mardi 14 juillet 2026
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NOUVEAUX BACHELIERS : L’heure des inscriptions a sonné

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À peine les résultats du baccalauréat connus, une nouvelle étape s’ouvre pour des milliers de lauréats.
À partir de demain, les nouveaux bacheliers pourront entamer les préinscriptions universitaires, première phase d’un parcours qui les conduira vers le choix de leur filière et de leur établissement d’enseignement supérieur. Après des semaines d’attente et de stress, l’heure est désormais aux projets d’avenir, avec une opération d’orientation qui mobilisera, comme chaque année, les plateformes numériques du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Parmi les principales nouveautés de cette année figure le lancement d’une application permettant de calculer avec précision la moyenne pondérée, afin d’aider les futurs étudiants à choisir leur filière. Autre innovation, le nombre de choix de spécialités passe de 10 à 12, offrant davantage de possibilités aux nouveaux bacheliers. Treize nouvelles spécialités consacrées aux métiers du futur seront ainsi proposées, notamment dans les domaines des protéines, des semences, des villes intelligentes ainsi que de l’intelligence artificielle. Un cursus d’ingénieur d’État en intelligence artificielle sera lancé avec l’objectif de former 30 000 spécialistes à l’horizon 2030. Le ministère ouvre également plusieurs nouveaux masters, notamment en technologies publiques, en interopérabilité des systèmes d’information ainsi qu’en mécanique des systèmes spatiaux. Le secteur de la santé bénéficiera lui aussi d’un important enrichissement de l’offre de formation. Parmi les nouveautés figurent une licence en hygiène et santé bucco-dentaire, un master en conseil génétique, un master en intelligence artificielle médicale, un master en bio-informatique médicale ainsi qu’un master en addictologie. Le MESRS a également annoncé l’ouverture d’une filière Pharmacie à l’université de Saïda, l’habilitation d’un master en anesthésie au sein des établissements de formation paramédicale, ainsi que la création d’un diplôme d’études de surspécialisation en médecine de précision. Dans le cadre de la diversification de l’offre de formation, le ministère a décidé de renforcer les cursus conduisant à des doubles diplômes ainsi que les parcours individualisés. 7 nouvelles offres de formation en double diplôme ont été habilitées, tandis que quatre nouvelles formations en double compétence viennent enrichir le dispositif. Parmi les nouveaux parcours individualisés figurent notamment les spécialités Patrimoine archéologique et technologies numériques ainsi que Relations internationales et stratégie énergétique. Le ministère annonce également l’ouverture de nouvelles formations dans sept universités dans le cadre du développement des doubles diplômes.

Retour sur une session du bac marquée par un net rebond
Il est a noter que cette nouvelle promotion aborde l’université avec des résultats en progression. Le taux de réussite des candidats scolarisés s’élève à 56,18 %, contre 51,57 % en 2025, soit un gain de près de cinq points. Sur les 588 611 candidats scolarisés inscrits, 327 029 ont obtenu leur diplôme. Chez les candidats libres, 97 000 admissions ont été enregistrées, représentant un taux de réussite de 43,31 %. Plus de 23 000 candidats ont décroché une mention « Très bien » ou « Excellent », dont 1 232 avec une moyenne supérieure à 18/20.

Tizi-Ouzou, Béjaïa et Jijel sur le podium
Le classement des wilayas confirme une tendance désormais bien installée. Tizi-Ouzou conserve la première place au niveau national, devant Béjaïa et Jijel. Ces trois wilayas continuent de se distinguer par la régularité de leurs performances, illustrant la qualité de l’encadrement pédagogique et la mobilisation des établissements scolaires.

Un espoir de réinsertion pour les détenus
Au-delà des statistiques nationales, la session 2026 rappelle également la dimension sociale de cet examen. Comme chaque année, des personnes détenues ont pris part aux épreuves du baccalauréat dans les établissements pénitentiaires, dans le cadre des programmes d’enseignement et de réinsertion. Pour ces candidats, l’obtention du diplôme représente bien davantage qu’une réussite scolaire : elle ouvre la voie à la poursuite d’études, à une qualification et à une meilleure préparation à la réinsertion après l’exécution de leur peine.

Célébration dans une ambiance sereine
L’annonce des résultats a, comme chaque année, donné lieu à des scènes de joie devant les lycées et dans les quartiers. Concerts de klaxons, rassemblements improvisés et retrouvailles entre camarades ont rythmé cette journée particulière pour les nouveaux bacheliers. Si quelques cortèges ont été observés dans plusieurs villes, les festivités se sont déroulées dans une ambiance globalement calme, sans incidents majeurs signalés, contrastant avec certaines éditions marquées par davantage d’exubérance.
Ania Nait Chalal

