mardi 29 septembre 2026
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DÉVELOPPEMENT TOUS AZIMUTS : L’Algérie compte sur ses scientifiques

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Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, estime que le niveau de développement actuel en Algérie appelle à la contribution de ses scientifiques où qu’ils se trouvent pour permettre au pays de se propulser là où il mérite d’être.
« C’est un grand honneur pour moi de vous rencontrer. Vous êtes l’élite de l’élite du pays dans tous les domaines », s’est adressé le président Tebboune, dimanche, aux membres du Haut conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger, qu’il a accuillis au palais d’El Mouradia, soulignant que « le niveau de développement actuel en Algérie appelle la contribution de ses scientifiques où qu’ils se trouvent ». « Le pays se développe grâce à ses enfants et à ses diplômés universitaires », a ajouté le Président, rappelant que l’Algérie est « un pays très jeune comparé à l’Europe, puisque les jeunes de moins de 40 ans représentent plus de 70% de la population ». « Ce que nous sommes en train de semer va tenir au moins une vingtaine ou une trentaine d’années pour permettre à l’Algérie de se propulser là où elle mérite d’être, par rapport à l’ambition de ses enfants », a conclu le président de la République.
En retour, les scientifiques algériens ont exprimé leur satisfaction de cette initiative présidentielle. « S’appuyer sur nos scientifiques ». C’est le message central porté ainsi par le professeur Elias Zerhouni, coordinateur du Haut Conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger, à l’issue de sa rencontre avec le président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Pour lui, l’Algérie dispose désormais des compétences et des moyens nécessaires pour franchir une nouvelle étape de son développement, à condition de mobiliser pleinement son potentiel scientifique, aussi bien à l’intérieur du pays qu’au sein de sa diaspora.
Elias Zerhouni a fait état de la « conviction du président de la République que l’Algérie a aujourd’hui besoin d’un véritable décollage dans différents domaines, en s’appuyant sur ses scientifiques, aussi bien ceux établis dans le pays que ceux vivant à l’étranger ». « Nous avons les moyens de le faire et notre pays est prêt pour cette étape », a-t-il affirmé, mettant en avant la richesse des compétences algériennes et la nécessité de les orienter vers les priorités nationales. Cette ambition a été également soulignée par Abdelmadjid Tebboune lors de sa rencontre avec les membres du Haut Conseil. Le chef de l’État a estimé que le niveau de développement atteint par l’Algérie impose désormais une implication accrue de ses scientifiques, « où qu’ils soient », dans l’accompagnement d’une nouvelle phase de développement. « C’est un grand honneur pour moi de rencontrer l’élite de l’élite de notre pays dans différents domaines », a déclaré le président de la République, mettant en avant le rôle des compétences scientifiques dans la construction de l’avenir national.

Une feuille de route pour passer à l’action
Pour Elias Zerhouni, l’enjeu est désormais de transformer les échanges en projets concrets. Il a annoncé la préparation d’une feuille de route qui sera soumise au président de la République, avec l’objectif de mettre en place une organisation « agile » et adaptée aux besoins prioritaires du pays. Cette démarche devrait s’articuler autour de deux étapes. La première consiste à « comprendre l’écosystème, apprendre et écouter », afin d’identifier les besoins et les priorités nationales. La seconde devra permettre de définir des programmes à travers lesquels les compétences scientifiques, techniques et entrepreneuriales algériennes établies à l’étranger pourront apporter une contribution concrète. « Malgré sa qualité, ce Conseil ne pourra pas couvrir tous les sujets », a relevé Zerhouni, estimant que l’ensemble de la communauté scientifique, technique et entrepreneuriale algérienne à l’étranger constitue un réservoir d’expertise susceptible d’être davantage mobilisé.

De l’expertise aux projets
À travers cette démarche, le Haut Conseil entend renforcer les passerelles entre les chercheurs algériens, les universités, les institutions et les acteurs économiques. L’instance est notamment appelée à formuler des propositions sur des projets d’importance nationale, à évaluer leur pertinence scientifique et technologique, à favoriser la circulation des savoirs et à assurer une veille sur les technologies de pointe et émergentes. La première session du Haut Conseil s’est tenue à Alger en présence de scientifiques et d’experts algériens établis à l’étranger, ainsi que de représentants de secteurs ministériels et d’entreprises. Sa mise en place traduit la volonté d’inscrire la mobilisation de la diaspora scientifique dans un cadre institutionnel durable. Pour Elias Zerhouni, la priorité est désormais de passer à l’action : identifier les besoins, définir les programmes et mettre l’expertise des compétences algériennes, où qu’elles se trouvent, au service des ambitions nationales. « Nous avons les moyens de le faire et notre pays est prêt pour cette étape », a-t-il réaffirmé.
M. Seghilani

