mercredi 8 juillet 2026
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IL INVENTE DES « INCIDENTS ANTI-MAROCAINS » EN FRANCE POUR MASQUER L’AGRESSION DE WASSIM À BOSTON : Le Makhzen se couvre de ridicule

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L'enfant algérien Wassim agressé par des supporters marocains en furie à Boston

Pris la main dans le sac, le Maroc tente de jouer à la victime et à la vierge effarouchée. Elle est bien bonne l’histoire du drapeau marocain profané par des Algériens, à Aubervilliers en France, au lendemain de la victoire des Lions de l’Atlas devant le Canada.
Cette histoire est une belle couleuvre que personne ne peut avaler dans la mesure où aucun média n’en a fait part et aucun canal d’information en France, n’a fait état d’incidents entre des supporters marocains et des groupes d’Algériens. C’est un mensonge cousu de main et qui, comme c’est devenu une habitude, ne résistera pas à la réalité des choses puisque, selon plusieurs sources, la justice française n’a même pas daigné enregistrer la plainte de l’ambassade du Maroc en France, qu’elle a classée sans suite faute de preuves pouvant la justifier.
C’est une manœuvre gauche et un épais écran de fumée pour tenter de faire oublier l’affaire de l’agression du petit Wassim, un adolescent algérien par une meute de Ayacha à Boston. Et dans cette affaire, l’implication du Maroc est documentée par des images vidéos et par la mise en examen de plusieurs individus, marocains dont un employé de l’ambassade de ce pays aux USA. On ne peut pas cacher la vérité avec un tamis et le makhzen est passé maître dans l’art des coups tordus mais qui ne résistent pas devant la vérité. Tous ses mensonges, toutes les fake-news distillées par ses mouches électroniques n’ont jamais pu dépasser le temps du clic d’une souris. Ils s’avèrent très vite des flops, des pétards mouillés et des mensonges éhontés. Le scénario est cousu de main, mais la réalité est plus forte. Une dépêche de la MAP, affirmé que « l’ambassade du Maroc à Paris a déposé plainte après la profanation du drapeau marocain à Aubervilliers, survenue au lendemain de la victoire des Lions de l’Atlas contre le Canada en Coupe du monde 2026 ». La plainte dénonce des actes de haine et appelle au respect des valeurs de fraternité entre la France et le Maroc. En bref, l’ambassade du Maroc à Paris a déposé plainte. Elle dénonce la profanation du drapeau marocain à Aubervilliers. Les faits sont survenus après la victoire du Maroc contre le Canada. La représentation diplomatique condamne des actes de haine. Elle appelle au calme avant le quart de finale France-Maroc. Le document affirme qu’au soir du 4 juillet 2026, peu après la victoire du Maroc contre le Canada en Coupe du monde, des incidents ont éclaté dans le quartier des Quatre-Chemins à Aubervilliers. Des individus se réclamant d’origine algérienne ont arraché, brûlé et déchiré le drapeau marocain en scandant des slogans hostiles. Selon l’ambassade, des éléments vidéo documentés et authentifiés montrent également des femmes portant le maillot des Lions de l’Atlas, accompagnées d’enfants en bas âge, prises pour cibles par les mêmes individus. Elles ont fait l’objet d’agressions verbales et de tentatives d’intimidation ».
Ce qui est curieux dans cette plainte, est qu’elle reprend une partie des motifs ayant conduit le FBI à se saisir de l’affaire de l’agression du petit Wassim. « Dénoncer des actes de haine », un élément qui a poussé la police fédérale des USA à se saisir de l’affaire, ce qui risque de coûter des années de prison aux mis en cause dans ce lâche acte d’agression. C’est la fuite en avant, et au lieu de dénoncer et se désolidariser d’un acte barbare commis par ses barbouzes, le Makhzen s’enfonce dans le ridicule en créant une histoire qui est loin de coller à la réalité des choses tant l’éducation de l’Algérien est noble et lui interdit de s’attaquer aux femmes et aux enfants. Allez, pour votre gouverne, sachez que tout le monde est convaincu que votre sale main est partout et que vos mensonges sont des volutes de fumée dont la vie est éphémère. Elles ne résistent ni au souffle du temps ni à celui de la réalité. Vos histoires sont un gros mensonge à l’image de celle du royaume né de la volonté d’un maréchal de l’ancienne puissance coloniale et de quelques crayons de couleurs.
Slimane B.

AVEC LA MISE EN SERVICE DE PLUSIEURS PROJETS ET D’AUTRES EN PERSPECTIVE : L’Algérie gagne la bataille de l’eau

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En pleine période de fortes chaleurs, où la demande en eau atteint des pics, l’Algérie multiplie les investissements pour consolider sa sécurité hydrique. Entre la mise en service de nouvelles infrastructures d’alimentation en eau potable, l’accélération des projets de dessalement de l’eau de mer et les nouveaux chantiers en préparation, le gouvernement fixe une même ambition ; éloigner durablement le pays de la zone de vulnérabilité liée au stress hydrique et garantir un approvisionnement régulier aux citoyens. 
C’est d’ailleurs le message fort délivré par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, à l’occasion de l’inauguration, à Alger, de plusieurs projets. Le chef de l’État a rappelé que l’Algérie avait fait face aux épisodes de sécheresse grâce à ses propres moyens.  « L’État a œuvré à lutter contre la sécheresse et la pénurie d’eau, en recourant à des compétences, des moyens et des fonds algériens », a-t-il déclaré. Le Président a également fixé un cap ambitieux pour les prochaines années.  « Des efforts sont en cours pour réaliser l’autosuffisance dans l’approvisionnement des citoyens en eau, au moyen des usines de dessalement de l’eau de mer, à hauteur de 40 %, et nous atteindrons un taux de 62 %, une fois les projets restants de ces usines achevés », a-t-il souligné.  Ces déclarations traduisent la place stratégique qu’occupe désormais la politique de l’eau dans les priorités nationales, alors que les effets du changement climatique et les épisodes de sécheresse imposent une transformation profonde du modèle d’approvisionnement.