INDUSTRIE AUTOMOBILE : Bonnes performances de l’usine Fiat de Tafraoui

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Avec 8 000 voitures supplémentaires, l’Algérie, à travers l’usine Fiat de Tafraoui (Oran), a soutenu la croissance du constructeur automobile Stellantis au Moyen-Orient et en Afrique.
En effet, les livraisons du constructeur automobile Stellantis en Algérie ont progressé d’environ 8000 véhicules entre avril et juin 2026, selon un rapport des estimations de livraisons consolidées pour le deuxième trimestre 2026 publié par le groupe. Cela a compensé, indique  la même source, partiellement le recul enregistré dans plusieurs autres marchés de la région Moyen-Orient/Afrique. Le rapport fait savoir que Stellantis a enregistré une baisse estimée à 4000 unités, de ses livraisons dans la zone Moyen-Orient et Afrique, mais l’Algérie a fait exception. Par ailleurs, l’agence italienne Nova News vient d’annoncer que Stellantis a finalisé les phases techniques et industrielles préliminaires en vue du lancement de la production de la nouvelle Fiat Grande Panda sur son site de Tafraoui, près d’Oran. Cela confirme, d’après l’agence, l’accélération de la stratégie industrielle du groupe en Algérie, désignée comme l’un des principaux pôles de développement de ses activités au Moyen-Orient et en Afrique. L’annonce ouvre la voie au lancement officiel du premier modèle assemblé en Algérie selon le système CKD (Completely Knocked Down), c’est-à-dire à partir de kits de composants destinés à un assemblage local. Selon les dirigeants du groupe, ce projet va au-delà de la simple satisfaction de la demande intérieure et vise à transformer l’Algérie en un centre industriel régional, en ciblant également l’exportation d’automobiles et de composants vers d’autres marchés africains. Cette stratégie s’inscrit dans le cadre de la politique de diversification économique de l’Algérie, qui vise à renforcer le secteur manufacturier national et à attirer les investissements industriels étrangers. En avril dernier, le groupe « Stellantis » avait annoncé, dans un communiqué, le lancement de l’expansion de l’usine Fiat de Tafraoui dans le but d’augmenter le volume de production à 135.000 véhicules par an d’ici 2028. Cette nouvelle étape « placera le site de Tafraoui parmi les plus importants centres de fabrication de Stellantis en Afrique et au Moyen-Orient », avait précisé le communiqué. Il s’agit d’accompagner la montée en puissance de l’usine et de répondre à la demande du marché algérien, précise la même source. « Ce projet s’intègre dans la stratégie industrielle de Stellantis en Algérie et confirme la volonté du groupe de faire du pays un hub régional majeur », a souligné le groupe. Il est prévu que ce nouvel investissement stratégique générera plus de 1000 nouveaux emplois directs et indirects, favorisera le développement de l’intégration locale grâce à une augmentation des volumes, et offrira de nouvelles perspectives aux fournisseurs et partenaires industriels algériens, selon la même source. Pour rappel, depuis son ouverture en décembre 2023, le site Fiat de Tafraoui a connu une croissance remarquable en un temps record: le volume de production est passé de 17000 véhicules en 2024 à 53 000 en 2025. La conclusion d’un accord portant sur plusieurs pièces de d’emboutissage avec une entreprise algérienne a complété la chaîne de valeur et renforcé l’écosystème industriel, selon le communiqué qui rappelle que l’objectif est de produire 90.000 véhicules en 2026, puis jusqu’à 135.000 véhicules par an en 2028, grâce à l’expansion de l’usine. En matière de formation professionnelle, on sait que Stellantis a mis l’expertise de son département formation à disposition des enseignants techniques et des responsables pédagogiques du Centre de formation professionnelle et d’apprentissage (CFPA) de Staouéli (Alger), outre l’enrichissement des contenus de formation et des supports pédagogiques utilisés au centre, avec la possibilité d’accueillir des apprentis en stage au sein du réseau après-vente de Stellantis. Une convention de partenariat a été signée par Stellantis avec le CFPA de Staouéli, en février dernier, visant à développer les compétences et l’employabilité des jeunes dans les métiers de l’automobile. Il s’agit de rapprocher durablement la formation des besoins réels du secteur automobile.
M. R.

Qui va franchir un cap ? Cinq joueurs du Tournoi planétaire qui pourraient affoler le marché des transferts cet été

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Qui va franchir un cap ? Cinq joueurs du Tournoi planétaire qui pourraient affoler le marché des transferts cet été

Pour de nombreux joueurs, le Championnat du monde ne représente pas seulement une course au trophée. C’est aussi une occasion unique de se faire remarquer. Une belle performance sur la plus grande scène du football mondial peut rapidement ouvrir les portes d’un championnat majeur.

Les recruteurs suivent chaque rencontre avec attention, et leurs clubs sont prêts à investir plusieurs dizaines de millions de dollars dans les joueurs qui ont prouvé leur valeur sur la scène internationale.

Pour les passionnés de football en Algérie, nous avons préparé cet aperçu MelBet consacré à cinq joueurs dont la carrière pourrait très bientôt prendre un nouveau tournant.

Ibrahim Maza, Algérie

Même s’il n’a pas été directement décisif, le milieu de terrain a été le principal moteur offensif de notre sélection. La plupart des attaques placées passaient par lui. Ibrahim Maza a réalisé le plus grand nombre de dribbles réussis lors de la phase de groupes. Face à l’Autriche, il a même affiché un bilan parfait : six dribbles réussis sur six tentés. À noter que, dans l’histoire du Tournoi planétaire, seul Eden Hazard a fait mieux lors d’un même match, avec sept dribbles réussis face au Brésil en 2018.

