samedi 8 août 2026
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LUTTE CONTRE LE TRAFIC DE DROGUE : Dénoncer vaut récompense financière

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L’Algérie renforce son arsenal de lutte contre les stupéfiants et les substances psychotropes. Un décret exécutif publié au Journal officiel n°57 instaure un dispositif permettant d’accorder des récompenses financières ou d’autres formes d’assistance aux personnes dont les informations contribuent à identifier ou arrêter les auteurs d’infractions liées aux stupéfiants, ou à mettre fin à ces activités criminelles. Le texte fixe également les modalités de paiement, les règles de confidentialité et les mécanismes de suivi de ce dispositif. Il s’agit du décret exécutif n°26- 272 du 1er août 2026, signé par le Premier ministre, Sifi Ghrieb, en application de l’article 35 bis 1 de la loi n°04-18 relative à la prévention et à la répression de l’usage et du trafic illicites de stupéfiants et de substances psychotropes. Le décret prévoit que les services de police judiciaire et les services des douanes, considérés comme les autorités compétentes, peuvent accorder des intéressements pécuniaires ou non pécuniaires aux personnes fournissant des renseignements déterminants. Le procureur de la République territorialement compétent devra être informé de l’octroi de ces récompenses. Le montant des primes est fixé, à titre discrétionnaire, par le chef du service chargé de l’enquête. Les avantages accordés pourront également prendre une forme non financière, notamment des mesures de protection ou une assistance facilitant certaines démarches administratives. Les récompenses seront évaluées selon plusieurs critères, parmi lesquels la nature et la gravité de l’infraction, sa durée, son étendue territoriale, les circonstances de sa commission ainsi que sa complexité. Les modalités d’évaluation, les plafonds des primes et la liste des avantages non financiers seront définis par un arrêté conjoint des ministres de la Défense nationale, de l’Intérieur, de la Justice et des Finances.

PAIEMENT, CONFIDENTIALITÉ ET PROTECTION DES BÉNÉFICIAIRES
Le décret précise que le versement des primes intervient après l’identification ou l’arrestation des auteurs, ou après la cessation de l’infraction. Toutefois, des paiements partiels pourront être effectués au fur et à mesure de l’avancement de l’enquête ou des différentes étapes de la procédure. Les bénéficiaires ne pourront contester les décisions d’octroi ou de refus des récompenses. Les modalités de paiement seront fixées par arrêté du ministre des Finances, seul ou conjointement avec le ministre concerné. Afin de préserver l’anonymat des informateurs, les reçus de paiement resteront conservés de manière confidentielle par le service chargé de l’enquête et aucune copie ne sera remise au bénéficiaire. Un registre, pouvant être tenu sous format électronique et visé par le procureur de la République, recensera l’ensemble des récompenses accordées. Le texte insiste également sur la protection de l’identité des personnes ayant fourni des informations, conformément aux dispositions du Code de procédure pénale. Tous les intervenants dans la mise en œuvre du dispositif sont soumis à une obligation stricte de confidentialité, sous peine de sanctions prévues par la législation en vigueur. Enfin, le financement de ces récompenses sera assuré par les budgets des départements ministériels concernés par la lutte contre le trafic de stupéfiants. En revanche, les agents et fonctionnaires chargés de la recherche et de la constatation des infractions sont expressément exclus du bénéfice de ces intéressements.
Ania N.

LE PRESIDENT SAHRAOUI L’A RAPPELE LORS DU CONGRES DES ETUDIANTS SAHRAOUIS : « Nul ne pourra priver notre peuple de son droit à l’indépendance »

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Dans une allocution prononcée à l’occasion de sa présidence de l’ouverture des travaux du 5ème Congrès des étudiants sahraouis (UESARIO) dans le camp de réfugiés El-Ayoune, le Président de la République, Secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali a passé en revue les derniers développements de la cause nationale, saluant le rôle pivot des étudiants dans le combat de libération et d’édification de la RASD. 

Il a notamment indiqué que, « nous enregistrons avec fierté et satisfaction la présence continue et efficace de l’étudiant sahraoui dans la lutte du peuple sahraoui. C’est une position méritée et nullement étrangère aux étudiants sahraouis, car ils ne sont pas comme les autres étudiants du monde, mais sont les étudiants d’une cause juste et portent le message d’un peuple luttant pour la liberté et la dignité », a –t-il souligné mettant en exergue le combat multiforme de ces étudiants pour faire triompher cette cause. Tout en affirmant que les étudiants ont toujours constitué le vivier qualitatif de militants et militantes de la cause sahraouie, il a affirmé que ; « des symboles et des dirigeants nationaux historiques dans le processus de libération contemporain de notre peuple étaient tous des étudiants, des jeunes qui ont préféré quitter les bancs de l’école pour rejoindre les rangs de la gloire, de l’éternité, de l’honneur et de la fierté, avec à leur tête l’initiateur de la révolution, le martyr El Ouali Moustapha Sayed et le président martyr Mohamed Abdelaziz, comme ce fut le cas avec le leader de l’insurrection de Zemla, Mohamed Sid Brahim Bassiri. Les étudiants sahraouis ont contribué avec force à attiser et à diriger la résistance et la lutte, et ont offert des convois de martyrs, de disparus et de détenus, sur les fronts de combat comme dans l’obscurité des prisons, des centres de détention et des cachettes secrètes, dans la résistance contre le colonialisme espagnol, et particulièrement face à l’État d’occupation marocain ».