Des nouveaux ouvrages pour renforcer l’AEP
À l’occasion des célébrations du 64e anniversaire de la Fête de l’Indépendance et du Recouvrement de la souveraineté nationale, le secteur de l’Hydraulique a enregistré la mise en service, l’inauguration et le lancement d’un important nombre de projets à travers plusieurs wilayas du pays.
Selon un communiqué du ministère de l’Hydraulique, ces réalisations visent à améliorer le service public de l’alimentation en eau potable tout en consolidant la sécurité hydrique.  Dans la wilaya de Jijel, le projet de réhabilitation et d’extension du système d’alimentation en eau potable a été mis en service avec la réalisation d’une station de pompage à Kheïri Oued Adjoul et Beni Meslem. Doté d’une enveloppe de 102 millions de dinars, ce projet permettra d’améliorer l’alimentation en eau de près de 5 000 habitants, d’augmenter les débits et d’assurer une meilleure continuité de la distribution. Toujours à Jijel, un réservoir d’une capacité de 1 000 m³ a été mis en service dans la commune de Sidi Abdelaziz. Cette infrastructure bénéficiera à près de 4 000 habitants, tout en renforçant la sécurité hydrique de la région.  Dans la wilaya de Messâad, deux réservoirs de stockage d’une capacité de 3 000 m³ chacun ont été inaugurés.  La wilaya de Tébessa s’est, quant à elle, dotée d’une nouvelle station de pompage dans la commune d’El-Aouinet, équipée et raccordée au réseau électrique. À Chlef, deux réservoirs d’eau ont été mis en service dans la commune de Dahra, auxquels s’ajoute un troisième ouvrage de 1.000 m³ dans la commune d’El-Harenfa. À Sidi Bel Abbès, les autorités ont procédé à la pose de la première pierre d’un projet de château d’eau accompagné d’une conduite d’adduction, destiné à améliorer durablement l’alimentation en eau potable des habitants.  Dans la wilaya de Tlemcen, un réservoir de 500 m³ a été réceptionné au quartier Yaghmoracen Ibn Ziane, ainsi qu’un second de 1.000 m³ dans la commune de Chetouane, permettant d’accroître les capacités de stockage et de garantir une meilleure continuité de l’approvisionnement.
La commune d’Amdoukal, dans la wilaya de Barika, bénéficie désormais d’un réservoir semi-enterré de 1 000 m³, destiné à assurer l’alimentation en eau potable de près de 10.000 habitants.  À Timimoun, un château d’eau est entré en service dans la commune du même nom, après l’achèvement des essais techniques. L’installation renforcera l’alimentation du ksar Talalt, notamment grâce à l’amélioration des capacités de stockage, de la pression et de la continuité du service.  Dans la wilaya de Béjaïa, les installations d’alimentation en eau potable à partir du barrage de Tichy Haf, situé à Oued Ghir, ont été mises en exploitation.  Le projet comprend notamment l’équipement de deux stations de pompage et permettra d’augmenter le débit d’environ 30 litres par seconde. Surtout, il permettra aux habitants de passer d’une distribution d’eau tous les trois jours à une distribution quotidienne de huit heures, tout en renforçant la sécurisation de l’alimentation grâce au barrage de Tichy Haf et à la station de dessalement d’eau de mer. Enfin, dans la wilaya de Bouira, les travaux de raccordement de trois stations de pompage du système du barrage de Tilesdit au réseau électrique ont été lancés afin d’améliorer la continuité de l’alimentation en eau potable.

Dessalement : un chantier stratégique qui monte en puissance
Au-delà des infrastructures classiques, le dessalement de l’eau de mer s’impose désormais comme le principal levier de la stratégie nationale de sécurisation des ressources hydriques. Dans ce cadre, le ministre de l’Hydraulique, Lounès Bouzegza, a présidé lundi, une réunion consacrée à l’évaluation de l’état d’avancement des projets de raccordement à distance des stations de dessalement de Fouka 2 (Tipasa), Koudiet Draouche (El-Tarf), Béjaïa et Cap Djinet (Boumerdès).  La réunion, à laquelle ont participé les cadres du ministère, de l’Algérienne des eaux (ADE) et de l’Algerian Desalination Company (ADC), a permis d’examiner les taux d’avancement, les difficultés rencontrées ainsi que les délais de réalisation. Le ministère indique que les travaux de raccordement de la station de Fouka 2 sont désormais achevés. Les opérations de mise en service sont actuellement en cours, parallèlement au lancement progressif de l’alimentation des communes de l’est de la wilaya de Blida.
Pour la station de Koudiet Draouche, les opérations de nettoyage et de désinfection des conduites se poursuivent avant la mise en exploitation progressive de l’installation dès la finalisation des derniers travaux techniques. Concernant Cap Djinet, la procédure d’appel d’offres a été lancée pour sélectionner l’entreprise chargée du raccordement entre le système de Koudiet Acerdoune et la station de dessalement. Ce projet permettra de renforcer l’alimentation en eau potable des wilayas de Bouira, Tizi-Ouzou, M’sila et Médéa.

