mardi 22 septembre 2026
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PEINE DE MORT CONTRE LES AUTEURS D’INCENDIES VOLONTAIRES ET ENLÈVEMENTS D’ENFANTS : La révision du Code pénal mise en branle

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Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Lotfi Boudjemaâ, a présenté, hier lundi, devant la Commission des affaires juridiques, administratives et des libertés de l’Assemblée populaire nationale, deux projets de loi, le premier modifiant et complétant l’ordonnance n° 66-156 du 8 juin 1966, portant Code pénal, et le deuxième portant approbation de l’ordonnance n° 26-01 du 27 juillet 2026 portant Code de justice militaire, a indiqué un communiqué du ministère de la Justice.
Pour rappel, la commission parlementaire a tenu, dans la soirée du dimanche 20 septembre 2026, une réunion préparatoire avant l’examen de ces deux projets de loi, indique un communiqué de l’APN. Concernant le projet de loi modifiant et complétant l’ordonnance portant Code pénal, le président de la commission a indiqué que « le projet ne considère pas les incendies, dans certaines de leurs formes les plus graves, comme de simples actes de sabotage visant des biens publics ou privés, mais comme des actes dont les conséquences peuvent s’étendre à la sécurité et à l’ordre publics, à la stabilité de la société, à l’unité nationale, ainsi qu’au fonctionnement des institutions et à l’économie nationale ». Le communiqué  « le projet propose un durcissement des peines dans certains cas, notamment l’instauration de la peine de mort pour toute personne qui met délibérément le feu aux forêts, maquis, champs, arbres et bois, conformément aux cas prévus par le projet ».  Le second projet à trait à l’instauration de la peine de mort pour les auteurs d’enlèvement d’enfants et contre tout auteur de sévices sexuelles ou autres ou sévices corporelles contre des enfants mineurs.   
Il faut rappeler dans ce cadre, le contexte dans lequel ont été élaborés ces projets de loi, annoncés par le président de la République le 30 août dernier au terme d’un conseil des ministres tenu au lendemain des incendies criminels, meurtriers,  qui avaient ravagé une partie de la Kabylie, dévasté la wilaya de Jijel et causé beaucoup de dégâts humains et matériels dans plusieurs régions de l’Est du pays.
La vague d’indignation qui avait suivi ces événements douloureux causés, d’origine criminelle selon des communiqués des services de sécurité ont poussé les pouvoirs publics à envisager une réponse adaptée à la gravité des faits. Il y a lieu de rappeler également qu’ils sont une réponse à une revendication de la population qui a réclamé la restauration de la peine de mort (non exécutée conformément à un moratoire en cours depuis 1993), contre les auteurs d’actes de haute trahison comme les incendies volontaires ou contre les auteurs de rapt et de violences contre des enfants mineurs.

Procédure parlementaire « urgente »
À ce titre, le ministère de la Justice a défendu le projet de loi modifiant et complétant le Code pénal, actuellement soumis au Parlement selon la « procédure urgente », justifiant cette démarche, qui fait l’objet d’opposition de la part d’activistes des droits de l’homme en Algérie et à l’étranger, par la nécessité de faire face à ce qu’il a qualifié de « criminalité grave », notamment les incendies criminels et les enlèvements d’enfants, ainsi que de renforcer la dissuasion et de protéger les personnes, les biens et les richesses nationales.
C’est en somme une réponse adaptée à la gravité des faits reprochés aux incendiaires et aux auteurs d’enlèvements et de violence contre les enfants.  Dans l’« exposé des motifs du projet », M. Boudjemaa a souligné que la gravité des incendies criminels « ne se limite pas au fait qu’ils constituent une destruction des biens et des fonds publics et privés », mais qu’ils portent désormais, a6t-il estimé atteinte à la sécurité et à l’ordre publics, à la stabilité de la société et à l’économie nationale, ainsi qu’au couvert végétal, à l’équilibre écologique et aux richesses forestières, animales et agricoles. 
Il a indiqué à ce propos que « les investigations et enquêtes judiciaires et sécuritaires menées au cours des dernières années » ont fait apparaître une évolution dans les modes d’action des auteurs incendies criminels, notamment ceux touchant les forêts, faisant état de l’exploitation des conditions climatiques et du recours à des moyens sophistiqués pour causer de graves dommages et déstabiliser la situation sociale et sécuritaire. Il a ajouté que le fait de cibler les composantes environnementales et économiques du pays en provoquant volontairement des incendies, lorsqu’il est commis sur instigation étrangère, constitue, selon l’exposé des motifs, « une forme manifeste de crimes de trahison et d’atteinte à l’intégrité du territoire national ». Selon plusieurs communiqués des services de sécurité, des individus arrêtés à l’occasion des enquêtes criminelles entamées après les incendies criminels, ont reconnu des liens avec des organisations terroristes étrangères et avec des ennemis du pays.   
Concernant la protection des enfants, le ministère a relevé que la gravité des crimes d’enlèvement, de torture, d’agression sexuelle et de sévices infligés aux enfants justifie le durcissement des peines, estimant que cela contribuerait à renforcer la dissuasion, à protéger les enfants et à consolider le cadre juridique qui leur est consacré. De plus, le projet constitue une réponse à une revendication exprimées par la société qui n’a cessé de réclamer une réponse ferme et surtout dissuasive pour protéger les enfants des prédateurs et des criminels.
En vertu de la modification de l’article 291, « le projet prévoit la peine de mort pour toute personne qui enlève un enfant, par quelque moyen que ce soit, et/ou le torture et/ou commet une agression sexuelle à son encontre et/ou lui inflige des sévices », sans que le condamné puisse bénéficier des circonstances atténuantes. Selon le nouvel article 395 bis, « est puni de la peine de mort quiconque met volontairement le feu à des forêts ou à une « maquis » (broussailles), à des champs cultivés ou non cultivés, à des arbres ou à des coupes d’arbres, ou à des bois disposés en tas ou sous forme de dépôts situés à l’intérieur des forêts ». La modification de l’article 396 propose également de porter la peine à « 10 à 20 ans d’emprisonnement » dans les cas où une personne met volontairement le feu à des entrepôts, ateliers ou autres bâtiments, ou à des récoltes sur pied, de la paille, des herbes ou des récoltes disposées en tas ou en bottes, lorsque ceux-ci n’appartiennent pas à l’auteur des faits. « La peine de mort est également prononcée, conformément au nouvel article 396 bis 1 », dans les cas où une personne met volontairement le feu à des biens publics ou privés, lorsque l’acte est commis sur instigation ou au profit d’un État étranger ou d’une partie étrangère, ou dans le cadre de crimes de trahison et de renseignement au profit d’une puissance étrangère, ou par un groupe criminel organisé, ou lorsque les faits portent atteinte à la sécurité et à l’ordre nationaux, à l’unité nationale, à la stabilité des institutions, à l’économie nationale, à l’environnement ainsi qu’aux richesses forestières, végétales, animales et agricoles. En vertu de la modification de l’article 399, « l’auteur d’un incendie volontaire est puni de la peine de mort lorsque celui-ci entraîne la mort d’une ou de plusieurs personnes », dans les cas prévus aux articles 395, 396, 396 bis, 397 et 398.
La nouveauté est que les amendements introduits par le projet prive les auteurs d’incendies volontaires ou d’enlèvement d’enfants du droit de bénéficier des circonstances ce qui va permettre au parquet de mener un réquisitoire à charge pour mieux défendre les droits de la partie civile. Reste maintenant à savoir si les députés insisteront sur l’exécution effective de la peine de mort qui est gelée conformément à un moratoire qui date depuis 1993.
Slimane B.

