mercredi 15 juillet 2026
Accueil Blog

ALGÉRIE – ALLEMAGNE : « Nous assistons à l’émergence d’un partenariat stratégique de nouvelle génération »

0

GRAND ENTRETIEN Avec Abderrahmane Hadef (*)

La visite officielle qu’effectue le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en Allemagne intervient dans un contexte international marqué par une profonde recomposition géoéconomique. La pandémie de Covid-19, la guerre en Ukraine, les tensions sur les chaînes mondiales d’approvisionnement, l’accélération de la transition énergétique et la montée des politiques industrielles ont profondément modifié les priorités économiques des grandes puissances. Dans ce nouvel environnement, les relations entre l’Algérie et l’Allemagne dépassent désormais le simple cadre des échanges commerciaux. Elles s’inscrivent progressivement dans une logique de partenariat stratégique fondé sur la sécurité énergétique, la résilience des chaînes de valeur, l’investissement industriel, l’innovation et la transition écologique. Cette visite présidentielle pourrait ainsi marquer une étape importante dans la construction d’un partenariat de nouvelle génération entre les deux pays. L’expert Abderrahmane Hadef décrypte, dans cet entretien, les relations entre l’Algérie et l’Allemagne sous leur dimensions géopolitique, géoéconomique et économique, notamment dans le contexte de la visite présidentielle.

Le Courrier d’Algérie : Le président Abdelmadjid Tebboune est attendu ce jeudi à Berlin dans le cadre d’une visite officielle à l’invitation de son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier. Au-delà du cadre diplomatique et avant d’aller sur l’économie, cette visite revêt-elle, selon vous, un caractère géopolitique ? Si oui, lequel
Abderrahmane Hadef : Oui, incontestablement. Je dirais même que cette visite revêt une dimension à la fois géopolitique et surtout géoéconomique, tant les deux dimensions sont désormais étroitement liées. Depuis cinq ans, nous assistons à une profonde transformation de l’économie mondiale. La pandémie de Covid-19 a mis en évidence la fragilité des chaînes mondiales d’approvisionnement, révélant une dépendance excessive de nombreuses économies européennes vis-à-vis de fournisseurs géographiquement éloignés. À peine cette crise était-elle surmontée que la guerre en Ukraine est venue bouleverser les équilibres énergétiques de l’Europe, accélérant la nécessité de diversifier les sources d’approvisionnement et de renforcer la sécurité énergétique.
Ces deux crises ont conduit l’Union européenne à revoir profondément sa stratégie industrielle. Elles ont favorisé l’émergence de nouvelles approches telles que le Nearshoring, qui consiste à rapprocher les activités industrielles des marchés européens, et le Friendshoring, qui privilégie les partenariats avec des pays considérés comme fiables et partageant des intérêts stratégiques communs. L’Allemagne est aujourd’hui pleinement engagée dans cette dynamique. Première puissance industrielle européenne, elle cherche à construire des chaînes de valeur plus résilientes, plus courtes et plus durables, tout en sécurisant son approvisionnement en énergie et en matières premières critiques. Dans cette nouvelle géographie économique, l’Algérie dispose d’atouts particulièrement importants. Sa proximité avec l’Europe, ses infrastructures énergétiques, ses importantes ressources naturelles, son capital humain, son potentiel exceptionnel en énergies renouvelables, ses capacités industrielles réelles et latentes ainsi que sa stabilité politique en font un partenaire crédible pour accompagner cette nouvelle stratégie européenne. Au-delà de ces considérations économiques, l’Allemagne considère également l’Algérie comme un acteur majeur de stabilité régionale en Méditerranée, au Sahel et en Afrique. Cette dimension géopolitique renforce naturellement la qualité du dialogue entre les deux pays. À mon sens, cette visite traduit donc une évolution majeure : les relations algéro-allemandes ne reposent plus uniquement sur des intérêts commerciaux, mais s’inscrivent désormais dans une vision commune de long terme fondée sur la sécurité énergétique, la souveraineté industrielle, la résilience économique et la transition écologique.

Abordons les relations entre l’Algérie et l’Allemagne sous l’aspect économique. Pourriez-vous nous donner un aperçu de la situation actuelle de la coopération et des domaines concernés, notamment en ce qui concerne les échanges ?
Les relations économiques entre les deux pays connaissent aujourd’hui une évolution particulièrement intéressante. L’Allemagne figure parmi les principaux partenaires économiques de l’Algérie au sein de l’Union européenne, avec une présence historique dans des secteurs tels que les équipements industriels et les machines-outils, les technologies, la pharmacie et la chimie.
Cependant, nous observons aujourd’hui un changement de paradigme. La coopération ne se limite plus à une relation classique d’import-export. Elle évolue progressivement vers des investissements productifs, des partenariats industriels, des transferts de technologies et la création de chaînes de valeur intégrées.
Cette dynamique est directement liée aux réformes engagées par l’Algérie ces dernières années : nouvelle loi sur l’investissement, création de l’Agence Algérienne de Promotion de l’Investissement (AAPI), amélioration du climat des affaires, simplification des procédures administratives et volonté affirmée des pouvoirs publics de diversifier l’économie nationale. Cette évolution a d’ailleurs été accompagnée par l’Union européenne à travers le programme Sustainable Investment Partnership (SIP). Ce programme a permis d’organiser plusieurs missions économiques dans différents pays européens afin de promouvoir le nouveau cadre de l’investissement en Algérie. Ces missions ont été conduites en étroite collaboration avec les cadres de l’AAPI et les représentants des institutions économiques nationales.
L’une des étapes importantes de ce programme a été la mission organisée en Allemagne au début de l’année 2025. Cette visite a permis de présenter aux entreprises allemandes les réformes engagées par l’Algérie, les nouveaux mécanismes d’accompagnement des investisseurs ainsi que les nombreuses opportunités offertes dans les secteurs industriels, énergétiques et technologiques.
Au-delà des échanges commerciaux, l’objectif est désormais d’attirer des investissements créateurs de valeur, de favoriser le transfert de technologies et de construire de véritables partenariats industriels gagnant-gagnant.

