dimanche 26 juillet 2026
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EN PRÉSIDANT LE CPS DE L’UA : L’Algérie attachée aux « solutions africaines »

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Dans quelques jours, le 1er août 2026, l’Algérie assurera la présidence tournante du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA), qui est, rappelons-le, l’organe décisionnel permanent pour la prévention, la gestion et le règlement des conflits en Afrique.
Ce sera l’occasion pour l’Algérie de réaffirmer son ferme attachement au principe des « solutions africaines aux problèmes africains » et au renforcement de l’action africaine commune, de manière à contribuer à la consolidation de la paix, de la sécurité et de la stabilité à travers le continent, conformément aux aspirations des peuples africains et aux objectifs de l’Agenda 2063 de l’UA. Durant sa présidence du CPS de l’UA, l’Algérie a la ferme volonté de renforcer le rôle et l’efficacité de cet organe face aux multiples défis auxquels le continent est confronté. Dans ce sens, elle envisage l’adoption d’une approche proactive fondée sur la prévention des conflits et la mise en place d’un dispositif intégré reliant l’alerte précoce à la réponse rapide, tout en soutenant les processus de médiation et les solutions pacifiques.
Dans cette perspective, l’Algérie compte réaliser, durant sa présidence, un programme très chargé pour exprimer les priorités du continent africain en matière de paix et de sécurité, et répondre aux différents défis sécuritaires, politiques et humanitaires auxquels il est confronté. Il s’agit d’une série de réunions et de concertations institutionnelles et d’actions de terrain qu’à prévues l’Algérie. Ainsi, le Conseil entamera ses travaux par une séance publique consacrée à l’éducation dans un contexte de conflit. Le but est de réaffirmer l’importance de la protection du droit à l’éducation, en tant que pilier essentiel de l’édification d’une paix durable. Deux réunions seront consacrées au suivi de l’évolution de la situation dans la région du Sahel et du Soudan du Sud, dans le cadre du suivi des foyers de tension et des crises que connaît le continent. L’objectif est d’apporter un soutien aux efforts visant à consolider la stabilité et à promouvoir les solutions pacifiques aux conflits. Le CPS aura trois consultations institutionnelles avec le Parlement panafricain (PAP), la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples et la Plateforme africaine de gouvernance ainsi que l’Architecture africaine de paix et de sécurité (AGA-APSA). Cette démarche vise à renforcer la coordination et l’intégration entre les composantes du système africain de paix et de sécurité. Le programme comprend une réunion consacrée à l’initiative phare de l’Agenda 2063 de l’UA, intitulée « Faire taire les armes en Afrique », visant à évaluer le niveau de mise en œuvre de la feuille de route y afférente, à examiner les progrès réalisés ainsi que les défis persistants. Une réunion de coordination réunira également le Centre de l’UA pour la lutte contre le terrorisme (AUCTC), le Mécanisme de l’UA de coopération policière (AFRIPOL), le Comité des services africains de renseignement et de sécurité (CISSA) et le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP), afin de renforcer le dispositif continental d’alerte précoce. En août 2025, lors de sa présidence du CPS, l’Algérie avait proposé un outil continental d’évaluation des menaces et de cartographie des risques en Afrique. Le CPS examinera cet outil qui vise à renforcer les mécanismes de diplomatie préventive et à éviter l’escalade des conflits dans les pays africains. Le briefing trimestriel du Groupe A3 des États africains membres du Conseil de sécurité des Nations unies devant le CPS, sera organisé en vue d’accélérer la mise en œuvre des conclusions du Séminaire de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique – Processus d’Oran – et d’unifier la voix africaine au sein du système onusien. Le CPS ira sur le terrain, au Soudan, pour s’enquérir de l’évolution de la situation politique et de renforcer l’implication du Conseil dans les efforts visant à soutenir la paix et la stabilité dans ce pays.
M’hamed Rebah

INSTALLATION DE LA NOUVELLE APN : Les préparatifs entrent dans leur dernière phase