Maza figurait déjà sur les tablettes de plusieurs grands clubs avant le tournoi. Ses performances ont désormais confirmé aux recruteurs qu’il était prêt à évoluer au plus haut niveau. Manchester City, Chelsea, Barcelone, Arsenal et Tottenham compteraient parmi les clubs intéressés. La Juventus FC, partenaire régional officiel de la société internationale MelBet dans la région MENA et en Afrique, aurait également suivi son profil.

Ayyoub Bouaddi, Maroc 

L’un des plus jeunes joueurs du tournoi s’est parfaitement illustré avec la sélection marocaine. Titulaire dès les premiers matchs, il a impressionné par son calme et sa maîtrise. Face au Brésil, Ayyoub Bouaddi s’est sorti avec une facilité remarquable du pressing de joueurs expérimentés, donnant parfois l’impression d’évoluer à ce niveau depuis déjà dix ans. Maturité, potentiel, polyvalence et régularité – autant de qualités pour lesquelles les plus grands clubs sont toujours prêts à investir des sommes considérables. Le Real Madrid, Manchester City, Manchester United, le Bayern Munich, Barcelone, le PSG et Arsenal seraient tous sur les rangs.

Johan Manzambi, Suisse 

À 20 ans, le milieu de terrain est devenu le plus jeune joueur de l’histoire du Tournoi planétaire à totaliser cinq contributions décisives. Il avait pourtant commencé le tournoi sur le banc. Mais un doublé inscrit en seulement 19 minutes face à la Bosnie-Herzégovine, suivi d’un but et d’une passe décisive contre le Canada, l’a rapidement propulsé parmi les principaux atouts de son équipe.

Auteur d’une excellente saison en club avec Fribourg, il avait déjà attiré l’attention de Manchester United, du Bayern Munich, de Naples, du PSG, de Chelsea et d’Arsenal avant le début du tournoi. Newcastle serait désormais le mieux placé pour le recruter.

Crysencio Summerville, Pays-Bas

Relégué de Premier League avec West Ham, il pourrait néanmoins voir sa carrière prendre un nouveau tournant grâce au Championnat du monde. Le match face au Japon a marqué ses débuts avec la sélection néerlandaise, et il en a profité pour trouver immédiatement le chemin des filets. Lors de la rencontre suivante contre la Suède, il a de nouveau marqué avant de délivrer une passe décisive. Son bilan total dans le tournoi organisé en Amérique du Nord s’élève désormais à deux buts et deux passes décisives. Manchester United et Chelsea seraient prêts à investir 50 millions de livres sterling pour s’attacher les services de l’ailier.

Mostafa Ahmed Shobeir, Égypte

Le gardien a réalisé une phase de groupes solide, mais sa prestation face à l’Argentine a véritablement marqué les esprits. En première période, il a multiplié les arrêts exceptionnels, allant même jusqu’à repousser un penalty de Lionel Messi. La Real Sociedad, Gérone et Troyes figureraient parmi les clubs intéressés par le gardien égyptien. Benfica aurait également suivi sa situation par le passé.

Shobeir a sans aucun doute intégré les listes de recrutement de nombreux clubs. Même si aucun transfert ne se concrétise dans les prochaines semaines, ses progrès continueront d’être suivis de près.

Les grands tournois internationaux constituent traditionnellement la meilleure vitrine pour les joueurs qui souhaitent se mesurer aux meilleurs adversaires et faire grimper leur valeur sur le marché des transferts.

JoueurValeur sur Transfermarkt, EUR 
Ibrahim Maza45 millions
Ayyoub Bouaddi50 millions
Johan Manzambi50 millions
Crysencio Summerville35 millions
Mostafa Ahmed Shobeir1,2 million

Le parcours de l’Algérie au Championnat du monde attirera sans doute encore davantage l’attention des grands clubs sur nos joueurs. Outre Ibrahim Maza, Farès Chaïbi, Anis Hadj Moussa, Jaouen Hadjam et d’autres pourraient eux aussi relever un nouveau défi prochainement.

Les matchs décisifs et les performances individuelles les plus marquantes restent encore à venir. Tu peux les suivre aux côtés de Yassine Mouloud, l’un des créateurs de contenu lifestyle les plus connus d’Algérie et ambassadeur de MelBet. Sur son compte Instagram, il continue de partager ses analyses des rencontres et de revenir sur les principales révélations du tournoi.

Comment choisir une plateforme fiable pour tes pronostics sportifs ?

De nombreux supporters algériens qui souhaitaient vivre leur passion pour le football encore plus intensément ont sans doute déjà été déçus par une plateforme de pronostics sportifs qui ne tenait pas ses promesses. Après une telle expérience, les utilisateurs se fient moins aux slogans accrocheurs et accordent davantage d’importance à la fiabilité réelle du service.

La rapidité de traitement des transactions, la stabilité et la sécurité figurent parmi les principaux critères à prendre en compte. Ce n’est qu’une fois ces différents points vérifiés que tu peux profiter pleinement des matchs.

