dimanche 27 septembre 2026
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POUR SON ACCOMPAGNEMENT DANS LES MOMENTS DIFFICILES : Le Niger reconnaissant à l’Algérie

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Malgré le poids des sanctions et de l’isolement imposés au Niger il y a trois ans pour qu’il s’effondre, ce pays est resté debout, parce que « la République algérienne démocratique et populaire, un frère et voisin, a choisi de l’accompagner par un investissement substantiel dans l’exploitation de ses ressources naturelles et par un soutien constant à son système de défense ».
C’est le Premier ministre du Niger, Ali Mahaman Lamine Zeine, qui a parlé ainsi lors de son allocution devant les membres des Nations unies, à l’occasion du débat général de la 81e session de l’Assemblée générale. Il a souligné le soutien de l’Algérie à son pays dans plusieurs domaines, notamment l’exploitation des ressources naturelles et la défense. Il a cité d’autres raisons qui ont permis au Niger de ne pas s’effondrer comme le prédisaient ses ennemis. « Aujourd’hui, le Niger est debout. Il est debout parce que son peuple a refusé de plier l’échine », a-t-il déclaré. « Il est debout parce qu’il a trouvé au sein de la Confédération des Etats du Sahel une famille, une solidarité, une famille dans toute la signification africaine du terme », a-t-il poursuivi. « Le Niger est surtout debout parce qu’il a repris possession de son sol, de son sous-sol et de sa parole », a conclu Ali Mahaman Lamine Zeine.
S’agissant de l’Algérie, il a rappelé qu’il y a une coopération dynamique dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’énergie, de l’hydraulique, de l’agriculture ». Il a, dans ce contexte, cité « de grands projets structurants comme le gazoduc tripartite et la route transsaharienne ». Pour rappel, le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, s’est entretenu, jeudi à New York, avec son homologue nigérien, Bakary Yaou Sangaré, en marge des travaux de la semaine de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies (AGNU).
Ce fut l’occasion pour les deux ministres de souligner l’importance qu’ils attachent à la poursuite du renforcement des relations de coopération et de partenariat entre les deux pays, notamment dans les domaines des hydrocarbures, de l’énergie, du commerce, de l’agriculture et des infrastructures, conformément à la vision et aux directives des dirigeants des deux pays, au service des intérêts communs des deux peuples frères.
Ahmed Attaf a réaffirmé « la disposition de l’Algérie à continuer d’accompagner le Niger dans ses efforts visant à valoriser, exploiter, développer et commercialiser ses ressources naturelles pour atteindre les objectifs de développement fixés, au bénéfice du peuple nigérien frère », mettant en avant « l’importance stratégique des projets et infrastructures qui ont vocation à renforcer l’interconnexion entre les deux pays et dans toute la région, à leur tête la route transsaharienne et le projet de gazoduc Nigeria-Algérie, lesquels témoignent de la profondeur des liens historiques unissant les deux pays ».
Pour sa part, le ministre nigérien a exprimé « la gratitude de son pays envers l’Algérie pour son soutien, son accompagnement et le partage de son expertise et de son expérience », saluant « les compétences et les capacités dont dispose l’Algérie dans divers domaines de coopération, notamment l’énergie, les infrastructures, l’éducation et la santé ».
Le 9 août 2026, et sur instructions du président Abdelmadjid Tebboune, le général d’Armée, Saïd Chengriha, ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, a ordonné la remise à l’armée nigérienne d’un don comportant quatre hélicoptères, des équipements militaires, des munitions, des pièces de rechange ainsi que du matériel d’appui, de maintenance et de soutien logistique.
Il s’agit de renforcer les relations de coopération bilatérale stratégique entre l’Algérie et le Niger dans les différents domaines, notamment le domaine militaire. Le 30 août, l’Algérie, à la demande du Niger, a déployé à Niamey deux patrouilles d’avions de combat. Il s’agit de quatre chasseurs de type Sukhoi su-30 qui étaient accompagnés d’un avion ravitailleur qui ont atterri à l’aéroport de Niamey. Cette mission de soutien à l’armée nigérienne était destinée à faire face à une tentative de déstabilisation du pays voisin.
Au plan économique, les relations entre l’Algérie et le Niger ont été marquées par deux actions concrètes illustrant le soutien de l’Algérie au Niger : la réalisation de la centrale électrique à Niamey et le lancement des travaux de développement du bloc pétrolier de Kafra.
M’hamed Rebah