Trois nouvelles stations pour les wilayas de l’intérieur
La réunion a également permis de faire le point sur les études relatives aux futures stations de dessalement programmées à Chlef, Mostaganem et Tlemcen. Ces projets prévoient la réalisation de réseaux de transfert pouvant atteindre 250 kilomètres afin d’acheminer l’eau dessalée vers les wilayas de l’intérieur du pays. La future station de Tlemcen alimentera les wilayas de Tlemcen, Sidi Bel-Abbès, Saïda et Nâama.  Celle de Mostaganem desservira Mostaganem, Relizane, Tiaret et Tissemsilt. Quant à la station de Chlef, elle assurera l’approvisionnement de Chlef, Aïn Defla, Médéa ainsi que de la partie est de la wilaya de Tissemsilt. Chacune de ces trois stations affichera une capacité de production de 300.000 mètres cubes par jour, renforçant significativement les capacités nationales de mobilisation des ressources en eau.

Respect des délais et accélération des chantiers
Au cours de cette réunion, le ministre de l’Hydraulique a insisté sur la nécessité de respecter strictement les délais contractuels et de rattraper les retards enregistrés sur certains chantiers. Lounès Bouzegza a appelé à accélérer le rythme des travaux, à engager les procédures légales contre les entreprises défaillantes, à renforcer la coordination entre les différents intervenants et à assurer un suivi quotidien de l’avancement des projets.
Le ministre a rappelé que les projets de dessalement et leurs réseaux de raccordement constituent aujourd’hui l’un des principaux piliers de la stratégie nationale de sécurité hydrique, soulignant que le programme national de dessalement continuera de s’étendre avec la réalisation de nouvelles stations dans plusieurs wilayas. À l’heure où les fortes chaleurs mettent les réseaux d’alimentation sous pression, cette montée en puissance des infrastructures hydrauliques illustre la volonté des pouvoirs publics d’anticiper les effets du changement climatique et de garantir, à moyen et long termes, un accès durable à l’eau potable pour les citoyens.
Ania Naït Chalal 

NOUVEAUX BACHELIERS : Des inscriptions 100 % en ligne dès le 15 juillet

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Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a annoncé que les opérations d’inscription et d’orientation des nouveaux titulaires du Baccalauréat 2026 débuteront le 15 juillet prochain, dans le cadre de la préparation de la rentrée universitaire 2026-2027. 
Lors d’une conférence de presse consacrée aux nouveautés de la circulaire ministérielle relative à l’orientation et à l’inscription des nouveaux bacheliers, le ministre a précisé que l’ensemble des démarches, qu’elles soient pédagogiques ou liées aux œuvres universitaires, seront effectuées exclusivement en ligne. Les étudiants pourront ainsi accomplir toutes les formalités via les plateformes numériques dédiées, accessibles aussi bien sur ordinateur que sur smartphone, sans avoir à se déplacer. Le ministre a indiqué que la circulaire ministérielle a été entièrement numérisée et transformée en une plateforme interactive accessible à travers le portail dédié.  Parmi les principales nouveautés figure également le lancement d’une application permettant de calculer avec précision la moyenne pondérée, afin d’aider les futurs étudiants à choisir leur filière. Autre innovation, le nombre de choix de spécialités passe de 10 à 12, offrant davantage de possibilités aux nouveaux bacheliers.
Dans le cadre de la stratégie de transformation numérique de l’université, le ministère a également intégré un grand modèle de langage (LLM) basé sur l’intelligence artificielle au sein de la plateforme numérique de la circulaire. Disponible 24 heures sur 24, cet assistant intelligent permettra aux candidats de poser directement leurs questions et d’obtenir des réponses personnalisées et instantanées. Le ministère prévoit également de recourir aux technologies de Data Mining afin d’améliorer le processus d’orientation et de réduire les taux d’échec universitaire.
Selon Kamel Baddari, ces nouvelles mesures s’inscrivent dans la volonté de bâtir une « université numérique, ouverte et créatrice des métiers de demain », conformément au programme du président de la République visant à renforcer le rôle économique de l’université et la souveraineté technologique du pays.

De nouvelles formations tournées vers les métiers d’avenir
Le ministre a également annoncé l’ouverture de plusieurs nouvelles formations destinées à accompagner les mutations économiques et technologiques. Treize nouvelles spécialités consacrées aux métiers du futur seront ainsi proposées, notamment dans les domaines des protéines, des semences, des villes intelligentes ainsi que de l’intelligence artificielle. Un cursus d’ingénieur d’État en intelligence artificielle sera lancé avec l’objectif de former 30 000 spécialistes à l’horizon 2030. Le ministère ouvre également plusieurs nouveaux masters, notamment en technologies publiques, en interopérabilité des systèmes d’information ainsi qu’en mécanique des systèmes spatiaux.

De nouvelles spécialités en médecine et sciences de la santé
Le secteur de la santé bénéficiera lui aussi d’un important enrichissement de l’offre de formation, en coordination avec le ministère de la Santé. Parmi les nouveautés figurent une licence en hygiène et santé bucco-dentaire, un master en conseil génétique, un master en intelligence artificielle médicale, un master en bio-informatique médicale ainsi qu’un master en addictologie.
Le ministre a également annoncé l’ouverture d’une filière Pharmacie à l’université de Saïda, l’habilitation d’un master en anesthésie au sein des établissements de formation paramédicale, ainsi que la création d’un diplôme d’études de surspécialisation en médecine de précision. Dans le cadre de la diversification de l’offre de formation, le ministère a décidé de renforcer les cursus conduisant à des doubles diplômes ainsi que les parcours individualisés. Sept nouvelles offres de formation en double diplôme ont été habilitées, tandis que quatre nouvelles formations en double compétence viennent enrichir le dispositif. Parmi les nouveaux parcours individualisés figurent notamment les spécialités Patrimoine archéologique et technologies numériques ainsi que Relations internationales et stratégie énergétique. Le ministère annonce également l’ouverture de nouvelles formations dans sept universités dans le cadre du développement des doubles diplômes.