L’Algérie a hissé son partenariat avec l’Italie et l’Espagne à un niveau stratégique, notamment dans le domaine de l’énergie. Peut-on attendre la même chose avec l’Allemagne lors de cette visite ?
Je pense que oui, mais avec une approche sensiblement différente.
Les partenariats développés avec l’Italie et l’Espagne ont été, dans un premier temps, fortement portés par les enjeux liés à la sécurité des approvisionnements en gaz naturel. Cette dimension reste naturellement importante.
L’approche allemande, en revanche, s’inscrit davantage dans une vision industrielle et technologique de long terme. Berlin ne recherche pas uniquement un fournisseur d’énergie ; elle souhaite développer des partenariats structurants autour de filières stratégiques qui accompagneront la transition vers une économie décarbonée.
Cela concerne naturellement les énergies renouvelables, l’hydrogène vert, les technologies propres, mais également la mobilité durable, la chimie verte, les matériaux stratégiques, la digitalisation industrielle, les réseaux intelligents, l’économie circulaire, ainsi que la recherche, l’innovation et la formation.
Cette vision est parfaitement cohérente avec les nouvelles politiques industrielles européennes, notamment le Net-Zero Industry Act, le Clean Industrial Deal et le Critical Raw Materials Act, qui visent à renforcer la souveraineté industrielle de l’Europe tout en développant des partenariats durables avec les pays voisins.
L’Algérie dispose précisément des atouts recherchés : une base énergétique solide, un potentiel exceptionnel en solaire et en hydrogène, des ressources minières stratégiques, un tissu industriel en développement, une position géographique privilégiée et un capital humain qualifié.
Nous pouvons donc raisonnablement nous attendre à ce que cette visite ouvre la voie à un partenariat stratégique de nouvelle génération, fondé non seulement sur l’énergie, mais aussi sur la co-industrialisation, l’innovation, le développement des compétences et l’intégration progressive de l’Algérie dans les nouvelles chaînes de valeur euro-méditerranéennes.


Nous pensions que l’énergie serait au cœur des discussions à Berlin. Sonatrach a annoncé la semaine dernière la livraison de sa première cargaison de GNL à destination de l’Allemagne. Mais c’est surtout dans les énergies renouvelables que les deux pays avancent avec des perspectives prometteuses. Quels sont aujourd’hui les projets les plus aboutis et les plus réalistes ?

Effectivement, la première livraison de GNL algérien vers l’Allemagne constitue un signal fort. Elle traduit la volonté des deux pays de renforcer leur coopération énergétique. Mais cette coopération ne peut être réduite au seul gaz naturel. Les véritables perspectives d’avenir se situent dans la construction d’un partenariat énergétique et industriel beaucoup plus large. Naturellement, le Southern Hydrogen Corridor (SoutH2 Corridor) constitue aujourd’hui le projet le plus emblématique. Il ambitionne de relier les futurs sites de production d’hydrogène renouvelable en Afrique du Nord aux grands bassins industriels européens. Mais il ne représente qu’une composante d’un écosystème beaucoup plus vaste. Je pense notamment au programme TaqatHy+, qui accompagne le développement des capacités institutionnelles, réglementaires et techniques de la filière hydrogène en Algérie, ainsi qu’au vaste programme national de développement des énergies renouvelables porté par les autorités algériennes.
Au-delà de ces initiatives, plusieurs filières présentent un fort potentiel de coopération avec l’Allemagne. Il s’agit d’abord de l’industrie des équipements destinés aux énergies renouvelables : fabrication de structures métalliques, composants photovoltaïques, câblages, transformateurs, équipements électriques, systèmes de contrôle et d’automatisation. La coopération pourrait également s’étendre à l’industrie mécanique et automobile, à la chimie et à la chimie verte, aux technologies du dessalement de l’eau de mer, au stockage de l’énergie, aux réseaux intelligents (smart grids), aux batteries, ainsi qu’aux solutions de mobilité électrique. Ces secteurs correspondent précisément aux domaines d’excellence de l’industrie allemande et aux priorités de diversification économique de l’Algérie. L’objectif n’est donc pas uniquement de développer des capacités de production d’énergie renouvelable, mais de bâtir de véritables filières industrielles intégrées, capables de créer de la valeur ajoutée locale, de générer des emplois qualifiés et de renforcer les exportations hors hydrocarbures.

L’Algérie est reconnue par ses partenaires comme un fournisseur sûr et fiable de gaz. Cette position constitue-t-elle un avantage concurrentiel pour conquérir les marchés de l’hydrogène vert, du solaire et des nouvelles énergies ?
Absolument, et cet avantage est souvent sous-estimé. La crédibilité acquise par l’Algérie depuis plusieurs décennies en tant que fournisseur fiable de gaz constitue un actif stratégique considérable. La confiance est un élément déterminant dans les futurs marchés de l’hydrogène, où les investisseurs privilégieront des partenaires capables d’assurer des approvisionnements stables sur plusieurs décennies.
Mais le véritable avantage compétitif de l’Algérie va bien au-delà de cette réputation. Contrairement à de nombreux pays qui démarrent quasiment de zéro, l’Algérie dispose déjà d’un socle industriel et technologique solide, construit autour de plus de cinquante années d’expérience dans l’industrie des hydrocarbures. Des entreprises nationales comme Sonatrach, Sonelgaz, Cosider, Sonarem, ELEC El Djazaïr, GCB, GTP, ENCC ou encore les nombreuses entreprises privées qui se sont développées autour du secteur pétrolier et gazier constituent aujourd’hui un véritable écosystème industriel. À cela s’ajoutent des compétences reconnues dans les domaines de l’ingénierie, des grands projets industriels, des infrastructures énergétiques, de la fabrication métallique, des réseaux électriques, des stations de compression, du transport par pipelines ainsi que du dessalement de l’eau de mer, domaine dans lequel l’Algérie figure aujourd’hui parmi les pays les plus avancés de la région. L’Algérie dispose également d’atouts importants dans les industries minières et les matières premières stratégiques, qui joueront un rôle essentiel dans les technologies de la transition énergétique. Il ne faut pas oublier non plus l’émergence d’un secteur privé particulièrement dynamique, capable de s’intégrer progressivement dans les nouvelles chaînes de valeur industrielles.
Enfin, le capital humain constitue certainement l’un des principaux avantages du pays. L’Algérie dispose d’ingénieurs, de techniciens et de compétences industrielles de haut niveau qui pourront accompagner cette nouvelle transition. Autrement dit, l’hydrogène vert ne représente pas une rupture avec l’histoire industrielle de l’Algérie. Il constitue plutôt le prolongement naturel des compétences, des infrastructures et du savoir-faire développés autour de l’industrie énergétique nationale.
C’est précisément ce qui distingue aujourd’hui l’Algérie de nombreux autres pays candidats à l’exportation d’hydrogène renouvelable.