ALGÉRIE – VIETNAM : Le développement de la coopération militaire au menu

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Selon un communiqué du ministère de la Défense nationale, le général d’Armée Saïd Chengriha, ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale et chef d’état-major de l’Armée populaire nationale, a reçu, hier, au siège de l’état-major de l’ANP le général d’Armée Nguyen Truong Nghia, secrétaire du Comité central du Parti communiste vietnamien et directeur du Département politique générale de l’Armée populaire du Vietnam.
Lors de cette rencontre, à laquelle ont pris part le commandant des Forces terrestres, le secrétaire général du ministère de la Défense nationale, les Commandants de Forces et de la Garde Républicaine, le directeur de cabinet auprès du ministère de la Défense nationale, le nommandant de la Gendarmerie nationale, les chefs de Départements, le Contrôleur général de l’Armée, des directeurs centraux du ministère de la Défense nationale et de l’état-major de l’Armée nationale Populaire, ainsi que son Excellence l’Ambassadeur du Vietnam à Alger et les membres de la délégation vietnamienne, les deux parties ont examiné l’état de la coopération militaire entre les deux pays et échangé les points de vue sur les questions d’intérêt commun. Dans son allocution, le général d’Armée Said Chengriha a souhaité la bienvenue à son hôte et à la délégation qui l’accompagnait au quartier général de l’Armée populaire nationale à l’occasion de leur visite en Algérie. Il a qualifié cette visite de nouvelle étape importante dans le renforcement de la coopération militaire conjointe et de progrès significatif vers son élévation à un niveau supérieur, au service des intérêts des deux nations amies. Le général d’Armée Said Chengriha a ajouté que les relations entre l’Algérie et le Vietnam sont historiques et profondément ancrées dans l’expérience humaine. Elles se sont forgées dans la souffrance partagée et la résistance nationale contre le colonialisme, se sont approfondies grâce à la solidarité révolutionnaire et se sont renforcées par le respect mutuel, la concertation politique continue et les efforts inlassables déployés pour bâtir un partenariat stratégique et exemplaire entre les pays du Sud. Le général d’Armée a affirmé que le Vietnam avait été parmi les premiers pays à soutenir la Révolution algérienne et à accueillir des délégations du Front de libération nationale (FLN). Le Vietnam a partagé son expertise en matière de lutte armée et d’organisation révolutionnaire et a été l’un des premiers pays à reconnaître le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA). Il a souligné que cette histoire commune de lutte et de solidarité humaine avait constitué un terreau fertile pour l’édification d’une amitié solide et avait incité à rehausser le niveau de coopération et de partenariat, conformément à nos aspirations communes à construire des nations fortes, émergentes et influentes sur la scène internationale. Le général d’Armée a également affirmé notre entière volonté de poursuivre le développement de la coopération militaire entre nos deux institutions, d’une manière qui serve les intérêts des deux pays et renforce les perspectives de progrès et de prospérité pour nos deux peuples amis.  « Pour conclure, je tiens à vous réaffirmer que les relations entre l’Algérie et le Vietnam n’ont jamais été conjoncturelles.
Elles sont nées d’une expérience commune de souffrance, et se sont épanouies à l’époque des révolutions pour se renforcer au fil des ans grâce à la confiance mutuelle et à la solidarité humaine. Je tiens également à vous réitérer, à cet égard, notre entière disposition à aller de l’avant dans le développement de la coopération militaire entre nos deux institutions, au service des intérêts de nos deux pays, et pour accroître les perspectives de progrès et de prospérité de nos deux peuples amis », a déclaré le général d’Armée.
De son côté, le général d’Armée Nguyen Trung Nghia a exprimé sa satisfaction de visiter l’Algérie et a affirmé son ambition d’œuvrer au renforcement des relations de coopération militaire, tout en saluant le niveau de coordination multidimensionnelle entre les deux pays amis.
M. R.

LE MAKHZEN TENTE DE DÉMENTIR UNE ÉVIDENCE VUE PAR DES MILLIARDS DE TÉLÉSPECTATEURS : Le Maroc a bel et bien assisté au discours de Netanyahu

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Toute la planète a vu Nasser Bourita, tel un cancre, un dernier de la classe, enfoncé dans son siège de la salle de l’Assemblée générale des Nations unies, écoutant avec intérêt le criminel de guerre Netanyahou débiter son chapelet de mensonges. Mais cette image, la presse du makhzen l’a effacée d’un trait pour affirmer, toute honte bue, que le Maroc a eu le courage de figurer parmi les délégations de pays qui ont quitté la salle quand le génocidaire est monté sur la tribune pour déverser son fiel. Les dépêches des agences de presse qui ont couvert l’événement ont cité nommément, le Maroc et les Emirats dans le lot des rares pays qui n’ont pas protesté contre le discours prononcé par le premier ministre de l’entité sioniste. C’est un fait établi que ne peut démentir aucun exercice de la presse du Makhzen.   Et la question qui s’impose est : pourquoi le Makhzen qui, enfoncé jusqu’au cou dans la dynamique de normalisation avec l’entité sioniste, s’époumone à vouloir nier une évidence ? Le Maroc normalisateur, qui a vendu son âme au diable, qui est devenu une patrie de substitution pour les sionistes, n’a pas le courage et encore des positions de principes immuables aux côtés des causes justes pour gifler Netanyahou.  L’Algérie, ainsi que plusieurs pays, se sont retirés, jeudi, de la salle de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, lorsque le sioniste génocidaire qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par la Cour pénale internationale (CPI) a fait son entrée dans la salle de conférences des Nations Unies pour prononcer un discours. Ce retrait massif de délégations au cri de « free Palestine » n’a pas poussé les représentants des Émirats arabes unis et du Maroc à leur emboîter le pas. Ils sont restés de marbre, attendant l’ordre de leur maître pour l’applaudir quand il entamera son chapelet de mensonges. Le retrait de l’Algérie et d’autres pays, une réaction qui s‘inscrit dans le cadre de la légalité internationale, car rester pour écouter le discours aurait été une atteinte à la crédibilité de la CPI qui l’a déclaré criminel de guerre. L’action   a été décidé pour protester contre les crimes commis par l’entité sioniste en Cisjordanie et son agression génocidaire contre la bande de Ghaza. L’Algérie, et de nombreux pays d’Afrique, d’Europe, d’Asie, d’Amérique Latine, des Caraïbes et d’Océanie, soutenant le peuple palestinien, ont décidé de quitter la salle, où se tenait la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU, à l’entame du discours de ce criminel. Parallèlement, les Émirats arabes unis et le Royaume du Maroc sont restés sur place en total contradiction avec leurs discours sur leur prétendu soutien aux droits des Palestiniens. Le roi du Maroc est bel et bien le président du comité El-Qods et qui malgré une honteuse normalisation avec l’entité sioniste continue de crier que la cause palestinienne est la clé de voute de sa politique étrangère. Son ministre des affaires étrangères a eu le culot de qualifier la résistance palestinienne de groupes extrémistes à éradiquer pour construire la paix au Moyen orient. Quelle trouvaille pour le royaume de Lyautey…   La force des pays se mesure à l’aune de la constance de leurs positions de principes dans le soutien des causes justes.