Valoriser l’identité nationale et renforcer l’ouverture internationale
La nouvelle circulaire prévoit également des formations destinées à promouvoir l’identité nationale.
Une nouvelle offre en Sciences de l’information et de la communication en langue amazighe, spécialité audiovisuel, sera ouverte en coordination avec le Haut-Commissariat à l’amazighité.
Parallèlement, le ministère poursuit sa stratégie d’internationalisation de l’université algérienne avec l’ouverture de six nouvelles formations dans le cadre des accords de jumelage et des partenariats universitaires internationaux.
Ania Nch.

LÉGISLATIVES DU 2 JUILLET : La Cour constitutionnelle reçoit les résultats provisoires

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La présidente de la Cour constitutionnelle, Leïla Aslaoui, a reçu hier le président par intérim de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Karim Khelfane, accompagné de plusieurs membres du conseil de l’Autorité.
Selon un communiqué de la Cour constitutionnelle, cette rencontre a permis au président par intérim de l’ANIE de remettre officiellement les résultats provisoires de l’élection des membres de l’Assemblée populaire nationale du 2 juillet 2026. Des membres de la Cour constitutionnelle ont assisté à cette réception, précise la même source. Cette démarche s’inscrit dans le cadre légal prévu, intervenant au lendemain de l’annonce officielle des résultats provisoires du scrutin législatif. Lundi, lors d’une conférence de presse tenue au Centre international de conférences Abdelatif-Rahal, à Alger, Karim Khelfane avait présenté les résultats provisoires des élections des membres de l’APN. Il y avait salué la transparence et l’intégrité ayant marqué le déroulement du scrutin. Le président par intérim de l’ANIE a précisé que le taux de participation s’était établi à 21,24 % à l’intérieur du pays et à 10,75 % pour la communauté nationale établie à l’étranger, qualifiant ces chiffres de « taux réel » et soulignant la transparence et l’intégrité de l’opération électorale dans son ensemble. Khelfane a exprimé le souhait que ces résultats servent de leçon aux partis politiques et aux acteurs de la société civile, les invitant à consentir davantage d’efforts, à travers une préparation en amont, afin de regagner la confiance du corps électoral et de le convaincre de l’importance de participer au scrutin. Il a par ailleurs rappelé que la loi n’imposait pas au citoyen l’obligation de voter, estimant que l’électeur doit avant tout être convaincu par le discours politique et par le travail de proximité mené en amont des résultats attendus. Évoquant la gestion de cette élection, Khelfane a indiqué que l’Autorité s’était tenue à équidistance de l’ensemble des participants. Il a rappelé que ce scrutin législatif constituait la neuvième échéance nationale dont l’organisation a été supervisée par l’ANIE, une expérience qui lui a permis, selon ses propos, de cumuler un capital important pour corriger les lacunes et maintenir ouverts les canaux de communication, tant au niveau central que local, ainsi qu’auprès de la communauté nationale à l’étranger. Il a enfin souligné que ces élections législatives avaient reposé sur les critères de transparence, d’intégrité, de neutralité et d’équité, conformément aux lois de la République, tout en veillant à garantir l’accès des observateurs représentant les partis politiques aux centres et bureaux de vote, dans le but d’assurer l’inviolabilité et la crédibilité des résultats.
M. Seghilani

DES JEUNES SAHRAOUIS MOBILISENT LEURS PAIRS EUROPÉENS : Unis pour la cause d’autodétermination

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Des jeunes sahraouis ont souligné, lors d’une rencontre internationale interculturelle organisée sur l’île espagnole de Palma, l’importance de faire connaître la lutte du peuple sahraoui sous occupation, afin de rallier davantage de soutien à sa cause auprès de la jeunesse européenne.
Réunis dans le cadre du programme Erasmus, qui vise à renforcer le dialogue et l’échange culturel ainsi qu’à consolider les valeurs de coexistence et de solidarité entre les peuples, les jeunes participants sahraouis ont réaffirmé l’importance de sensibiliser la jeunesse européenne à la réalité du peuple sahraoui et à ses souffrances, ainsi qu’à son attachement à son droit à l’autodétermination et à la liberté. La rencontre a réuni, aux côtés de jeunes venus du Sahara occidental, des participants palestiniens et espagnols, créant des espaces communs de discussion sur des expériences différentes, permettant d’échanger sur les questions de paix, de droits humains et de justice. Les organisateurs de l’événement ont mis en avant le rôle du programme Erasmus dans la construction de passerelles entre les jeunes et le renforcement de leur conscience des enjeux liés aux droits humains. Le coordinateur du programme, Francisco Rodríguez, a pour sa part souligné que réunir des jeunes issus d’expériences humaines difficiles ne vise pas seulement à évoquer la douleur, mais aussi à mettre en avant les valeurs de résilience et à transmettre des messages positifs appelant à la paix et au changement. Il a ajouté que ce type de rencontres constitue une occasion de faire connaître aux jeunes générations européennes la réalité du peuple sahraoui et d’élargir le cercle de solidarité autour d’une cause qu’il qualifie de dossier de décolonisation encore en attente de règlement. De son côté, la jeune sahraouie Yasmine Embarek a insisté sur l’importance de l’engagement de la jeunesse sahraouie dans ce type d’initiatives internationales, qui permettent l’échange d’expériences et la valorisation de la culture et de l’identité sahraouies.