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À quelques jours de l’expiration des délais constitutionnels, la convocation de la séance d’installation de la nouvelle Assemblée populaire nationale marque une étape décisive dans la mise en place des nouvelles institutions issues des élections législatives du 2 juillet 2026.
Cette échéance traduit l’aboutissement des consultations relatives à la désignation du futur président de la chambre basse du Parlement et ouvre la voie à une nouvelle séquence politique, dominée par la formation du prochain gouvernement. Dans le cadre des préparatifs, les députés nouvellement élus ont reçu des messages de l’administration de l’APN détaillant les procédures administratives et organisationnelles nécessaires à leur prise de fonctions. En amont, les directions de l’organisation et des affaires générales des différentes wilayas ont coordonné les démarches avec les élus afin de finaliser leurs dossiers administratifs, comprenant les pièces d’identité, les documents justificatifs et les formulaires indispensables à l’établissement de leurs cartes professionnelles ainsi qu’au traitement de leurs indemnités. Selon le calendrier arrêté, la séance officielle de validation des mandats se tiendra ce mardi 28 juillet à 10 heures, au siège de l’Assemblée populaire nationale à Alger. Les journées d’aujourd’hui et de demain seront consacrées à l’accueil des nouveaux députés, au dépôt des dossiers administratifs et à l’achèvement des formalités d’enregistrement.  Dans une démarche de modernisation de la gestion parlementaire, l’administration a également invité les élus à effectuer une préinscription sur la plateforme numérique dédiée et à consulter le guide des services numériques mis à leur disposition.
Un groupe officiel sur l’application WhatsApp a par ailleurs été créé afin de faciliter les échanges administratifs, la diffusion des informations organisationnelles et la coordination entre les différents services de l’Assemblée et les députés.   Les dispositions prévues couvrent également les aspects logistiques liés au déplacement des parlementaires venant des différentes régions du pays. Les députés voyageant par voie aérienne sont invités à communiquer les détails de leurs vols au bureau du protocole de l’aéroport international Houari-Boumediène, afin d’assurer leur accueil et de faciliter leur transfert vers le siège de l’Assemblée. L’installation de la nouvelle APN constitue ainsi une étape institutionnelle majeure qui devrait rapidement être suivie par l’élection du président de l’Assemblée, avant l’ouverture des consultations politiques devant conduire à la formation d’un nouveau gouvernement chargé de conduire les priorités de la prochaine législature.
Ania N.

LUTTE CONTRE LES INCENDIES DE FORÊTS : L’ANP prête main forte

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Le dispositif de lutte contre les incendies de forêt, s’il met les sapeurs-pompiers au cœur, engage aussi et surtout les éléments de l’Armée nationale populaire qui sont présents sur cet autre front, avec armes et bagages.
C’est le cas de le dire, puisque l’institution militaire s’est, encore une fois, impliquée activement dans la lutte contre les sinistres de cet été qui continuent à dévorer les forêts et le couvert végétal à travers le pays. Des détachements de l’Armée nationale populaire poursuivent leurs interventions sur le terrain, en apportant leur soutien aux services de la Protection civile et aux directions des forêts, dans le but de contribuer à l’extinction des incendies ayant touché plusieurs wilayas du pays, causés par la vague de chaleur enregistrée cet été, a indiqué, hier samedi, le ministère de la Défense nationale (MDN) dans un communiqué. « Suite aux incendies qui ont touché plusieurs wilayas du pays, causés par la vague de chaleur ayant marqué cet été, et dans le cadre des efforts nationaux visant à limiter la propagation des incendies, des détachements de l’ANP poursuivent leurs interventions sur le terrain, en apportant leur soutien aux services de la Protection civile et aux directions des forêts, dans le but de contribuer à l’extinction des feux au niveau des wilayas de Blida, Médéa, Bouira, Tipaza et M’sila en 1ère Région militaire, Tlemcen et Saida en 2ème Région militaire, Annaba, El-Tarf, Skikda, Mila, Guelma, Sétif et Bejaia en 5e Région militaire », précise la même source.
« En exécution des instructions du Haut Commandement de l’ANP, tous les moyens humains et matériels ont été mobilisés, notamment par l’engagement d’un nombre important d’unités présentes dans les zones sinistrées, ainsi que des moyens de Forces aériennes représentés par des avions Beriev Be200, d’une capacité estimée à 12000 litres d’eau, et des hélicoptères MI 26, d’une capacité pouvant atteindre 15000 litres, lesquels ont effectué plusieurs sorties aériennes à différents moments selon les conditions, ainsi que plusieurs engins, dont des tracteurs, des camions d’incendie et des ambulances ont été mobilisés », relève le communiqué. Dans le même contexte, « des détachements de l’ANP ont également participé à ces opérations, notamment les unités flottantes par le transport et l’évacuation des habitants des zones proches des régions touchées par les incendies, ainsi que par l’apport des premiers secours », indique le MDN, affirmant que « toutes les unités de l’ANP restent mobilisées pour l’accomplissement de ce devoir national, jusqu’à la maîtrise totale des incendies et leur extinction complète ».
F. G.