« Les étudiants sont restés présents avec force, résilience et constance au front de l’action militante »

Il a souligné dans ce contexte que les étudiants sahraouis ont enregistré une contribution qualitative, non seulement sous cette forme distinguée, et fortement requise aujourd’hui, dans les rangs de l’Armée de Libération Populaire Sahraouie, mais aussi dans des domaines et secteurs stratégiques, tels que l’éducation et la santé, et dans les différentes institutions et administrations de l’État sahraoui, à l’intérieur comme au niveau de l’action extérieure ». Il a souligné dans ce sens qu’ils sont restés présents avec force, résilience et constance au front de l’action militante au niveau des territoires occupés et du sud du Maroc et dans les sites universitaires. Ils étaient là où la confrontation directe et intense avec l’occupant spoliateur avait lieu, et ils ont mené des formes de lutte héroïques dans les universités et les instituts, et étaient au premier rang de la bénie Intifada de l’Indépendance, subissant toutes sortes de répressions, de sévices, d’arrestations et d’assassinats lâches ». M. Brahim Ghali n’a pas manqué de rendre hommage aux martyrs en affirmant ; « à cette occasion, alors que nous prions pour le repos de l’âme de toutes les martyres et tous les martyrs de la cause nationale, et que nous renouvelons le serment de fidélité pour poursuivre leur chemin éclairé jusqu’à la réalisation des nobles objectifs pour lesquels ils sont tombés, nous adressons en votre nom à tous un salut d’estime, de gratitude et de vénération aux héroïques combattants de l’Armée de Libération Populaire Sahraouie, qui affrontent l’ennemi jour et nuit, se tenant, comme ils l’ont toujours été, aux premiers rangs de la bataille décisive » réaffirmant dans ce cadre le droit du peuple sahraoui de disposer de son sort malgré les tentatives de certaines puissances de fouler au pieds la légalité internationale.  Dans son discours aux étudiants il a salué tous les prisonniers civils sahraouis dans les prisons marocaines, « y compris vos collègues étudiants, les groupes du martyr El Ouali, du rempart étudiant et autres, ainsi qu’à leurs familles et aux héroïnes et héros de l’Intifada de l’Indépendance dans les territoires occupés, le sud du Maroc et les sites universitaires ». Il a profité de l’occasion pour évoquer, « avec estime et vénération les luttes de ces prisonniers, à l’instar de Naâma Asfari, Mohamed Lamine Haddi et leurs compagnons en général, qui ont mené et mènent des grèves de la faim successives, et se trouvent dans un état de santé dangereux ». Il a appelé dans ce cadre le Conseil de sécurité de l’ONU à prendre des mesures urgentes afin de protéger leur vie et leur intégrité physique.

« Malgré les complots, la cause du peuple Sahraoui finira par triompher »  

Il a par ailleurs jeté un éclairage sur le cheminement de la cause du peuple sahraoui qui a connu des développements accélérés ces derniers temps, notamment suite à la publication de la résolution 2797 du Conseil de sécurité en octobre dernier, révélant les prémisses d’un complot dangereux visant à contourner la charte et les résolutions des Nations Unies concernant le Sahara Occidental, y compris la tentative de passer outre le droit et la volonté du détenteur de la cause et seul propriétaire de la souveraineté, le peuple sahraoui. « Cela se produit à un moment où le monde connaît des développements sans précédent, des guerres, des interventions flagrantes et une tendance inquiétante à bafouer les règles du droit international et les droits des peuples, et à imposer la souveraineté de la loi de la jungle et l’hégémonie de l’influence et des intérêts sur tout le reste. L’acharnement dont fait l’objet la cause nationale aujourd’hui, bien que la forme ait changé et que l’intensité ait augmenté, est une répétition de ce qui s’est produit dans les années 70 du 20ème siècle. Et comme hier, le peuple sahraoui a tranché, et a décidé de s’attacher à ses droits garantis par le droit international, et de les défendre par tous les moyens légitimes. La solution juste, finale et durable au conflit au Sahara Occidental ne pourra être garantie que par l’exercice du droit inaliénable, non négociable et non négociable du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance, à travers un processus libre, transparent et démocratique, conformément aux résolutions pertinentes de l’Assemblée générale des Nations Unies », a-t-il affirmé ce qui est une forme de rejet catégorique du jeu perfide de certaines puissances, coloniales qui manœuvrent pour vider les résolutions de la communauté internationale de leur essence. « Cette décision souveraine de notre peuple exige de ses filles et fils fidèles, de ses étudiants et de sa jeunesse, de ses femmes et de ses hommes, avec ses cadres, ses compétences et ses élites, et dans tous ses lieux de présence, de resserrer davantage les rangs, de faire preuve de sérieux et d’enthousiasme, et d’être en permanence prêts à faire face à toutes les éventualités, dans le cadre de l’unité, du consensus et du ralliement autour des principes et des objectifs du représentant légitime et unique du peuple sahraoui, le Front Polisario (Front populaire de libération de la Saguia el-Hamra et du Rio de Oro) », a-t-il souligné.