Le journaliste ghanéen Kwesi Pratt Jr. réaffirme son soutien au Front Polisario
Le journaliste et militant politique ghanéen Kwesi Pratt Jr., figure connue des voix africaines anticoloniales, a réaffirmé sa solidarité avec la lutte du peuple sahraoui, renouvelant son soutien au Front Polisario, qu’il présente comme un mouvement de libération engagé dans un combat pour la liberté et l’autodétermination. Ces déclarations, rapportées lors d’une conférence donnée en marge de la commémoration du premier anniversaire du « Jour de la libération » honorant la mémoire du dirigeant africain Kwame Nkrumah, ont porté sur sa vision de l’avenir du continent africain et sur la nécessité de poursuivre la lutte pour la souveraineté et la justice sociale. Pratt Jr., rédacteur en chef du journal Ghana Insight et secrétaire général du Mouvement socialiste du Ghana, a affirmé que l’avenir des peuples ne se construit pas par la soumission à une domination extérieure, mais par la lutte organisée et l’unité. Selon lui, l’Afrique ne pourra atteindre une indépendance réelle qu’en recouvrant sa souveraineté sur ses ressources naturelles et en luttant contre les différentes formes d’exploitation qui, selon lui, continuent d’entraver les aspirations de ses peuples à la liberté. Il a appelé à renforcer la solidarité internationale avec les peuples confrontés à l’occupation, estimant que ce soutien aux mouvements de libération représente, selon lui, un outil essentiel de défense des droits des peuples plutôt qu’un geste symbolique. Il a par ailleurs soutenu que l’Afrique ne connaîtra pas une liberté pleine tant que certains de ses peuples resteront, à ses yeux, sous occupation.

Espagne : la ville d’Alcorcón renouvelle son soutien au peuple sahraoui
La présidente de l’association espagnole d’Alcorcón de solidarité avec le peuple sahraoui, María Rosa Serrano Zarabozo, a affirmé que la solidarité avec le peuple sahraoui demeure, selon elle, une nécessité humaine et politique, réitérant sa demande en faveur de son droit à l’autodétermination.
Cette déclaration a été faite lors d’une réception organisée par la mairie d’Alcorcón (province de Madrid) en l’honneur d’un groupe d’enfants sahraouis passant leurs vacances d’été en Espagne dans le cadre du programme « Vacances en paix ». La cérémonie s’est tenue en présence de la maire d’Alcorcón, Candelaria Testa Romero, de son adjoint chargé de la coopération et de la sécurité, David López López, ainsi que des familles espagnoles d’accueil. Dans son discours, Mme Serrano Zarabozo a évoqué plus de cinq décennies de solidarité avec le peuple sahraoui, qu’elle présente comme la preuve du bien-fondé de sa cause, appelant à poursuivre le soutien à sa lutte jusqu’à l’exercice de son droit à l’autodétermination, conformément aux résolutions de l’ONU. Le représentant du Front Polisario dans la province de Madrid, Khalil Mohamed Abdelaziz, a pour sa part remercié la municipalité, l’association et les familles d’accueil pour leur engagement. Il a précisé que le programme « Vacances en paix » ne se limite pas à l’accueil des enfants sahraouis, mais constitue aussi, selon lui, une occasion de sensibiliser à leur cause et à ce qu’il décrit comme les souffrances du peuple sahraoui.

Consultations diplomatiques avec l’UA
Le ministre d’État sahraoui chargé des Affaires diplomatiques, Mohamed Salem Ould Salek, a informé le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, des derniers développements internationaux et régionaux relatifs à la question du Sahara occidental, lors d’une rencontre tenue au siège de l’UA à Addis-Abeba, dans le cadre des consultations périodiques que mène la Commission avec les États membres. Selon l’agence de presse sahraouie (SPS), cette rencontre a porté sur plusieurs questions d’intérêt commun ainsi que sur l’actualité du continent africain. Le ministre sahraoui a réaffirmé, lors de cet entretien, l’attachement de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance, et sa volonté de continuer à défendre ces droits par les moyens garantis, selon lui, par le droit international et l’Acte constitutif de l’Union africaine. Ould Salek a par ailleurs affirmé la volonté de la RASD de continuer à œuvrer au sein de l’Union africaine pour la réalisation des objectifs de l’unité africaine et le renforcement du rôle de l’organisation continentale dans la consolidation de la paix et de la stabilité.
M.Seghilani