C’est notamment pour cette raison que de nombreux Algériens choisissent la plateforme MelBet. Présente sur le marché international depuis plus de 15 ans, la marque a gagné la confiance de nombreux utilisateurs dans le monde entier. L’entreprise veille à la protection des fonds et à la confidentialité des données personnelles. Les utilisateurs peuvent consulter à l’avance l’ensemble des conditions liées aux retraits et aux dépôts MelBet. Les transactions sont traitées dans les délais clairement annoncés et sans frais cachés.

Les utilisateurs algériens peuvent également profiter de solutions de paiement populaires, notamment Baridi Mob et Binance Pay. Le service client MelBet accompagne les utilisateurs en arabe et en français, à toute heure du jour et de la nuit, pour répondre rapidement à leurs questions.

Le football procure les plus belles émotions lorsque tu n’as pas à te soucier de problèmes techniques ni de la sécurité de tes fonds. Toute ton attention peut alors rester là où elle doit être : sur ce qui se passe sur le terrain.

MARCHÉ GAZIER : L’Algérie à la première place en Espagne

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Les données d’Enagás, le gestionnaire du réseau gazier espagnol, indiquent que l’Algérie a conservé sa position de premier fournisseur de gaz à l’Espagne au cours du premier semestre 2026, en captant 33,9 % des importations totales du marché espagnol.
Plus précisément, selon les mêmes données, les exportations algériennes vers l’Espagne, de janvier à juin 2026, ont atteint environ 64,23 térawattheures (TWh), en hausse par rapport à la même période en 2025 (61,57 TWh). Dans le détail : ces livraisons se composaient de 59,63 TWh de gaz naturel et de 4,59 TWh de gaz naturel liquéfié (GNL), devançant ainsi les États-Unis (29,4 %) et la Russie (19,7 %). En juin, l’Algérie a été le premier fournisseur de gaz de l’Espagne, avec 10 460 gigawattheures (GWh) fournis (40,3 %) ; la Russie a dépassé les États-Unis en termes d’exportations de gaz vers l’Espagne et devient le deuxième fournisseur. Les États-Unis ont glissé à la troisième place avec une part de marché de 12 % ; le Nigéria arrivait en quatrième position, fournissant 11,7 % du total. En mai dernier, l’Algérie s’est repositionnée à la première place parmi les exportateurs de gaz vers l’Espagne, avec une part de 42,6 %, totalisant 13,37 térawattheures, contre 8,14 térawattheures au cours du même mois de 2025. Les spécialistes ont fait constater que cette performance confirme la fiabilité et la compétitivité du gaz algérien sur le long terme, acheminé principalement via le gazoduc Medgaz qui relie directement Beni Saf à Almería. La position de leader occupée par l’Algérie sur le marché gazier espagnol  est confortée par le réchauffement des relations entre les deux pays entamé depuis quelques mois après une période de tension aujourd’hui dépassée. Pour rappel, en mars dernier, le ministre des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération du Royaume d’Espagne, José Manuel Albares Bueno, en visite à Alger, avait souligné, dans une déclaration à l’issue de l’audience que lui avait accordée le président Abdelmadjid Tebboune, que l’Algérie est un « partenaire stratégique » et un « ami » avec lequel l’Espagne entretient des relations humaines et des intérêts communs, notamment en matière de stabilité en Méditerranée et en Afrique. Le ministre espagnol avait évoqué le caractère privilégié des relations avec l’Algérie, « un pays voisin avec lequel nous partageons des liens étroits ». Au plan économique, « en 2025, le volume des échanges a atteint 8,5 milliards d’euros », avait-il rappelé, ajoutant que les exportations de l’Espagne vers l’Algérie ont « triplé l’année dernière par rapport à l’année précédente ».

Le gaz algérien sur le marché européen
Les données publiées début juillet par l’Autorité italienne de régulation de l’énergie, des réseaux et de l’environnement (ARERA) dans son rapport annuel 2025 ont fait ressortir la première place occupée par l’Algérie parmi les fournisseurs de gaz naturel de l’Italie. En effet, la part  de l’Algérie dans les importations italiennes est de 36,1 % avec un  volume d’environ 22,2 milliards de mètres cubes de gaz algérien durant l’année 2025. Dernièrement, la livraison de la première cargaison de GNL à destination de l’Allemagne, a confirmé que le Groupe Sonatrach est engagé dans une stratégie de diversification de ses exportations gazières. Des informations récentes sur le marché européen du gaz publiées par l’Energy Research Unit basée à Washington et par le Forum des pays exportateurs de gaz ont indiqué que l’Algérie est un acteur majeur dans ce marché. Un rapport examiné par l’Energy Research Unit avait montré que l’Algérie a été le principal moteur de l’augmentation des importations européennes de gaz par gazoduc qui ont continué d’enregistrer une croissance annuelle depuis début 2026. Un autre rapport publié par le Forum des pays exportateurs de gaz a noté que l’Algérie a été le principal fournisseur africain de gaz à l’Europe, assurant environ 17,4 % des importations de gaz de l’Union Européenne transportées par gazoduc, via le gazoduc Medgaz vers l’Espagne et le gazoduc Transmed à travers l’Italie, en plus de sa contribution à l’augmentation des importations européennes de GNL.
M’hamed Rebah

CONCOURS DE RECRUTEMENT DANS LE SECTEUR DE L’ÉDUCATION  : Plus de 29 000 postes à pourvoir