Du bon côté de l’histoire
Et le retrait de l’Algérie, est une action qui s’inscrit dans sa ligne constante et son discours de soutien à la cause palestinienne.
Il représente un acte souverain de protestation contre la politique criminelle de l’entité sioniste qui a fait, depuis le 7 octobre 2023, 73928 martyrs et 175305 blessés, selon le dernier bilan rendu public par les autorités palestiniennes qui font également état de nombreux corps ensevelis sous les décombres. 
Bourita sait parfaitement que l’entité sioniste cible quotidiennement les Palestiniens par des campagnes d’arrestations, notamment à El-Qods et en Cisjordanie occupées. À travers son retrait, l’Algérie a renouvelé son engagement à défendre les droits légitimes du peuple palestinien, et reste ainsi en tête des pays rejetant la normalisation avec l’entité sioniste. Chargé par le président Abdelmadjid Tebboune, le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, représentant l’Algérie à la semaine de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York a exprimé les positions de principe de l’Algérie et défendu la cause palestinienne. Les délégations ayant quitté la salle de l’Assemblée générale se sont succédées suite à l’appel lancé par la délégation palestinienne à l’ONU, un moment fort qui a mis en évidence l’isolement politique de l’entité sioniste, délégitimant, par la même, la présence du représentant de l’entité allant ainsi bien au-delà du simple rejet du contenu de son discours. Le fait que les représentants du petit État du Golfe et du Makhzen soient restés sur place pour écouter le discours, reflète le soutien qu’ils apportent à l’occupation sioniste en opposition flagrante avec les aspirations de l’opinion publique arabe et islamique, en somme un acte de trahison de la cause centrale de toute une nation.
Et au moment où l’Algérie sort grandie par son acte et les positions qu’elle a défendue à la 81e Assemblée générale de l’Onu, le Maroc du Makhzen s’est enfoncé dans la fange de la soumission à l’ordre sioniste. Il s’est ridiculisé lui qui croyait jouer dans la cour des grands mais qui s’était retrouvé isolé dans une salle immense où s’étaient retrouvés, seuls, les soutiens et les complices du génocide actuellement en cours en Palestine occupée. 
Slimane B.

POUR MIEUX RÉPONDRE À LA DEMANDE DU MARCHÉ DU TRAVAIL : Hattab veut réformer l’ANEM

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Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mohamed Hattab, a donné des instructions pour réviser et développer les mécanismes de fonctionnement de l’Agence nationale de l’emploi (ANEM), afin de mieux adapter ses services aux besoins réels des demandeurs d’emploi et des entreprises économiques.
Lors d’une réunion tenue avec les cadres de l’ANEM, le ministre a insisté sur la nécessité de renforcer le rôle de l’Agence dans l’accompagnement des évolutions du marché du travail et d’améliorer les mécanismes d’intermédiation entre l’offre et la demande d’emploi, a indiqué vendredi un communiqué du ministère. La réunion a notamment porté sur le développement d’outils permettant d’identifier les besoins des entreprises et de les mettre en adéquation avec les profils des demandeurs d’emploi, afin de renforcer l’efficacité du rapprochement entre l’offre et la demande de travail. Dans ce cadre, Hattab a appelé à renforcer le recours à la numérisation et aux données pour assurer un meilleur suivi du marché du travail et anticiper ses besoins, tout en améliorant les outils d’orientation et d’accompagnement des demandeurs d’emploi.
 