PROCHAINE RENTRÉE SCOLAIRE : Le français supprimé pour les classes de 3e année primaire

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Le ministre de l’Éducation nationale a dévoilé de nouvelles mesures pour la prochaine rentrée.  À l’occasion de l’ouverture des travaux de la Conférence nationale consacrée à la préparation de la rentrée scolaire 2026-2027, le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Seghir Saâdaoui, a présenté une série de nouvelles mesures visant à poursuivre la réforme du système éducatif. Ces décisions concernent notamment l’organisation de l’enseignement des langues étrangères, la révision de certaines matières scolaires ainsi que le concours national de recrutement des enseignants.  Parmi les principales annonces figure la suppression de l’enseignement du français en troisième année primaire. Désormais, les élèves n’étudieront que l’anglais à ce niveau. À partir de la quatrième année primaire, l’anglais et le français seront enseignés simultanément, dans le cadre d’une révision des programmes destinée à renforcer la maîtrise des langues étrangères, avec un accent particulier sur l’anglais.  Le ministre a également annoncé une réorganisation de plusieurs matières dans différents cycles de l’enseignement. Cette réforme prévoit un rééquilibrage des contenus pédagogiques en fonction des spécialités et des besoins des élèves, tout en accordant un volume horaire plus important aux travaux pratiques, notamment dans les classes terminales. Les modalités précises de ces changements seront détaillées dans une circulaire ministérielle qui sera publiée prochainement.

Les résultats du concours des enseignants attendus dans les prochains jours
Abordant le dossier du concours de recrutement des enseignants au titre de l’année 2025, Mohamed Seghir Saâdaoui a indiqué que l’opération est entrée dans sa phase finale. Les services du ministère poursuivent actuellement l’examen et la vérification des dossiers des candidats, en coordination avec la Direction générale de la Fonction publique.   Le ministre a précisé que près de 1 065 000 dossiers de candidature ont été traités, soulignant l’ampleur de cette opération nationale. Il s’est voulu rassurant envers les candidats en affirmant que les résultats seront annoncés dans les tout prochains jours.

Poursuivre la modernisation du système éducatif
Le ministre a rappelé que le secteur de l’Éducation nationale poursuit les réformes engagées conformément à la vision du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en faveur de la modernisation de l’école algérienne. Il a salué le soutien accordé au secteur, estimant que les ressources budgétaires mobilisées ont permis de concrétiser de nombreux projets et d’améliorer les conditions de scolarisation.  En conclusion, Mohamed Seghir Saâdaoui a souligné que l’amélioration des conditions professionnelles et sociales des personnels de l’éducation constitue une priorité pour la prochaine étape. Selon lui, cet engagement contribuera à renforcer les performances de la communauté éducative et à améliorer durablement la qualité de l’enseignement en Algérie.
A. N.