Statistiques : après le tâtonnement…

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Si un moyen a, par le passé, manqué à la gouvernance dans notre pays, c’est bien celui des statistiques. Certains peuvent penser qu’elles ont existé puisqu’un Office national des statistiques (ONS) est à l’œuvre depuis 1982. En réalité, il était chargé de produire des études et des enquêtes. Pas des statistiques. C’est ce qui a fait dire au président Tebboune, lors de l’inauguration, dimanche dernier, du Centre national algérien des services numériques à Mohammedia que « sans statistiques, nous ne pouvons aller loin ». Depuis 2019, il avait en tête de mettre en place « un réseau national de collecte d’informations statistiques, du niveau local au niveau national, afin d’améliorer la fiabilité des statistiques et des indicateurs socioéconomiques et de rendre l’action publique et les réformes programmées plus efficaces » qu’il a inscrit dans ses 54 engagements, au point 26. Pour comprendre la détermination du Chef de l’État, il faut remonter l’histoire des illusions dans notre pays. Dès juillet 1970, un secrétariat d’État au plan était intégré au gouvernement. En 1979, il prend de l’importance et devient ministère de la planification. Il prend encore plus d’importance en 1982 puisque son ministre se voit assisté d’un vice-ministre. Mieux, en 1984, c’est un ministre de la planification de 1979 qui est promu premier ministre tandis que le portefeuille de la planification est confié à un nouveau ministre. En 1986, on lui adjoint un vice-ministre. En 1988, la planification disparaît des tablettes du gouvernement. Jusqu’au remaniement de 1996 où la planification revient au gouvernement et est confiée à « un ministre délégué auprès du chef du gouvernement ». En 1998, la planification disparaît une nouvelle fois du gouvernement. Et pour plus d’une décennie. Ces « allées et venues » de la planification masquaient un mal-être. Car sans statistiques, toute planification ne pouvait être qu’illusoire. D’ailleurs en 2010, il y a eu la désignation d’un ministre « de la Prospective et des Statistiques » assisté d’un « secrétaire d’État ». En 2012, la « prospective » disparaît au profit d’un « secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé (carrément NDLR) des Statistiques » avant de disparaître en 2013. En 2014 retour de la prospective confiée à un « ministre délégué auprès du ministre des Finances » avant de disparaître, une fois pour toutes, en 2015 jusqu’à l’inauguration, dimanche dernier, du Centre national algérien des services numériques. Ce centre a des « lignes » de production à l’infini. Celle des statistiques n’est pas la moindre. Pour la prise de décisions à tous les échelons. Par sa participation au bien-être du citoyen. Avec sa production de statistiques fiables et précises, notre économie en général et nos finances en particulier connaîtront des progrès considérables. Tout en permettant, a ajouté le président Tebboune, de « couper la voie aux pratiques antérieures telles que la falsification, la diffusion de fausses informations, et autres ». Place à l’efficacité dans la transparence !
Zouhir Mebarki

Al-Ahli FC fonce sur l’ailier algérien : Feyenoord fixe le prix de Hadj Moussa à 37 millions d’euros

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Le dossier d’Anis Hadj Moussa pourrait rapidement devenir l’un des feuilletons de ce mercato estival. Après une première saison très convaincante sous les couleurs de Feyenoord, l’international algérien attire désormais les convoitises de plusieurs clubs européens et du Golfe, où son profil est particulièrement apprécié. Parmi les formations les plus intéressées figure Al-Ahli FC. Le club saoudien, qui poursuit sa politique de recrutement ambitieuse, est passé à l’offensive en adressant une première offre officielle à Feyenoord afin de s’attacher les services de l’ailier algérien. Toutefois, cette proposition a été immédiatement repoussée par les dirigeants du club néerlandais, qui n’ont manifestement aucune intention de se séparer de leur joueur à n’importe quel prix. À Rotterdam, Anis Hadj Moussa est considéré comme l’un des éléments les plus prometteurs de l’effectif. Ses prestations de haut niveau, sa vitesse, sa qualité de percussion et sa capacité à faire la différence dans les un-contre-un ont convaincu le staff technique de miser sur lui pour les saisons à venir. Feyenoord entend donc conserver son joueur, sauf en cas d’offre exceptionnelle.
Selon plusieurs sources, le club néerlandais aurait fixé le prix de départ de l’international algérien à 37 millions d’euros. Un montant conséquent qui témoigne de la valeur prise par Hadj Moussa sur le marché des transferts au cours des derniers mois. Cette évaluation s’explique par ses performances en Eredivisie, mais également par ses sorties remarquées sur la scène européenne, où il a confirmé son potentiel face à des adversaires de très haut niveau. Cette somme représente un véritable signal envoyé aux clubs intéressés : Feyenoord n’est pas vendeur et n’envisagera un transfert que si ses exigences financières sont pleinement satisfaites. Le club de Rotterdam, réputé pour sa fermeté lors des négociations, souhaite également éviter un départ précipité d’un joueur dont la progression semble loin d’être terminée. De son côté, Al-Ahli FC n’a pas encore abandonné le dossier. Le club saoudien étudierait la possibilité de revenir avec une offre plus importante afin de convaincre Feyenoord d’ouvrir les discussions. Reste également à savoir si d’autres prétendants, notamment en Premier League ou dans d’autres grands championnats européens, entreront dans la course dans les prochaines semaines. À seulement quelques semaines de la reprise de la saison, l’avenir d’Anis Hadj Moussa demeure donc incertain. Une chose est toutefois acquise : pour espérer recruter l’international algérien cet été, il faudra sortir le chéquier et débourser au minimum 37 millions d’euros, le prix fixé par Feyenoord pour envisager son départ.
H. S.