BOUSLIMANI EXHORTE LES MÉDIAS : « Contrecarrer la cyberguerre qui vise l’unité nationale est un devoir »

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Une journée d’étude intitulée « Médias et élections locales 2026 : vers une couverture professionnelle, responsable et transparente » a été organisée, hier, à Aller, sous l’égide du ministère de la Communication et de l’Autorité nationale indépendante des élections.
Dans une allocution prononcée à l’ouverture de cet événement, le ministre de la Communication, Mohamed Bouslimani, a, d’emblée, affirmé que les médias nationaux étaient engagés à soutenir et à accompagner les efforts de l’État à l’occasion des élections locales fixées au 28 novembre prochain, et ce à travers une couverture qu’il a qualifiée de « professionnelle, intègre et responsable ». Pour Bouslimani, les médias nationaux « ont toujours fait preuve d’engagement professionnel et de sens patriotique dans le soutien et l’accompagnement des efforts de l’État, marquant ainsi leur présence effective dans la couverture des différents événements nationaux, y compris les élections », soulignant que l’importance d’une couverture médiatique professionnelle du processus électoral « dépasse aujourd’hui le cadre de la simple pratique professionnelle pour s’élever au rang de devoir national, dans un contexte marqué par des guerres électroniques ciblées et systématiques visant à attiser les discordes et à détourner les jeunes de la mobilisation nationale ».
De ce fait, les médias nationaux, estime-t-il, « sont conscients du poids de leur responsabilité et de leur contribution à relever des défis actuels de grande importance, notamment en rehaussant le niveau de sensibilisation des citoyens et en consolidant la relation de confiance entre le citoyen et l’administration, outre la mise en valeur des réalisations enregistrées et le renforcement de la place qui revient à l’Algérie dans les espaces régional et international ».
S’exprimant sur le thème choisi à cette journée, Bouslimani a fait observer qu’il traduit la vision et reflète les axes majeurs du programme du président Abdelmadjid Tebboune, reposant notamment sur « la garantie du droit du citoyen à la libre expression à travers le choix démocratique de ses représentants au sein des institutions nationales et locales élues, ainsi que sur la promotion du rôle d’une presse professionnelle, intègre et responsable ». Le ministre a, en outre, rappelé les réformes engagées dans le secteur de la communication « en adéquation avec les grandes transformations ayant marqué la scène nationale depuis 2019 », et ce, afin d’accompagner les évolutions technologiques et géopolitiques qui influent sur l’exercice démocratique et sur les décisions souveraines des États ». Dans cette optique, il a assuré que l’État a fait des élections « un mécanisme démocratique pour concrétiser cette orientation, notamment à travers la moralisation de la vie politique et l’éloignement de l’argent sale de tout scrutin, outre le renforcement de l’égalité à travers l’élargissement de la participation des femmes et des jeunes Algériens ». À propos du rôle des médias, Bouslimani a expliqué que « les garanties constitutionnelles qui renforcent la liberté du journaliste et le protègent contre toute pression dans l’exercice de sa profession dans le cadre de la loi, viennent réaffirmer le rôle central des médias dans la promotion de la démocratie à travers plusieurs mécanismes et pratiques, à l’instar des élections sous leurs différentes formes », soulignant que son secteur « œuvre à renforcer son dispositif juridique, ainsi qu’à mettre en place une formation spécialisée au profit des journalistes. Par ailleurs, Bouslimani a estimé que « l’appel à garantir un accompagnement médiatique régulier et ciblé de ces efforts est dicté par la nécessité d’endiguer les fakes news, de renforcer le front intérieur et de mettre en avant les projets stratégiques en cours de réalisation, citant notamment le projet du siècle, à savoir la ligne ferroviaire Alger-Tamanrasset, qui constitue « un axe logistique exceptionnel reliant l’Algérie à sa profondeur africaine et consacrant sa souveraineté économique. »
F. G.