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Le ministère de l’Éducation nationale a annoncé, hier, l’ouverture d’un concours de recrutement sur épreuves en vue de l’accès à une formation spécialisée dans plusieurs corps du secteur de l’éducation, au titre de l’année 2026. Cette vaste opération prévoit
26 209 postes répartis à travers l’ensemble du territoire national.  Selon le communiqué du ministère, « le concours concerne les grades de surveillant d’éducation, éducateur spécialisé en soutien pédagogique, conseiller analyste en orientation et en guidance scolaire et professionnelle, intendant, intendant adjoint, attaché principal de laboratoire et conseiller en nutrition scolaire ». La répartition des postes ouverts est la suivante : 16 601 postes d’éducateur spécialisé en soutien pédagogique ; 5 628 postes de surveillant d’éducation ;
1 510 postes d’attaché principal de laboratoire ; 1 053 postes d’intendant adjoint ; 760 postes d’intendant ; 603 postes de conseiller analyste en orientation et en guidance scolaire et professionnelle ; 54 postes de conseiller en nutrition scolaire, a précisé la même source.

Les épreuves écrites fixées au 26 septembre prochain 
Les épreuves écrites du concours sont fixées au 26 septembre 2026. Les inscriptions et le dépôt des dossiers de candidature se feront exclusivement en ligne, via la plateforme numérique du secteur de l’éducation. Les candidats disposent d’un délai de 15 jours à compter de la date de la première publication de l’annonce dans la presse écrite, soit le lundi 13 juillet 2026, pour remplir le formulaire électronique d’inscription selon les postes ouverts. Dans ce cadre, le dossier de candidature doit comprendre notamment une copie de la carte nationale d’identité, une copie du diplôme ou du titre exigé accompagnée du relevé de notes du parcours scolaire ou de formation, ainsi qu’une copie du document justifiant la situation du candidat vis-à-vis du service national. Les convocations individuelles aux épreuves écrites seront retirées depuis la plateforme numérique et préciseront la date ainsi que le lieu de déroulement des examens. La date de l’épreuve orale sera fixée ultérieurement. Les résultats du concours pourront être consultés par les candidats sur la plateforme numérique après leur publication officielle par le ministère de l’Éducation nationale.
L. Z.

PROTECTION DES DONNÉES PERSONNELLES : Les institutions sécuritaires renforcent leur cadre juridique

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Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, a présidé hier l’ouverture des travaux d’une journée d’étude consacrée aux « dispositions de la loi relative à la protection des personnes physiques dans le domaine du traitement des données à caractère personnel et son impact sur l’activité sécuritaire ». 
Organisée par la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) à l’École supérieure de police « Ali Tounsi » à Alger, cette rencontre a réuni plusieurs hauts responsables et représentants des secteurs concernés par la protection des données personnelles et la transformation numérique. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du ministre de la Justice, garde des Sceaux, Lotfi Boudjemaa, du président de l’Autorité nationale de protection des données à caractère personnel (ANPDP), Samir Bourahel, du directeur général de la Sûreté nationale, Ali Badaoui, ainsi que d’un représentant de la Direction générale de l’Agence de sécurité des systèmes informatiques relevant du ministère de la Défense nationale. 
Des cadres supérieurs des secteurs de l’Intérieur, de la Justice, de l’Autorité nationale de protection des données à caractère personnel et de la DGSN ont également pris part aux travaux, en présentiel ou par visioconférence. Cette journée d’étude vise à examiner les dimensions opérationnelles et organisationnelles du nouveau dispositif juridique encadrant le traitement des données à caractère personnel. Les participants ont notamment abordé les moyens de renforcer la conformité aux dispositions de la loi 18-07, modifiée et complétée par la loi 25-11, dans un contexte marqué par l’accélération de la transformation numérique. Les débats ont également porté sur les enjeux liés à la protection des données personnelles dans les pratiques administratives et sécuritaires, avec l’objectif d’assurer un équilibre entre les impératifs de modernisation des services publics et les exigences de respect des droits des citoyens. 
La rencontre a constitué un espace d’échange d’expertises et de réflexion entre les différentes institutions concernées, à travers plusieurs sessions scientifiques et interventions spécialisées consacrées aux aspects juridiques, réglementaires et pratiques de la législation en vigueur. Les travaux devaient aboutir à une série de recommandations visant notamment à élaborer un guide d’orientation unifié destiné à encadrer les procédures administratives, sécuritaires et judiciaires relatives au traitement des données à caractère personnel.
A. N.