LA PROTECTION CIVILE REMERCIE LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE POUR LES DÉCISIONS QU’IL A PRISES À SON ÉGARD : « C’est une avancée importante pour nous »

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Le lieutenant-colonel Nacim Bernaoui, sous-directeur de l’information et de la sensibilisation à la Direction générale de la Protection civile (DGPC), a affirmé que la révision du statut particulier des personnels de ce corps constitué, comme décidée par le président Abdelmadjid Tebboune en Conseil des ministres, constitue une avancée importante pour accompagner l’évolution des missions et des risques auxquels ce corps est confronté.
Dans ce cadre, Bernaoui a remercié le président de la République, pour cet accompagnement et cette décision qui constitue selon lui, « une étape importante pour adapter le cadre réglementaire à l’évolution des missions et des risques auxquels le corps est confronté ». Le responsable a rappelé que les agents de la Protection civile sont désormais mobilisés sur un éventail de missions de plus en plus large, allant des interventions classiques aux opérations nécessitant des compétences et des moyens spécialisés. « Aujourd’hui, la Protection civile intervient dans des domaines de plus en plus diversifiés : incendies, accidents, catastrophes naturelles, inondations, séismes, feux de forêt, opérations de sauvetage complexes et interventions techniques spécialisées », a-t-il expliqué.

La révision du régime indemnitaire et les spécificités du métier
La révision annoncée ne porte pas uniquement sur le statut particulier. Le régime indemnitaire des personnels figure également parmi les points examinés, avec la volonté de mieux prendre en considération les contraintes et les spécificités liées à l’exercice de ce métier. « La révision du régime indemnitaire doit également tenir compte des spécificités de ce métier, notamment la disponibilité permanente, l’exposition aux risques professionnels et les conditions parfois difficiles dans lesquelles les personnels accomplissent leurs missions », ajoute l’officier supérieur de la Protection civile. Cette évolution est également perçue comme un moyen de reconnaître l’engagement quotidien des agents et de valoriser leur expérience et leurs compétences. « Elle constitue ainsi un moyen de valoriser les personnels et les compétences », ajoute-t-il. Au-delà des aspects statutaires et indemnitaires, le renforcement des ressources humaines et des moyens matériels constitue un autre volet important des orientations annoncées lors du Conseil des ministres. Pour le sous-directeur à la DGPC, cet effort doit être pensé de manière globale et ne pas se limiter à l’augmentation des effectifs ou à l’acquisition de nouveaux équipements. « Il ne s’agit pas seulement d’augmenter les effectifs ou d’acquérir de nouveaux équipements, mais de renforcer la capacité opérationnelle dans son ensemble : formation, spécialisation, maintenance, disponibilité et coordination », souligne-t-il.

Devenir capable d’anticiper les risques
Cette approche vise, selon Bernaoui, à consolider l’ensemble de la chaîne d’intervention, depuis la préparation et la formation des équipes jusqu’à leur engagement sur le terrain, en passant par la disponibilité des équipements et la coordination entre les différents intervenants. « L’objectif est de disposer d’une Protection civile toujours plus proche du citoyen, capable d’anticiper les risques, d’intervenir rapidement et efficacement, et de contribuer à réduire les pertes humaines et matérielles », conclut le lieutenant-colonel Nacim Bernaoui. Pour rappel, le président de la République Abdelmadjid Tebboune a décidé lors du Conseil des ministre dimanche  des mesures pour le personnel de ce secteur, à savoir, la révision du statut particulier des personnels de la Protection civile et de leur régime indemnitaire, le renforcement en structures, en moyens matériels et en ressources humaines, ainsi que la reconsidération de l’échelle des grades pour l’aligner sur la spécialisation du corps et sur la classification des tâches du personnel administratif et de terrain.
Sarah O.