AMAR BENDJAMA À LA RÉUNION DE HAUT NIVEAU DU CONSEIL DE SÉCURITÉ : « Il faut s’éloigner de la politique de deux poids deux mesures »

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Le Représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations unies à New York, l’ambassadeur Amar Bendjama, a participé, jeudi, à la réunion de haut niveau du Conseil de sécurité, tenue dans le cadre de la présidence tournante de la République démocratique du Congo du Conseil, sous le thème : « Renforcement des mécanismes de règlement pacifique des conflits ». Dans une allocution prononcée lors de cette réunion, l’ambassadeur Bendjama a réitéré l’engagement constant de l’Algérie, sous la conduite du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en faveur du renforcement de la prévention des conflits, de la consolidation de l’approche du règlement pacifique et du soutien à la paix et à la sécurité aux niveaux régional et international, conformément aux dispositions du droit international ainsi qu’aux buts et principes de la Charte des Nations unies. Face à l’aggravation des crises internationales et aux défis sécuritaires et politiques complexes sur la scène internationale, l’ambassadeur Bendjama a insisté sur la nécessité pour la communauté internationale de respecter pleinement et de manière cohérente les règles du droit international ainsi que les buts et principes de la Charte des Nations unies, en tête desquels le droit des peuples à l’autodétermination, loin de toute politique de deux poids, deux mesures ou de toute application sélective. Bendjama a également appelé à préserver le rôle central de l’ONU, sous la direction du secrétaire général de l’Organisation, en matière de prévention et de règlement des conflits, et à renforcer sa position en tant que cadre central pour le traitement des questions internationales et régionales. Dans ce contexte, il a souligné l’importance d’associer les acteurs régionaux, notamment l’Union africaine (UA), eu égard à la connaissance approfondie qu’elle possède des spécificités du continent africain, et de sa maîtrise précise des dynamiques des conflits et de leurs causes profondes, ce qui la qualifie pour contribuer efficacement à l’élaboration de solutions pratiques et durables aux conflits régionaux et internationaux.
Au terme de la réunion, le Représentant permanent de l’Algérie a appelé à la mise en place de mécanismes efficaces de suivi et d’évaluation du respect des résolutions du Conseil de sécurité par les États, afin d’en garantir la mise en œuvre complète et de renforcer la capacité du Conseil à s’acquitter de sa responsabilité première de maintien de la paix et de la sécurité internationales.
R. N.

COUR D’ALGER : Le procès de la famille Tahkout renvoyé au 19 août

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La Cour d’Alger a fixé au 19 août prochain la reprise de l’examen du dossier impliquant plusieurs membres de la famille de l’homme d’affaires incarcéré Mahieddine Tahkout. Les prévenus sont poursuivis notamment pour entrave au déroulement des enquêtes judiciaires, dissimulation de biens placés sous saisie judiciaire et disposition illicite de ces biens. Lors de l’audience du 22 juillet, la présidente de la dixième chambre pénale a décidé de reporter le procès à la demande de la défense, cette audience étant la première après la décision de la Cour suprême d’accepter le pourvoi en cassation et de renvoyer l’affaire devant la même juridiction pour un nouvel examen.   La décision de la Cour suprême repose sur plusieurs motifs, dont l’insuffisance de motivation de certains jugements rendus en appel. Elle a notamment retenu les recours introduits par le ministère public, estimant que certaines peines prononcées, inférieures à dix ans d’emprisonnement, n’étaient pas suffisamment justifiées au regard des accusations portant sur la participation à une organisation criminelle. Plusieurs pourvois déposés par les prévenus ont également été admis en raison d’un défaut de motivation des décisions contestées. Dans un précédent arrêt, la Cour d’Alger avait prononcé des peines allant de l’acquittement à 8 ans de prison ferme. Rachid, Ibrahim et Hamid Tahkout avaient chacun été condamnés à 8 ans d’emprisonnement. Bilal Tahkout avait écopé de 5 ans de prison, Ali Tahkout de 4 ans et Youssef Tahkout de 3 ans. En revanche, Nasser Tahkout et neuf autres prévenus avaient été acquittés. Les autres accusés, parmi lesquels figurent des employés de la commune de Réghaïa, avaient été condamnés à des peines comprises entre 18 mois et 5 ans de prison, tandis que certains avaient bénéficié d’un acquittement. La juridiction avait également ordonné la confiscation de l’ensemble des biens, immeubles et comptes bancaires visés par les procès-verbaux de saisie établis par le juge d’instruction. Les poursuites engagées contre les membres de la famille Tahkout s’inscrivent dans le cadre de la loi relative à la prévention et à la lutte contre la corruption. Les chefs d’accusation portent notamment sur le blanchiment d’argent, la dissimulation de biens issus de la corruption, l’entrave au bon fonctionnement de la justice, les faux témoignages dans des affaires de corruption ainsi que les pressions présumées exercées sur les administrateurs judiciaires désignés par les tribunaux. Lors de la précédente audience, tenue en janvier dernier, la présidente de la dixième chambre pénale avait ordonné un complément d’enquête. Un expert a été désigné afin de consulter les dossiers administratifs conservés auprès des services des douanes de Mostaganem, dans le but de déterminer si les véhicules concernés avaient été cédés avant ou après leur mise sous saisie judiciaire. Les conclusions de cette expertise devraient constituer un élément déterminant dans la poursuite de la procédure.
A. N.