AHMED ATTAF, HIER, À LA TRIBUNE DE L’ONU : « La réforme du système onusien n’est pas un luxe, mais une nécessité »

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C’est tout à l’honneur de la diplomatie algérienne qui a eu droit, hier, après un discours magistral d’Ahmed Attaf à la tribune de l’ONU, où il a porté haut la voix de l’Afrique, plaidé pour les causes justes et défendu la réforme du CSNU pour un système international plus représentatif, plus juste et plus efficace. Un plaidoyer suivi par une standing ovation de plusieurs délégations, notamment africaines.
L’Algérie a plaidé, hier, à New York, pour le renforcement du rôle de l’Assemblée générale des Nations unies (AGNU) et pour une réforme en profondeur du Conseil de sécurité afin de le rendre plus représentatif et plus efficace, tout en mettant fin à la sélectivité et aux deux poids, deux mesures dans l’application du droit international. Dans une allocution prononcée lors de la semaine de haut niveau de la 81ᵉ session de l’AGNU, le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, cité par l’APS, a indiqué que l’Algérie « plaide pour le renforcement du rôle et de l’autorité de l’Assemblée générale et pour une réforme en profondeur du Conseil de sécurité, afin de le rendre plus représentatif, plus juste et plus efficace, tout en mettant fin à la sélectivité et au deux poids, deux mesures dans l’application du droit international ». Il a réitéré le soutien constant de l’Algérie à la position africaine commune, soulignant que « la réparation de l’injustice historique faite à l’Afrique exige une représentation africaine permanente et équitable au Conseil de sécurité, dotée de pleines prérogatives ».

La réforme comme gage de confiance
À ce propos, le ministre d’État a soutenu que « si le rétablissement de la confiance commence par la réforme des institutions, elle ne saurait être pleine sans rendre justice aux peuples aspirant à exercer leur droit à l’autodétermination et à concrétiser leurs projets nationaux ». Attaf a estimé que la réforme du système des Nations Unies « n’est plus un luxe institutionnel ni une option susceptible d’être indéfiniment reportée, mais bel et bien un impératif imposé par les profondes mutations qu’a connues le monde et par la nécessité d’un ordre international plus juste, plus représentatif et plus équitable ». « On ne peut demander aux peuples d’avoir confiance dans le multilatéralisme si ses institutions continuent de refléter les rapports de force d’un monde révolu. « On ne peut parler de justice internationale tant que les déséquilibres historiques qui caractérisent encore la structure de la décision internationale ne sont pas corrigés, de même qu’on ne peut plaider en faveur de la paix et de la sécurité internationales tant que le système des relations internationales continue de privilégier la guerre comme voie ordinaire de règlement des conflits », a martelé le ministre d’État.

« Un examen approfondi de la conscience collective »
Attaf a insisté en déclarant qu’« il ne s’agit guère d’une crise passagère au sein du système international, mais d’un examen approfondi de notre conscience collective et de notre capacité à préserver et à faire évoluer le système que nous avons créé après deux guerres mondiales pour épargner aux générations futures les affres de la guerre », a insisté Attaf, faisant observer que le thème choisi par le président de l’Assemblée générale pour cette session (Restaurer la confiance, gérer la transformation : une Organisation des Nations unies au service de tous) « ne traduit pas seulement les défis de la phase actuelle, mais nous met face à une question fondamentale : comment restaurer la confiance dans un système international dont les règles et les institutions suscitent la défiance ? » Partant de ce constat, le ministre d’État a affirmé que « la confiance se restaure lorsque les actes correspondent aux paroles, lorsque la loi est égale pour tous et lorsque les peuples peuvent voir en l’Organisation des Nations Unies une maison commune et non une organisation prisonnière de la tyrannie des rapports de force ». Attaf a, par là même, insisté sur l’importance de faire de l’ONU « un espace où la diplomatie retrouve toute sa place, où la confiance dans les institutions est restaurée et où le respect du droit international devient un engagement commun et non un choix arbitraire ».
Farid G.