Transparence et coordination
Le ministre a également appelé à « insuffler une nouvelle dynamique » aux services de l’Agence, fondée sur la rapidité de réponse, la précision de l’orientation et une meilleure compréhension des besoins des entreprises. Il a, par ailleurs, insisté sur la nécessité de « garantir la transparence et l’équité » dans l’examen et le traitement des dossiers, conformément à des critères clairs et uniformes.  Mohamed Hattab a également souligné l’importance de renforcer la coordination entre l’ANEM, les établissements de formation professionnelle, les universités et les entreprises économiques, afin de réduire l’écart entre les résultats de la formation et les besoins réels du marché du travail et de favoriser l’employabilité des jeunes. À travers ces orientations, le ministre entend donner une nouvelle dynamique aux services de l’ANEM et faire de l’intermédiation un véritable outil de soutien à l’emploi et d’accompagnement des mutations économiques que connaît le pays, conclut le communiqué du ministère.
Ania N. 

SANTÉ : 1 500 postes ouverts aux aides-soignants  

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Le ministère de la Santé a annoncé la mobilisation de 1 500 postes budgétaires destinés au recrutement d’aides-soignants de santé publique, au profit notamment des diplômés des établissements privés de formation paramédicale agréés par le ministère, issus des promotions allant de 2013 à 2025.
Cette opération intervient dans le cadre des orientations du ministre de la Santé et de la stratégie du secteur visant à renforcer les établissements de santé en personnels qualifiés. À ce titre, les directeurs de la santé et de la population ainsi que les responsables des établissements de santé ont été instruits de prendre les dispositions nécessaires pour entamer la procédure de recrutement, conformément à la répartition des postes arrêtée pour chaque wilaya. Selon les précisions communiquées par le ministère, l’opération concerne l’ensemble des diplômés de la formation paramédicale publique qui n’ont pas bénéficié d’une priorité de recrutement, ainsi que les aides-soignants diplômés de l’École nationale de santé militaire. Le concours est également ouvert aux diplômés des établissements privés de formation paramédicale agréés, pour les promotions comprises entre 2013 et 2025. Le ministère demande, par ailleurs, aux services concernés de veiller à une large diffusion de l’information relative à cette opération, afin de garantir les principes d’égalité et de transparence dans l’accès aux emplois publics. Chaque candidat déposant un dossier devra recevoir un récépissé attestant de son dépôt. Le traitement des candidatures sera assuré par des commissions techniques chargées d’étudier les dossiers et d’établir des procès-verbaux attestant de la conformité ou de la non-conformité des dossiers examinés. À l’issue de cette étude, les listes des candidats retenus et non retenus devront être publiées, avec indication des motifs de rejet pour les dossiers concernés. Le ministère rappelle également que le recrutement devra s’effectuer dans le respect des critères du recrutement sur titre, conformément à la décision du 29 décembre 2021 et à l’instruction ministérielle n°0416 du 17 avril 2022. La tutelle insiste également sur la nécessité d’une coordination préalable et permanente avec les services locaux de la Fonction publique au niveau des wilayas. L’opération devra être menée dans la limite des 1 500 postes budgétaires réservés à cet effet, sans qu’aucune partie des quotas de postes déjà attribués ne soit prélevée au profit de ce recrutement. Le ministère a enfin appelé les services concernés à finaliser l’ensemble des procédures et délibérations nécessaires, puis à établir les listes définitives des candidats admis, accompagnées des documents requis, dans le respect des délais et des procédures réglementaires en vigueur.
Sarah O.

FOURNITURES SCOLAIRES : Une rentrée sans ruée

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Alors que les espaces dédiés à la vente des fournitures scolaires arrivent au terme de leur activité, les derniers clients se pressent encore pour effectuer leurs derniers achats.  Mais contrairement aux années précédentes, la saison 2026 aura été marquée par une pression nettement moins forte sur les fournitures et les manuels scolaires.
Dans plusieurs régions du pays, les familles ont pu faire leurs achats dans des conditions relativement sereines, sans les scènes de bousculade et de forte tension souvent observées à la veille de la rentrée. À Alger comme à Constantine, mais également dans plusieurs wilayas du Sud, les espaces commerciaux ouverts à l’occasion de la rentrée scolaire ont enregistré un afflux important au cours des dernières semaines, particulièrement durant les périodes de pointe. Toutefois, la fréquentation s’est progressivement réduite à l’approche de la fermeture, laissant place aujourd’hui aux derniers achats. Le constat de cette année est d’autant plus notable que la rentrée scolaire n’a pas été accompagnée par la même pression sur les fournitures et les livres scolaires. Les parents ont, dans l’ensemble, disposé davantage de temps pour compléter les listes demandées par les établissements, ce qui a contribué à réduire la tension habituellement perceptible dans les derniers jours précédant la rentrée.  Dans la capitale, les différents espaces de vente consacrés aux fournitures scolaires ont connu une activité soutenue depuis le lancement de la campagne de préparation à la rentrée. Les familles se sont déplacées en nombre pour acquérir cahiers, cartables, articles d’écriture et autres fournitures nécessaires aux élèves.  La situation observée à Alger n’est toutefois pas synonyme de ruée générale. Si certains points de vente ont connu des pics de fréquentation, notamment durant les week-ends et à l’approche de la rentrée, l’affluence est restée globalement maîtrisée.  Même constat à Constantine, où les parents ont été nombreux à se rendre dans les espaces commerciaux spécialisés afin de compléter les fournitures de leurs enfants. La fréquentation a été particulièrement visible à l’approche de la rentrée, avant de connaître une baisse progressive ces derniers jours.  Dans les wilayas du Sud, où la disponibilité et la diversité des fournitures peuvent parfois constituer un enjeu particulier en raison de l’éloignement de certains circuits d’approvisionnement, les espaces de vente ont également attiré un nombre important de familles. Là encore, l’affluence enregistrée n’a pas débouché sur la forte pression observée certaines années.
 
