lundi 28 septembre 2026
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SAHEL : L’Algérie mène la danse  

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Au moment où les représentants du Makhzen à l’ONU se livrent au jeu hypocrite de vendre des rêves aux peuples du Sahel, l’Algérie œuvre sur le terrain pour rétablir la sécurité, restaurer la paix et réaliser des projets stratégiques concrets.
Au moment où l’Algérie plaide, devant la communauté internationale, le respect de la souveraineté et l’indépendance des pays du Sahel où elle a réussi, ces derniers mois, sa stratégie de redéploiement sur presque tous les plans, le Maroc continue de se livrer à un jeu hypocrite et pervers fait d’un discours mielleux à l’adresse des peuples de la région et des pratiques d’ingérence, de soutien à des campagnes de déstabilisation et d’occupation du Sahara occidental. L’ONU, l’UA, et d’autres partenaires, reconnaissent à l’Algérie son rôle de premier plan dans la lutte contre le terroriste et lui reconnaissent ses efforts dans la stabilisation de la région du Sahel.  Devant la communauté internationale, l’Algérie plaide, pour le respect de la souveraineté et l’indépendance des pays du Sahel. Elle accompagne ce discours par des actes concrets d’ailleurs salués à juste titre par les dirigeants des pays voisins. Le discours du Premier ministre du Niger, Ali Mahaman Lamine Zeine, à la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies (ONU) à New York a salué le rôle de l’Algérie qui a prêté main forte aux dirigeants du pays pour mettre en échec une tentative de déstabilisation soutenue par des parties étrangères. Les responsables du bataillon à l’origine de la tentative de coup d’Etat déjoué, se sont entraînés au Maroc selon plusieurs sources et avaient reçu l’aide de la France et des Emirats. L’Algérie traite ses voisins et ses partenaires avec respect. Elle ne leur vend pas des rêves ou un discours creux. Elle a rappelé à maintes reprises que sa stabilité passe par la paix et la stabilité dans toute la région. Elle a initié des projets de développement et le projet du gazoduc transsaharien TSGP qui reliera les puits de pétrole nigérian aux ports algériens en passante par le Niger est la parfaite illustration des initiatives interafricaines et compte parmi les projets phares du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD). Sur le plan sécuritaire, outre un contrôle strict des mouvements de biens et des personnes aux frontières sud pour barrer la voie devant les organisations terroristes et de criminalité transfrontalière, l’Algérie a offert quatre hélicoptères au Niger et déployé un escadron de chasseurs Sukhoi Su 30 pour appuyer les forces armées du pays voisin contre un projet de déstabilisation.

« Respectez la souveraineté et l’indépendance des pays de la région »
Ahmed Attaf, le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, qui avait pris part à une réunion sur le thème « Sécurité et développement au Sahel : le cas de la Confédération des États du Sahel », en marge de sa participation aux travaux de la semaine de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies (AGNU), a rappelé dans son allocution prononcée à cette occasion, la profondeur des liens historiques unissant l’Algérie aux pays voisins du Sahel,  « et son engagement constant à renforcer les liens de fraternité, de solidarité, de bon voisinage et de coopération dans tous les domaines d’intérêt commun, en droite ligne avec les aspirations des peuples de la région au développement, à la stabilité et au bien-être ». Dans ce cadre, Attaf a réaffirmé « l’engagement constant et clair de l’Algérie en faveur du respect de la souveraineté, de l’indépendance et de l’intégrité territoriale des États du Sahel, ainsi que de leur droit à déterminer les voies à même de garantir leur sécurité et leur développement, en coopération avec leurs partenaires et loin de toute ingérence extérieure », ajoute un communiqué du ministère des affaires étrangères et la communauté nationale à l’étranger. Il a également mis en avant « l’approche globale qu’a toujours prônée le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, fondée sur le lien étroit entre la sécurité et le développement pour relever les défis multidimensionnels auxquels sont confrontés les pays de la région et avancer résolument vers un avenir prometteur pour la région tout entière ». C’est aux antipodes des pratiques du Maroc qui avait voulu, un certain temps asservir les peuples de la région en leur proposant des projets véritable marché de dupes et en soutenant toutes les initiatives visant la déstabilisation de leurs pats. Le cas de la dernière tentative de coup d’état au Niger st la parfaite illustration du jeu perfide du Maroc qui appelle à la stabilité mais qui œuvre en sous-main à semer l’anarchie et l’insécurité dans la région. Plusieurs sources le citent, au même titre que la France et les Emirats comme étant un soutien à l’action des militaires félons et le discours du représentant du Niger aux travaux de la 81e assemblée générale de l’Onu qui avait cité nommément la France et d’autres parties comme étant la source des maux que connaît son pays et qui avait salué le rôle de l’Algérie qui a répondu favorablement à l’appel du peuple nigérien menacé dans sa sécurité et la souveraineté de son pays.
Slimane B.