DIRECTEUR CENTRAL DE LA SÉCURITÉ DE L’ARMÉE : Saïd Chengriha installe Maach Noureddine

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Agissant au nom du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, Chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, le général d’Armée Saïd Chengriha, ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, a présidé, hier, la cérémonie officielle d’installation du directeur central de la Sécurité de l’Armée, le général Maach Noureddine.
Un communiqué du ministère de la Défense nationale précise : « Au nom de Monsieur le président de la République, Chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, Monsieur le général d’Armée Saïd Chengriha, ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, a présidé, ce lundi 28 septembre 2026, la cérémonie officielle d’installation du directeur central de la Sécurité de l’Armée, le général Maach Noureddine ». Le général d’Armée Saïd Chengriha a déclaré : « Au nom de Monsieur le président de la République, Chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, et conformément au décret présidentiel du 22 septembre 2026, j’installe officiellement le général Maach Noureddine, dans les fonctions de directeur central de la Sécurité de l’Armée, en remplacement du général Abbas Ibrahim ». « À cet effet, je vous ordonne de travailler sous son autorité, de suivre ses ordres et d’exécuter ses instructions, dans l’intérêt du service, en application des règlements militaires en vigueur et des lois de la République, et en faisant montre de fidélité aux sacrifices de nos vaillants Chouhada et aux valeurs de notre glorieuse Révolution », a-t-il ajouté. Cette occasion a constitué « une opportunité pour le général d’Armée pour donner aux cadres de la Direction, un ensemble d’instructions et d’orientations, en vue de fournir davantage d’efforts dévoués dans l’accomplissement des missions qui leurs sont assignées avec toute la rigueur et la persévérance requises », ajoute le MDN. À l’issue, le général d’Armée « a supervisé la cérémonie de signature et d’approbation du procès-verbal de passation de consignes », conclut la même source.
S. O.

CAN-2027 (Qualification) / Burundi – Algérie (aujourd’hui à 14h00) : Les Verts veulent enchaîner à Bujumbura

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Quatre jours seulement après son entrée en lice réussie face à la Zambie, l’équipe nationale algérienne retrouve déjà la compétition, avec un match en déplacement au Burundi, cet après-midi à Bujumbura.
La rencontre, prévue à 14h00 heure algérienne, compte pour la deuxième journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2027, dans le groupe I. Elle se disputera au stade Intwari, dont la pelouse est synthétique de 5e génération. Les Verts abordent ce rendez-vous avec trois points au compteur, après leur victoire (3-1) vendredi dernier au stade Hocine Aït-Ahmed de Tizi-Ouzou contre la Zambie. L’Algérie avait rapidement pris les devants grâce à Jaouen Hadjam, avant de voir les Zambiens égaliser en seconde période. Brahim Maza puis Anis Hadj Moussa ont finalement permis aux hommes de Brahim Hemdani de s’imposer et de débuter leur campagne qualificative de la meilleure manière.
Face au Burundi, la sélection algérienne cherchera donc à confirmer cette première sortie. Le défi sera toutefois différent, notamment en raison du déplacement et du court délai de récupération. Les joueurs algériens ont quitté le pays dimanche matin pour rejoindre Bujumbura, avec l’objectif de bien négocier ce deuxième rendez-vous. Le sélectionneur Brahim Hemdani a d’ailleurs insisté sur la nécessité de récupérer rapidement après le match contre la Zambie, évoquant également quelques soucis musculaires au sein du groupe. La situation du groupe I donne également un intérêt particulier à cette confrontation. L’Algérie et le Togo comptent chacun trois points après la première journée. Le Togo s’est imposé à domicile face au Burundi (1-0), condamnant son prochain adversaire à réagir dès cette deuxième journée. La Zambie et le Burundi, de leur côté, restent sans point.
Pour les Burundais, cette rencontre représente ainsi l’occasion de se relancer devant leur public. Battus à Lomé lors de leur première sortie, les Hirondelles savent qu’un nouveau revers compliquerait leur situation dans un groupe où chaque point pourrait peser lourd au moment du décompte final.
Côté algérien, l’effectif sera néanmoins diminué. Amine Gouiri, sorti sur blessure lors de la victoire contre la Zambie, a quitté le rassemblement, tandis que Rayan Aït-Nouri a également été libéré. La sélection s’est ainsi rendue au Burundi avec un groupe réduit à 24 joueurs. Cette affiche aura par ailleurs une dimension particulière sur le plan historique. L’Algérie n’a plus joué au Burundi depuis 2001. Lors de sa dernière visite, le 25 mars de cette année-là, elle s’était imposée 1-0 dans le cadre des qualifications pour la CAN 2002. Les retrouvailles à Bujumbura interviennent donc après 25 années d’absence des Verts sur le sol burundais. Au-delà du résultat, ce déplacement constituera un premier test pour la nouvelle équipe de Brahim Hemdani dans des conditions différentes de celles rencontrées à Tizi-Ouzou. Avec la chaleur, l’humidité et une pelouse synthétique annoncées à Bujumbura, l’Algérie devra adapter son approche et gérer ses efforts avec attention. Après avoir lancé sa campagne par un succès, l’Algérie cherchera à poursuivre sur cette dynamique et à engranger de nouveaux points dans la course à la qualification pour la CAN 2027, prévue du 19 juin au 17 juillet 2027 au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda.
Hakim S.