Les articles artistiques, le parent pauvre des rayons
Cette relative disponibilité ne concerne toutefois pas toutes les catégories de fournitures. Les élèves et étudiants des filières artistiques, notamment ceux de la branche des arts plastiques du Lycée national des Arts Ali Maâchi, font face à une situation bien différente.
Dans les rayons consacrés aux fournitures scolaires, les cahiers, stylos, classeurs et autres articles courants sont généralement disponibles. En revanche, les peintures, les feuilles de dessin et les cahiers de croquis restent quasiment absents de nombreux points de vente. Pour les élèves concernés, la recherche des fournitures nécessaires à leur formation devient ainsi beaucoup plus compliquée. Le problème ne réside pas uniquement dans la disponibilité des produits, mais également dans le choix proposé, souvent très limité lorsqu’il s’agit de matériel artistique spécifique. Les familles doivent parfois multiplier les déplacements afin de trouver les produits recherchés, voire se tourner vers des commerces spécialisés lorsque ceux-ci existent.
A. N. 

ECSEL EXPO 2026 : Le e-commerce algérien à l’épreuve de la donnée, de l’IA et de la logistique

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Le commerce électronique poursuit sa transformation en Algérie, avec une nouvelle édition d’ECSEL EXPO qui réunira les principaux acteurs du secteur.
Prévue du 7 au 10 octobre 2026 au Pavillon central de la SAFEX, la cinquième édition du Salon du e-commerce et des services en ligne accueillera quelque 260 exposants sur une superficie de 12 000 m².Au-delà de sa dimension commerciale, le rendez-vous entend refléter les profondes mutations d’un secteur désormais marqué par des enjeux majeurs liés au paiement électronique, à la logistique, à l’intelligence artificielle, à la cybersécurité et à la gouvernance des données.
Cette cinquième édition confirme la montée en puissance d’ECSEL EXPO dans le calendrier économique national. Placée sous le parrainage du ministère de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Microentreprises, du ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, ainsi que du ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels, la manifestation réunit entreprises, startups, prestataires de services, acteurs technologiques et professionnels du secteur. Pour l’organisateur du salon, Chemseddine Habhoub, s’exprimant hier lors d’une conférence de presse organisée au siège de l’accélérateur de start-up « Algeria Venture », à Alger, cette croissance traduit l’importance stratégique du domaine. Depuis la première édition en 2022, le nombre d’exposants est passé de 64 à plus de 260 en 2026, sur une surface multipliée par plusieurs pour atteindre 12 000 m². Cette progression illustre, selon lui, la place grandissante du commerce électronique dans les stratégies des entreprises et des jeunes entrepreneurs.

Vendre en ligne ne suffit plus
Derrière les stands et les démonstrations, un constat s’impose : le e-commerce algérien ne peut plus se contenter d’un modèle réduit à la vente sur les réseaux sociaux et au paiement à la livraison. Les conférences annoncées abordent des sujets structurels : hébergement des sites, data governance, cybersécurité, protection des données personnelles et conformité à la loi 18-07. La gouvernance des données, définie comme la gestion numérique et sécurisée des informations, devient un enjeu central à l’heure où les transactions, les profils clients et les historiques d’achat circulent massivement en ligne. Pour les organisateurs, ECSEL EXPO doit contribuer à faire évoluer les pratiques vers plus de transparence, de sécurité et de respect des droits des consommateurs.

Souveraineté numérique et confiance
La question de la souveraineté des données traverse l’ensemble des débats. Où sont hébergés les sites de vente ? Qui contrôle les bases de données clients ? Comment protéger les informations personnelles face aux cyberattaques et aux fuites de données ?
La loi 18-07 relative à la protection des données personnelles fixe un cadre juridique, mais son application effective dépendra de la capacité des entreprises à investir dans des solutions d’hébergement locales ou de confiance, à sécuriser leurs infrastructures et à former leurs équipes. ECSEL EXPO se veut un espace de sensibilisation et de mise en relation entre fournisseurs de solutions, régulateurs et entreprises concernées.