VISITE DE MOHAMED ARKAB AU NIGER : Le TSGP sur la table

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Le projet de gazoduc transsaharien (TSGP) reliant l’Algérie, le Niger et le Nigéria revient dans l’actualité à la faveur de la visite de travail de deux jours que le ministre d’État et ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, chargé par le président Abdelmadjid Tebboune, a entamée lundi au Niger, afin d’évoquer les projets de partenariat dans le secteur.
Le TSGP, considéré comme stratégique, s’inscrit, rappelle-t-on, dans le cadre du renforcement de l’intégration énergétique régionale et du développement des infrastructures gazières en Afrique. Le communiqué du ministère qui donne l’information note que l’Algérie a entamé les travaux sur sa section du projet en juin dernier, tandis que les préparatifs et les études se poursuivent pour la section située au Niger, qui constitue l’un des principaux sujets de discussion lors de cette visite. La même source indique que Mohamed Arkab est accompagné lors de cette visite par le directeur général de Sonatrach, Noureddine Daoudi, le directeur général adjoint en charge du raffinage et de la pétrochimie, le directeur général de Sonatrach International Exploration et Production (SIPEX), ainsi que par plusieurs autres responsables du secteur. Le communiqué ajoute que cette visite s’inscrit dans la dynamique actuelle des relations algéro-nigériennes, dans le contexte des développements du projet d’exploration et de production mené par Sonatrach, en partenariat avec la Compagnie nationale des pétroles du Niger (SONIDAP), sur le champ de Kafra, ainsi que de l’évaluation en cours de nouveaux blocs pétroliers au Niger, notamment le bloc Bilma. Il s’agit également de renforcer la coopération et d’intensifier la coordination dans les secteurs du raffinage et de la pétrochimie, en particulier par le suivi des importants travaux de maintenance de la raffinerie de Zinder au Niger. 
Le but des entretiens de Mohamed Arkab avec plusieurs responsables nigériens est d’examiner les moyens de renforcer la coopération bilatérale dans le secteur des hydrocarbures, de développer des partenariats entre les institutions et organismes compétents des deux pays et de faire le point sur les projets communs et leurs perspectives d’expansion, dans l’intérêt mutuel et en vue de soutenir le développement économique et énergétique des deux pays et de la région. En résumé, souligne le communiqué, cette visite confirme l’engagement de l’Algérie à renforcer sa coopération avec le Niger et à consolider les partenariats existants fondés sur l’échange d’expertise et le développement des ressources énergétiques, contribuant ainsi au renforcement de l’intégration économique et énergétique africaine. Pour rappel, Sonatrach a procédé le mois dernier, aux premières livraisons de carburant d’aviation de type Jet A1 au Niger, à partir de la raffinerie d’Adrar (RA1D), dans le cadre du contrat de vente et d’achat conclu avec la SONIDEP.
Cette opération est intervenue, avait-on précisé, dans le cadre de la mise en œuvre des orientations des hautes autorités du pays visant à renforcer les relations commerciales avec le Niger, et fait suite à la conclusion d’un contrat d’exportation de Jet A1 entre Sonatrach et SONIDEP. Ces premières livraisons ont marqué le début effectif de l’exécution de la coopération commerciale entre les deux sociétés. Elles s’inscrivent dans la dynamique de consolidation des relations économiques entre l’Algérie et le Niger. L’opération traduit également la volonté de Sonatrach de renforcer sa coopération directe avec les compagnies pétrolières et gazières africaines, notamment dans la région du Sahel. De nouvelles perspectives d’approvisionnement régulier des marchés de la région en produits pétroliers algériens ont ainsi été ouvertes. Elles s’ajoutent aux perspectives en matière d’exploration, en particulier dans le nord du Niger où d’autres puits vont être lancés en plus du site de Kafra, selon les indications données le mois dernier par le directeur de « SIPEX » (filiale du Niger), Rabah Bouchak, qui avait affirmé que la stratégie de Sonatrach vise à se développer au niveau africain et à renforcer la coopération avec les pays frères et amis dans le domaine énergétique.
M’hamed Rebah

POUR PROTESTER CONTRE LA MESURE D’ISOLEMENT QUE LUI ONT IMPOSÉE LES AUTORITÉS MAROCAINES : Le prisonnier sahraoui Mohamed Bourial en grève de la faim

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L’Association pour la protection des prisonniers sahraouis dans les prisons de l’occupation marocaine a annoncé que le détenu civil sahraoui Mohamed Bourial, membre du groupe de Gdeim Izik, entamera, à compter de mardi 22 septembre 2026, une grève de la faim d’avertissement de 48 heures à la prison d’Aït Melloul, au Maroc, pour protester contre le non-respect de ses revendications légitimes et légales et le refus de l’administration pénitentiaire d’y donner suite de manière sérieuse.
Cette action intervient dans un contexte marqué, selon l’association, par des conditions de détention difficiles auxquelles est soumis Mohamed Bourial, aggravées par l’isolement qui lui est imposé depuis 2017. Le détenu serait notamment privé de contacts avec ses compagnons, de visites familiales ainsi que de plusieurs droits fondamentaux consacrés par le droit international des droits de l’Homme. Selon sa famille, les revendications du détenu portent notamment sur la mise en œuvre des recommandations du Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire ainsi que celles du Comité contre la torture. Il réclame également sa libération immédiate, ainsi que celle de l’ensemble de ses compagnons du groupe de Gdeim Izik. Mohamed Bourial demande en outre la levée de l’isolement qui lui est imposé depuis 2017 et qui le sépare de ses compagnons, ainsi que le rétablissement de son droit aux visites familiales. Il réclame également son transfert vers la ville occupée d’El-Ayoun, afin de se rapprocher de sa famille, ainsi que le droit d’utiliser le téléphone et de communiquer avec le monde extérieur. L’association affirme que, si l’administration pénitentiaire de l’occupation marocaine continue d’ignorer ses revendications, Mohamed Bourial poursuit sa grève de la faim selon une démarche progressive jusqu’à la satisfaction de l’ensemble de ses demandes. Dans ce contexte, l’Association pour la protection des prisonniers sahraouis dans les prisons de l’occupation marocaine tient l’administration pénitentiaire pour responsable de la sécurité et de l’état de santé du détenu civil sahraoui. Elle appelle, par ailleurs, les organisations nationales et internationales de défense des droits de l’Homme à faire preuve de solidarité et à intervenir d’urgence, tout en demandant aux autorités concernées de répondre sans délai à ses revendications et de garantir sa dignité humaine.
M. Seghilani

SAÂDAOUI EN A DONNÉ LE COUP D’ENVOI DEPUIS JIJEL : La santé et l’innovation au cœur de la rentrée scolaire