CAUSES JUSTES, SAHEL ET MOYEN-ORIENT : Attaf réaffirme, à New York, les positions de l’Algérie

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La 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies (AGNU) a été l’occasion de faire ressortir le poids de l’Algérie sur la scène internationale, plus spécialement en Afrique.
On a entendu le Premier ministre du Niger, Ali Mahaman Lamine Zeïne, exprimer sa reconnaissance à l’égard de l’Algérie pour son soutien à son pays dans plusieurs domaines, notamment l’exploitation des ressources naturelles et la défense. On a vu aussi comment Ahmed Attaf est allé saluer son homologue nigérien à la fin de son discours. La 81ème session de l’AGNU a permis également à la diplomatie algérienne d’exposer les thèses et la démarche de l’Algérie concernant les grands problèmes qui marquent les relations internationales, particulièrement dans la proximité régionale. Il en est ainsi de « la position constante et de principe de l’Algérie en faveur de la juste cause sahraouie et du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination » qui a été réaffirmée par le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, lors de sa rencontre, à New York, avec le ministre des Affaires étrangères et des Affaires africaines de la République arabe sahraouie démocratique, Mohamed Yeslem Beïssat. « L’Algérie ne cessera de soutenir les efforts onusiens visant à permettre au peuple sahraoui d’exercer ce droit, qui est l’essence de la question sahraouie et le fondement de tout règlement politique juste et durable, conformément aux principes de la Charte des Nations unies, au droit international et aux décisions de la légalité internationale », a rappelé Ahmed Attaf. Avec le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Mauritaniens de l’extérieur de la République islamique de Mauritanie, Mohamed Salem Ould Merzoug, a été réaffirmée la volonté des deux pays de « poursuivre les consultations et d’intensifier les mécanismes de coordination commune afin d’unifier les positions et de défendre les intérêts vitaux des deux pays dans les différents fora internationaux ». Le ministre d’État s’est entretenu également avec le ministre des Affaires étrangères de la République du Congo, Constant-Serge Bounda, sur « l’état de la coopération entre les deux pays, qui connaît une dynamique remarquable, notamment dans le domaine de l’énergie, au regard de la grande expertise de l’Algérie dans ce secteur stratégique, et les perspectives de son élargissement à d’autres secteurs prioritaires comme les transports, les infrastructures et l’industrie pharmaceutique ».
Ahmed Attaf a tenu, à New York, une séance de travail avec le secrétaire d’État adjoint américain, Christopher Landau, au cours de laquelle ils ont fait le point sur le développement remarquable des relations entre l’Algérie et les États-Unis d’Amérique. Les deux parties ont échangé les vues autour de plusieurs questions régionales et internationales inscrites à l’ordre du jour des travaux de l’Organisation des Nations unies. Autres rencontres de Ahmed Attaf : avec le ministre des Affaires étrangères d’Arabie saoudite, son Altesse le prince Faïsal bin Farhan bin Abdullah Al Saoud, et la ministre des Affaires étrangères et des Expatriés du Yémen, Mme Afrah Abdulaziz Al-Zouba. Ahmed Attaf a représenté, samedi, l’Algérie à la 50e réunion des ministres des Affaires étrangères des pays membres du Groupe des 77 (G77) et de la Chine, tenue à New York, et a prononcé une allocution pour souligner l’importance de la place qu’occupe ce groupe au regard des profondes mutations de l’ordre international qui rendent indispensables l’unité et la solidarité des pays du Sud.

La fermeté du Front Polisario
La fermeté du Front Polisario sur ses revendications d’autodétermination et d’indépendance du Sahara occidental appuyées, sur le terrain, par des actions de résistance à l’occupation marocaine, ont porté leurs fruits. Lors de l’Assemblée générale des Nations unies, le haut conseiller de Donald Trump pour l’Afrique et les Affaires arabes, Massad Boulos, a accordé une interview à la chaîne France 24 pour faire savoir qu’aucune solution imminente n’était en vue sur ce dossier et qu’un accord devait nécessairement être accepté par les deux parties. À ce propos, le 31 octobre 2026 constitue une échéance cruciale pour le dossier du Sahara occidental, car, à cette date, le Conseil de sécurité devra renouveler le mandat de la MINURSO.
M’hamed Rebah

FRAIS DE SCOLARITÉ : À quoi servent les montants symboliques versées par les parents ?