METTRE SUR LE MARCHÉ 5 000 PRODUITS INNOVANTS À L’HORIZON 2030 : Le challenge de l’université algérienne

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Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a annoncé, hier, le lancement de la deuxième édition du programme « Protomarket », un dispositif destiné à soutenir la réalisation de prototypes technologiques portés par les étudiants et à favoriser leur transformation en projets innovants créateurs de valeur.
Cette nouvelle édition prévoit l’octroi de financements allant d’un million de dinars algériens à deux milliards de dinars algériens afin de permettre aux étudiants porteurs de projets d’achever leurs prototypes et d’accéder au label « start-up». Une initiative qui s’inscrit dans la volonté de faire de l’université algérienne un espace de production, d’innovation et d’entrepreneuriat. L’annonce a été faite par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, lors des travaux de la Conférence nationale des universités, tenue en présence des cadres de l’administration centrale, des responsables des établissements universitaires, des présidents des conférences régionales, des directeurs des organismes nationaux ainsi que des représentants des partenaires sociaux et des étudiants. Dans son intervention d’ouverture, le ministre a affirmé que l’université algérienne avait entamé une nouvelle étape de son développement, fondée sur trois orientations majeures : l’université intelligente, l’université entrepreneuriale et l’université productrice de connaissances et de richesses. Cette transformation vise à accompagner la stratégie nationale de construction d’une économie du savoir et de renforcement de la souveraineté scientifique et technologique.  Parmi les principaux projets annoncés figure la mise en place d’un parcours pédagogique personnalisé pour chaque étudiant, soutenu par les technologies de l’intelligence artificielle. Un assistant intelligent sera ainsi développé afin d’accompagner l’étudiant dans le choix de ses unités d’enseignement en fonction de ses compétences, de ses aspirations et de ses objectifs académiques et professionnels.  Le secteur prévoit également le développement d’un modèle linguistique intelligent (LLM) destiné aux enseignants universitaires. Cet outil permettra de faciliter la préparation des exercices et des activités pédagogiques, tout en intégrant l’intelligence artificielle dans l’évaluation des réponses des étudiants, dans une perspective d’amélioration de la qualité de l’enseignement.
Dans le cadre de la promotion de l’innovation universitaire, Kamel Baddari a indiqué que le secteur ambitionnait de mettre sur le marché national 5 000 produits algériens innovants d’ici 2030 sous le slogan « Fabriqué en Algérie ».  Chaque produit devra être associé à la création d’une structure économique, qu’il s’agisse d’une start-up, d’une microentreprise ou d’une entreprise dérivée (spin-off). L’objectif est de rapprocher davantage l’université du monde économique et d’en faire un véritable moteur de création de richesse. Le ministre a également annoncé la mise en place de nouveaux instruments financiers destinés à soutenir les initiatives innovantes. Une première société d’investissement en capital-risque a été créée au niveau de l’Université d’Alger 3, parallèlement au lancement du premier Fonds de placement en capital-risque (FCPR) en Algérie.  Quatre autres fonds devraient être créés avant la fin de l’année afin de renforcer les capacités de financement des projets étudiants et de garantir un accompagnement durable aux porteurs d’idées innovantes.
Dans le domaine des œuvres universitaires, le ministère a fait état d’avancées importantes dans l’amélioration des conditions de vie des étudiants. Sur les 3 283 pavillons d’hébergement recensés, 2 283 ont déjà fait l’objet d’opérations de rénovation.  La numérisation des services de restauration a également permis, depuis avril dernier, de réaliser des économies importantes tout en améliorant la qualité des repas et en optimisant la gestion des dépenses. À travers ces différents chantiers, le ministère de l’Enseignement supérieur ambitionne de faire émerger une université algérienne moderne, connectée aux enjeux technologiques et davantage tournée vers l’innovation, l’entrepreneuriat et la création de valeur.
Ania N.