LE PRÉSIDENT DU PARLEMENT GREC AU SORTIR DU PALAIS D’EL MOURADIA : « Nous travaillons pour la consolidation de nos relations »

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Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a reçu, hier, le président du Parlement grec, Nikitas Kaklamanis, et la délégation l’accompagnant. Cette audience intervient trois jours après l’arrivée du responsable grec à Alger et ce dans le cadre d’une visite officielle à l’invitation du président du Conseil de la nation.
L’audience présidentielle s’est déroulée en présence du président du Conseil de la nation, Azouz Nasri, du ministre d’État, chargé de l’Inspection générale des services de l’État et des Collectivités locales, Brahim Merad, et du conseiller auprès du président de la République, chargé des affaires diplomatiques, Amar Abba.
Aux termes de son entretien avec le locataire d’El Mouradia, le président du Parlement grec a affirmé, dans une déclaration à la presse, que l’Algérie et la Grèce partageaient des points de vue convergents sur les dossiers d’intérêt commun.
Abordant le contenu de son échange avec le président Tebboune, Kaklamanis a déclaré que l’entrevue « a porté sur plusieurs questions sur lesquelles nous avons constaté une convergence de vues sur les dossiers abordés », précisant l’engagement des deux parties « à travailler pour le renforcement des relations d’amitié entre les deux pays » au mieux de l’intérêt des peuples grec et algérien.
Kaklamanis a révélé, en outre, avoir transmis, à cette occasion, « les sentiments d’amitié et de solidarité du peuple grec au peuple algérien ainsi qu’à la personne du président de la République ».
Kaklamanis a, également, salué les réalisations accomplies par l’Algérie depuis l’indépendance à ce jour, témoignant de « son admiration » pour ces mêmes réalisations, ajoutant avoir « félicité » le président de la République à ce sujet. »
Le président du parlement grec a, enfin, exprimé ses remerciements et sa reconnaissance pour « l’accueil chaleureux et l’hospitalité » qui lui ont été réservés depuis son arrivée, vendredi, en Algérie.
Il convient de rappeler que Nikitas Kaklamanis a été reçu par Azouz Nasri, samedi, dans le cadre de cette visite qui, reflète, selon le président du Conseil de la nation, « la volonté des deux pays d’élever les relations algéro-grecques à des niveaux supérieurs et de renforcer les liens d’amitié historiques qui les unissent ». Nasri a souligné, en outre, que les relations algéro-grecques « recèlent de nombreuses potentialités et perspectives prometteuses permettant leur développement à des niveaux plus ambitieux ».
F. G.