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Le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Seghir Saadaoui, a donné, hier, depuis Jijel, le coup d’envoi de la rentrée scolaire 2026-2027. Lors d’une conférence de presse animée à l’école du martyr Belaoura Rabah, dans la commune de Chehna, le ministre a expliqué que « la conjugaison des efforts des différents secteurs gouvernementaux a permis de réhabiliter les établissements éducatifs endommagés dans les wilayas touchées par les incendies, et même de les rendre meilleurs qu’auparavant, grâce à leur renforcement par de nouvelles infrastructures ». Il a également souligné que les efforts déployés dans ce cadre comprennent l’accompagnement psychologique des élèves, assuré aussi bien par les spécialistes du secteur de l’Éducation que par ceux des secteurs concernés par cet accompagnement. Après avoir rappelé les places de premier plan occupées par la wilaya de Jijel dans les examens nationaux de fin de cycle, le ministre s’est dit convaincu que les élèves de la wilaya ainsi que l’ensemble de la communauté éducative « sauront relever le défi en maintenant le même niveau ». Par ailleurs, le ministre a évoqué les principales nouveautés prévues dans le calendrier de la nouvelle année scolaire, notamment l’organisation de la deuxième édition du concours national de l’innovation scolaire, ainsi que la deuxième édition du concours national inter-lycées, en plus du concours national de théâtre scolaire.

« Satisfaction chez les parents d’élèves »
Concernant les préparatifs ayant accompagné la rentrée scolaire, Saâdaoui a fait état d’un «sentiment de satisfaction chez les parents d’élèves », notamment en ce qui concerne la disponibilité des manuels scolaires. Il a précisé que des efforts ont été consentis afin d’assurer leur distribution aux établissements éducatifs en quantités suffisantes avant la rentrée scolaire. Il a également fait savoir que les fournitures scolaires ont été mises à disposition, notamment grâce à l’intégration de la production nationale dans cette opération. Par ailleurs, le ministre et la délégation l’accompagnant ont assisté au cours inaugural dispensé aux élèves du cycle primaire, intitulé « La relation de l’arbre avec la santé humaine ». Dans ce contexte, il a mis l’accent sur « l’attachement du secteur de l’Éducation nationale à sensibiliser les élèves aux différents aspects liés à la santé ». Saâdaoui a également souligné que «le souci de la santé des élèves s’inscrit dans le cadre de la préservation de l’avenir des générations futures », expliquant que l’objectif de ces activités est « d’inculquer une culture sanitaire aux élèves et de leur faire comprendre la symbolique de cette démarche, favorisant ainsi leur engagement dans la préservation de leur santé, notamment à travers l’apprentissage des principes d’une alimentation saine». Dans le même contexte, le ministre a rappelé que « des médecins, dans le cadre de la Semaine nationale de la santé scolaire, expliquent aux élèves divers aspects liés à une alimentation saine et à la santé en général », insistant sur « l’importance d’organiser cette semaine dès le début de la saison scolaire, afin de faire de cette rentrée une saison saine et de garantir la santé des enfants, qui sont l’avenir ».

Entre retrouvailles et découverte
Dans les établissements scolaires, cette rentrée a retrouvé son animation habituelle. Aux abords des écoles, les élèves ont repris le chemin des classes, accompagnés pour les plus jeunes de leurs parents. Dans les cours et les salles de classe, les retrouvailles entre camarades et la découverte des nouveaux enseignants ont marqué cette première matinée. Pour les enfants qui franchissent pour la première fois les portes de l’école, l’émotion et la curiosité accompagnent les premiers pas dans la vie scolaire.
Dans les autres niveaux, la rentrée est surtout celle des retrouvailles, des nouveaux emplois du temps et de la reprise progressive du rythme scolaire. À noter qu’à l’échelle nationale, près de 12 millions d’élèves ont rejoint hier les bancs de l’école dans plus de
30 000 établissements, donnant à cette journée son caractère particulier de grand retour collectif.
Sarah O.

RENTRÉE UNIVERSITAIRE 2026-2027 : De nouvelles formations et plus de numérique

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Près de deux millions d’étudiants, dont 424 226 nouveaux bacheliers de la session 2026, rejoignent à partir d’aujourd’hui les établissements de l’enseignement supérieur à la faveur de la rentrée universitaire 2026-2027, marquée par l’ouverture de nouvelles formations, le renforcement des capacités d’accueil et l’accélération du processus de transformation numérique du secteur.
Parmi les principales nouveautés de cette rentrée figure l’ouverture de 13 nouvelles spécialités, notamment dans les domaines de l’intelligence artificielle (IA), des technologies quantiques, de l’interopérabilité des systèmes d’information et de la mécanique des systèmes spatiaux. Un cursus d’ingénieur d’Etat en intelligence artificielle sera ainsi proposé, dans le cadre de l’objectif de former 30.000 spécialistes dans ce domaine à l’horizon 2030, afin de répondre aux besoins liés à la transformation numérique et technologique. Un master intégré en technologies quantiques, un master en interopérabilité des systèmes d’information et un master en mécanique des systèmes spatiaux figurent également parmi les nouvelles formations annoncées. Le secteur de l’enseignement supérieur connaît également un élargissement de l’offre de formation dans les domaines de la médecine et des sciences de la santé, en coordination avec le ministère de la Santé. De nouvelles formations ont ainsi été ouvertes, dont une licence en santé et hygiène bucco-dentaires, ainsi que des masters en conseil génétique, en intelligence artificielle médicale, en bio-informatique médicale et en addictologie. Cette évolution est accompagnée de l’ouverture d’une filière de pharmacie à l’Université de Saïda, de l’habilitation d’un master en anesthésie et de la création d’un diplôme de post-graduation spécialisée (DPGS) en médecine de précision. Le réseau de formation médicale est, par ailleurs, renforcé avec la transformation de sept annexes de médecine en facultés, portant à 21 le nombre total de facultés de médecine à l’échelle nationale.