Synthèse Slimane B.

COOPERATION BILATERALE : Alger et Minsk travaillent sur 43 initiatives

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En visite officielle en Biélorussie où il est arrivé mercredi dernier, chargé par le président Abdelmadjid Tebboune, le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a été reçu, jeudi à Minsk, par le président biélorusse Alexandre Loukachenko. 

Le communiqué du ministère des Affaires étrangères qui donne l’information, précise qu’à cette occasion, le ministre d’Etat a transmis les salutations du président Tebboune à son homologue biélorusse, ainsi que ses vœux de santé et de bonheur, tout en souhaitant au peuple de Biélorussie davantage de progrès et de prospérité. Au cours de cette audience, les deux parties ont évoqué la dynamique remarquable que connaissent les relations entre les deux pays, à la lumière des progrès accomplis dans la concrétisation des résultats de la visite officielle effectuée en Algérie par le président de la République de Biélorussie en décembre 2025, ajoute le communiqué.  Au sortir de l’audience, Ahmed Attaf a fait une déclaration à la presse pour saluer les progrès réalisés dans la mise en œuvre des engagements bilatéraux, soulignant la volonté du président de la République d’œuvrer, de concert avec son homologue biélorusse, à hisser les relations entre les deux pays vers des perspectives et des niveaux plus larges, au mieux des intérêts des deux pays et des deux peuples amis. 

Le même jour, jeudi, Ahmed Attaf a rencontré son homologue biélorusse, Maxim Ryzhenkov, en tête-à-tête, suivie d’une séance d’entretiens élargie aux membres des délégations des deux pays. Un communiqué du ministère fait savoir que les deux parties ont convenu de « la tenue, avant la fin de l’année en cours, de la deuxième session de la Commission mixte algéro-biélorusse, en tant que mécanisme le plus efficace pour assurer le suivi de la mise en œuvre des engagements antérieurs et explorer de nouveaux domaines de coopération ».  Dans une déclaration à la presse à l’issue de cette rencontre, Ahmed Attaf a rappelé que « les relations algéro-biélorusses sont institutionnellement encadrées par la Commission mixte de coopération et juridiquement régies par 16 accords bilatéraux, dont 12 ont été signés lors de la visite du président Loukachenko en Algérie ». Dans ce cadre, « il a été convenu d’un programme de travail comprenant 43 initiatives, dont nous constatons avec satisfaction que plus de la moitié sont en cours de concrétisation dans des secteurs prioritaires tels que l’industrie, l’industrie pharmaceutique, l’énergie, l’agriculture, les échanges scientifiques et les mines », a-t-il ajouté. A cela s’ajoutent des mécanismes de mise en œuvre, notamment le Conseil d’affaires, qui sera installé à l’occasion de la prochaine session de la Commission mixte de coopération, a-t-il poursuivi. Ahmed Attaf a insisté sur l’importance de passer de la phase de concertation et d’échange de vues à celle de la mise en œuvre, du suivi et de l’évaluation, de manière à garantir une concrétisation effective de ce qui a été convenu lors de la rencontre entre le président Tebboune et le président Loukachenko, à l’occasion de sa visite en Algérie en décembre dernier. 

Le ministre d’Etat a, par ailleurs, indiqué avoir procédé avec son homologue biélorusse à « un échange de vues sur les principales questions régionales et internationales d’intérêt commun, partant de la conviction partagée que la complexité de la conjoncture internationale actuelle impose de renforcer le dialogue, d’intensifier les concertations et de coordonner les positions ». L’accent a été mis, dans ce cadre, sur « l’importance du multilatéralisme et la nécessité de se conformer au droit international, à l’Organisation des Nations unies et à la Charte onusienne, et de faire prévaloir les solutions pacifiques sur toute autre option dans le règlement des conflits, eu égard au coût exorbitant qu’ils engendrent et à leurs conséquences dévastatrices pour l’humanité tout entière », a précisé le ministre d’Etat. Jeudi, Ahmed Attaf a été reçu par la présidente du Conseil de la République de l’Assemblée nationale de Biélorussie, Natalia Kochanova. 