ALGÉRIE – MALI : Deux pays matures au fait de leurs intérêts communs

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À l’issue d’une réunion consacrée au développement dans la région du Sahel, tenue au siège des Nations unies, le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a évoqué les relations algéro-maliennes, dans une déclaration à la chaîne « AL 24 News », affirmant que la reprise des relations avec l’Algérie vise à reconstruire des relations fraternelles, dictées par les liens historiques et géographiques qui unissent les deux pays. Abdoulaye Diop a souligné l’importance des visites réciproques entre les responsables des deux pays, estimant qu’elles constituent le socle d’une action commune face aux défis liés à la sécurité, à la stabilité et au développement. Selon le ministre malien des Affaires étrangères : « L’élément important à retenir est que la reprise des relations, qui ne peut être qu’une relation fraternelle entre les deux pays, est intervenue à l’initiative des présidents des deux États, Son Excellence le président Abdelmadjid Tebboune et Son Excellence le président Assimi Goïta. Ils ont décidé d’unir leurs efforts pour reconstruire une relation fraternelle entre nos deux pays, une relation dictée par les réalités de l’histoire et de la géographie. »
Abdoulaye Diop a ajouté qu’« au-delà de la nécessité d’œuvrer ensemble pour nous protéger concrètement des répercussions des évolutions géopolitiques qui imposent des défis difficiles, nous saluons naturellement les échanges intervenus entre les deux chefs d’État, ainsi que les visites réciproques, à commencer par celle du Premier ministre malien en Algérie, où nous avons reçu un excellent accueil, et celle du Premier ministre algérien au Mali, jusqu’aux prochaines étapes, notamment la visite attendue du président de la Transition malienne en Algérie ». Il a souligné que l’ensemble de ces démarches permettra de poser les bases d’une action commune visant à relever les défis liés à la sécurité et à la stabilité, dans le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des deux pays, ainsi qu’à œuvrer conjointement face aux défis du développement et de la coopération. Abdoulaye Diop a salué, dans sa déclaration, cet esprit dicté par le réalisme et les réalités géographiques, ainsi que la nécessité de renforcer la solidarité et la fraternité entre l’Algérie et le Mali afin de faire face à toute force qui tenterait, d’une manière ou d’une autre, de semer la division entre les deux pays. Il s’est dit optimiste, affirmant : « Au regard des discussions qui ont eu lieu dans la salle, je n’ai relevé aucune tendance visant à placer les deux pays sur les trajectoires de forces en conflit. Je pense que nous avons atteint un niveau de maturité suffisant et que nos deux pays connaissent parfaitement leurs intérêts. » C’est la preuve que la bonne entente entre Alger et Bamako résiste à toutes les épreuves et demeure intacte sur de nombreuses questions et dossiers, car elle sert l’intérêt des deux peuples, la région et partant tout le continent africain.
Ce bon voisinage s’inscrit dans une dynamique afro-africaine qui tend à consolider la place et le rôle de l’Afrique dans le monde multipolaire qui se construit actuellement. Comme dans d’autres régions, c’est la présence étrangère qui crée les tensions à travers avec ses ingérences et ses pressions sur les pays récalcitrants à l’exploitation néocoloniale de leurs richesses nationales. Dans les pays du Sahel, cela se traduit par l’activité des groupes terroristes appuyés sur les réseaux de trafics d’armes, de drogue, etc… 
M’hamed Rebah

COOPÉRATION ALGÉRIE-UE
Attaf échange avec Hadja Lahbib

Le ministre d’État et ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a rencontré samedi à New York la commissaire européenne à la préparation aux crises, à la gestion des crises et à l’égalité, Hadja Lahbib.
Selon un communiqué du ministère, les deux parties ont passé en revue la coopération multiforme existante entre l’Algérie et l’Union européenne. Elles ont échangé leurs points de vue sur les moyens de développer et de renforcer cette coopération, d’une manière qui serve les priorités des deux parties et leurs intérêts communs, notamment en matière de gestion des crises et de réponse aux catastrophes naturelles.
M. R.