LE DÉPUTÉ JEAN-PAUL LECOQ INTERPELLE SEBASTIEN LECORNU À L’OCCASION DE LA VISITE DE CE DERNIER AU MAROC : « Intervenir en faveur des détenus politiques sahraouis »

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Le député français Jean-Paul Lecoq, élu de Seine-Maritime, a adressé une lettre au Premier ministre Sébastien Lecornu, l’appelant à intervenir directement auprès des autorités marocaines en faveur des prisonniers politiques sahraouis. Cette lettre intervient dans le contexte de la visite officielle de Sébastien Lecornu au Maroc, prévue ces mercredi et jeudi.
Dans ce courrier daté du 10 juillet, le parlementaire souligne que ce déplacement — la première visite officielle à l’étranger du nouveau Premier ministre — constitue, selon lui, une occasion de rappeler l’attachement de la France au respect des droits humains, des libertés fondamentales et du droit international. Il y insiste sur le fait que la France, en tant que partenaire international, se doit d’incarner ces valeurs dans ses relations bilatérales, et non de les reléguer au second plan derrière des considérations économiques ou stratégiques. Le député évoque en particulier la situation des détenus du groupe dit de Gdeim Izik, condamnés à de lourdes peines à l’issue de procès que plusieurs instances internationales ont qualifiés d’inéquitables. Il rappelle que plusieurs de leurs dossiers ont fait l’objet de décisions du Comité des Nations unies contre la torture (CAT), concernant des aveux qui auraient été obtenus sous la contrainte. Selon le texte de la lettre, quatre nouvelles décisions rendues publiques le 20 mai dernier réaffirmeraient le caractère systémique de la torture évoquée et l’urgence, selon lui, d’une libération des personnes concernées — des qualifications qui restent, il faut le souligner, celles portées par l’auteur de la lettre et les organisations qu’il cite, et non un constat établi de façon indépendante par un tribunal international.

Le cas Naâma Asfari au cœur de l’appel
Le député attire particulièrement l’attention sur la situation de Naâma Asfari, membre du groupe Gdeim Izik et vice-président du Comité sahraoui pour le respect des libertés et des droits de l’Homme (CORELSO), qui a entamé une grève de la faim le 8 juin, précédée de trois grèves d’avertissement au mois de mai. Selon les informations relayées par plusieurs sources sahraouies, il en serait aujourd’hui à plus d’un mois de jeûne — le 36ᵉ jour au moment des communiqués évoqués — incarcéré à la prison de Kénitra, présentée comme un établissement où les conditions de détention seraient particulièrement dégradées. Sa demande, selon la lettre, porterait sur l’application de l’avis n°23/2023 du Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire. Cet avis, adopté le 27 mars 2023, qualifie la détention des prisonniers de Gdeim Izik — détenus depuis les événements de 2010 — d’arbitraire, et recommande plusieurs mesures : une libération immédiate et inconditionnelle, une indemnisation des personnes concernées, l’ouverture d’une enquête indépendante sur les allégations de torture, l’amélioration des conditions de détention, l’accès à des soins médicaux appropriés, ainsi que le transfert des détenus vers des établissements pénitentiaires situés plus près de leurs familles — en attendant leur libération définitive. Jean-Paul Lecoq demande donc à Sébastien Lecornu de plaider personnellement, lors de son déplacement, pour la mise en œuvre de ces recommandations auprès des autorités marocaines. Une lettre similaire a été adressée à Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, élargissant ainsi la portée de la démarche au-delà du seul chef du gouvernement. Le texte insiste également sur la situation personnelle de Naâma Asfari, marié à une ressortissante française, Claude Mangin-Asfari, elle-même militante des droits humains. Selon les éléments relayés, celle-ci se verrait interdire l’entrée sur le territoire marocain depuis 2016, et n’aurait plus été autorisée à rendre visite à son mari depuis 2018 — une situation dénoncée comme relevant d’un traitement discriminatoire à l’encontre du couple.

Un rappel de la position du député sur le Sahara occidental
Le parlementaire réitère par ailleurs son opposition à la reconnaissance, annoncée par la présidence française en 2024, d’une souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. Il estime cette position incompatible avec le droit international et considère qu’elle marque une rupture avec la ligne d’équilibre historiquement défendue par Paris entre le Royaume du Maroc et le Front Polisario, présenté par ce dernier comme le représentant légitime et unique du peuple sahraoui — une qualification qui, rappelons-le, ne fait pas consensus et reste débattue sur le plan diplomatique international.

Mobilisation côté sahraoui
En parallèle de cette démarche parlementaire, une tribune de solidarité a été organisée par l’unité politico-administrative dite « Chahid El Hafed » dans les territoires sous administration de la République arabe sahraouie démocratique (RASD). L’événement s’est tenu en présence du Premier ministre Bachraya Hamoudi Bayoun ainsi que du ministre chargé des Territoires occupés et de la Communauté, Mohamed Mami Al-Tamek Ould Salek, entouré de membres du gouvernement, du Conseil national et de représentants d’organisations de défense des droits humains. Dans son intervention, le ministre a qualifié la grève de la faim menée par Naâma Asfari et ses codétenus d’exemple de sacrifice au service de la dignité, de la liberté et de l’indépendance, appelant à l’unité et à l’intensification de la mobilisation. Il a également rappelé le parcours carcéral du détenu, évoquant une disparition forcée initiale après les événements du camp de Gdeim Izik, suivie de plusieurs grèves de la faim successives dans différents établissements pénitentiaires, et plus de quinze années de détention. Un communiqué diffusé par cette même unité, sous le titre évocateur de « cri de dignité et appel urgent pour sauver la vie du prisonnier Naâma Asfari », a dénoncé les conditions de détention des prisonniers de Gdeim Izik, évoquant selon ses propres termes des actes « relevant de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité » — une qualification portée par les auteurs du texte, qu’il convient de rapporter comme telle et qui n’a pas été établie par une instance judiciaire internationale compétente. Le communiqué a exprimé sa reconnaissance envers plusieurs organisations internationales, parmi lesquelles Front Line Defenders, l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT-France), ainsi qu’envers des municipalités françaises — Évry-Courcouronnes, Vitry-sur-Seine et Gonfreville-l’Orcher — ayant fait de Naâma Asfari un « citoyen d’honneur », et envers deux parlementaires italiens cités nommément dans le texte. L’unité a conclu son communiqué par un appel adressé aux Nations Unies et au Comité international de la Croix-Rouge, les invitant à une intervention immédiate pour éviter, selon ses termes, une catastrophe humanitaire.