M’hamed Rebah

SECURITE ALIMENTAIRE : L’Algérie anticipe

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Selon des négociants européens, cités par l’agence Reuters, l’Algérie a fait l’acquisition d’environ 720 000 tonnes métriques de blé meunier (blé tendre) dans le cadre d’un appel d’offres international clôturé ce mercredi 5 août. 

C’est l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) qui a effectué l’opération. L’agence relève que « le volume exact de l’achat initial n’a pas été immédiatement confirmé, comme il est d’usage lors des appels d’offres algériens, mais la plupart des estimations mercredi soir tournaient autour de 720 000 tonnes ». Les premiers rapports font état d’achats conclus à des prix compris entre 289 et 290 dollars la tonne, coût et fret (C&F) inclus. Certaines estimations situent le prix le plus élevé à 289,50 dollars la tonne C&F ajoute la même source qui précise que, le blé est destiné à être expédié sur trois périodes depuis les principales régions productrices, dont l’Europe : du 15 au 30 septembre, du 1er au 15 octobre et du 16 au 31 octobre. Reuters rappelle que lors de son dernier appel d’offres pour du blé tendre le 17 juin, l’Algérie avait acheté plus de 800 000 tonnes à un prix oscillant entre 264 et 265 dollars la tonne C&F. Dans le même temps, les informations sur le secteur agricole en Algérie confirment que des efforts considérables sont déployés dans le segment production de la filière de céréaliculture dans le but d’accroître les quantités récoltées. Ainsi, dernièrement, les walis une série de mesures de terrain et organisationnelles ont été prises par les walis pour le bon déroulement de la campagne moisson-battage. En application des instructions des hautes autorités du pays et sous le suivi direct du ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, des réunions d’évaluation périodiques ont été tenues, les sorties de terrain ont été intensifiées, les cellules de coordination, de suivi, de veille et de prise en charge immédiate des préoccupations des agriculteurs ont été activées. En même temps, les entraves enregistrées ont été levées sans délai. Il s’agit de l’application du plan de transfert des moissonneuses-batteuses et du matériel agricole depuis les wilayas où les opérations de récolte ont été achevées vers les wilayas où la campagne est toujours en cours, en sus de l’exploitation des capacités excédentaires de stockage au niveau des wilayas avoisinantes au profit des wilayas connaissant une pression dans les opérations de collecte, permettant ainsi une exploitation optimale des moyens nationaux avec le renforcement de la coordination et de la solidarité entre wilayas. 

Pour rappel, à la fin du mois dernier, en exécution des instructions du président Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre, Sifi Ghrieb, avait présidé une réunion par visioconférence avec les walis, en présence du ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports et de la ministre du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national consacrée à l’évaluation du déroulement de la campagne moisson-battage au titre de la saison en cours. Cette saison a été marquée, a-t-on fait remarquer, par des défis logistiques et organisationnels découlant de l’importance des superficies à moissonner et des niveaux de production inédits depuis des décennies. 

Des mesures anticipatives avaient été prises en vue d’assurer une exploitation optimale du matériel agricole ainsi que son utilisation à pleine capacité sur l’ensemble du territoire national, tout en renforçant le parc national qui compte près de 10.000 moissonneuses-batteuses en service, notamment à travers la création de coopératives agricoles de mécanisation, lesquelles ont entamé l’acquisition de nouvelles moissonneuses-batteuses avec des caractéristiques modernes.   Le Premier ministre avait donné des instructions aux walis à l’effet de veiller personnellement au parachèvement de l’opération dans les délais fixés par le président de la République, lesquels ne devront pas dépasser le 10 août 2026. 

M. R.

PROPRETE URBAINE ET LITTORALE : Grand coup de balai à Alger 

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Alger a vécu ce week-end au rythme de la 9ᵉ édition de la campagne de propreté urbaine, une vaste opération d’assainissement menée hier et aujourd’hui à travers l’ensemble des communes de la capitale. Placée sous le parrainage du ministre, wali d’Alger, Mohamed Abdenour Rabehi, cette campagne est supervisée par les walis délégués des 14 circonscriptions administratives. Selon les services de la wilaya d’Alger, l’opération couvre les principales artères, les quartiers résidentiels, les espaces publics et les sites nécessitant des interventions d’entretien, afin d’améliorer durablement le cadre de vie des habitants. Pour assurer le succès de cette initiative, les directions exécutives de la wilaya ainsi que les entreprises publiques concernées ont mobilisé d’importants moyens humains et matériels.  Au-delà de son volet opérationnel, cette campagne revêt une dimension citoyenne.  En effet, les autorités locales invitent les habitants, les associations et les comités de quartier à prendre part à cette action collective, convaincus que la préservation de la propreté urbaine est une responsabilité partagée. L’objectif est de faire de cette mobilisation un levier de sensibilisation à la citoyenneté et au civisme, en encourageant l’adoption de comportements durables en matière d’hygiène et de protection de l’environnement. Fidèle à l’esprit des précédentes éditions, cette campagne ambitionne non seulement d’embellir la capitale, mais aussi de renforcer les liens de solidarité entre les citoyens.