Valoriser l’identité nationale et renforcer l’ouverture internationale 
La nouvelle année universitaire est également marquée par l’ouverture de formations destinées à renforcer la dimension culturelle et l’identité nationale dans les cursus universitaires. Dans ce cadre, une formation en sciences de l’information et de la communication en langue amazighe, spécialité audiovisuel, sera lancée. En parallèle, la dimension internationale de l’université sera consolidée à travers l’adoption de six nouvelles offres de formation dans le cadre d’accords de jumelage et de partenariats internationaux. Parmi les autres mesures annoncées figurent l’ouverture de 35.000 places pédagogiques dans les Ecoles normales supérieures (ENS), destinées à la formation de futurs enseignants dans le cadre d’un dispositif prévoyant un recrutement direct sous contrat de travail. La rentrée sera également marquée par l’introduction du module « Lean Start-up » dans les programmes de formation et la généralisation des enseignements « Histoire de l’Algérie » et « Citoyenneté et nationalisme » à l’ensemble des domaines de formation. Les établissements d’enseignement supérieur relevant du ministère de la Culture et des Arts sont, pour leur part, désormais intégrés au système d’information numérique PROGRES, renforçant ainsi leur connexion au dispositif de gestion numérique du secteur.

Vers une université davantage numérisée 
La rentrée 2026-2027 s’inscrit dans la poursuite du processus de transformation numérique de l’enseignement supérieur, avec pour objectif de consolider le modèle de l’« Université 4.0 ».
Les opérations d’inscription et d’orientation des nouveaux bacheliers ont été entièrement réalisées en ligne. Le ministère a notamment introduit un assistant d’orientation universitaire basé sur l’intelligence artificielle, ainsi que des outils d’analyse des données destinés à optimiser le processus d’orientation. Le nombre de vœux pouvant être formulés par les candidats a également été porté de 10 à 12.
Les inscriptions universitaires définitives des nouveaux bacheliers se sont, elles aussi, déroulées en ligne et selon le principe du « zéro papier ». Cette transformation concerne également les services universitaires, avec la généralisation progressive du principe du « zéro papier », destiné à permettre aux étudiants d’accéder à distance aux différentes prestations.
La bourse universitaire est désormais entièrement gérée à travers la plateforme «E-Minha», intégrée au système PROGRES, sans que l’étudiant ait à fournir de documents sous format papier pour effectuer les démarches liées à son allocation. L’interconnexion avec Algérie Poste a également permis de réguler les comptes postaux destinés au versement des bourses. À travers cette transformation numérique, le secteur entend simplifier les démarches administratives, réduire les délais et rapprocher davantage les différents services universitaires des étudiants.

17 000 lits supplémentaires 
Sur le volet des œuvres universitaires, dix nouvelles résidences universitaires seront mises en service à l’occasion de cette rentrée, offrant une capacité supplémentaire de 17.000 lits. Selon les données communiquées par l’Office national des œuvres universitaires (ONOU), cette nouvelle capacité portera le nombre total de lits disponibles à 630.202.
Le réseau compte actuellement 467 résidences universitaires accueillant 440.082 étudiants, soit un excédent théorique de 190.120 lits. Cette évolution vise à améliorer les conditions d’accueil et d’hébergement des étudiants, tout en accompagnant l’évolution des effectifs universitaires. Parallèlement, le programme de réhabilitation des cités universitaires se poursuit. Quelque 2.058 pavillons ont déjà été rénovés, tandis que 1.200 autres doivent être réhabilités au cours des deux prochaines années. Les travaux de rénovation et de modernisation se poursuivent également au niveau du parc des résidences universitaires, avec un suivi renforcé au niveau local. Le ministère a notamment accordé aux responsables des établissements universitaires des prérogatives élargies pour superviser directement les travaux réalisés dans les résidences relevant de leur tutelle.

La restauration à l’heure du digital
 La restauration universitaire figure également parmi les services ayant bénéficié de la transformation numérique. La facture consacrée à la restauration universitaire est passée de 21 milliards de DA en 2025 à 18 milliards de DA en 2026, soit une économie de 3 milliards de DA, selon les données communiquées par l’ONOU. Cette baisse est notamment liée à la conclusion de contrats directs avec des entreprises économiques publiques à des prix fixes pour une durée de cinq ans.
Le recours à la réservation préalable des repas à travers la plateforme PROGRES et le portefeuille électronique « Wallet » a également contribué à adapter la production à la demande réelle et à réduire le gaspillage alimentaire. Le transport universitaire poursuit, lui aussi, sa modernisation. Le parc national compte désormais 6.326 bus. L’application « MyBus », basée sur le suivi GPS, permet aux étudiants de suivre les déplacements des véhicules et de faciliter leur accès au service. Une fonctionnalité « MyBus Control » permet également de confirmer les données relatives aux trajets à travers le scan d’un code QR.
L. Zeggane 

SAYOUD INSTRUIT LE NOUVEAU SG DU MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR : Accélérer les programmes de développement

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Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, a installé, hier, Youcef Romane dans ses fonctions de nouveau secrétaire général du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, l’appelant à davantage d’efficacité, de coordination et de célérité dans l’exécution des programmes de développement. Dans son intervention, Saïd Sayoud a souligné que cette nomination ne constitue pas uniquement l’installation d’un nouveau responsable à la tête du secrétariat général, mais représente également une occasion de valoriser les compétences nationales ayant acquis une expérience dans les différents niveaux de responsabilité. Le ministre a mis en avant le parcours professionnel de Youcef Romane, qui a exercé plusieurs responsabilités, notamment au sein de la Direction générale des collectivités locales. Cette expérience, a-t-il relevé, lui a permis d’être directement au contact des préoccupations des collectivités et des défis liés à la gestion locale. Sayoud a particulièrement insisté sur le rôle de la Direction générale des collectivités locales, qu’il a qualifiée d’un des piliers essentiels du secteur. Elle constitue, selon lui, un instrument central dans la mise en œuvre de la politique nationale en matière de collectivités locales et de développement local.  Il a souligné son rôle dans la promotion de la gouvernance locale et la réalisation d’un développement équilibré et durable à travers les différentes régions du pays. S’agissant du SG, le ministre a insisté sur son rôle dans la coordination entre les différentes structures de l’administration centrale et les services déconcentrés. Il a également mis l’accent sur le suivi de l’application des orientations et des décisions, afin d’assurer le bon fonctionnement du service public. Dans ce cadre, il a appelé le nouveau S.G. à renforcer la concertation et la coordination entre les différentes structures du ministère et à consolider une culture du travail collectif. Il a surtout fixé plusieurs priorités au nouveau commis de l’Etat : améliorer les mécanismes de suivi et d’évaluation, surmonter les difficultés rencontrées, accélérer la mise en œuvre des programmes et relever le niveau de performance administrative et institutionnelle. Sayoud a estimé que l’expérience de Romane et sa connaissance des spécificités du secteur constituaient des atouts pour assumer cette nouvelle responsabilité et contribuer à l’amélioration du rendement du ministère.