L’IA et l’automatisation : nouvelle frontière
L’intelligence artificielle et l’automatisation figurent parmi les thématiques phares de cette édition. Les conférences prévues aborderont leurs applications concrètes dans le commerce électronique : recommandation de produits, personnalisation de l’offre, chatbots et service client automatisé, optimisation des stocks, détection de fraude, analyse des comportements d’achat et gestion logistique. Ramzi Ikouirene, ambassadeur officiel d’ECSEL EXPO 2026, accompagne le programme de conférences, notamment dans l’identification des thématiques et des intervenants. Les exposants sont également associés à la remontée des préoccupations de terrain et peuvent contribuer à proposer des sujets pour les panels, afin que la programmation reflète les besoins réels des entreprises. Reste une question en suspens : l’IA peut-elle réellement démocratiser l’accès aux outils numériques pour les petites entreprises, ou risque-t-elle de creuser l’écart entre les grandes plateformes et les petits commerçants ? La réponse dépendra de l’accessibilité financière des solutions, du niveau de formation des équipes et de la qualité des données disponibles.

Les startups à la recherche du marché
La participation d’Algeria Venture illustre une autre dimension de cette édition : l’accompagnement des jeunes entreprises vers le marché. L’organisme entend mettre en avant plusieurs startups en accélération et labellisées, tout en organisant deux panels consacrés à l’open innovation et au parcours de croissance des jeunes pousses, de la conception du produit minimum viable (MVP) au passage à l’échelle. Pour Amina Bacha, directrice de la communication et du marketing chez Algeria Venture, l’objectif est clair : offrir une vitrine à ces startups, favoriser les relations avec les entreprises et les partenaires, et surtout leur donner accès au marché et aux opportunités vitales pour leur développement. « Nous croyons que l’innovation devient vraiment forte quand elle connecte les partenaires, quand elle crée des passerelles et quand elle atteint le marché », a-t-elle souligné. La question centrale reste celle des débouchés concrets : combien de ces rencontres se transformeront en contrats, expérimentations ou partenariats durables ? ECSEL EXPO se veut un catalyseur, mais la mesure réelle de son impact dépendra des suites données après les quatre jours de salon.

La logistique, nerf de la guerre
Derrière les promesses technologiques, la bataille du commerce électronique se joue aussi sur le terrain très concret de la livraison. Délais, couverture géographique, gestion des retours, traçabilité des colis et services B2B sont devenus des critères décisifs pour transformer une vente en expérience client durable. Zed Express, présent au salon, annonce notamment une offre B2B dédiée aux courriers classiques, appuyée par une plateforme spécialisée. Pour les organisateurs, cette présence illustre la place centrale de la logistique dans la chaîne de valeur du e-commerce. Sans une livraison fiable et professionnelle, aucune plateforme ne peut prétendre à une croissance soutenue.

Un écosystème en mutation
Les témoignages recueillis lors des éditions précédentes montrent un public diversifié : entrepreneurs confirmés développant leurs activités, étudiants découvrant le monde de l’entreprise et de l’économie numérique, professionnels en quête de solutions technologiques et logistiques. Sur les quatre dernières années, l’activité liée à ces événements a accueilli environ 40 000 Algériens chaque année, soit près de 400 000 visiteurs au total. Pour les organisateurs, ECSEL EXPO ne représente pas uniquement une exposition. Il constitue un véritable partenariat au service de l’écosystème numérique algérien, contribuant au développement du commerce électronique et à la relance de l’activité économique après la pandémie de Covid-19.

Ce que dira la prochaine édition
La cinquième édition d’ECSEL EXPO se veut un marqueur de maturité pour un secteur en quête de structuration. Les chiffres – 260 exposants, 12 000 m², plus de 15 conférences, Passeport ECSEL et Passe VIP – témoignent d’une ambition : faire du salon un rendez-vous incontournable pour les professionnels du numérique. Reste à mesurer, dans les mois qui suivront, si cette dynamique se traduira par une amélioration tangible des services de paiement, de livraison, de sécurité et de protection des données, ainsi que par un accès réel au marché pour les startups. ECSEL EXPO 2026 pose les jalons d’un e-commerce algérien plus organisé, plus sécurisé et plus connecté aux enjeux mondiaux.
La suite dépendra de la capacité des acteurs à transformer ces promesses en réalités économiques.
M. Seghilani 