Les ports et abris de pêche concernés 

Par ailleurs, la chambre algérienne de la pêche et de l’aquaculture (CAPA) a également lancé une campagne nationale de nettoyage des ports et abris de pêche et d’aquaculture, touchant 45 ports et abris de pêche à travers différentes wilayas côtières du pays. Selon un communiqué de la Chambre, « lancée en coordination avec les directions de la pêche et de l’aquaculture, les chambres de wilayas, et la Société de gestion des ports de pêche, et avec la participation de professionnels et d’associations, s’inscrit dans le cadre de la vision de la Chambre visant à instaurer une approche durable dans la gestion des espaces portuaires, à travers l’amélioration du cadre de travail et la préservation de l’environnement marin, les ports et abris de pêche étant des espaces de production et d’investissement et une vitrine vitale pour l’économie bleue en Algérie », a précisé la même source. Ainsi, des opérations de nettoyage des quais et des bassins, et de collecte des déchets et résidus solides ont touché les différents ports et abris de pêche le long du littoral, parallèlement à l’organisation de campagnes de sensibilisation au profit des professionnels et des usagers des ports, sur l’importance de réduire les sources de pollution marine et de préserver les écosystèmes côtiers.

La propreté comme réflexe 

S’exprimant à cette occasion, le directeur général de la Chambre, Nabil Aouiche, a affirmé que « cette initiative reflète une orientation pratique faisant de la préservation de la propreté des ports une partie intégrante du travail quotidien au sein du secteur, et non une simple activité ponctuelle », soulignant que « l’amélioration de l’environnement portuaire se répercute directement sur les conditions de travail et la qualité des services ». Précisant que « la campagne consiste à associer différents intervenants dans le secteur », le même responsable a affirmé que « la protection de l’environnement marin ne saurait se réaliser qu’à travers une contribution collective qui réunit les établissements publics, les professionnels, les associations et la société civile ». Il a ajouté que, « la campagne vise à consacrer des pratiques durables à l’intérieur des ports et des abris de pêche, à préserver l’environnement et à transformer les opérations d’hygiène en un comportement professionnel pérenne qui accompagne l’activité quotidienne du secteur ». M. Aouiche s’est également félicité du niveau d’adhésion affiché par les différents organismes, entreprises et partenaires adhérents à l’initiative, ce qui témoigne d’une prise de conscience croissante de l’importance de préserver l’environnement marin, étant un pilier essentiel pour protéger les ressources halieutiques et soutenir le développement économique lié à la mer. Le directeur général de la Chambre a conclu son propos en invitant l’ensemble des professionnels, des entreprises, des associations et différents acteurs du secteur, à poursuivre l’adhésion effective à cette campagne, affirmant que « la préservation de la propreté des ports et de l’environnement marin représente un investissement dans l’avenir du secteur et un pas pratique vers des ports plus durables ».

L.Zeggane

APRES UNE VISITE D’INSPECTION DU WALI D’ORAN 

La déléguée d’Aïn El Beïda relevée de ses fonctions

Le wali de la wilaya d’Oran, Ibrahim Ouachène, a mis fin aux fonctions de la déléguée d’Aïn El Beïda, relevant de la commune d’Es Sénia. Selon un communiqué publié sur la page officielle de la wilaya d’Oran, cette décision fait suite à une visite d’inspection effectuée par le wali dans cette zone afin d’évaluer la situation environnementale. Au cours de cette sortie de terrain, des insuffisances dans l’entretien de la propreté du cadre de vie ainsi qu’un manque dans l’accomplissement des missions confiées ont été constatés, a indiqué la même source.

L.Z.