Le Southern Hydrogen Corridor est considéré comme le projet le plus prometteur entre les deux pays. Nos lecteurs souhaiteraient mieux comprendre son importance…
Le Southern Hydrogen Corridor est effectivement bien plus qu’un simple projet énergétique. À mes yeux, il constitue l’un des projets industriels les plus structurants pour l’Algérie depuis plusieurs décennies. On le présente souvent comme un futur corridor destiné à transporter de l’hydrogène renouvelable vers l’Europe. Cette vision est réductrice. En réalité, il s’agit d’un véritable projet de transformation économique et industrielle. Le corridor repose sur le développement simultané de plusieurs chaînes de valeur : les centrales solaires de grande capacité, les électrolyseurs pour produire l’hydrogène renouvelable, les installations de dessalement, les infrastructures de transport, les réseaux électriques, les stations de compression, les installations de stockage ainsi que les infrastructures portuaires et logistiques. Autour de ces investissements pourrait émerger un important tissu industriel national. Le projet du Southern Hydrogen Corridor pourrait produire des impacts socio-économiques importants et générer des effets structurants à plusieurs niveaux. Le premier concerne l’industrie. Ce projet offre une opportunité unique d’accélérer la montée en puissance du contenu local dans de nombreux segments industriels : métallurgie, mécanique, fabrication d’équipements électriques, tuyauterie industrielle, maintenance, génie civil, ingénierie, électronique, digitalisation et services industriels. Cette dynamique favoriserait l’émergence de nouvelles filières industrielles capables de répondre aux besoins du marché national mais également de conquérir des marchés internationaux. Le deuxième impact est économique. Grâce à une augmentation progressive du contenu local, plusieurs dizaines de milliards d’euros de valeur ajoutée pourraient être créées en Algérie sur toute la durée de développement du corridor. Cela se traduirait par un effet d’entraînement considérable sur les PME, la sous-traitance, les services industriels et les exportations hors hydrocarbures. Le troisième impact concerne l’emploi et les compétences. Le projet mobilisera des milliers d’ingénieurs, de techniciens et d’entreprises nationales. Il favorisera également le développement de nouveaux programmes universitaires, de centres de recherche, de plateformes technologiques et de formations spécialisées dans les métiers de l’hydrogène, des énergies renouvelables et des technologies propres. Le quatrième impact est territorial. Les régions du Sud, qui accueilleront une grande partie des installations, pourraient bénéficier d’un développement économique significatif grâce aux nouvelles infrastructures, à l’amélioration des réseaux, à l’implantation de PME, au développement des services et à la création d’emplois locaux. Le corridor pourrait ainsi devenir un puissant levier de développement régional et d’aménagement équilibré du territoire. Enfin, il existe des co-bénéfices environnementaux majeurs : réduction des émissions de CO₂, accélération du déploiement des énergies renouvelables, meilleure valorisation des ressources hydriques grâce aux technologies modernes de dessalement et contribution aux objectifs climatiques nationaux et internationaux. En définitive, le Southern Hydrogen Corridor ne doit pas être considéré uniquement comme un projet d’exportation d’énergie. C’est un projet de transformation économique, susceptible d’accélérer la diversification de l’économie algérienne, de renforcer sa base industrielle et de positionner durablement le pays parmi les acteurs majeurs de l’économie décarbonée.

En dehors de l’énergie, la marque Opel envisage d’installer sa première usine hors Europe en Algérie. Outre l’automobile, dans quels autres domaines les Allemands peuvent-ils nous être « utiles » ?
Je préfère parler de partenariat mutuellement bénéfique plutôt que d’une relation où les Allemands seraient « utiles » à l’Algérie. Les deux économies sont complémentaires et chacune a des atouts à apporter à l’autre. L’automobile constitue effectivement l’un des secteurs les plus prometteurs. L’annonce du projet d’implantation d’Opel est un signal positif, qui témoigne de l’intérêt croissant des industriels allemands pour le marché algérien. Au-delà de l’assemblage de véhicules, l’enjeu est de développer une véritable filière automobile intégrée, avec un réseau de sous-traitants, une montée en puissance du contenu local et, à terme, une capacité d’exportation vers les marchés africains et euro-méditerranéens.
À moyen terme, il serait également souhaitable d’engager des discussions avec d’autres grands constructeurs allemands, notamment Volkswagen, notamment avec son nouveau plan de restructuration et sa stratégie internationale ce qui ouvrira de nouvelles perspectives d’investissement. L’Algérie dispose aujourd’hui d’un environnement plus favorable qu’il y a quelques années, avec un nouveau cadre juridique, une meilleure visibilité économique et un marché régional en forte croissance. Mais les perspectives de coopération vont bien au-delà de l’automobile. Je pense notamment à la pharmacie et aux technologies de la santé, où l’Allemagne est l’un des leaders mondiaux. L’Algérie ambitionne de renforcer sa souveraineté sanitaire et de développer une industrie pharmaceutique plus intégrée. Des partenariats dans la production de médicaments, de dispositifs médicaux, de biotechnologies ou d’équipements hospitaliers seraient particulièrement stratégiques.
Le secteur de la chimie et de la pétrochimie représente également un domaine à fort potentiel. Grâce à ses ressources en hydrocarbures, l’Algérie peut développer des industries à plus forte valeur ajoutée en partenariat avec des groupes allemands disposant d’une expertise reconnue dans la chimie de spécialité, les matériaux avancés et la chimie verte. La coopération pourrait également concerner les industries mécaniques, les équipements électriques, l’automatisation industrielle, la robotique, les technologies de l’Industrie 4.0, l’intelligence artificielle appliquée à la production, les réseaux intelligents, le traitement et le dessalement des eaux, le recyclage, l’économie circulaire, ainsi que les technologies de l’efficacité énergétique. Un autre domaine me paraît particulièrement important : la formation professionnelle, la recherche appliquée et le transfert de technologies. Le modèle allemand repose sur une forte articulation entre les entreprises, les universités et les centres de recherche. Cette expérience pourrait accompagner l’Algérie dans le développement de compétences adaptées aux métiers de demain, notamment dans les filières industrielles et les technologies vertes. Enfin, les secteurs minier et des matières premières critiques offrent de nouvelles perspectives. L’Allemagne, engagée dans la transition énergétique et la sécurisation de ses approvisionnements, porte un intérêt croissant aux ressources stratégiques. L’Algérie, avec ses projets de développement minier, peut devenir un partenaire de premier plan dans ce domaine. En définitive, je pense que le véritable enjeu consiste à passer d’une logique d’importation de produits finis à une logique de co-industrialisation, de création de valeur locale, d’innovation et de développement de chaînes de valeur intégrées entre l’Algérie, l’Europe et l’Afrique.