RÉUNION DU G77 + CHINE À NEW YORK : L’Algérie demeure attachée à la Charte d’Alger

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L’Algérie réaffirme son engagement en faveur de la coopération Sud-Sud et d’un ordre international plus équitable.
À New York, lors de la 50e réunion des ministres des Affaires étrangères du Groupe des 77 (G77) et de la Chine, tenue en marge de la semaine de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a particulièrement mis en avant l’attachement de l’Algérie aux principes de la Charte d’Alger de 1967 (Charte adoptée à l’issue de la première réunion ministérielle du G77 à Alger en 1967, ndlr). 
Dans son intervention, le ministre d’État a souligné l’importance du G77+Chine dans un contexte marqué par de profondes mutations de l’ordre international, estimant que celles-ci rendent plus que jamais nécessaires l’unité et la solidarité des pays du Sud.
Il a réaffirmé que l’Algérie « demeurera résolument engagée » en faveur de la coopération Sud-Sud, de la défense du droit des peuples au développement et de l’édification d’un ordre international « plus juste, plus inclusif ». 
Ahmed Attaf a également plaidé pour un multilatéralisme plus équitable, capable de remédier aux déséquilibres structurels du système international de financement et de garantir aux pays du Sud un accès plus équitable aux ressources et aux technologies.
L’objectif est notamment de renforcer leurs capacités et de leur permettre de participer pleinement aux transformations économiques et technologiques mondiales.
 
Le numérique et le climat, nouveaux enjeux du développement
Le ministre d’État a, par ailleurs, appelé à empêcher que la révolution numérique et l’intelligence artificielle ne deviennent une nouvelle source de fracture entre le Nord et le Sud. Il a insisté sur la nécessité de mettre la technologie au service du développement et de l’autonomisation des peuples, dans le cadre d’une gouvernance internationale inclusive et d’un accès plus équitable au savoir. Sur le changement climatique, Ahmed Attaf a réaffirmé l’attachement de l’Algérie au principe des responsabilités communes mais différenciées, rappelant que les pays en développement, notamment africains, subissent des conséquences de plus en plus lourdes alors qu’ils ont peu contribué au phénomène. Il a ainsi appelé à accélérer le financement de l’action climatique, le transfert de technologies et le soutien aux pays les plus vulnérables. À travers ces positions, l’Algérie réaffirme sa volonté de voir renforcée la solidarité entre les pays du Sud et de faire du multilatéralisme un véritable instrument au service du développement, de l’équité et du bien-être des peuples. Aussi de son côté, la vice-présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Selma Malika Haddadi, a souligné qu’« il est impératif d’institutionnaliser la coopération sud-sud et triangulaire afin d’approfondir l’interdépendance économique et de tirer parti des avantages comparatifs partagés par les pays du sud », a déclaré Haddadi, également vice-présidente du Dialogue de haut niveau du mécanisme africain d’évaluation par les paris (MAEP).
Ania N. 

LE MEN ANNONCE DE NOUVELLES MESURES : Le transfert des élèves étrangers entre établissements facilité

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Le ministère de l’Éducation nationale a arrêté de nouvelles dispositions pour organiser le transfert des élèves étrangers entre les établissements d’enseignement publics et privés, aussi bien au sein d’une même wilaya qu’entre différentes wilayas du pays.
Cette mesure intervient en réponse aux préoccupations soulevées par les parents étrangers qui ne disposent pas de comptes électroniques sur l’« Espace parents » du système d’information de la plateforme numérique du secteur.  Dans une note ministérielle datée du 22 septembre et portant le numéro 475, la Direction générale de l’enseignement a apporté des précisions sur les conditions et les modalités de transfert des élèves étrangers, en définissant notamment une procédure spécifique pour le traitement des demandes en dehors de l’«Espace parents ». L’objectif est de permettre la prise en charge de ces situations particulières tout en assurant une coordination entre les services centraux et locaux du ministère ainsi que les établissements scolaires concernés.  Selon cette nouvelle procédure, le parent ou le tuteur doit, dans un premier temps, déposer une demande de transfert auprès de la direction de l’éducation de la wilaya d’accueil, accompagnée des documents requis. La direction de l’éducation concernée transmet ensuite la demande aux services compétents du ministère, en joignant les documents justifiant la qualité d’étranger ainsi que le dossier scolaire de l’élève. Le dossier est transmis à la direction de l’enseignement compétente selon le cycle concerné, à savoir le primaire, le moyen ou le secondaire, afin d’obtenir l’autorisation nécessaire.   Les services concernés du ministère procèdent ensuite à l’étude de la demande et prennent les dispositions nécessaires pour autoriser le transfert en dehors de l’« Espace parents ». Une fois cette autorisation accordée, le directeur de l’établissement d’accueil introduit la demande de transfert via son compte sur le système d’information de la plateforme numérique.  La validation de la demande relève ensuite du directeur de l’établissement d’origine, qui doit l’effectuer à travers son compte sur la plateforme numérique et procéder obligatoirement à l’établissement du certificat de changement d’établissement. Après cette validation, le directeur de l’établissement d’accueil procède à l’inscription de l’élève conformément à la réglementation en vigueur et à son affectation dans une classe via la plateforme numérique. Le ministère précise également que l’élève concerné doit rejoindre son nouvel établissement dès l’approbation de la demande de transfert par l’établissement d’origine.
Ania N. 