Tensions supplémentaires en détention
Le texte fait également état de mesures disciplinaires visant deux autres détenus, Hassan Daha et Ahmed Sbai, à la prison centrale de Kénitra. Ces mesures, qui pourraient déboucher sur des sanctions allant jusqu’à la mise à l’isolement selon les sources sahraouies, seraient intervenues au lendemain d’un rassemblement organisé par des familles de prisonniers civils sahraouis devant la délégation générale à l’administration pénitentiaire à Rabat. Selon la Ligue de protection des prisonniers sahraouis, ces mesures disciplinaires feraient suite à un refus des deux détenus de se soumettre à une fouille jugée humiliante, lors de leur transfert en vue de passer des examens universitaires. Les familles concernées appellent, selon la même source, la communauté internationale et les organisations de défense des droits humains à intervenir, ainsi que les mécanismes onusiens compétents à dépêcher des missions d’établissement des faits dans les prisons marocaines, et réclament la libération immédiate et inconditionnelle de l’ensemble des détenus sahraouis, présentés par cette organisation comme des prisonniers d’opinion.
M. Seghilani

CAMPAGNES DE SENSIBILISATION CONTRE LES INCENDIES À TRAVERS LE PAYS : « Attention, on ne joue pas avec le feu »

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Sur tout le territoire national, la mobilisation ne faiblit pas. Les campagnes de sensibilisation pour prévenir les incendies de forêts et des récoltes agricoles se poursuivent à un rythme soutenu dans plusieurs wilayas du pays, a indiqué un communiqué du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports. Ces campagnes, menées en exécution des instructions du ministre du secteur Saïd Sayoud, sont supervisées par les autorités locales et les services de la Protection civile, avec la participation des différents secteurs et organismes concernés, afin de « limiter les causes des incendies et d’ancrer les comportements préventifs chez les citoyens », a précisé la même source. Ces actions comprennent l’organisation de journées d’information et de rencontres de proximité, ainsi que des actions de sensibilisation sur le terrain au profit des agriculteurs, des habitants des zones forestières et des visiteurs des espaces naturels, au cours desquelles des conseils et des orientations y sont fournis concernant les moyens de prévention des incendies ainsi que les mesures à suivre pour éviter leur déclenchement ou limiter leur propagation. Dans cette optique les opérations de distribution de dépliants et d’affiches de sensibilisation sont intensifiées, et divers moyens d’information et de communication ainsi que les réseaux sociaux sont également exploités afin de diffuser les messages de prévention, tout en insistant sur l’importance de signaler immédiatement tout incendie ou tout comportement susceptible d’en provoquer, afin de favoriser une intervention rapide et de limiter les dégâts. Ces campagnes s’inscrivent dans le cadre de « l’approche préventive » adoptée par les pouvoirs publics, visant à faire du citoyen « un partenaire essentiel dans la protection de la richesse forestière et des récoltes agricoles, ainsi que dans le renforcement de la conscience collective quant à l’importance de préserver les ressources naturelles et les biens, en sus de renforcer la sécurité alimentaire du pays », a conclu le communiqué.
L. Zeggane 