DECES DU MOUDJAHID CHEIKH SAÏD EL HADJ MOHAMED BEN BRAHIM KAABACHE : Le président Tebboune présente ses condoléances 

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Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a présenté, hier, ses sincères condoléances à la famille du défunt moudjahid Cheikh Saïd El Hadj Mohamed Ben Brahim « Kaabache », l’un des éminents savants de l’Algérie. « C’est avec un cœur résigné à la volonté d’Allah que le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a appris, ce jour, le décès du moudjahid Cheikh Saïd El Hadj Mohamed Ben Brahim « Kaabache ». Né à El Atteuf en 1929, le défunt comptait parmi les éminents savants de l’Algérie. Symbole d’autorité morale et président de l’Association El Nahda de 2002 à 2006, le défunt moudjahid a voué sa vie au service de la religion et de la patrie, en tant qu’exégète du Saint Coran, guide spirituel et figure exemplaire de la réforme religieuse et sociale », lit-on dans le message de condoléances. « Le défunt a consacré sa vie à la diffusion du savoir et des nobles valeurs de l’Islam, léguant à la postérité un héritage intellectuel et spirituel qui demeura à jamais gravé dans la mémoire de la patrie », a ajouté le président de la République. « En cette douloureuse épreuve, le président de la République présente à la famille du défunt, à la famille révolutionnaire, ainsi qu’à ses disciples et à tous ceux qui l’ont connu, ses sincères condoléances, les assurant de sa profonde compassion et priant Allah Tout-Puissant de l’entourer de Son infinie miséricorde, de l’accueillir en Son vaste paradis et de prêter à ses proches patience et réconfort. « A Allah nous appartenons et à Lui nous retournons » ».

R.N.

Baptisé « Mohand Cherif Hannachi » : La JS Kabylie inaugure son nouveau centre de regroupement et de formation

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La JS Kabylie a franchi une nouvelle étape dans son développement en inaugurant, jeudi, son nouveau centre de regroupement et de formation situé dans la commune de Yakouren. Cet événement marque l’ouverture d’une nouvelle page dans l’histoire du club le plus titré d’Algérie, qui poursuit sa modernisation en se dotant d’une infrastructure dédiée à la préparation de son équipe première et à la formation de ses jeunes talents.

Le nouveau complexe porte le nom du défunt Mohand Cherif Hannachi, figure emblématique de la JSK et ancien président légendaire du club. À travers ce choix, les dirigeants ont souhaité rendre hommage à celui qui a marqué de son empreinte l’histoire des Canaris, en contribuant à bâtir l’un des plus beaux palmarès du football algérien et africain.

Même si cette infrastructure n’a pas été construite par le club, son acquisition sous forme de location et sa réhabilitation constituent un investissement important. Le projet a été mené grâce au soutien de Mobilis, actionnaire majoritaire de la JS Kabylie, qui a financé les travaux de rénovation afin d’offrir au club un cadre de travail répondant aux exigences du football professionnel.

Ce nouveau centre permettra aux différentes catégories de la JSK de bénéficier de meilleures conditions de préparation. Les joueurs de l’équipe première pourront y effectuer leurs stages de regroupement dans un environnement adapté, tandis que les jeunes du centre de formation disposeront d’installations favorisant leur progression sportive.

L’ouverture de cette structure s’inscrit dans la stratégie de professionnalisation engagée par la direction du club depuis l’arrivée de Mobilis. L’objectif est de doter la JS Kabylie d’infrastructures modernes capables d’accompagner ses ambitions sportives, aussi bien sur le plan national que continental.

Au-delà de son aspect pratique, ce centre symbolise également la volonté de bâtir un projet durable, reposant sur la formation et le développement des talents issus de la région. La JSK, longtemps reconnue pour la qualité de son école de football, entend ainsi renouer avec cette tradition en offrant aux jeunes joueurs un environnement propice à leur épanouissement.

Avec cette nouvelle infrastructure, les Canaris disposent désormais d’un outil supplémentaire pour préparer l’avenir. Si le centre reste une structure louée puis entièrement réhabilitée, il représente néanmoins une avancée significative dans l’organisation du club et témoigne de la volonté de ses dirigeants d’inscrire la JS Kabylie dans une dynamique de modernisation. Un pas important qui pourrait renforcer, à moyen et long terme, la compétitivité du club sur toutes les scènes où il est engagé.

H. S.

CO-ORGANISATION DU MONDIAL 2030 : « Le Maroc ne remplit pas les conditions de sécurité » 

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La crise migratoire survenue récemment à Ceuta continue de provoquer des remous sur la scène politique ibérique. En Espagne comme au Portugal, plusieurs partis politiques ont appelé à l’exclusion du Maroc de la co-organisation de la Coupe du monde de football 2030, estimant que Rabat ne remplit plus les conditions nécessaires pour accueillir un événement sportif d’une telle ampleur. Le Maroc doit, en principe, organiser le Mondial-2030 conjointement avec l’Espagne et le Portugal, après l’attribution officielle de la compétition par la FIFA.