Quelles sont, pour résumer, les attentes des Algériens comme des Allemands à travers la visite présidentielle ?
Les attentes sont importantes de part et d’autre, mais elles sont également très convergentes. Pour l’Allemagne, cette visite représente l’occasion de consolider un partenariat avec un pays considéré comme Ami, fiable, stable et stratégique. Berlin cherche à sécuriser ses approvisionnements énergétiques, mais également à construire des chaînes de valeur plus résilientes, à accompagner sa transition industrielle et à diversifier ses partenariats dans son voisinage. Pour l’Algérie, les attentes sont tout aussi ambitieuses. Il s’agit d’attirer davantage d’investissements directs étrangers, d’accélérer la diversification économique, de renforcer la compétitivité de l’industrie nationale, de favoriser le transfert de technologies, de développer le contenu local et de créer des emplois qualifiés.
Cette convergence d’intérêts ouvre une fenêtre d’opportunité particulièrement favorable. Mais je pense que la réussite de ce partenariat se mesurera moins au nombre d’accords signés qu’à leur capacité à produire des résultats concrets : des usines, des centres de recherche, des plateformes technologiques, des PME intégrées dans les chaînes de valeur internationales, des programmes de formation, des emplois qualifiés et des exportations de produits à forte valeur ajoutée. Nous sommes aujourd’hui dans une phase où les politiques industrielles redeviennent un levier majeur de compétitivité. L’Algérie dispose de nombreux atouts : des ressources énergétiques et minières importantes, une position géographique stratégique, un marché significatif, un capital humain de qualité et un environnement des affaires en amélioration continue. Si ces atouts sont pleinement valorisés, le partenariat avec l’Allemagne pourrait devenir un modèle de coopération fondé sur la création de valeur partagée et le co-développement industriel.

Le mot de la fin ?
Je voudrais insister sur une idée essentielle. Pendant longtemps, les relations entre l’Algérie et l’Europe ont été principalement structurées autour des échanges commerciaux et l’approvisionnement en hydrocarbures. Aujourd’hui, nous assistons à un changement de paradigme. Les grandes transitions énergétique, numérique et industrielle ouvrent une nouvelle page de coopération. L’Algérie n’est plus seulement appelée à être un fournisseur d’énergie ; elle a vocation à devenir un partenaire industriel, technologique et logistique de premier plan, pleinement intégré aux nouvelles chaînes de valeur euro-méditerranéennes et africaines. La visite du Président de la République en Allemagne peut constituer un moment fondateur de cette nouvelle ambition. Elle intervient à une période où les intérêts stratégiques des deux pays convergent plus que jamais. À l’Allemagne, l’Algérie peut offrir la sécurité énergétique, un potentiel exceptionnel en énergies renouvelables, des ressources stratégiques, un environnement favorable au nearshoring et un accès privilégié aux marchés africains. À l’Algérie, l’Allemagne peut apporter son excellence industrielle, sa capacité d’innovation, ses technologies, ses investissements et son expérience dans la structuration de filières industrielles compétitives. Le véritable défi est désormais de transformer cette convergence d’intérêts en projets concrets, créateurs de richesse, d’emplois et d’innovation. Si cette ambition est pleinement portée par les deux parties, nous ne parlerons plus demain d’une simple coopération bilatérale, mais d’un véritable partenariat stratégique de nouvelle génération, au service d’une prospérité partagée entre l’Algérie, l’Allemagne et l’ensemble de l’espace euro-méditerranéen.
(*) Consultant international en développement économique
Team Leader GFA – Étude des impacts socio-économiques du Southern Hydrogen Corridor (Programme ThaqatHy+ / GIZ)
Entretien réalisé par Farid Guellil

UNE CELLULE DE CE MOUVEMENT TERRORISTE, COMPTANT QUATRE MAROCAINS, DÉMANTELÉE : Échec pour l’alliance diabolique MAK-Makhzen 

0

Un communiqué du ministère de la Défense nationale a annoncé le démantèlement d’un réseau criminel affilié au mouvement terroriste le MAK, composé de six individus dont quatre ressortissants clandestins marocains résidant illégalement en Algérie.
Ce groupe criminel démantelé par les services centraux de la sécurité de l’armée activaient dans la wilaya de Tizi-Ouzou durant la période des législatives pour perturber le bon déroulement de ce scrutin important pour l’avenir du pays. La présence d’individus de nationalité marocaine parmi les membres du groupe prouve la collusion entre le Makhzen et le mouvement terroriste le MAK.  Il faut préciser dans ce cadre, que ce n’est pas la première fois que des preuves d’une alliance diabolique entre ce groupe terroriste et le makhzen et même le Mossad, sont mises au jour. La main de ce trio diabolique est évidente dans les incendies criminels qui avaient endeuillé la Kabylie durant le mois d’août 2021 et qui avaient causé la mort du jeune artiste et militant du mouvement associatif Djamel Bensmaïl.
Dans leur déposition durant le procès, les mis en cause dans les incendies criminels et dans l’assassinat de Djamel Bensmaïl, qui s’était tenu au mois de novembre 2022, avaient reconnu leur appartenance au mouvement terroriste le MAK dont le supposé président Ferhat Mehenni avait été condamné par contumace à la réclusion criminelle à perpétuité. Le communiqué du MDN, rendu public, lundi, indique que, « dans le cadre des efforts continus sur le terrain, visant à garantir la sécurité et la quiétude des citoyens, et grâce à l’exploitation optimale des informations, les services centraux de la sécurité de l’Armée ont démantelé, dans la wilaya de Tizi-Ouzou, en 1ère Région militaire, un groupe criminel composé de six individus du mouvement terroriste (MAK), dont quatre  éléments de nationalité marocaine résidant illégalement en Algérie. Ils activaient dans la région, pendant la période des élections législatives, et ce, dans l’objectif de gâcher le bon déroulement de ce rendez-vous électoral et empêcher les citoyens d’y participer. Cette opération reflète le haut degré de vigilance dont font preuve les différents services de sécurité et leur aptitude à mettre en échec les plans criminels, notamment à travers l’arrestation de toutes les personnes impliquées dans ces groupes subversifs qui ciblent la sécurité et la stabilité du pays ».
Il est établi, depuis la création du mouvement terroriste du Mak, sa nature hostile à l’unité et la souveraineté nationale. Sa collusion avec le Mossad israélien a été prouvée par les nombreux voyages de son supposé président Ferhat Mehenni en Israël. Ses fréquents séjours au Maroc sont également une autre preuve de sa soumission aux ordres du Makhzen pour tenter de semer le chaos en Algérie. Il n’est un secret pour personne que cet individu a vendu son âme au diable au point de s’allier avec les ennemis de l’Algérie pour tenter de le déstabiliser au profit du Maroc et son autre parrain Israël. Le démantèlement de cette cellule terroriste est le fruit de la vigilance des services de sécurité qui sont aux aguets pour réduire à néant toute velléité de nuire à la souveraineté, la stabilité et la sécurité de l’Algérie. Le Makhzen qui se voit chaque jour perdre la guerre qu’il mène à la jeunesse algérienne en tentant d’inonder le pays de drogues, voulant s‘essayer aux tentatives de perturber le déroulement de rendez-vous politiques a subi le même échec cuisant.
Slimane B. 