AGRICULTURE, ÉLEVAGE ET PÊCHE : Des filières vitales en ruines à Ghaza

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Le secteur agricole de la bande de Ghaza a subi des pertes estimées à près de 3,49 milliards de dollars en raison des destructions massives provoquées par la guerre, entraînant un effondrement quasi total de l’appareil de production agricole et affectant plus de 85 % des composantes du secteur.
Dans un communiqué publié lundi, le ministère de l’Agriculture de Ghaza a indiqué que les pertes se répartissent entre 1,90 milliard de dollars de dommages directs et 1,59 milliard de dollars de dommages indirects, soulignant que les infrastructures agricoles ont été dévastées à une échelle sans précédent. Le ministère précise que le secteur de la production végétale a enregistré une chute drastique de ses capacités, compromettant gravement l’approvisionnement alimentaire local. Sur les 182.247 dunums de terres agricoles recensés dans la bande de Ghaza, 158.909 dunums ont été endommagés, soit un taux de destruction de 87,1 %. La guerre a également provoqué l’effondrement quasi total du réseau d’irrigation. Environ 8.700 puits agricoles ont été entièrement mis hors service, tandis que 3.828 bassins de rétention d’eau ont été endommagés et 1.371 kilomètres de conduites destinées au transport de l’eau agricole détruits. Le secteur de l’élevage figure parmi les plus durement touchés, avec un taux de destruction estimé à 90,3 %. Plus de 5.450 exploitations d’élevage de ruminants et près de 2.300 fermes avicoles ont subi d’importants dégâts. Selon le ministère, le conflit a également entraîné la mort de 69.000 têtes de bétail et de 2,79 millions de volailles, ainsi que la destruction de 28.400 ruches. Le secteur de la pêche n’a pas été épargné. Les autorités font état de la destruction ou de l’endommagement de 1.674 embarcations et moyens de pêche, de sept fermes aquacoles, de près de 450 bassins à double usage, ainsi que du seul centre d’alevinage de la bande de Ghaza. Les infrastructures agricoles ont, elles aussi, subi de lourdes pertes. Le ministère recense la destruction de 93 pépinières agricoles, 18 couvoirs, ainsi que 134 chambres froides destinées au stockage des produits agricoles. Les centres gouvernementaux, les laboratoires vétérinaires, les stations expérimentales, les installations de traitement des eaux ainsi que les ports de pêche et leurs infrastructures de services ont également été gravement endommagés. Le ministère estime que cette destruction généralisée a paralysé presque totalement le système de production agricole et provoqué une forte détérioration de la sécurité alimentaire dans la bande de Ghaza. Des milliers de familles ont perdu leur principale source de revenus, accentuant leur dépendance à l’égard de l’aide humanitaire dans un contexte de dégradation continue des conditions de vie. Face à cette situation, les autorités agricoles ont lancé un appel à la communauté internationale, aux agences des Nations unies et aux bailleurs de fonds afin qu’ils interviennent en urgence pour soutenir la relance du secteur agricole, réhabiliter les infrastructures détruites et permettre aux agriculteurs, aux pêcheurs et aux éleveurs de reprendre leurs activités. Le ministère rappelle enfin que ces pertes s’inscrivent dans un bilan économique plus large. Le Bureau gouvernemental de l’information avait précédemment estimé que la guerre menée contre la bande de Ghaza depuis plus de 1.000 jours avait déjà provoqué des pertes directes d’environ 80 milliards de dollars, dont 34 milliards dans le secteur du logement, 6 milliards dans le secteur de la santé, 6 milliards dans les services publics et les municipalités, auxquels s’ajoutent des dommages considérables touchant l’ensemble des secteurs économiques et productifs.
M. Seghilani

SERVICES DE TRANSPORT AÉRIEN : L’Algérie et le Mozambique signent un accord de coopération

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Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, a reçu hier le ministre mozambicain des Transports et de la Logistique, João Matlombe, accompagné de la délégation qui l’accompagne. Selon un communiqué du ministère, les travaux de cette rencontre ont été couronnés par la signature d’un accord sur les services de transport aérien entre les deux pays. Au cours des discussions, Sayoud a salué le dynamisme du secteur des transports en Algérie sous ses différentes formes, grâce à l’attention particulière accordée par le président de la République à ce secteur stratégique. Cela s’est traduit notamment par les grands projets de développement du réseau ferroviaire, avec en tête la ligne minière ouest reliant Gara Djebilet, Béchar et Oran, la ligne minière est, ainsi que le projet de la ligne Alger-Tamanrasset. En plus du programme ambitieux visant à renforcer la flotte d’Air Algérie avec de nouveaux avions, reflétant la volonté nationale de développer et de moderniser le système de transport. Sayoud a également passé en revue les expertises et les capacités dont dispose l’Algérie dans les différents domaines du transport, que ce soit en termes d’infrastructures ou de compétences nationales assurant la gestion des différentes installations du secteur, ainsi que l’expérience algérienne dans les systèmes modernes de transport urbain. Il a souligné la disponibilité de l’Algérie à échanger son expertise et à partager son expérience avec le Mozambique, particulièrement dans le domaine de la formation des ressources humaines, et à mettre les capacités nationales au service des projets de coopération commune, afin de contribuer au développement du secteur du transport et de la logistique et de concrétiser un partenariat fructueux au bénéfice des deux pays. De son côté, le ministre du Mozambique a salué les réalisations accomplies par l’Algérie dans le secteur des transports, exprimant l’intérêt de son pays à bénéficier de cette expérience et affirmant sa volonté de renforcer la coopération bilatérale au service des intérêts communs des deux pays. En conclusion de la rencontre, les deux parties ont réitéré leur engagement à poursuivre le travail commun et à renforcer les relations de coopération, ce qui reflète une volonté commune de hisser au plus haut niveau le partenariat bilatéral dans le domaine du transport et de la logistique. Il serait utile de souligner que cette rencontre s’est déroulée en présence du secrétaire général du ministère, du PDG d’Air Algérie, du DG de la Marine marchande et des Ports, du DG de l’Agence nationale de l’aviation civile ainsi que du DG de la Mobilité et de la Logistique.  Les discussions ont porté sur les perspectives de coopération entre l’Algérie et le Mozambique dans les domaines du transport, de la logistique et des infrastructures, dans le cadre du renforcement des relations bilatérales entre les deux pays. Il est bon de rappeler dans ce contexte que le président de la République du Mozambique, Filipe Jacinto Nyusi, avait effectué une visite de travail et d’amitié en Algérie, septembre dernier. Àcet effet, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait coprésidé, avec son homologue mozambicain, une cérémonie de signature de plusieurs accords de coopération entre les deux pays.
Ania N.

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