Continuité et reconnaissance
À cette occasion, il a renouvelé ses félicitations au nouveau secrétaire général, lui assurant son soutien et sa disponibilité à réunir les conditions nécessaires à l’exercice de ses nouvelles fonctions, dans un esprit de coopération et de complémentarité avec l’ensemble des cadres et responsables du ministère. Il a également adressé ses remerciements à Bouamama Belmekhfi, pour les efforts accomplis durant la période où il avait assuré l’intérim du secrétariat général.
S. O.

81e SESSION DE L’AG DE L’ONU : Forte présence algérienne dans le système multilatéral

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Arrivé, dimanche, à New York, chargé par le président Abdelmadjid Tebboune, le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, représentera l’Algérie aux travaux de la semaine de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies.
Selon un communiqué du ministère, le ministre d’État prendra part au débat général de l’AG des Nations unies, prévu du 22 au 28 septembre 2026, sous le thème : « Restaurer la confiance, gérer la transformation : une Organisation des Nations unies au service de tous ». Des réunions de haut niveau prévues dans ce cadre aborderont une série de questions et de défis prioritaires inscrits à l’agenda international, dont la réunion de haut niveau consacrée à la célébration du 40e anniversaire de la Déclaration sur le droit au développement, celle marquant les 25 ans de la Déclaration et du Programme d’action de Durban sur la lutte contre le racisme et la discrimination raciale, la réunion de haut niveau sur l’élévation du niveau de la mer et celle sur l’action climatique et la transition juste. Au programme de Ahmed Attaf, en marge des travaux de la semaine de haut niveau de la 81e session de l’AG des Nations unies. : participation à une série de réunions ministérielles consacrées à l’examen de nombre de questions régionales et internationales, en tête desquelles la cause palestinienne, les développements de la situation au Moyen-Orient, les questions de paix et de sécurité en Afrique et les transformations numériques ; participation aux réunions de coordination et aux rencontres parallèles de la Ligue arabe, de l’Union africaine (UA), de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) et du Groupe des 77 et de la Chine ; une série de rencontres bilatérales avec ses homologues des pays frères et amis pour examiner les voies et moyens de renforcer les relations de coopération et de partenariat et échanger les vues sur les principales questions régionales et internationales d’actualité ; des rencontres avec nombre de hauts responsables de l’ONU et d’autres organisations internationales. Le communiqué du ministère indique que la participation de l’Algérie à ce rendez-vous onusien de haut niveau « s’inscrit dans le cadre de la poursuite de sa présence active au sein du système multilatéral et intervient en concrétisation de son engagement constant à contribuer aux efforts internationaux visant à renforcer la paix et la sécurité internationales, à défendre les causes justes et à promouvoir la coopération et la solidarité entre les nations et les peuples ».

Attaf mène des rencontres tous azimuts
Dans ce cadre, Ahmed Attaf a rencontré, à New York, le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Fahmy, pour échanger les vues sur les principales questions, échéances et activités inscrites à l’agenda de la Ligue arabe, ainsi que sur la situation dans la région arabe et les derniers développements au Moyen-Orient, notamment dans les territoires palestiniens occupés, et les moyens d’intensifier le soutien en faveur de la cause palestinienne au sein de l’Organisation des Nations unies. Le ministre d’État a aussi rencontré le chargé de la gestion du ministère libyen des Affaires étrangères, Taher Al-Baour, avec lequel il a réaffirmé la position constante de l’Algérie en faveur de l’unité, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Libye. Les deux parties sont convenues aussi de la nécessité d’intensifier la concertation et la coordination et de renforcer les efforts conjoints pour faire face aux défis communs dans la région sahélo-saharienne, afin de contribuer à l’ancrage des fondements de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans la région tout entière. Autres rencontres de Ahmed Attaf : avec le ministre des Affaires étrangères de l’’Ouganda, Adonia Ayebare, et celui de la Sierra Leone, Mohamed Rahman Swaray ; avec le Directeur exécutif par intérim du Programme alimentaire mondial (PAM), Carl Skau, et la présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Mirjana Spoljaric Egger.
M. R.