TUNIS CONVOQUE L’AMBASSADRICE FRANÇAISE : L’entretient hostile de Moncef Marzouki

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La Tunisie a convoqué l’ambassadrice française après un entretien de Moncef Marzouki diffusé sur France 24, jugé hostile par Tunis. Le gouvernement accuse le média français « d’ingérence et d’atteinte à la souveraineté nationale ». L’affaire survient dans un contexte de fortes crispations autour de la situation politique tunisienne.
Le gouvernement tunisien a annoncé avoir convoqué l’ambassadrice de France à Tunis après la diffusion d’un entretien jugé hostile par une « chaîne publique française », à savoir France 24, qui n’est pas à sa première manœuvre contre certains pays africains jaloux de leur souveraineté et attachés à des relations d’égal à égal, avec l’ex-colonisateur, la France. La séquence contestée concerne un entretien accordé par Moncef Marzouki, de retour de son exil de longues années et propulser à occuper le poste de président tunisien (2011-2014) avec le travail et le soutien du parti islamiste Ennahda, après la chute du régime Ben Ali. Evincé politiquement du cours des évènements après son premier mandat , l’ex-président Merzouki a repris les chemin de l’exil vers Paris, France. Dans un communiqué, le ministère tunisien des Affaires étrangères a dénoncé, vendredi, la diffusion d’un programme mettant en avant « une personne recherchée par la justice tunisienne », sans toutefois préciser l’identité de la chaîne ni de l’invité. Les autorités ont estimé que cet entretien « portait atteinte à la souveraineté de l’État, menaçait la sécurité nationale et constituait un appel explicite à la sédition et aux affrontements internes », affirmant avec rigueur d’«ingérence inacceptable » le contenu et le récit orienté du documentaire diffusé sur France 24.

«Le caractère public du média engageait la responsabilité morale de l’État français »
Tunis a également dénoncé une « ingérence inacceptable », considérant que le caractère public du média engageait « la responsabilité morale de l’État français ». Moncef Marzouki, qui vit en exil en France, est un critique régulier depuis la fin de son mandat à la tête de la présidence tunisienne, suite à l’élection par les tunisiens de Baji Kaid Essebsi et demeurant opposant à Paris après l’élection de l’actuel président Kaïs Saïed. Condamné par contumace à plusieurs peines de prison en Tunisie, notamment pour des accusations liées à la sûreté de l’État, il affirme que le pays traverse « une crise politique d’une gravité exceptionnelle ». Dans ses entretiens en arabe et en français sur France 24, il a estimé que la situation tunisienne risquait d’« exploser » et évoqué l’existence de discussions autour d’alternatives politiques au pouvoir actuel. Ces déclarations ont provoqué de vives réactions au sein de l’opinion tunisienne et aussi parmi les soutiens du président Saïed, certains qualifiant Marzouki de « traître » sur les réseaux sociaux.
R. I.