EN SOLIDARITÉ AVEC NAÂMA ASFARI : Le groupe de «Gdeïm Izik» entame une grève de la faim

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C’est hier que les détenus du groupe « Gdeïm Izik » ont entamé une grève de la faim en solidarité avec leur compagnon, le prisonnier politique sahraoui Naâma Asfari, qui poursuit sa grève de la faim ouverte depuis 29 jours consécutifs, pour protester contre les violations continues de ses droits fondamentaux et de ceux de ses compagnons par l’occupation marocaine. Selon un communiqué publié lundi par la « Ligue pour la protection des prisonniers sahraouis dans les prisons marocaines », les détenus du groupe « Gdeïm Izik », répartis dans différentes prisons marocaines, ont ainsi entamé, dès hier, une grève de la faim d’avertissement d’une durée de 48 heures, en solidarité avec leur compagnon détenu, Naâma Asfari. Cette grève constitue, selon l’organisation sahraouie, une troisième étape de lutte escaladée visant à affirmer la cohésion des prisonniers sahraouis et l’unité de leurs rangs aux côtés de leur compagnon détenu, Asfari, qui poursuit sa grève de la faim ouverte au sein de la prison de Kénitra, au Maroc, depuis le 8 juin dernier, pour protester contre les graves violations commises à son encontre et à l’encontre de ses compagnons dans les prisons de l’occupation marocaine. Le même communiqué rapporte les témoignages des familles des prisonniers civils sahraouis, selon lesquelles leurs proches ont décidé de franchir, depuis hier, cette nouvelle étape de lutte pour affirmer leur solidarité absolue avec leur compagnon Asfari et exiger une réponse urgente à leurs revendications légitimes. Les familles affirment également que cette démarche n’est qu’une étape dans un parcours de lutte croissant, les prisonniers sahraouis promettant de lancer d’autres actions de lutte escaladées si l’occupation marocaine persiste dans son intransigeance et continue d’ignorer leurs revendications humaines et juridiques légitimes. Elles insistent sur leur attachement inébranlable à leurs droits légitimes et leur refus de toute atteinte à leur dignité humaine, quels que soient les défis. Les prisonniers sahraouis appellent l’État de l’occupation marocaine à cesser de nier le droit à la vie du prisonnier gréviste et à intervenir pour le sauver de la mort, tout en réclamant la libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus du groupe et de tous les prisonniers sahraouis, l’arrêt de toutes les formes de violations à leur encontre, ainsi que leur indemnisation pour les préjudices matériels et moraux résultant de leur détention arbitraire. Il convient de rappeler que « l’Instance sahraouie contre l’occupation marocaine » (Yaâcoub) avait annoncé, par la voix de l’un de ses membres, Ghalia Djimi, devant le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies à Genève, lors de sa 62ᵉ session, sa solidarité absolue avec le prisonnier civil sahraoui Naâma Asfari, qui mène « le combat des entrailles vides», dénonçant la politique systématique menée par l’État de l’occupation marocaine contre les prisonniers civils sahraouis dans ses prisons, en violation flagrante de toutes les résolutions des Nations unies.
M. S.

NEUF MÉDAILLES ET UN SACRE AFRICAIN : Les prodiges algériens des maths à l’honneur

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Le ministre de l’Éducation nationale, Mohammed Seghir Saâdaoui, a affirmé que l’État algérien accorde une attention particulière aux jeunes talents et aux élèves brillants, assurant que toutes les conditions sont réunies pour accompagner les élèves surdoués afin qu’ils puissent représenter l’Algérie dans les meilleures conditions lors des compétitions scientifiques internationales. Sadaoui s’exprimait à l’occasion de la réception, au siège du ministère, des membres de l’équipe nationale sacrée championne des Olympiades panafricaines de mathématiques (PAMO 2026), organisées à Yamoussoukro (Côte d’Ivoire), ainsi que des élèves brillants ayant participé à un voyage scientifique en République de Biélorussie. À cette occasion, le ministre a salué un « sacre continental inédit », exprimant sa « grande fierté » face aux performances réalisées par les jeunes mathématiciens algériens. Selon lui, cette consécration renforce la confiance dans les capacités des élèves algériens à rivaliser au plus haut niveau scientifique et nourrit l’ambition de décrocher des résultats encore plus prometteurs lors des prochaines compétitions régionales et internationales.

Un sacre continental inédit et une ouverture sur les expériences internationales
L’équipe nationale, composée de six élèves du cycle secondaire, a terminé première parmi les 26 pays participant aux Olympiades panafricaines de mathématiques. Les représentants algériens ont remporté neuf médailles, soit le plus grand nombre de distinctions attribuées lors de cette édition. L’équipe s’est également illustrée en réalisant deux scores parfaits, une performance unique durant cette compétition organisée du 26 juin au 4 juillet. L’élève Yahia Alaa a, en outre, été sacrée « Reine des mathématiques africaines », consacrant ainsi la domination algérienne lors de cette édition.  À cette occasion, le ministre a renouvelé ses félicitations aux élèves, à leurs parents, à l’ensemble de la communauté éducative, aux directions de l’éducation concernées ainsi qu’aux enseignants et encadreurs ayant contribué à cette réussite. Il a salué les qualités dont les lauréats ont fait preuve, notamment leur assiduité, leur persévérance, leur esprit de compétition et leur sens de l’effort.  Lors de cette même cérémonie, Mohammed Seghir Saâdaoui a également reçu les élèves ayant bénéficié d’un voyage scientifique en République de Biélorussie, organisé du 25 juin au 5 juillet dans le cadre du programme de coopération et de jumelage entre les établissements scolaires algériens et leurs homologues biélorusses. Le ministre les a félicités pour avoir « représenté dignement l’Algérie », saluant le sérieux, la discipline et la bonne conduite dont ils ont fait preuve tout au long de leur séjour.  Il a indiqué avoir suivi « avec intérêt et fierté » les différentes étapes de cette visite ainsi que les activités scientifiques, pédagogiques et culturelles auxquelles les élèves ont participé. Il a exprimé le souhait que cette expérience leur permette d’acquérir de nouvelles connaissances, de découvrir des modèles éducatifs de référence, de développer leurs compétences et de renforcer leur personnalité.  Le ministre a également pris connaissance des impressions des élèves sur leur séjour, les invitant à mettre à profit les connaissances et les expériences acquises dans leur parcours scolaire et à les partager avec leurs camarades au sein de leurs établissements afin de promouvoir la culture de l’excellence, de l’innovation et de l’esprit d’initiative.  Mohammed Seghir Saâdaoui a souligné que cette initiative traduit l’orientation stratégique du ministère de l’Éducation nationale visant à renforcer la coopération internationale dans le domaine de l’éducation et à élargir les partenariats avec différents pays. L’objectif est d’offrir aux élèves méritants l’opportunité de découvrir des expériences éducatives et culturelles diversifiées, de s’ouvrir à d’autres civilisations et de consolider leurs compétences afin de soutenir leur parcours scolaire et d’enrichir leur bagage cognitif et humain.  Le ministre a enfin assuré que son département poursuivra ce type d’initiatives, en cohérence avec la politique de l’État visant à investir dans les ressources humaines et à accompagner les élèves méritants.  À l’issue de la rencontre, il a souhaité que ce voyage scientifique ait pleinement atteint ses objectifs, exhortant les élèves à poursuivre leurs efforts sur la voie de l’excellence, à valoriser les connaissances acquises et à servir d’exemple à leurs camarades, tout en contribuant à promouvoir une image rayonnante de l’école algérienne et des valeurs qu’elle porte.
A. N.