USINE DE TAMAZOURA À AÏN TÉMOUCHENT : La production des camions « JAC » reprend

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L’usine JAC-Emin Auto de Tamazoura, dans la wilaya d’Aïn Témouchent, a repris récemment son activité d’assemblage de camions JAC, après plusieurs mois d’attente. Les premières livraisons sont annoncées pour la semaine prochaine. Le complexe industriel, réalisé avec un investissement privé de 8 milliards de dinars, vise à terme une capacité de 100.000 véhicules par an, dont près de 40 % destinés à l’exportation. Le projet prévoit également un taux d’intégration supérieur à 30 % et devrait permettre la création de quelque 1.700 emplois, dont 380 directement dès la première phase. La production, lancée depuis une dizaine de jours, atteint actuellement une cadence de 60 camions par jour, avec un objectif de 80 à 90 unités quotidiennement dans les prochains mois. Quelque 3.500 camions en kits étaient disponibles après le dédouanement de conteneurs restés plusieurs mois en zone sous douane. Le premier modèle produit est le JAC 1040 S, qui sera proposé en plusieurs configurations, notamment plateau, benne, frigorifique et porte-conteneur. Au total, 15 modèles, dont des bus, devraient progressivement intégrer le programme de production. Environ 400 pièces sont assemblées sur le site avec l’intervention de techniciens algériens et chinois. Le projet prévoit une évolution progressive de l’assemblage vers une production davantage intégrée. L’usine doit notamment accueillir à terme des activités de fabrication de moteurs, de châssis et de cabines, ainsi que des opérations de soudage, d’emboutissage et de peinture. Une unité de production de moteurs JAC est annoncée avec une capacité initiale de 40.000 moteurs par an, appelée à doubler à moyen terme. Le constructeur chinois accompagne également le projet à travers le transfert de technologie, la formation de techniciens algériens et l’envoi d’équipes chinoises sur le site. Implanté sur 33 hectares, le complexe devrait compter trois lignes de production et intégrer progressivement davantage de composants fabriqués localement. Le projet prévoit également le développement d’un réseau de sous-traitants, plusieurs entreprises chinoises ayant manifesté leur intérêt pour des partenariats avec des opérateurs algériens.
Sarah. O

HAUT CONSEIL DE LA COMMUNAUTÉ SCIENTIFIQUE NATIONALE À L’ÉTRANGER : C’est parti pour la phase opérationnelle 