LUTTE CONTRE LES INCENDIES : Une mobilisation générale sans relâche

0

Les unités de la Protection civile poursuivent une mobilisation intense pour venir à bout des incendies de forêts, de maquis, de broussailles et de cultures agricoles qui continuent de toucher plusieurs wilayas du pays, face à la persistance de la canicule. Si la majorité des sinistres ont pu être maîtrisés, plusieurs foyers demeuraient actifs, à l’heure où nous mettions sous presse, nécessitant le maintien d’importants moyens d’intervention.
 
Plus de 130 incendies enregistrés en 24 heures
Selon le bilan communiqué hier par la Direction générale de la Protection civile, 133 incendies ont été enregistrés à l’échelle nationale au cours des dernières vingt-quatre heures. Les équipes d’intervention sont parvenues à éteindre 124 feux, tandis que les opérations se sont poursuivies pour maîtriser neuf incendies encore actifs dans les wilayas de Béjaïa, Bouira, Sétif, Saïda, Sidi Bel-Abbès, Mila et Tizi-Ouzou. À Mila, plusieurs incendies de forêt se sont déclarés dans les localités d’Oued El-Baâoud, Mechta El Badsi et Djebel El-Halfa. Les services de la Protection civile indiquent que les opérations étaient concentrées sur le traitement des foyers résiduels et des reprises de feu afin d’éviter toute propagation.  À Béjaïa, les secours sont restés mobilisés pour circonscrire un incendie de forêt dans la commune de Beni Maouche, où les opérations d’extinction se poursuivaient.
 
Un site historique menacé à Sétif
La situation demeurait particulièrement préoccupante dans la wilaya de Sétif. Deux incendies de broussailles et de maquis se sont déclarés dans la commune de Beni Ourtilane, dont l’un, situé à proximité de la frontière avec la wilaya de Béjaïa, continuait de mobiliser les équipes d’intervention. Selon la Protection civile, l’un des foyers représente une menace pour un site historique de la région, ce qui renforce l’importance des efforts déployés pour contenir les flammes dans les plus brefs délais. Dans la wilaya de Saïda, un incendie de forêt était toujours en cours dans la commune de Moulay Larbi. Les secours ont fait face à une reprise de plusieurs foyers, compliquant les opérations d’extinction. En revanche, la situation est sous contrôle dans plusieurs autres wilayas. À Bouira, l’incendie de forêt survenu dans la daïra d’El-Hachimia a été entièrement maîtrisé, avec un taux de contrôle de 100 %. Même constat à Sidi Bel-Abbès, où le feu déclaré dans la daïra de Merine a été circonscrit et totalement maîtrisé. Face à la persistance des fortes chaleurs et aux risques élevés de départ de feu, la Direction générale de la Protection civile maintient ses équipes en état d’alerte et appelle les citoyens à faire preuve de la plus grande vigilance afin de prévenir tout nouvel incendie susceptible de menacer les espaces forestiers, les terres agricoles et les habitations.

L’ANP mobilisée aux côtés de la Protection civile
Les unités de l’Armée nationale populaire (ANP) se sont mobilisées pour appuyer les opérations de lutte contre les incendies de forêt qui ont touché les wilayas de Mila, Béjaïa et Sétif, au niveau de la 5e Région militaire. Selon un communiqué du ministère de la Défense nationale, les détachements de l’ANP poursuivent leurs interventions sur le terrain afin de soutenir les équipes de la Protection civile, les services des forêts et les citoyens affectés. Cette mobilisation a permis de limiter la propagation des flammes et de contribuer efficacement à la maîtrise des foyers d’incendie.
A. N.

LES INITIATIVES INTERNATIONALES SE MULTIPLIENT EN SA FAVEUR : « Tous pour sauver le détenu sahraoui Naâma Asfari »