CONTRIBUTION/INTÉGRATION ÉCONOMIQUE DE L’AFRIQUE : L’ALGÉRIE SE METAU SERVICE DE L’EMERGENCE DU CONTINENT : La nouvelle doctrine de la diplomatie économique de codéveloppement

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L’Afrique, le continent de l’avenir ; elle est considérée aujourd’hui comme étant l’une des principales sources de la croissance mondiale. Avec la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et l’Agenda 2063 de l’Union africaine, le continent affirme une ambition claire : bâtir un marché intégré, accélérer son industrialisation et créer davantage de valeur sur son propre territoire.
Dans cette transformation historique, l’Algérie n’est pas un observateur ni un partenaire extérieur. Elle est une nation africaine, pleinement engagée dans le destin économique du continent. Par sa position géostratégique, ses infrastructures, son potentiel énergétique, son expérience industrielle et son capital humain, elle peut contribuer à faire émerger une Afrique plus intégrée, plus compétitive et plus souveraine. Cette ambition appelle une nouvelle doctrine :
la diplomatie économique de codéveloppement. Elle dépasse la logique traditionnelle des échanges commerciaux pour promouvoir une coopération fondée sur la confiance, le respect mutuel, la complémentarité économique, le transfert de compétences et la création de valeur locale. Cette vision a été clairement affichée en septembre 2025 lors de la tenue à Alger de la 4ème de l’IATF.
Cette manifestation continentale majeur a pris une nouvelle dimension, celle de la promotion du co-investissements et des chaînes valeurs communes. Cette vision s’articule autour de six principes fondamentaux : le respect des souverainetés et des réalités locales ; la sincérité des engagements ; la priorité donnée aux projets à fort impact économique et social ; la promotion des PME, des micro-entreprises et des start-up ; la transformation locale des ressources naturelles afin de créer davantage de valeur ajoutée ; et une coopération inscrite dans le long terme, favorisant le transfert des savoir-faire et le renforcement des capacités locales. Pour concrétiser cette ambition, une vision Algérie-Afrique 2035 pourrait s’articuler autour de quatre secteurs stratégiques.
1-L’énergie, en développant les interconnexions électriques, les énergies renouvelables, le gaz naturel, l’hydrogène vert et les solutions d’efficacité énergétique, afin de faire de l’accès à l’énergie le moteur de l’industrialisation africaine.
2-Les infrastructures de base, avec le développement des corridors transafricains, des réseaux ferroviaires et routiers, des plateformes logistiques, des ports, des zones industrielles et des infrastructures hydrauliques, indispensables à l’intégration des marchés africains.
3- L’industrie avec ses effets d’entraînement et en favorisant la transformation locale des matières premières, le développement des filières manufacturières, des industries agroalimentaires, pharmaceutiques, mécaniques, minières et des matériaux de construction, afin de renforcer les chaînes de valeur régionales.
4- Le numérique, enfin, comme accélérateur de compétitivité et de modernisation grâce à l’intelligence artificielle, aux centres de données, à la cybersécurité, aux plateformes numériques, aux paiements électroniques et au développement des start-up africaines. Cette stratégie devra également investir dans le capital humain, la formation, la recherche, l’innovation, le financement des PME et le renforcement des écosystèmes entrepreneuriaux. Car le développement durable de l’Afrique reposera avant tout sur les compétences de sa jeunesse et sur la capacité de ses entreprises à innover et à créer de la richesse. La réussite de cette vision ne se mesurera pas uniquement au volume des échanges commerciaux ou au montant des investissements réalisés. Elle se mesurera surtout à notre capacité collective à créer des emplois, à développer des industries compétitives, à renforcer les chaînes de valeur africaines et à faire émerger une prospérité durable bénéficiant à l’ensemble du continent. Je termine comme j’ai toujours l’habitude de le rappeler pour : « L’Algérie ne se tourne pas vers l’Afrique : elle est l’Afrique. Sa vocation n’est pas d’y rechercher des marchés, mais de contribuer, aux côtés de ses partenaires africains, à bâtir un continent plus intégré, plus industrialisé, plus innovant et plus souverain. Convaincue que son destin est intimement lié à celui du continent, elle fait de la diplomatie économique de co-développement le socle d’une prospérité partagée au service de l’émergence de l’Afrique. »
Par Abderrahmane Hadef, Consultant international en développement économique.

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