Vox, Podemos et Sumar montent au créneau

En Espagne, le parti Vox a annoncé avoir déposé une proposition au Parlement demandant le retrait du Maroc de l’organisation du tournoi. Selon cette formation politique, l’arrivée massive de migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta soulève de sérieuses interrogations quant à la capacité de Rabat à garantir les conditions de sécurité et de contrôle requises pour un événement qui réunira des millions de supporters. Le parti souligne que près de 72 000 migrants seraient entrés irrégulièrement à Ceuta en l’espace de quelques jours, à la fin du mois de juillet, un chiffre présenté comme inédit par les autorités espagnoles. Les critiques ne proviennent toutefois pas uniquement de la droite. À gauche, Podemos et Sumar ont également exprimé leur opposition à une co-organisation avec le Maroc. Le secrétaire général de Podemos, Pablo Fernández, a déclaré sur les réseaux sociaux que « l’Espagne ne devrait pas organiser la Coupe du monde avec une dictature qui ne respecte pas les droits humains ». De son côté, le député de Sumar, Nahuel González López, a estimé qu’« il est impossible d’organiser la Coupe du monde 2030 avec une monarchie qui menace et utilise des personnes désespérées pour servir ses intérêts géostratégiques ».

Les Portugais rejoignent l’appel 

Au Portugal, le parti écologiste Livre a, lui aussi, demandé au gouvernement portugais et à la Fédération portugaise de football de revoir la participation du Maroc à l’organisation du Mondial. Dans un communiqué, la formation considère que le Maroc « n’est pas un partenaire fiable », estimant que les événements survenus à Ceuta démontrent une instrumentalisation des flux migratoires à des fins de pression politique sur l’Espagne. Ces prises de position interviennent dans un contexte de fortes tensions diplomatiques autour de la gestion des migrations irrégulières en Méditerranée occidentale. À ce stade, ni la FIFA, ni les gouvernements espagnol et portugais n’ont annoncé une remise en cause officielle de la co-organisation du Mondial-2030 avec le Maroc.

Le bilan du drame s’élève à 141 morts

Le bilan de la tragédie migratoire survenue ces derniers jours au large de Ceuta continue de s’alourdir. Selon les dernières données, 141 personnes ont perdu la vie lors de leur tentative de rejoindre l’enclave espagnole. Parmi elles, 78 corps ont été repêchés dans les eaux espagnoles, tandis que 63 autres ont été retrouvés sur les côtes marocaines, selon l’ONG Caminando Fronteras.  Les dépouilles ont été transférées vers 4 hôpitaux du nord du Maroc (Tétouan, Tanger, Fnideq et M’diq), où les autorités poursuivent les opérations d’identification. La majorité des victimes sont de jeunes Marocains âgés de 20 à 30 ans, mais des ressortissants d’Afrique subsaharienne, ainsi que quelques femmes et mineurs, figurent également parmi les victimes. Les recherches se poursuivent, laissant craindre un bilan encore plus lourd en raison du nombre de personnes toujours portées disparues.

A.N

LIGNE FERROVIAIRE ALGER-TAMANRASSET : Le projet franchit une étape décisive

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Le projet de la future ligne ferroviaire Alger-Tamanrasset poursuit sa concrétisation. Un décret exécutif publié au Journal officiel n°57 déclare d’utilité publique les travaux de réalisation de deux tronçons stratégiques de cette infrastructure nationale, ouvrant ainsi la voie aux procédures d’expropriation des terrains nécessaires au lancement du chantier.  Il s’agit du décret exécutif n°26-273 du 1er août 2026, qui concerne les sections El Meniaâ-In Salah, longue de 410 kilomètres, et In Salah-Tamanrasset, d’une longueur de 676 kilomètres. Le texte justifie cette décision par le caractère stratégique et d’intérêt général de cette infrastructure, appelée à renforcer la connexion ferroviaire entre le nord et le Grand Sud du pays. Au total, 6.055 hectares, 63 ares et 25 centiares sont concernés par cette déclaration d’utilité publique. Les terrains se répartissent entre les wilayas d’El Meniaâ (1.046 hectares), In Salah (2.436 hectares) et Tamanrasset (2.572 hectares), couvrant plusieurs communes situées sur le tracé de la future ligne.