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Le Haut Conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger entame une nouvelle étape de son fonctionnement. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a présidé, dimanche à Alger, l’ouverture des travaux de la première réunion de cette instance, en présence de son coordinateur, le professeur Elias Zerhouni. Une réunion qui intervient quelques jours après la publication du décret présidentiel fixant officiellement les missions, la composition et l’organisation du Conseil. Créé par le décret présidentiel n° 26-293 du 7 septembre 2026, publié au Journal officiel n° 66, le Haut Conseil constitue une instance consultative placée auprès du président de la République. Doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière, il a notamment pour vocation de mobiliser l’expertise des compétences scientifiques algériennes établies à l’étranger au service des priorités nationales de développement.
Aller vers un partenariat durable
Cette première réunion marque ainsi le passage d’une dynamique de rapprochement à un cadre institutionnel permanent destiné à structurer la contribution de la diaspora scientifique. Lors de son intervention, Kamel Baddari a salué l’engagement des scientifiques et experts algériens établis à l’étranger ayant répondu à l’appel du pays. Le ministre a insisté sur la nécessité de dépasser les initiatives ponctuelles et les contacts dispersés pour construire un partenariat durable dans les domaines de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique, de l’innovation et des technologies modernes. Le Conseil est notamment appelé à apporter des avis scientifiques et technologiques sur les grands axes du développement national, mais également à formuler des propositions concernant des projets d’importance nationale et à contribuer à l’évaluation de leur pertinence scientifique et technologique. Il doit aussi favoriser les échanges de connaissances, la veille stratégique dans les technologies avancées ainsi que le dialogue scientifique entre l’Algérie et les réseaux internationaux. La création de cette structure avait été amorcée en juin. La réunion constitutive du 28 juin, au Pôle scientifique et technologique Chahid Abdelhafid-Ihaddaden de Sidi Abdellah, avait réuni 31 scientifiques et chercheurs algériens établis à l’étranger, dont Elias Zerhouni et Belgacem Haba, avec une participation en présentiel et par visioconférence.

Une instance au service du transfert d’expertise
Le décret présidentiel encadre désormais le fonctionnement de l’instance autour de plusieurs structures, dont une Assemblée générale, un bureau, des commissions spécialisées et un secrétariat. L’Assemblée générale est appelée à se réunir régulièrement et peut également tenir ses réunions par visioconférence, une disposition adaptée à la dispersion géographique des membres de la communauté scientifique algérienne à l’étranger. Les travaux de cette première réunion doivent notamment porter sur le règlement intérieur, la mise en place des commissions spécialisées et l’élaboration d’un plan de travail annuel. Les recommandations, études et rapports produits par le Conseil sont destinés à contribuer à l’éclairage des décisions publiques dans les domaines scientifiques et technologiques. L’objectif affiché est ainsi de faire de l’expertise algérienne, établie à l’étranger, un levier plus structuré du développement national, notamment à travers le transfert de connaissances, l’accompagnement des projets scientifiques et technologiques et le rapprochement entre les chercheurs établis en Algérie et ceux évoluant dans les grands pôles scientifiques internationaux.

« TIVES », premier dossier à l’examen
La veille de cette première réunion, Kamel Baddari avait rencontré le professeur Elias Zerhouni. Les discussions avaient porté sur la situation et le programme de développement du Centre des technologies et de l’innovation pour les systèmes éducatifs virtuels (TIVES), donnant ainsi une première illustration concrète des domaines dans lesquels l’expertise scientifique peut être mobilisée. Inauguré en juin au Pôle scientifique et technologique de Sidi Abdellah, le centre travaille notamment sur l’intelligence artificielle, les bases de données spécialisées et les applications éducatives virtuelles. Il a été établi dans le cadre d’un partenariat associant le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le ministère de la Santé, la Fondation Elias Zerhouni et la Fondation pour la recherche en santé et le développement (FOREM). À travers ce nouveau Haut Conseil, l’enjeu est désormais de transformer la présence de compétences algériennes de haut niveau à l’étranger en réseaux de coopération structurés, capables d’accompagner les priorités nationales en matière de recherche, d’innovation, de transformation numérique et de développement technologique.
M.Seghilani 

ATTAF A RÉAFFIRMÉ LA POSITION DE L’ALGÉRIE : « El-Qods, une question de justice et de légalité internationale »