0

Les appels à une intervention internationale urgente se multiplient en faveur du prisonnier politique sahraoui Naâma Asfari, dont l’état de santé suscite une vive inquiétude après 36 jours de grève de la faim dans une prison de l’occupation marocaine.
Plusieurs organisations sahraouies, latino-américaines et internationales, ainsi que des responsables institutionnels, ont lancé une série de communiqués exigeant sa libération immédiate et dénonçant les conditions de détention des prisonniers politiques sahraouis, en particulier ceux du groupe de Gdeïm Izik.
La Ligue de protection des prisonniers sahraouis dans les prisons marocaines a annoncé son soutien total aux mouvements de solidarité engagés par les détenus sahraouis. Elle a indiqué que plusieurs prisonniers du groupe de Gdeïm Izik observeront des grèves de solidarité les 14 et 15 juillet afin de soutenir Naâma Asfari, affirmant que cette mobilisation constitue une réponse aux conditions de détention qu’ils jugent contraires aux droits fondamentaux. L’organisation a également fait savoir que le détenu politique Dadda Khatri Firaji a entamé une grève d’avertissement de 48 heures, tandis que Mohamed Lamine Haddi a commencé une grève de la faim illimitée. La Ligue a tenu les autorités marocaines pour responsables de toute détérioration de l’état de santé des détenus et a appelé les organisations internationales de défense des droits humains à intervenir d’urgence. De leur côté, les autorités de la wilaya de Dakhla ont exprimé leur profonde préoccupation face à la dégradation de l’état de santé de Naâma Asfari et des autres prisonniers du groupe de Gdeïm Izik. Elles ont estimé que cette grève de la faim constitue un appel adressé à la communauté internationale afin qu’elle assume ses responsabilités en matière de protection des droits de l’homme et de respect du droit international. Dans un autre registre, le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs de la Saguia el Hamra et Oued Eddahab (UGTSARIO), Nafâa Ahmed Mohamed, a profité d’une tournée en Amérique centrale, entamée au Costa Rica, pour sensibiliser les organisations syndicales à la situation des prisonniers politiques sahraouis. Lors de plusieurs rencontres avec des responsables syndicaux costariciens, il a mis en avant la dégradation de l’état de santé de Naâma Asfari ainsi que les violations dont seraient victimes les travailleurs et militants sahraouis dans les territoires occupés. Les initiatives de solidarité dépassent désormais le cadre régional.
La Plateforme de solidarité avec le peuple sahraoui en Amérique latine et aux Caraïbes a publié un communiqué réclamant la libération immédiate et inconditionnelle de Naâma Asfari et de ses compagnons. La plateforme estime que leur détention constitue une violation grave des droits humains et rappelle que plusieurs mécanismes des Nations unies ont dénoncé le recours à des aveux obtenus sous la torture. Dans le même esprit, le Réseau latino-américain et caribéen de solidarité avec le peuple sahraoui (PLACSO) a diffusé un appel urgent, soutenu par de nombreuses organisations de défense des droits humains, universitaires, juristes, parlementaires, journalistes et personnalités politiques d’Amérique latine. Le réseau affirme que Naâma Asfari se trouve dans un état critique et demande une intervention immédiate des Nations unies, du Comité international de la Croix-Rouge, de l’Union africaine, de l’Union européenne et des organisations internationales compétentes. Le PLACSO réclame notamment la libération immédiate de tous les prisonniers politiques sahraouis, l’accès à des soins médicaux indépendants, l’autorisation des visites familiales et des avocats, ainsi que le respect des décisions et recommandations émises par les mécanismes des Nations unies concernant leur détention.
Ces multiples prises de position traduisent une mobilisation internationale croissante autour de la situation des prisonniers politiques sahraouis. Les organisations signataires appellent la communauté internationale à agir rapidement afin d’éviter une aggravation de la situation humanitaire et à garantir le respect des droits fondamentaux des détenus conformément aux normes internationales.
M. Seghilani

ALLOCATION TOURISTIQUE DE 750 EUROS : La Banque d’Algérie encadre strictement l’usage de la carte de paiement internationale

0

La Banque d’Algérie a publié de nouvelles procédures encadrant l’attribution de l’allocation touristique de 750 euros destinée aux voyages à l’étranger via carte de paiement internationale.
Selon un communiqué de la Banque nationale mère, cette carte également appelée carte internationale dédiée au droit de change est désormais soumise à un cadre précis. Elle est émise exclusivement par la banque intermédiaire agréée, au nom de son titulaire, et ne peut en aucun cas être prêtée, cédée ou mise à la disposition d’un tiers : seul le titulaire légal est habilité à l’utiliser. La BA, a précisé par ailleurs, que « la demande doit être formulée suffisamment à l’avance par rapport à la date de départ prévue ». La durée de validité minimale de la carte, fixée par l’instruction, est de trois ans, ce qui offre une certaine souplesse aux voyageurs réguliers tout en maintenant un contrôle strict sur l’identité du bénéficiaire.

Un droit de change réservé exclusivement aux dépenses à l’étranger
Sur ce point, l’instruction ne laisse place à aucune ambiguïté : les devises accordées au titre du voyage ne peuvent financer que des opérations réalisées hors du territoire algérien, et uniquement pour le motif ayant justifié leur attribution. Toute utilisation détournée, en particulier sur le sol national, constitue une infraction directe à la réglementation des changes. Cette disposition s’inscrit dans le renforcement progressif du contrôle exercé par la Banque d’Algérie. En juin dernier déjà, cinq réformes majeures validées par l’autorité monétaire avaient élargi la gamme de cartes internationales proposées aux particuliers et aux professionnels. L’instruction n° 07 vient compléter ce dispositif en précisant les obligations comportementales des titulaires.
Il convient également de rappeler que « la réglementation douanière relative aux devises et objets de valeur impose aux voyageurs algériens de déclarer tout montant en monnaie étrangère dépassant 1 000 euros ». La carte internationale ne dispensant en rien de cette obligation.

Voyage annulé ou séjour écourté : le remboursement intégral devient obligatoire
En cas d’annulation du voyage, le bénéficiaire est tenu de restituer à sa banque la totalité du montant en devises qui lui a été accordé. La même obligation s’applique si la durée effective du séjour à l’étranger est inférieure à sept jours.
Ce remboursement doit être effectué auprès de la banque intermédiaire domiciliataire du compte du titulaire, sans aucune tolérance pour les séjours écourtés. Cette instruction s’inscrit dans une série de décisions cohérentes prises par la Banque d’Algérie pour reprendre le contrôle des flux de devises. Lors du dernier Conseil des ministres, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait lui-même tranché en faveur du paiement obligatoire de l’allocation touristique par carte bancaire, afin de mettre fin aux détournements opérés par des intermédiaires.
L’objectif final de cette démarche est de sécuriser chaque maillon de la chaîne de l’allocation touristique à la carte de paiement internationale pour rendre chaque transaction traçable, chaque dépense justifiable et chaque bénéficiaire identifiable.
L. Zeggane 

DÉCÈS DE L’ÉMIR PÈRE DU QATAR : Le président Tebboune fait signer, par Ghrieb, le registre de condoléances

0

Au nom du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre algérien, Sifi Ghrieb, a signé, hier, au siège de l’ambassade de l’État du Qatar à Alger, le registre de condoléances ouvert suite au décès de l’Émir père de l’État du Qatar, Son Altesse Cheikh Hamad ben Khalifa Al-Thani, a indiqué un communiqué des services du Premier ministère.
L. Z.

