LES PREMIERS RÉSULTATS DE L’ENQUÊTE SUR LE DRAME DE BOUMERDES RÉVÉLÉS : « Le chauffeur était sous l’emprise de stupéfiants et roulait à 121 km/h »
Le parquet général près la Cour de Boumerdès a, outre la mise en cause du conducteur du bus (décédé parmi 28 victimes) d’avoir consommé des stupéfiants, révélé que le défunt avait roulé à 121,63 km/h, alors que la vitesse autorisée était de 60 km/h sur les lieux de ce drame survenu vendredi dernier.
Les premiers éléments de l’enquête sur l’accident tragique, survenu vendredi dernier dans la wilaya de Boumerdès lorsqu’un bus en provenance de la wilaya de Sétif a quitté la chaussée pour finir sa course dans un ravin, ont été révélés, hier, par le parquet général près la Cour de Boumerdès par le biais d’un communiqué rendu public. Selon les résultats préliminaires, le chauffeur de bus décédé, Oussama Dib, a commis plusieurs infractions. D’abord, le défunt conduisait un bus lors d’un voyage touristique transportant plus de 51 passagers, nombre de places autorisées à bord. Ensuite, le défunt était sous l’emprise de plusieurs substances psychotropes. Et, troisièmement, le défunt roulait à une vitesse de plus de 120 km/h.
En effet, la Cour de Boumerdès a indiqué en introduction qu’en vertu des dispositions de l’article 11 du Code de procédure pénale, le procureur général près la même instance judiciaire informe l’opinion publique qu’un accident tragique a été enregistré le 31 juillet 2026 à neuf heures quarante minutes (9 h 40) du matin, au niveau de la Route nationale numéro 24 reliant les communes de Boumerdès et de Zemmouri au lieu-dit Al-Karma. Il s’agit d’un renversement d’un bus de transport de voyageurs en provenance de la wilaya de Sétif. Au titre du bilan de ce drame qui a choqué toute l’Algérie, le nombre de décès a grimpé à 28 personnes. Les blessés, au nombre de 36, sont toujours pris en charge au niveau de l’hôpital. Suite à cet accident, le procureur de la République près le tribunal de Boumerdès a ordonné aux services de la police judiciaire de la Gendarmerie nationale d’ouvrir une enquête préliminaire approfondie sur les circonstances de l’accident afin de déterminer précisément les responsabilités.
À la fin des investigations préliminaires, les résultats des analyses biologiques effectuées sur le cadavre du chauffeur décédé (à l’âge de 33 ans) ont révélé qu’il avait consommé plusieurs sortes de stupéfiants en plus d’avoir trouvé en sa possession (dans ses vêtements) deux comprimés de substances psychotropes. D’autre part, l’enquête a révélé que le bus transportait 64 personnes à bord alors que le nombre autorisé était de 51 passagers, chauffeur compris. Aussi, le chauffeur était mis en cause pour un excès de vitesse. Le défunt avait descendu une pente à une vitesse de 121,63 km/h, et ce malgré la présence d’un panneau de limitation de vitesse à 60 km/h.Enfin, la Cour de Boumerdès a révélé que les services de la police judiciaire de la Gendarmerie nationale, sous la direction du procureur de la République, poursuivront les investigations pour élucider les circonstances de cet accident et déterminer la responsabilité de chaque partie, soulignant que des mesures fermes seront prises à l’encontre des personnes responsables.
Farid Guellil
















