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Le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a réaffirmé la position de l’Algérie en faveur de la préservation du statut historique et juridique de la ville d’El-Qods et de ses lieux saints, soulignant que son statut « n’est pas seulement un point dans un processus politique, mais une question de justice et de légalité internationale ». Intervenant lors de la réunion ministérielle conjointe de la Ligue arabe et de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) consacrée à El-Qods, tenue dans le cadre de la semaine de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, Ahmed Attaf a insisté sur l’illégalité de toute mesure unilatérale visant à modifier le caractère, le statut ou la composition démographique de la ville. Le chef de la diplomatie algérienne a relevé que de telles mesures « ne créent aucun droit et ne confèrent aucune légitimité », réaffirmant ainsi l’attachement de l’Algérie aux principes du droit international et aux résolutions pertinentes des Nations unies concernant El-Qods. Ahmed Attaf a également renouvelé l’appel de l’Algérie à préserver le statu quo historique et juridique établi dans les lieux saints musulmans et chrétiens, en particulier dans la mosquée Al-Aqsa, dans l’intégralité de son enceinte. Dans ce contexte, le ministre d’État a plaidé pour le passage à une action arabe et islamique coordonnée au sein des Nations unies et dans les différentes enceintes internationales, afin de défendre le statut juridique d’El-Qods, de faire face aux tentatives visant à imposer de nouveaux faits accomplis et de renforcer la protection juridique et politique des habitants de la ville. Cette démarche, a-t-il souligné, doit permettre de consolider la mobilisation internationale en faveur de la préservation de l’identité d’El-Qods et de ses lieux saints, tout en garantissant le respect de son statut historique et juridique. En conclusion de son intervention, Ahmed Attaf a affirmé que la protection d’El-Qods, la préservation de ses lieux saints et la sauvegarde de son identité demeurent « une responsabilité collective », appelant à refuser l’occupation, à ne pas s’y accommoder et à ne pas transformer ses violations en une réalité ordinaire.
M. S.

MARCHÉ PÉTROLIER : Arkab et Al Ghais examinent les défis de l’OPEP+

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Le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a reçu hier, à Alger le secrétaire général de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), Haitham Al Ghais, en visite de travail en Algérie du 26 au 29 septembre. Cette visite intervient à l’occasion du 10e anniversaire de l’Accord d’Alger, conclu le 28 septembre 2016, qui avait marqué une étape importante dans le renforcement de la coopération entre les pays producteurs de pétrole. La rencontre, qui s’est déroulée en présence notamment du PDG de Sonatrach, Nourredine Daoudi, du président de l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures, Abdelkader Cherfaoui, et du président de l’Autorité de régulation des hydrocarbures, Amine Remini, a été consacrée à plusieurs dossiers liés au marché pétrolier international et à l’avenir de la coopération au sein de l’OPEP+.
 
Le marché pétrolier et l’héritage de l’Accord d’Alger
Les discussions ont porté sur l’évolution du marché pétrolier mondial, ses perspectives ainsi que les principaux défis auxquels fait face l’industrie pétrolière internationale. Les deux parties ont également examiné la coopération entre les pays signataires de la Déclaration de coopération dans le cadre du mécanisme OPEP+, ainsi que les perspectives de cette coordination. À cette occasion, Mohamed Arkab a réaffirmé l’attachement de l’Algérie aux principes du dialogue, de la concertation, de la responsabilité collective et de la recherche du consensus, qui constituent les fondements de l’action de l’OPEP et de la coopération entre les pays participants à l’OPEP+. Les entretiens ont également abordé le fonctionnement et la gouvernance de l’OPEP, ses priorités et les moyens de renforcer l’efficacité de l’organisation face aux transformations du marché mondial de l’énergie. Le 10e anniversaire de l’Accord d’Alger a occupé une place particulière dans les échanges.
Conclu en septembre 2016, cet accord avait contribué à renforcer la coordination entre les membres de l’OPEP et les principaux producteurs non membres, jetant les bases d’une coopération élargie entre producteurs dans le cadre de l’OPEP+.
Haitham Al Ghais a, de son côté, salué le rôle de l’Algérie au sein de l’OPEP et de l’OPEP+, ainsi que sa contribution aux efforts de dialogue, de coopération et de recherche du consensus entre les pays producteurs.
Les deux responsables ont enfin réaffirmé leur volonté de poursuivre les consultations et de consolider la coopération entre l’Algérie et l’OPEP autour des questions d’intérêt commun liées au marché pétrolier international.
Ania N.

