déception en énergie pour continuer sa progression et s’imposer durablement avec la sélection.
H. S.

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