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À chaque rentrée scolaire, de nombreux parents d’élèves s’interrogent sur la répartition des montant symboliques versées lors de l’inscription de leurs enfants dans les établissements scolaires des trois cycles d’enseignement : primaire, moyen et secondaire.
Des tableaux explicatifs ont ainsi été établis afin de préciser les mécanismes de répartition et d’utilisation de ces frais de scolarité.  Dans ce sens, un tableau publié sur le site d’information « El Chourouk», détaille la répartition de ces montants et les différents postes auxquels ils sont destinés.
Les droits versés s’élèvent à 35 dinars pour le cycle primaire, 45 dinars pour le moyen et 55 dinars pour le secondaire. Ces sommes sont réparties entre plusieurs rubriques destinées notamment à soutenir les activités complémentaires de la vie scolaire. 
Ainsi, les frais de correspondance représentent 6 dinars dans le primaire, contre 10 dinars dans chacun des cycles moyen et secondaire. Pour leur part, les mutuelles des accidents scolaires bénéficient de 3 dinars dans le primaire et le moyen, et de 4 dinars dans le secondaire, au titre de la couverture contre les accidents pouvant survenir durant la scolarité.  S’agissant de la commission de wilaya de solidarité scolaire, sa part augmente également selon le niveau d’enseignement. Elle est fixée à 6 dinars dans le primaire, 10 dinars dans le moyen et 12 dinars dans le secondaire. Une partie des frais est également consacrée au développement des activités culturelles au sein des établissements scolaires.
L’association culturelle et sportive de l’établissement reçoit à ce titre 6 dinars, et ce, pour les trois cycles d’enseignement.
De son côté, la Fédération de wilaya des œuvres complémentaires de l’école bénéficie de 4 dinars pour les cycles primaire et moyen, tandis que sa part atteint 8 dinars dans le secondaire.
 
Le volet sportif également financé
Le volet consacré aux activités sportives est, lui aussi, réparti entre plusieurs structures. L’association culturelle et sportive de l’établissement reçoit 4 dinars dans le primaire, 5 dinars dans le moyen et 7 dinars dans le secondaire.  La Fédération de wilaya du sport scolaire bénéficie, pour sa part, de 4 dinars dans les cycles primaires et moyen et de 5 dinars dans le secondaire. Enfin, la Fédération algérienne du sport scolaire reçoit 2 dinars pour le primaire et 3 dinars pour chacun des cycles moyen et secondaire. 
Cette répartition vise ainsi à couvrir différents aspects de la vie scolaire, notamment les activités sportives et culturelles, l’assurance contre les accidents scolaires ainsi que les actions de solidarité. L’objectif affiché est de soutenir les activités extrascolaires et d’améliorer les conditions de la vie scolaire des élèves tout au long de l’année, dans le cadre des efforts visant à accompagner le développement de l’école algérienne.
Ania N. 

AGROALIMENTAIRE : 19 millions d’euros pour doubler la production de l’usine espagnole à Sig

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Le groupe agroalimentaire espagnol Vicky Foods poursuit son développement industriel en Algérie avec un investissement de 19 millions d’euros consacré à l’extension de son usine implantée à Sig, dans la wilaya de Mascara.
Le projet prévoit notamment la construction d’un nouvel entrepôt et l’installation de deux nouvelles lignes de production dédiées respectivement aux plaques de génoise et au pain. Annoncée le 24 septembre par le groupe espagnol, cette extension doit permettre de doubler la capacité de production du site et d’élargir sensiblement la gamme de produits fabriqués localement sous la marque Dulcesol, spécialisée notamment dans les produits de pâtisserie et de boulangerie. Le nouvel ensemble industriel s’étend sur plus de 10 000 m² répartis sur deux niveaux. L’investissement comprend également la réalisation d’un laboratoire d’analyses ainsi que d’un laboratoire consacré au développement de nouveaux produits, renforçant ainsi les capacités du site en matière de contrôle et d’innovation. La première des deux nouvelles lignes, dédiée à la fabrication de plaques de génoise, est entrée en service en juillet dernier. Elle apporte une capacité de production supplémentaire de 7 000 tonnes et permet au groupe de fabriquer de nouvelles références, notamment des mini-snacks, des mini-bracitos, des chapelas et des formats carrés. La seconde ligne, consacrée à la production de pain, doit entrer en activité en octobre. Elle permettra d’ajouter 8 000 tonnes de capacité et de produire notamment du pain pour hamburgers, du pain de mie ainsi que d’autres variétés destinées au marché.
 