LES RELEVÉS TOPOGRAPHIQUES POUR FINALISER LE TRACÉ DU PROJET BIENTÔT LANCÉS : Le TSGP franchit au Niger une étape cruciale

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Le Niger s’apprête à franchir une nouvelle étape dans la réalisation du gazoduc transsaharien (TSGP) reliant le Nigeria à l’Algérie via son territoire.
Des équipes nigériennes lanceront, début octobre, les relevés topographiques destinés à finaliser le tracé du projet, a annoncé le ministre nigérien du Pétrole, Hamadou Tini, dans une déclaration à la chaîne AL24 News. Cette opération sera accompagnée d’études environnementales, d’impact et géotechniques nécessaires à la préparation du tronçon nigérien.  Cette annonce intervient quelques jours après la visite de travail effectuée les 21 et 22 septembre à Niamey par le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab. Les discussions entre les deux parties ont notamment porté sur l’état d’avancement du TSGP et sur la nécessité d’accélérer le lancement des études et des relevés sur le territoire nigérien. Niamey entend ainsi harmoniser son calendrier avec celui de l’Algérie, où les travaux du tronçon national ont déjà été lancés. Le TSGP doit relier les ressources gazières du Nigeria aux infrastructures algériennes à travers un corridor d’environ 4.200 kilomètres. Le projet comprend 1.037 km au Nigeria, 841 km au Niger et 2.310 km en Algérie. À ce jour, il reste 1.641 km à réaliser, dont 700 km en Algérie, 841 km au Niger et environ 100 km au Nigeria. En Algérie, les travaux du tronçon de 700 km ont été officiellement lancés le 4 juin à Aoulef, dans la wilaya d’Adrar. Le tracé doit suivre le corridor de la route transsaharienne jusqu’au Centre national de dispatching gazier de Hassi R’Mel.  Une étude de faisabilité actualisée du projet a par ailleurs été adoptée en juin dernier par les trois pays, ouvrant la voie à une nouvelle phase de concrétisation. Le gazoduc est conçu pour transporter jusqu’à 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an vers l’Europe, pour un coût de réalisation estimé à 13 milliards de dollars.
 
Un projet énergétique aux retombées industrielles
Pour Niamey, le TSGP ne doit toutefois pas se limiter au transport du gaz vers l’Europe. Le ministre nigérien du Pétrole souhaite faire du corridor gazier un levier de développement économique et industriel, notamment à travers la production d’électricité, l’implantation de centrales, le développement d’industries consommatrices d’énergie, ainsi que des activités de transformation agricole et de production d’engrais.  Le projet devrait ainsi contribuer à développer progressivement le marché gazier nigérien et à améliorer l’accès à l’énergie, tout en favorisant l’implantation d’activités économiques le long du tracé. Cette vision élargit la portée du TSGP, présenté comme une infrastructure susceptible de contribuer au développement énergétique du Niger et, plus largement, à celui de la région sahélienne.  Parallèlement au projet gazier, Niamey entend renforcer sa coopération avec l’Algérie dans l’ensemble de la chaîne des hydrocarbures. Hamadou Tini a notamment exprimé le souhait d’associer Sonatrach à différentes étapes du développement du secteur pétrolier nigérien, de l’exploration à la transformation et à la commercialisation. Il a qualifié l’Algérie de partenaire stratégique, notamment pour son expérience dans l’exploration, la production, le raffinage et les activités industrielles liées aux hydrocarbures.   Au-delà des investissements et de l’expertise technique, le Niger accorde une importance particulière au transfert de compétences. Niamey souhaite que les projets menés avec les partenaires algériens permettent de former des ingénieurs et techniciens nigériens et de renforcer progressivement les capacités nationales dans le secteur des hydrocarbures. Cette coopération prévoit notamment des formations en Algérie, des échanges d’experts et la constitution éventuelle d’équipes mixtes.
A. N.

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