Relier le Nord au Grand Sud

Le premier tronçon, reliant El Meniaâ à In Salah, est conçu pour permettre une vitesse maximale de 220 km/h pour les trains de voyageurs et 100 km/h pour les convois de marchandises.  Le chantier prévoit d’importants travaux de terrassement, avec plus de 5,1 millions de mètres cubes de déblais et 8,2 millions de mètres cubes de remblais. Il comprend également la réalisation de sept tunnels, treize viaducs, dix ouvrages ferroviaires, vingt-huit ouvrages routiers ainsi que 420 ouvrages hydrauliques. Cette section sera équipée d’une gare mixte à In Salah et de onze gares de croisement. Elle sera dotée d’un système de signalisation ERTMS-ETCS niveau 1, associé à un réseau de télécommunications GSM-R sur fibre optique, répondant aux standards internationaux du transport ferroviaire. Le second tronçon, entre In Salah et Tamanrasset, s’étendra sur 676 kilomètres et offrira les mêmes performances en matière de vitesse. Les travaux mobiliseront près de 8,1 millions de mètres cubes de déblais et 39 millions de mètres cubes de remblais. Le projet prévoit la construction de 26 viaducs, 23 ouvrages ferroviaires, 23 ouvrages routiers et 285 ouvrages hydrauliques. Le tracé desservira sept gares, notamment à Arak, Moulay Lahcen, In Amguel, Tit, Outoul et Tamanrasset, auxquelles s’ajouteront douze gares de croisement.  Comme pour le premier tronçon, cette section bénéficiera d’équipements modernes de signalisation et de télécommunications afin d’assurer la sécurité et la fluidité du trafic. Le décret précise enfin que les crédits destinés à indemniser les propriétaires concernés par les opérations d’expropriation devront être préalablement consignés auprès du Trésor public. Pour rappel, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a fixé la fin de l’année 2028 comme objectif pour la mise en service de cette ligne ferroviaire stratégique reliant le nord de l’Algérie à son Grand Sud. Les travaux devraient être lancés au plus tard en septembre 2026, à travers plusieurs grands chantiers simultanés.

A.N

FISCALITE : La DGI veut booster l’e-paiement 

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Dans le but de faciliter l’utilisation du service de paiement électronique des impôts à distance, disponible sur la plateforme numérique «Jibayatic», la Direction générale des impôts (DGI), relevant du ministère des Finances, a publié un guide pratique ainsi qu’une brochure explicative.

Le guide détaille le fonctionnement du paiement électronique, les conditions d’accès au service, les différents moyens de règlement disponibles ainsi que les modalités de suivi des opérations. Il met également en lumière les principales erreurs susceptibles d’entraîner le rejet d’une transaction. À ce titre, la DGI recense 17 motifs de rejet des opérations de paiement électronique. Parmi les causes les plus fréquentes figurent l’insuffisance de provision, le dépassement ou l’expiration de l’autorisation de découvert, la clôture ou l’inexistence du compte bancaire, son gel ou sa saisie, une opposition bancaire, une procédure de faillite ou de liquidation, une interdiction bancaire, le décès du titulaire du compte, des erreurs dans les coordonnées bancaires, l’utilisation d’une devise autre que le dinar algérien ou encore l’envoi en double d’un ordre de virement.

La DGI a précisé qu’en cas de rejet d’un paiement, il n’est pas possible de relancer automatiquement l’opération en ligne, même après la levée de la cause du rejet. Le contribuable devra alors se présenter auprès de la recette des impôts compétente pour régler les sommes dues ou solliciter la réactivation de l’opération par le receveur des impôts. Le document rappelle également que le paiement électronique est, pour le moment, limité aux impôts et taxes issus des déclarations fiscales électroniques. Les dettes fiscales et les montants restant à recouvrer ne sont pas encore concernés par ce dispositif. En revanche, les pénalités liées aux déclarations dites «zéro» déposées hors délais peuvent être réglées via la plateforme.  La DGI attire par ailleurs l’attention des utilisateurs sur certaines difficultés susceptibles d’être rencontrées, notamment les ralentissements de la plateforme à l’approche des échéances déclaratives, l’oubli du mot de passe, la fermeture d’un compte ou encore l’absence d’affichage de certaines déclarations. Dans ces situations, les contribuables sont invités à prendre contact avec les services des impôts ou l’assistance technique dédiée. Accessible 24h/24h et 7j/7, le service permet d’effectuer les déclarations fiscales et de régler les impôts sans avoir à se déplacer vers les recettes des impôts. Une fois la transaction validée, un reçu électronique muni d’un code QR est immédiatement délivré. Le guide précise enfin que le paiement électronique est obligatoire pour les contribuables relevant de la Direction des grandes entreprises (DGE). En revanche, il demeure facultatif pour les contribuables soumis au régime réel, au régime réel simplifié ainsi qu’à l’impôt forfaitaire unique (IFU) relevant des centres et inspections des impôts.

Pour bénéficier de ce service, les contribuables doivent disposer d’un compte sur la plateforme «Jibayatic », délivré par les services fiscaux. Ils doivent également posséder un compte bancaire pour le paiement par virement ou une carte Edahabia ou CIB pour le paiement électronique. En cas de règlement par virement, les coordonnées bancaires doivent être enregistrées au préalable sur la plateforme. Enfin, le système permet aux experts-comptables et mandataires d’effectuer les déclarations et les paiements au nom de leurs clients, à condition de présenter une procuration légale et de faire rattacher leurs comptes à ceux des contribuables auprès des services des impôts. Ils peuvent également suivre l’état des paiements et télécharger le reçu électronique dès validation de l’opération.

Sarah O.

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