RÉUNION DU GOUVERNEMENT : La valorisation des saumures et des grands projets miniers au menu

0

Le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a présidé, hier, une réunion du gouvernement consacrée à l’examen de plusieurs dossiers relatifs à l’environnement, à l’économie circulaire et au suivi des grands projets structurants. Selon un communiqué des services du Premier ministre, le gouvernement a entendu lors de cette réunion une présentation portant sur le projet de valorisation des saumures issues des stations de dessalement de l’eau de mer.  Inscrit dans le cadre des orientations du président de la République en faveur de la promotion de l’économie circulaire, ce projet vise à réduire l’impact environnemental des rejets de saumure tout en valorisant cette ressource par la production de sels destinés à différents usages industriels. Le communiqué précise que les travaux menés en coordination avec les secteurs et organismes concernés ont permis d’identifier une filière technologique de valorisation et de réaliser une station pilote au niveau de la station de dessalement de Corso.  Par ailleurs, le gouvernement a également examiné l’état d’avancement de plusieurs projets miniers stratégiques. Il s’agit du projet de développement du gisement de fer de Gara Djebilet, dans la wilaya de Tindouf, du projet intégré de phosphate de Tébessa, ainsi que du projet de développement de la mine de zinc et de plomb de Tala Hamza-Oued Amizour, dans la wilaya de Béjaïa.  À cette occasion, un point a été présenté sur les principales étapes franchies dans la réalisation de ces projets, notamment en ce qui concerne la réalisation des infrastructures et des équipements industriels, ainsi que les mesures prises pour assurer l’approvisionnement des différents sites en eau et en énergie.
A. N.

LÉGISLATIVES 2026 : Dernière ligne droite avant les résultats définitifs

0

À quelques jours de l’annonce des résultats définitifs des élections législatives, l’attention se focalise désormais sur la Cour constitutionnelle, appelée à statuer sur les recours introduits contre les résultats provisoires et à arrêter la composition finale de la dixième législature de l’Assemblée populaire nationale (APN). Conformément à la loi organique relative au régime électoral, le délai de dix jours imparti à la Cour constitutionnelle pour examiner les recours et proclamer les résultats définitifs arrivera à échéance demain jeudi. Ce délai peut toutefois être prorogé, à titre exceptionnel, de 48 heures par décision du président de la Cour si les circonstances l’exigent.  En attendant le verdict de la haute juridiction, les candidats proclamés élus comme les auteurs des recours restent dans l’expectative. La Cour poursuit l’examen des dossiers qui lui ont été soumis, tandis que les services compétents mènent des investigations sur plusieurs plaintes portant sur des irrégularités présumées relevées dans certaines circonscriptions électorales.   Ces recours, ainsi que les enquêtes en cours, pourraient conduire à une révision de l’attribution de certains sièges parlementaires avant la proclamation officielle des résultats définitifs.  Dans ce contexte, les formations politiques, notamment celles arrivées en tête du scrutin, observent une certaine réserve. Elles préfèrent attendre la décision finale de la Cour constitutionnelle avant de se prononcer sur la composition du futur Parlement.  Parallèlement, des informations font état d’enquêtes engagées par les autorités compétentes concernant des soupçons d’irrégularités ou de manipulations présumées au cours de différentes étapes du processus électoral. Ces investigations viseraient des encadreurs du scrutin ainsi que des candidats, y compris certains députés annoncés élus dans les résultats provisoires.
 
Réexamen des procès-verbaux de dépouillement
Selon des sources médiatiques, l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) a demandé, au cours des dernières heures, à plusieurs de ses délégations de wilaya de transmettre les procès-verbaux communaux détaillés des opérations de dépouillement et de comptage des voix.  Cette démarche s’inscrit dans le cadre de l’examen des dossiers faisant l’objet de recours et de la coordination avec la Cour constitutionnelle. Elle intervient après le signalement d’indices laissant présumer d’éventuelles irrégularités soulevées dans les recours déposés devant les instances compétentes. Le retour aux procès-verbaux originaux vise à vérifier l’exactitude des données consignées et à les confronter aux autres documents électoraux avant la clôture de l’instruction des dossiers.
 
Une décision attendue avant l’installation du nouveau Parlement
La loi organique relative au régime électoral confère à la Cour constitutionnelle la compétence exclusive pour statuer sur l’ensemble des recours dirigés contre les résultats provisoires et arrêter les résultats définitifs des élections législatives. Une fois ces résultats proclamés, les députés élus acquerront définitivement leur qualité de parlementaires. Cette étape ouvrira la voie aux prochaines échéances institutionnelles, notamment l’installation de la nouvelle Assemblée populaire nationale, l’élection de son président ainsi que la mise en place de ses organes permanents.
A.N.

CONSOMMATION D’ÉLECTRICITÉ : Bon à savoir pour alléger la facture d’énergie

0

Les vagues de chaleur qui se succèdent en Algérie accompagnées de taux d’humidité élevé entraînent inévitablement des pics dans la consommation nationale d’électricité.
Celui, enregistré lundi après-midi par le groupe Sonelgaz via sa filiale Sonelgaz-Transport de l’électricité et l’Opérateur du Système Électrique (OS), a atteint 21.378 MW à 15h30. C’est le deuxième du genre au cours de cet été, ce qui « reflète la hausse continue de la consommation d’électricité, notamment durant les périodes de forte chaleur et « , explique un communiqué de Sonelgaz publié à cette occasion. Anticipant sur cette hausse de la consommation d’électricité, Sonelgaz-Distribution a lancé, il y a une semaine, la caravane nationale de rationalisation de la consommation d’énergie, dans le but de sensibiliser les différentes franges de la société à l’importance de préserver cette ressource vitale à travers l’adoption de mesures simples et pratiques. Le coup d’envoi de cette caravane, placée sous le slogan « Rationaliser notre énergie, garantir notre avenir », a été donné au siège de la Direction de distribution de Belouizdad (Alger). Il s’agit de la promotion des bonnes pratiques en matière d’efficacité énergétique, de la sensibilisation des citoyens aux enjeux de la maîtrise de l’énergie, et de l’incitation à adopter des gestes simples contribuant à la préservation des ressources nationales. En fait, l’Algérie dispose d’une stratégie de maîtrise de l’énergie, à l’horizon 2035, avec plusieurs objectifs stratégiques, clairs et ambitieux, comme la réduction de la consommation énergétique d’au moins 15%. Le directeur général de l’Agence nationale pour la promotion et la rationalisation de l’utilisation de l’énergie (APRUE), Merouane Chabane, en a parlé lors de son passage, hier, dans l’émission « L’invité du jour » de la Chaîne 3 de la Radio algérienne. « Le nouveau programme national de maîtrise de l’énergie, 2026-2035, aura pour objectifs de réduire d’au moins 15% la consommation énergétique à l’horizon 2035 ». Ce n’est pas tout : il s’agit aussi  d’intégrer jusqu’à 15 gigawatts de capacité renouvelable et aussi de contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre de l’ordre de 14%. Concernant la réduction de la consommation d’électricité, cela passe l’amélioration des équipements, déjà présents sur le marché, ou qui sont au niveau des sites industriels, et les remplacer à terme par des équipements et des process moins énergivores, a fait savoir Merouane Chabane. Le DG de l’APRUE  a montré la voie à suivre en période caniculaire, grâce aux bons gestes à appliquer afin de rationaliser la consommation de l’électricité. Il a évoqué en premier les aspects liés à l’enveloppe du bâtiment et à l’application de la réglementation thermique. Il a également abordé les aspects liés à l’usage des équipements présents à l’intérieur de ce bâtiment, principalement le climatiseur. Il a expliqué que l’utilisation optimale du climatiseur permet d’alléger la pression sur le réseau électrique, mais aussi d’éviter d’avoir une lourde facture de consommation électrique. « Je règle la température de consigne à 25 degrés, c’est suffisant, car quand il y a un écart de plus de 5 degrés par rapport à l’extérieur j’aurais le même confort que quand je le règle à 16 degrés. Sauf que je consomme 20-25% d’énergie en moins », a-t-il détaillé. Il avertit que « Durant l’été, le climatiseur va impacter la facture de 40% à 50%. C’est direct ». Merouane Chabane préconise également d’aérer la maison la nuit pour évacuer toute la chaleur emmagasinée tout au long de la journée. Durant la journée, il rappelle qu’au contraire, il faut fermer les stores ou les rideaux pour éviter que les rayons du soleil ne pénètrent, pour chauffer encore plus. « Ces gestes-là nous permettent de réduire la consommation du climatiseur et de garder le même confort tout en réduisant la facture », a-t-il indiqué tout en insistant sur le fait d’acheter le bon climatiseur. Quant aux énergies renouvelables, il a rappelé que dans le programme national d’énergie renouvelable, déjà mis en œuvre, 3200 mégawatts sont en cours de mise en service, dont 400 mégawatts sont déjà opérationnels.
M’hamed Rebah
 