NEW YORK : Attaf poursuit ses entretiens bilatéraux

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Poursuivant ses activités en marge de sa participation aux travaux du débat général de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, s’est entretenu avec la ministre des Affaires étrangères de la République fédérale du Nigeria, l’ambassadrice Bianca Odumegwu-Ojukwu. Selon un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères,  cette rencontre a permis de passer en revue les différents domaines couverts par la coopération bilatérale et de réaffirmer la volonté commune des deux pays frères de lui insuffler une nouvelle dynamique, à la hauteur des potentialités dont disposent les deux parties dans tous les domaines, notamment l’économie, l’énergie, la formation et l’enseignement supérieur, particulièrement à la lumière des préparatifs de la tenue de la cinquième session de la Grande Commission mixte bilatérale de coopération.
Ahmed Attaf s’est, également, entretenu avec le ministre des Affaires étrangères de la République d’Angola, Téte Antonio, en marge des travaux de la 81e AGNU, a indiqué hier un communiqué du ministère, précisant que les deux ministres ont « évoqué la dynamique positive que connaissent les relations fraternelles unissant les deux pays et la nécessité de les approfondir et d’élargir leurs perspectives aux domaines prioritaires », précise le communiqué. Les deux parties ont également échangé les vues sur les développements de la situation au Moyen-Orient et leur impact sur les économies des pays africains, soulignant l’importance de renforcer la concertation aux niveaux bilatéral et continental afin d’anticiper ces répercussions et de les traiter de manière à préserver les intérêts des pays et des peuples du continent. Les entretiens ont également porté sur la situation au Sahel et la nécessité de renforcer la coordination et la concertation, notamment au sein des cadres africains, pour faire face aux défis sécuritaires et de développement auxquels la région est confrontée. Évoquant la question du Sahara occidental, les deux parties ont réaffirmé leur soutien au droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination.
Ania N.

CYCLE PRIMAIRE : La lecture au cœur du programme scolaire

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La lecture constitue l’un des apprentissages fondamentaux des premières années du primaire. Elle permet à l’élève de mémoriser les lettres, d’en maîtriser progressivement la prononciation, d’enrichir son vocabulaire et de passer de la compréhension du mot à celle de la phrase, puis de courts textes.
C’est dans cette perspective que la Direction générale de l’enseignement insiste sur la consolidation des acquis en première et deuxième années primaires.  Dans une correspondance datée du 22 septembre et portant le numéro 474, la Direction générale de l’enseignement a demandé aux directeurs de l’éducation, aux inspecteurs du primaire et aux responsables des écoles de veiller au strict respect de la « note d’orientation » consacrée à la prise en charge des élèves de deuxième année. Les deux premières années sont considérées comme un cycle fondamental et complémentaire, durant lequel les élèves doivent progressivement maîtriser les principales compétences linguistiques et lecturales : déchiffrage, conscience phonologique, association entre les sons et les lettres, lecture continue de courts textes et compréhension.
 
Deux semaines pour consolider les acquis
La tutelle insiste sur la continuité entre la première et la deuxième année et appelle les enseignants à respecter la progression pédagogique, sans faire l’impasse sur la révision des lettres et des compétences phonologiques. Cette démarche doit également tenir compte des différences de niveau entre les élèves.  Les deux premières semaines de la rentrée sont ainsi consacrées à la consolidation des acquis fondamentaux, susceptibles d’avoir connu un recul temporaire après l’interruption des apprentissages durant les vacances d’été. Cette période doit permettre de réactiver les connaissances, d’identifier les difficultés et de remédier aux éventuels retards.  Les cinq premières séquences doivent notamment être consacrées à la révision des lettres et au renforcement de la conscience phonologique, du déchiffrage et de la lecture, avec une exploitation progressive des textes prévus au programme. À ce stade, ces derniers ne doivent pas encore être abordés directement comme des textes complets destinés à la lecture-compréhension.  Les inspecteurs sont, par ailleurs, chargés d’accompagner les enseignants dans l’application de ces orientations, notamment à travers des séminaires pédagogiques et des journées d’étude organisés après la rentrée.

Première année : quatre semaines pour préparer les apprentissages
Pour les élèves de première année, une autre note d’orientation, datée du 20 septembre et portant le numéro 473, fixe les modalités de mise en œuvre d’une période préparatoire de quatre semaines.  Cette période vise à tenir compte de la diversité des acquis initiaux des enfants et à faciliter leur adaptation au milieu scolaire. Elle doit permettre d’établir un socle minimal de compétences linguistiques et communicationnelles avant l’entrée progressive dans les apprentissages du programme. Les activités prévues portent principalement sur l’écoute et la prise de parole, l’observation et la lecture, le modelage ainsi que le graphisme et le tracé.  Cette phase doit également permettre aux enseignants d’observer les élèves, d’identifier leurs acquis et leurs éventuelles difficultés et d’adapter progressivement leur accompagnement.  À travers ces orientations, la tutelle met ainsi l’accent sur une progression graduelle : reconnaître et mémoriser les lettres, associer les sons aux signes écrits, déchiffrer les mots, enrichir le vocabulaire et accéder progressivement à la compréhension des phrases et des textes. Un apprentissage des bases considéré comme déterminant pour la suite du parcours scolaire.
A. N. 