Une implantation industrielle renforcée en Algérie
Pour Vicky Foods, cet investissement constitue une nouvelle étape dans le développement de sa présence industrielle en Algérie. Le PDG du groupe, Rafael Juan, a souligné que l’extension confirmait l’engagement de l’entreprise dans le pays et s’inscrivait dans une stratégie de croissance internationale à long terme. « Cet investissement renforce notre engagement en Algérie et assure la continuité du projet industriel que nous avons lancé dans le pays », a-t-il déclaré, mettant également en avant le doublement de la capacité de l’usine et l’élargissement de l’offre grâce aux nouvelles références. L’extension devrait par ailleurs permettre la création d’environ 100 emplois à court et moyen terme, en fonction de l’évolution de l’activité du site. Implantée à proximité d’Oran, l’usine de Sig a démarré sa production en 2014. Elle constituait alors le premier site industriel de Vicky Foods établi en dehors de l’Espagne. Cette implantation a marqué le début du développement industriel international du groupe et a accompagné, au fil des années, l’essor de la marque Dulcesol sur le marché algérien. Le groupe espagnol dispose aujourd’hui également de sites de production en France et au Portugal. Avec cette nouvelle extension à Sig, Vicky Foods entend ainsi renforcer ses capacités de production en Algérie, diversifier son offre fabriquée localement et poursuivre son développement sur le marché national et dans la région.
Ania N. 

SUCCÈS DE LA NOUVELLE ORGANISATION ADMINISTRATIVE : Sayoud appelle tout le monde à apporter sa pierre à l’édifice

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Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud a affirmé que la réussite de la nouvelle organisation administrative ne repose pas uniquement sur la création de nouvelles wilayas, mais sur la capacité de l’ensemble des acteurs à travailler de manière coordonnée au service de l’intérêt général. Procédant, hier, à l’installation du wali d’Aïn Oussera, Sayoud a appelé à la conjugaison des efforts et au travail dans un esprit collectif, considérant que la mise en œuvre de la nouvelle organisation administrative doit s’appuyer sur une mobilisation commune des responsables locaux et des citoyens. Il a insisté sur la nécessité d’adopter une approche positive dans les relations avec les responsables locaux, de valoriser les acquis et de concentrer les efforts sur les priorités liées au développement et à l’amélioration des conditions de vie. Dans ce cadre, Saïd Sayoud a accordé une importance particulière à l’écoute des citoyens, de leurs préoccupations, propositions et attentes, estimant que le dialogue constitue un élément essentiel de l’action publique. Il a appelé à maintenir les portes de l’administration ouvertes à tous et à consolider une culture de démocratie participative, fondée sur l’échange et la concertation. Le ministre a également souligné que la différence de points de vue ne devait pas constituer un obstacle au dialogue. Au contraire, l’identification et la correction des insuffisances à un stade précoce doivent permettre d’éviter leur accumulation et leur transformation en contraintes susceptibles de freiner le développement local.

Aïn Oussera appelée à renforcer la proximité administrative
À l’occasion de cette installation, Sayoud a transmis les salutations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, aux habitants d’Aïn Oussera, les félicitant pour l’accession de leur région au statut de wilaya à part entière. Le ministre a présenté cette promotion administrative comme une étape importante dans le processus de rapprochement de l’administration du citoyen et de renforcement de la prise en charge des préoccupations locales. La nouvelle configuration administrative de la wilaya de Djelfa, avec la création d’Aïn Oussera et de Messâad aux côtés de la wilaya mère, doit permettre de renforcer les capacités administratives et exécutives à travers la mise en place de structures, de services et de budgets propres. Cette nouvelle organisation doit également contribuer à réduire les distances administratives et géographiques et à orienter davantage de moyens vers les besoins locaux. Sayoud a qualifié la création d’Aïn Oussera de «gain historique » pour la région, appelant ses habitants et ses responsables à préserver cet acquis et à exploiter pleinement les nouvelles possibilités qu’il offre en matière de développement.  Le ministre a enfin rappelé que le développement ne peut être dissocié de l’engagement et du sens des responsabilités. La réalisation des projets, l’amélioration des services et la construction d’un cadre de vie répondant aux attentes des citoyens nécessitent, selon lui, l’implication de tous, dans un esprit de coopération, de solidarité et de responsabilité.
Sarah O.