La pastèque, la concurrence et la politique

0

Le ton est grave et la colère à peine contenue. Après de fortes rumeurs sur la « toxicité » de la pastèque algérienne, notre ministère de lIntérieur a réagi. Dans un communiqué publié, lundi dernier, notre ministère de l’Intérieur a précisé que « suite aux informations diffusées sur les réseaux sociaux concernant le caractère prétendument impropre à la consommation de la pastèque, le ministère de l’Intérieur…informe les citoyennes et les citoyens que les résultats des analyses de laboratoire réalisées infirment de manière catégorique ces allégations, qui ne sont rien d’autre que de fausses informations visant à porter atteinte à l’économie nationale et à la sécurité alimentaire du pays, à un moment où les différents secteurs économiques connaissent une dynamique positive, notamment avec l’essor des produits agricoles nationaux sur les marchés extérieurs ». En effet, il y a les dégâts engendrés par ces rumeurs sur nos agriculteurs, qui ont vu le prix de leur production s’effondrer. Mais il y a aussi, comme le mentionne le communiqué, une atteinte à l’économie nationale en plein essor et notamment à nos exportations hors hydrocarbures. Ainsi qu’à notre sécurité alimentaire. Sans compter les conséquences sur nos producteurs de ce fruit qui voient les prix s’effondrer et accusent des pertes même sur le marché national. Il faut savoir que régulièrement et depuis fort longtemps, des officines diffusent des rumeurs sur la pastèque algérienne. À titre d’exemple, on peut citer la TV publique française France24 qui en août 2018 accusait notre pastèque de transmettre le…choléra. Rien que ça ! Voici le lien pour celles et ceux qui veulent voir et entendre par eux-mêmes : https : // www.facebook.com/FRANCE24/videos/chol%C3%A9ra-en-alg%C3%A9rie-rumeur-sur-des-past%C3%A8ques-contamin%C3%A9es/2155056114815884/. Ensuite, le dynamisme que connaissent nos exportations hors hydrocarbures et plus particulièrement la pastèque qui est de plus en plus prisée par les consommateurs français ne laissent pas indifférents certains milieux. Parmi eux, notre voisin de l’Ouest, le Maroc pour ne pas le citer, exporte lui aussi sa production de pastèque. Il considère que notre production met à mal le « monopole » qu’il avait sur le marché français. Sauf que cette fois-ci, des voix de l’intérieur ont contribué à répandre la rumeur. Suite à quoi, le communiqué précise que « les déclarations de certaines personnes ou associations…, à l’instar de l’Association de protection et d’orientation du consommateur et son environnement (APOCE), constituent un dépassement des missions qui leur sont dévolues, et elles sont, de ce fait, tenues de se conformer aux principes et règles régissant leur domaine de compétence…sans intervenir sur des questions ne relevant pas de leurs prérogatives ». Le ministère précise également « se réserver le droit de prendre les mesures prévues par la législation et la réglementation en vigueur ». Une association algérienne qui stigmatise, sans preuve, la production agricole de son pays. Pourquoi ?
Zouhir Mebarki

DERNIÈRES INFOS

ALGÉRIE – ALLEMAGNE : « Nous assistons à l’émergence d’un partenariat...

0
GRAND ENTRETIEN Avec Abderrahmane Hadef (*) La visite officielle qu'effectue le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en Allemagne intervient dans un contexte international marqué...

UNE CELLULE DE CE MOUVEMENT TERRORISTE, COMPTANT QUATRE MAROCAINS, DÉMANTELÉE :...

0
Un communiqué du ministère de la Défense nationale a annoncé le démantèlement d’un réseau criminel affilié au mouvement terroriste le MAK, composé de six...

LUTTE CONTRE LES INCENDIES : Une mobilisation générale sans relâche

0
Les unités de la Protection civile poursuivent une mobilisation intense pour venir à bout des incendies de forêts, de maquis, de broussailles et de...

LES INITIATIVES INTERNATIONALES SE MULTIPLIENT EN SA FAVEUR : « Tous pour...

0
Les appels à une intervention internationale urgente se multiplient en faveur du prisonnier politique sahraoui Naâma Asfari, dont l'état de santé suscite une vive...

ALLOCATION TOURISTIQUE DE 750 EUROS : La Banque d’Algérie encadre strictement l’usage de...

0
La Banque d'Algérie a publié de nouvelles procédures encadrant l'attribution de l'allocation touristique de 750 euros destinée aux voyages à l'étranger via carte de...