Rabat face au spectre de l’isolement

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« Les fruits pourris finissent par tomber tout seuls. » Le Maroc apprend le sens de ce dicton à ses dépens. Les résultats de sa politique étrangère, marquée notamment par la poursuite de l’occupation du Sahara occidental, les alliances contre nature concoctées avec des forces extérieures à la région et l’attitude belliqueuse à l’égard du voisin de l’Est, commencent à lui revenir en pleine figure. Tous les indicateurs de la carte géopolitique et des rapports de forces en Afrique du Nord et dans la région sahélo-saharienne donnent le Maroc comme candidat favori à l’isolement géopolitique. Face aux vents contraires, et contrairement à Tariq ibn Ziyad, le légendaire guerrier berbère et chef musulman qui a conquis l’Espagne sous le cri de combat encourageant ses troupes : « La mer est derrière vous et l’ennemi est devant vous, il n’y a aucune fuite possible », le Makhzen est mal parti pour être en droit ou en capacité de s’emparer des enclaves espagnoles de Ceuta et de Melilla, objet des convoitises marocaines. Étant déjà peu gâté par la géographie, le Maroc a vu son cas aggravé par la situation et les évolutions géopolitiques en cours. Bordé par la mer Méditerranée et les territoires ibériques au nord, le Maroc est, malheureusement pour lui, en mauvais termes avec l’Espagne. À cause de la crise migratoire de Ceuta et des positions diplomatiques espagnoles contraires aux siennes et à celles de ses alliés sionistes et émiratis, le Maroc perd le nord. Au Sud, il est explicitement établi que le Makhzen a des soucis avec la légalité et le droit international à cause de son occupation du Sahara occidental. À l’ouest, l’allié américain semble préoccupé par des problèmes bien plus compliqués comme les tensions avec l’Europe et la Chine ou encore le conflit explosif au Moyen-Orient. Quant à la récente réunion tenue à New York entre Israël et le Maroc – pour une histoire d’élever leurs représentations diplomatiques au statut d’ambassades – sous l’égide de l’Oncle Sam, l’impact recherché à travers ce spectacle a mal tourné. Et pour cause, après les accords d’Abraham, le Maroc ne pouvait plus se permettre de faire machine arrière. D’où ce que vient de révéler notre diplomate Amar Belani, à propos des dernières manœuvres maroco-émiraties dans la région. En effet, depuis quelques jours, Rabat et Abou Dabi multiplient les initiatives à l’égard de la Mauritanie, un pays qu’ils tentent « d’attirer dans l’orbite des Accords d’Abraham ». L’objectif étant de chercher une échappatoire un peu vers le sud, surtout que l’initiative Atlantique qui promet l’illusion d’un accès aux pays de la région sur l’océan est mort-née. À l’est, les ponts étant coupés et les frontières étant fermées, le Makhzen bute, en plus, sur la reconquête diplomatique de l’Algérie dans la région. C’est pourquoi, le Maroc est sous le coup d’un isolement géopolitique imminent.   

Farid Guellil

LES BOMBARDEMENTS ET LE BLOCUS SIONISTE AGGRAVENT LA CRISE : Des centaines de milliers de familles sans abris à Ghaza 

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La crise humanitaire se poursuit dans la bande de Ghaza, où des centaines de milliers de familles déplacées font face à la dégradation de leurs conditions d’hébergement, tandis que les établissements de santé sont confrontés à de graves pénuries de carburant et de moyens de fonctionnement.

Les autorités locales et les organisations humanitaires alertent parallèlement sur les risques liés aux bâtiments endommagés, dont certains menacent directement la vie des habitants et des déplacés. Le ministère du Développement social à Ghaza a ainsi mis en garde contre l’aggravation de la crise de l’hébergement des déplacés, dans un contexte marqué par la détérioration d’une grande partie des tentes et des centres d’accueil et par une pénurie persistante de fournitures nécessaires à l’hébergement. Dans un communiqué de presse, le ministère a demandé l’acheminement urgent de 200.000 nouvelles tentes et de 300.000 bâches plastiques résistantes aux conditions météorologiques, afin de répondre aux besoins les plus immédiats des familles déplacées. Selon les estimations du ministère, fondées sur les données et rapports des agences des Nations unies, entre 1,2 et 1,5 million de personnes déplacées vivent actuellement dans des camps et des zones d’accueil surpeuplés et exposés, où les conditions minimales de vie ne sont pas réunies. Le ministère estime également que 70 à 80% des tentes et centres d’accueil existants ont été endommagés ou se sont fortement dégradés après une longue période d’utilisation et une exposition continue aux intempéries. Cette situation réduit la capacité des familles à se protéger contre les pluies, les vents et les fluctuations météorologiques. Face à l’urgence, les autorités locales évaluent à près d’un demi-million le nombre de structures d’hébergement temporaire nécessaires, réparties entre 200.000 tentes et 300.000 bâches, afin d’assurer un niveau minimal de protection aux populations déplacées. Le ministère a appelé la communauté internationale, les agences onusiennes et les organisations humanitaires à accélérer l’acheminement des équipements d’hébergement et à lever les restrictions entravant l’entrée des cargaisons humanitaires, avertissant que tout nouveau retard accroîtrait les risques auxquels sont exposées des centaines de milliers de familles.

Près de deux millions de personnes ont besoin d’aide au logement

Ces alertes rejoignent les dernières estimations humanitaires des Nations unies. Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), près de 1,98 million de personnes, soit 94% de la population de Ghaza, ont besoin d’une aide dans le domaine de l’hébergement et des articles non alimentaires. Quelque 58% de la population présentent des besoins qualifiés de critiques ou catastrophiques, tandis que 84% des ménages sont confrontés à de graves restrictions concernant leurs conditions de logement, notamment en matière de protection contre les intempéries. Des évaluations onusiennes portant récemment sur 178.632 unités d’habitation dans la bande de Ghaza ont montré que 107.941 logements, soit près de 60%, avaient été détruits, gravement endommagés ou rendus inhabitables. Dans le même temps, les réparations de base effectuées par les partenaires humanitaires depuis le début de l’année jusqu’au mois d’août n’ont concerné que 627 unités. La situation est d’autant plus préoccupante que certaines familles sont contraintes de vivre dans des bâtiments endommagés faute d’alternatives. L’effondrement d’un immeuble endommagé dans la ville de Ghaza en septembre a de nouveau mis en évidence les dangers auxquels sont exposées les populations. Le Conseil norvégien pour les réfugiés a, de son côté, indiqué que des centaines de bâtiments classés comme dangereux restent occupés en raison de l’absence de solutions de logement plus sûres, alors que des obstacles persistent concernant l’entrée de certains matériaux destinés à l’hébergement.

