Le gaz naturel continuera de jouer un rôle important dans le mix énergétique, en tant que source de flexibilité des systèmes énergétiques, levier de valorisation industrielle des ressources et combustible essentiel pour accompagner la transition vers un système énergétique plus efficace et moins émetteur de carbone.
C’est ce qu’a déclaré, hier à Oran, le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, dans une allocution prononcée à l’ouverture de la 14e édition du Salon et Conférence sur l’énergie et l’hydrogène pour l’Afrique et le bassin méditerranéen (NAPEC 5-7 octobre 2026). À l’appui, il a indiqué que les prévisions internationales font état de la poursuite de la demande de pétrole et de gaz au cours des prochaines décennies, et souligné ainsi la nécessité de maintenir les investissements dans le secteur des hydrocarbures, tout en poursuivant le développement des énergies propres et des technologies à faibles émissions de carbone. À ce propos, Arkab a insisté sur la nécessité d’adopter une approche équilibrée du mix énergétique, fondée sur le développement et la complémentarité des différentes sources d’énergie, afin de répondre à la croissance de la demande, tout en améliorant l’efficacité énergétique et en réduisant les émissions.
Le TSGP, un projet panafricain
Le ministre d’État a déclaré que le projet de gazoduc transsaharien (TSGP, Algérie-Niger-Nigeria) s’inscrit dans la vision de l’Algérie de consolider son rôle de plateforme régionale reliant les ressources africaines aux marchés méditerranéens et européens. Il a souligné qu’il ne s’agit pas simplement d’un corridor d’exportation de gaz, mais qu’il comporte également une dimension africaine liée à la valorisation des ressources, à la promotion de l’intégration continentale, au développement des infrastructures, à l’élargissement de l’accès à l’énergie et à la génération de retombées économiques et sociales pour les pays de transit. Mohamed Arkab a expliqué que le lien entre sécurité énergétique, sécurité hydrique et développement industriel est devenu de plus en plus crucial, notamment dans notre région. C’est pourquoi l’Algérie continue de renforcer ses capacités de dessalement d’eau de mer et d’améliorer la coordination entre les politiques relatives à l’eau, à l’énergie, à l’industrie et aux infrastructures. Cette démarche ouvre simultanément de nouvelles perspectives d’investissement dans les équipements et les solutions technologiques.
Rendez-vous incontournable
La cérémonie d’ouverture de la 14e édition du NAPEC-2026 a été présidée par le ministre d’État Mohamed Arkab, et le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, en présence notamment du président du Conseil du renouveau économique algérien (CREA), Kamel Moula, du Président-directeur général du groupe Sonatrach, Noureddine Daoudi, du président du Comité de direction de l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT), Abdelkader Cherfaoui, du président de l’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH), Amine Remini et du directeur général du groupe Sonelgaz, Nabil Kafi, ainsi que le Secrétaire général de l’Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO), Farid Ghezali.
Également de l’assistance, le président de la Chambre de commerce américaine en Algérie, Warren Murdoch, la conseillère du président de Namibie pour les affaires du pétrole et du gaz, Kornelia Shilunga, ainsi que plusieurs ambassadeurs et délégations diplomatiques et les autorités locales et de nombreux responsables, experts et professionnels du secteur de l’énergie. Les travaux se déroulent au Centre des conventions d’Oran Mohamed-Benahmed, sous le thème : « Vers une nouvelle approche du mix énergétique : de la transition énergétique à l’addition énergétique, pour garantir la sécurité énergétique, l’accessibilité des prix et la décarbonation ». Cette édition met l’accent sur l’évolution du mix énergétique et sur la recherche d’une approche permettant de concilier sécurité des approvisionnements, accessibilité de l’énergie et réduction des émissions de carbone.
M’hamed Rebah