JOURNÉE MONDIALE DE SOLIDARITÉ AVEC LE JOURNALISTE PALESTINIEN : 262 martyrs, 3 983 violations dont 188 arrestations

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La Journée mondiale de solidarité avec le journaliste palestinien, célébrée hier, a été l’occasion de rappeler le lourd tribut payé par les professionnels des médias palestiniens depuis le 7 octobre 2023. Selon les données du Syndicat des journalistes palestiniens, 262 journalistes et travailleurs des médias ont été martyrisés depuis le début de la guerre, tandis que des milliers d’autres violations ont été recensées.
Selon les dernières données du Syndicat des journalistes palestiniens, 262 journalistes et travailleurs des médias ont été martyrisés depuis le 7 octobre 2023, dont 261 dans la bande de Ghaza et un en Cisjordanie. Depuis le début de l’année 2026, le syndicat a recensé près de 300 violations et agressions contre des journalistes, parmi lesquelles le martyr de six professionnels des médias, dix blessures directes, 22 arrestations ainsi que 120 cas de détention ou d’empêchement de couvrir les événements. Depuis le 7 octobre 2023, le bilan cumulé atteint environ 3 983 violations, dont 188 arrestations. Le syndicat fait également état de la destruction ou de la fermeture de 187 institutions et bureaux de presse, ainsi que de la destruction de 140 habitations appartenant à des journalistes. Les agressions ne se limitent pas aux arrestations et aux attaques directes. Les données recensées font état de 139 agressions commises par des colons contre des journalistes, de 240 cas de tirs visant des équipes de presse et de 352 cas de tirs de grenades lacrymogènes ou assourdissantes. Durant la même période, 713 membres des familles de journalistes ont également été martyrisés, selon le syndicat.

Une profession exercée sous les bombardements
Depuis le début de la guerre, les journalistes palestiniens poursuivent leur travail dans des conditions particulièrement dangereuses, entre bombardements, déplacements forcés, destruction de leurs domiciles et de leurs lieux de travail, arrestations et pénuries de matériel. À Ghaza, de nombreux journalistes sont eux-mêmes directement confrontés aux conséquences de la guerre qu’ils couvrent. Certains ont perdu leur domicile ou des membres de leur famille, tandis que d’autres continuent de travailler malgré les blessures, le déplacement et la destruction des infrastructures médiatiques. Le Syndicat des journalistes palestiniens a, à plusieurs reprises, dénoncé l’escalade des arrestations et des prises pour cible de journalistes. À la mi-septembre, il faisait état de 39 journalistes palestiniens détenus, dont 21 placés en détention administrative. Le syndicat souligne également que les difficultés ne se limitent pas au risque d’être tué ou blessé. Les journalistes de Ghaza font face à des conditions de travail extrêmement difficiles, marquées notamment par les déplacements, la dégradation du système de santé et le manque de médicaments et de matériel. Selon une récente déclaration du syndicat, 40 journalistes dans la bande de Ghaza ont besoin d’une évacuation médicale et de soins à l’étranger.

L’accès de la presse étrangère toujours limité
À ces risques s’ajoutent les restrictions imposées à l’accès indépendant des journalistes étrangers à la bande de Ghaza. Cette situation place les journalistes palestiniens au premier plan de la couverture de terrain et limite la capacité des médias internationaux à vérifier directement les faits sur place. Dans ce contexte, les images, témoignages et reportages réalisés par les professionnels palestiniens constituent une source essentielle d’information sur la situation dans la bande de Ghaza.

Le Forum des médias palestiniens appelle à une protection internationale
À l’occasion de cette journée, le Forum des médias palestiniens a appelé à la mise en place d’une protection internationale effective des journalistes palestiniens, ainsi qu’à l’ouverture d’enquêtes indépendantes et transparentes sur les violations commises à leur encontre. Dans un communiqué, le Forum a estimé que la solidarité avec les journalistes palestiniens ne devait pas se limiter à des déclarations symboliques, appelant la communauté internationale, les Nations unies et les organisations spécialisées dans la liberté de la presse et les droits humains à prendre des mesures concrètes. Il a également demandé la libération des journalistes détenus, la garantie de leurs droits juridiques et humains, ainsi que l’autorisation, pour les journalistes et médias internationaux, d’accéder à la bande de Ghaza et d’y travailler de manière libre et indépendante. Le Forum a, par ailleurs, appelé à l’activation des mécanismes internationaux de protection des journalistes dans les zones de guerre et à l’ouverture de procédures judiciaires contre les responsables des violations commises à leur encontre.

La résistance des journalistes saluée
De son côté, le chef du bureau politique du mouvement Hamas, Khalil al-Hayya, a adressé samedi un hommage aux journalistes et professionnels palestiniens, saluant leur rôle dans la transmission des faits au monde malgré les risques auxquels ils sont exposés. Dans une déclaration à la presse, il a affirmé que les journalistes et les travailleurs des médias avaient «porté la vérité au monde », tout en rendant hommage aux martyrs et aux blessés du secteur de la presse. Khalil al-Hayya a également souligné le rôle des journalistes palestiniens dans la documentation des événements et la transmission des témoignages, appelant à poursuivre ce travail afin de maintenir la cause palestinienne au centre de l’attention médiatique. Le mouvement Hamas a, par ailleurs, appelé les organisations de presse et les syndicats internationaux à faire preuve de solidarité avec les journalistes palestiniens, à œuvrer à leur protection et à demander des comptes aux responsables des violations commises contre eux. À travers cette journée, les organisations professionnelles palestiniennes renouvellent ainsi leur appel à la protection des journalistes, à la liberté de la presse et à la mise en place de mécanismes de responsabilité face aux violations recensées depuis le début de la guerre.
M. Seghilani

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