L’effondrement de l’« immeuble Al-Saada » fait plus de 21 martyrs

Le Bureau médiatique gouvernemental à Ghaza a imputé à l’occupation sioniste la responsabilité de l’effondrement de l’« immeuble Al-Saada », qui a fait plus de 21 martyrs palestiniens, ainsi que des dizaines de blessés, alors que plusieurs personnes restent portées disparues sous les décombres. Dans une déclaration à la presse, le Bureau médiatique gouvernemental a affirmé que l’armée d’occupation avait nié avoir ciblé l’immeuble, tout en indiquant que celui-ci avait été directement bombardé le 9 octobre 2023, vers 17h00. Selon la même source, les frappes avaient notamment touché les fondations ainsi que les premier et deuxième étages, provoquant d’importants dégâts structurels. Le Bureau médiatique gouvernemental a estimé que les dommages causés par ces frappes constituaient la cause directe de l’effondrement de l’immeuble, s’appuyant, selon lui, sur des constatations techniques, des rapports de terrain et des témoignages de résidents. Il a également mis en garde contre le risque d’effondrement de dizaines d’autres bâtiments fissurés ou fortement endommagés, qui menacent les habitants, les familles déplacées et les personnes présentes dans leur environnement immédiat.

255 bâtiments menacent ruine 

Face à l’ampleur des dégâts, le Bureau médiatique gouvernemental a annoncé le lancement d’un plan d’urgence pour évacuer et démolir 255 bâtiments fissurés et menacés d’effondrement. Le plan, conduit par le ministère des Travaux publics et du Logement, prévoit notamment l’envoi de notifications officielles aux propriétaires des bâtiments dangereux afin d’ordonner leur évacuation immédiate, ainsi que l’installation de panneaux d’avertissement interdisant leur accès. Les autorités prévoient également de mettre en place des solutions d’hébergement temporaires pour les familles contraintes de quitter leurs logements. Plusieurs institutions participent à cette opération, notamment les ministères des Travaux publics et du Logement, du Développement social et des Collectivités locales, ainsi que la Défense civile, la police palestinienne et d’autres organismes publics. Des rapports de terrain doivent permettre de recenser les bâtiments concernés et les opérations d’évacuation. Les équipes du ministère du Développement social ont déjà entrepris des opérations de recensement des familles déplacées vivant dans certains bâtiments classés dangereux. Les commissions chargées de cette mission rencontrent toutefois des difficultés, notamment en raison du manque de coopération des responsables de certains immeubles. Le plan est également confronté à un déficit de financement, de véhicules et d’équipements lourds nécessaires à l’évacuation et à la démolition des bâtiments menaçant de s’effondrer, ainsi qu’à la pénurie de terrains sûrs pouvant accueillir les familles déplacées. La commission égyptienne a, pour sa part, fait part de sa disponibilité à fournir les moyens de transport nécessaires à l’évacuation des déplacés vers les centres d’accueil désignés.

L’hôpital Al-Wafaa suspend plusieurs services

Parallèlement à la crise de l’hébergement, le système de santé de Ghaza continue de subir de fortes contraintes opérationnelles. L’hôpital Al-Wafaa de réadaptation médicale et de chirurgie spécialisée a annoncé lundi la suspension temporaire de plusieurs de ses services essentiels en raison d’une pénurie aiguë de diesel et de carburant nécessaires au fonctionnement des générateurs électriques et des véhicules. Cette suspension prend effet aujourd’hui et concerne les consultations externes, les interventions chirurgicales, la physiothérapie ambulatoire, l’ergothérapie ambulatoire, ainsi que les services d’orthophonie et de prise en charge des troubles de la déglutition en ambulatoire. L’établissement a précisé que ses difficultés ne se limitaient pas au manque de carburant, mais concernaient également l’approvisionnement en huiles, pneumatiques, pièces détachées et équipements nécessaires à l’entretien des véhicules et du matériel médical. Selon l’hôpital, la décision de suspendre certains services vise à préserver les ressources disponibles et à les consacrer aux patients hospitalisés ainsi qu’aux prestations médicales essentielles. L’établissement a averti que la poursuite de cette crise pourrait entraîner une nouvelle réduction des services dans les prochaines semaines. Il a lancé un appel urgent à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), aux Nations unies, aux institutions sanitaires et humanitaires ainsi qu’aux bailleurs de fonds afin d’assurer la fourniture de carburant, d’huiles, de pièces détachées et de matériel de fonctionnement et de maintenance.

L’Unrwa confrontée à une crise financière persistante

La crise humanitaire intervient également alors que l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (Unrwa) continue de faire face à des difficultés financières. Le conseiller médiatique de l’agence, Adnan Abu Hasna, a indiqué que la crise financière n’était toujours pas résolue, malgré la poursuite des services de l’Unrwa et la reprise du processus éducatif dans la bande de Ghaza. Il a précisé que l’agence avait dû prendre plusieurs mesures pour faire face à son déficit financier, notamment une réduction des salaires de ses employés, tout en poursuivant ses efforts pour mobiliser les financements nécessaires au maintien des services essentiels.

Près d’un demi-million d’élèves ont repris leur scolarité

Selon Abu Hasna, près de 500.000 élèves ont repris leur scolarité dans la bande de Ghaza. Il a estimé que l’année scolaire en cours pourrait être meilleure que la précédente, dans un contexte marqué par une accalmie sécuritaire relative. Quelque 86 espaces éducatifs fonctionnent actuellement dans la bande de Ghaza et accueillent entre 70.000 et 80.000 élèves dans le cadre de l’enseignement en présentiel. Ce nombre pourrait atteindre environ 100.000 élèves au cours des prochains mois. L’enseignement virtuel et à distance devrait, pour sa part, concerner quelque 280.000 élèves, alors que les infrastructures éducatives du territoire ont subi d’importants dégâts. Abu Hasna a également fait état de la mort de quelque 390 employés de l’Unrwa, dont des enseignants et des travailleurs de différents secteurs, ainsi que de milliers d’enfants, tandis que d’autres restent portés disparus ou ensevelis sous les décombres, en plus de dizaines de milliers de blessés. Concernant la remise en état des établissements scolaires endommagés, le responsable de l’Unrwa a indiqué que cette question demeurait directement liée au processus de reconstruction de la bande de Ghaza, qui reste, selon lui, éloigné à ce stade. L’agence considère la reconstruction comme faisant partie d’un processus plus large lié à l’avenir politique de la bande de Ghaza et aux arrangements concernant sa gestion, ce qui rend la réhabilitation des établissements éducatifs étroitement dépendante du processus global de reconstruction et de rétablissement des services essentiels.

M.Seghilani 

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