PRISONNIERS SAHRAOUIS : Claude Mangin exige du Maroc l’application des décisions de l’ONU sur Naâma Asfari

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L’épouse du prisonnier politique sahraoui Naâma Asfari, Mme Claude Mangin, a exhorté, vendredi, les autorités marocaines à appliquer les décisions des mécanismes des Nations unies relatives à son époux ainsi qu’à l’ensemble des prisonniers politiques du groupe de Gdeim Izik. Elle a également réclamé le rétablissement immédiat d’un canal de communication avec son mari, qui observe une grève de la faim illimitée depuis 47 jours.
Dans une déclaration à la presse, Mme Mangin a rappelé que Naâma Asfari, défenseur sahraoui des droits humains emprisonné depuis 2010 en raison de son engagement en faveur du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, a entamé une grève de la faim illimitée le 6 juin 2026. Selon elle, cette action vise à obtenir l’application des décisions des Nations unies le concernant, ainsi que celles relatives aux autres détenus sahraouis du groupe de Gdeim Izik Elle a souligné qu’en 2023, le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire avait conclu au caractère arbitraire de la détention des membres du groupe de Gdeim Izik et demandé leur libération. Mme Mangin a également rappelé que le Comité des Nations unies contre la torture avait adopté, entre 2016 et 2026, plusieurs décisions concernant Naâma Asfari et les autres prisonniers sahraouis, appelant au respect de leurs droits conformément aux engagements internationaux du Royaume du Maroc. Face à la détérioration de l’état de santé de son époux après 47 jours de grève de la faim, Mme Mangin a exprimé sa vive inquiétude et lancé un appel pressant aux autorités marocaines afin qu’elles respectent leurs obligations au regard du droit international, mettent en œuvre les recommandations et décisions des mécanismes onusiens compétents et rétablissent sans délai un canal de communication avec le détenu. « Nous sommes extrêmement préoccupés par son état de santé et avons besoin de pouvoir obtenir des informations fiables sur sa situation », a-t-elle déclaré, appelant la communauté internationale ainsi que les organisations de défense des droits humains à se mobiliser pour garantir le respect des décisions des Nations unies et la protection des prisonniers politiques sahraouis.
M. Seghilani

RÉSEAU ÉLECTRIQUE : 25 agressions recensées à Bologhine 

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25 cas d’agression contre le réseau électrique ont été recensés depuis le début de la période estivale par la Direction de distribution de Bologhine, relevant du groupe Sonelgaz. Malgré ces incidents, les perturbations liées à la forte demande en électricité et les dégâts provoqués par la récente vague de chaleur, la direction affirme que l’alimentation électrique est désormais stable dans l’ensemble des communes relevant de son champ d’intervention. Dans un communiqué transmis par le ministère de l’Énergie et des Énergies renouvelables, la Direction de distribution de Bologhine précise que ces agressions concernent principalement des vols d’énergie, des raccordements illégaux sans compteurs, ainsi que des dégradations causées par des travaux de terrassement effectués sans coordination préalable. Ces interventions ont notamment provoqué l’endommagement de câbles souterrains lors de travaux routiers ou liés aux réseaux d’assainissement.  La direction fait également état d’atteintes aux transformateurs, d’actes de vandalisme ainsi que de constructions réalisées à proximité des couloirs interdits des lignes électriques moyenne et basse tension, représentant un risque pour la sécurité du réseau et des usagers.  Malgré ces contraintes, les équipes techniques de Sonelgaz ont réussi à rétablir l’alimentation électrique dans toutes les communes concernées, notamment à Boushaoui 3, Chéraga et Ouled Fayet, après la réparation des pannes enregistrées ces dernières semaines.  La Direction de distribution de Bologhine souligne que ses équipes techniques et administratives ont été mobilisées jour et nuit afin d’assurer la continuité du service public. Les interventions ont permis de réparer l’ensemble des incidents recensés, dans un contexte marqué par des températures élevées et une augmentation importante des charges sur les transformateurs.  Elle assure que le réseau électrique fonctionne actuellement dans des conditions stables et réaffirme son engagement à garantir la continuité de l’approvisionnement au profit de tous les abonnés. 
La direction a enfin présenté ses excuses aux clients pour les désagréments occasionnés par les coupures et les incidents techniques survenus durant la période précédente.
A. N.

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