ALGÉRIE – NIGER : Une coopération d’égal à égal

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Fayçal Laraba

Sur les ondes de la Radio algérienne dont il était l’invité du jour, le vice-président de la stratégie et planification à Sonatrach, Fayçal Laraba, est revenu, ce lundi, sur les différents axes de la coopération en matière de pétrole et de gaz avec le Niger, dans le contexte de la stratégie du déploiement du Groupe en Afrique. Il a tenu à rappeler que Sonatrach est présente au Niger depuis 2005 dans l’amont pétrolier et gazier à travers le projet Kafra. En effet, « depuis 21 ans, a-t-il précisé, Sonatrach a mené des campagnes sismiques d’exploration et d’appréciation au niveau de Kafra (Sud-est du Niger) , qui ont donné des forages positifs, ayant abouti au grand Kafra 1 ». Fayçal Laraba a évoqué la deuxième phase qui est partie d’une deuxième appréciation de l’accumulation du potentiel hydrocarbure, et qui a amené Sonatrach à s’engager sur un minimum de travaux sur quatre puits à exploiter dans les deux prochaines années. Il espère un développement ambitieux de cette activité. « Plus récemment, et sous les directives des hautes autorités du pays, a-t-il ajouté, nous avons initié de nombreux projets avec la Société nigérienne de pétrole (SONIDEP) et ses filiales, en amont, jusqu’à la transformation, en passant par le transport et surtout la formation ». La Sonatrach est à pied d’œuvre au niveau de Kafra, tout en appréciant les besoins du partenaire Sonidep pour renforcer cette coopération autour d’un potentiel en hydrocarbures appréciable. « Dans ce cadre, dit-il, il y a lieu de dimensionner et définir les outils et les installations d’exploitation, d’acheminement du brut et sa commercialisation, dans une dernière étape », a-t-il fait observer. Fayçal Laraba fait remarquer que la coopération algéro-nigérienne est basée sur le principe d’égal à égal dans lequel chaque pays trouvera son intérêt. Sonatrach se lance dans la perspective du développement de cette coopération en dehors du forage Kafra, en examinant les besoins du Niger en matière de formation des ressources humaines en vue de futures productions nigériennes.  Deux instituts de formation sont dédiés à cet effet : l’institut algérien de pétrole (IAP) et le Sonatrach management Academy (SMA) qui s’occupe de la formation continue, fait-il savoir. Fayçal Laraba révèle qu’actuellement, le Groupe Sonatrach est en phase de préparation des programmes et formaliser les besoins du Niger en matière de ressources humaines.  Concernant le gazoduc reliant  le Nigeria et l’Algérie en passant par le Niger, il a indiqué que l’opération topographique à travers le Niger pour déterminer le tracé est annoncée pour octobre prochain. Dans ce sens, les discussions entre l’Algérie et le Niger se passent bien, a-t-il affirmé. Tout récemment, lors de son allocution devant les membres des Nations unies, à l’occasion du débat général de la 81e session de l’Assemblée générale, le Premier ministre du Niger, Ali Mahaman Lamine Zeine, a rappelé qu’avec l’Algérie il y a une coopération dynamique dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’énergie, de l’hydraulique, de l’agriculture. Il a, dans ce contexte, cité « de grands projets structurants comme le gazoduc tripartite et la route transsaharienne ». À la même occasion, le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, s’est entretenu avec son homologue nigérien, Bakary Yaou Sangaré, et a réaffirmé « la disposition de l’Algérie à continuer d’accompagner le Niger dans ses efforts visant à valoriser, exploiter, développer et commercialiser ses ressources naturelles pour atteindre les objectifs de développement fixés, au bénéfice du peuple nigérien frère », mettant en avant « l’importance stratégique des projets et infrastructures qui ont vocation à renforcer l’interconnexion entre les deux pays et dans toute la région, à leur tête la route transsaharienne et le projet de gazoduc Nigeria-Algérie, lesquels témoignent de la profondeur des liens historiques unissant les deux pays ».
M. R.

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