jeudi 10 septembre 2026
Accueil Blog

MISE EN SERVICE DU GUICHET UNIQUE, RECENSEMENT DU FONCIER INDUSTRIEL, NUMÉRISATION ET SPÉCIALISATION DES PORTS : Tebboune donne des instructions fermes

0

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, enchaîne les réunions au plus haut niveau de la responsabilité de l’État. Hier, il a réuni, aux côtés de ses collaborateurs et conseillers, le Premier ministre, des membres du Gouvernement, ainsi que des responsables d’institutions économiques.
À l’ordre du jour, le guichet unique, le foncier économique, la numérisation des opérations d’investissement et la réorganisation des ports.
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a présidé, hier, une réunion de travail consacrée au secteur de l’investissement et à l’activation du guichet unique, a indiqué un communiqué de la présidence de la République. Au cours des travaux de cette réunion, le président Tebboune a donné des instructions fermes pour la mise en service effective, fixée à la fin du mois de septembre courant, du guichet unique, et, simultanément, le lancement immédiat d’une opération de recensement total du foncier industriel dans le pays. En outre, ajoute le communiqué, le Président a ordonné l’accélération de la numérisation de toutes les opérations d’investissement dans les secteurs concernés, particulièrement les services des impôts, des domaines de l’État et des douanes.
D’autre part, le Président a pris la décision de réorganiser les ports et leur spécialisation à travers le pays, ajoute la même source, précisant qu’à ce titre, le port de Mostaganem, à l’ouest du pays, a été, désormais, exclusivement dédié aux opérations d’importation effectuées par les institutions et les entreprises publiques.
Il convient, enfin, de souligner qu’ont assisté à cette rencontre le Premier ministre, le secrétaire général de la présidence de la République, le ministre des Finances, le conseiller du président de la République chargé de la direction générale de la Communication, le ministre de l’Industrie, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la sécurité sociale, le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, la ministre du Commerce intérieur, la ministre haut-commissaire à la numérisation, le directeur général des Douanes, et le directeur général de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI).
Farid G.

Rugby algérien : le développement d’une jeune culture du rugby

0

Dans un pays où le football domine presque toutes les conversations autour du sport, le rugby s’est progressivement fait une place au cours des deux dernières décennies, là où peu de gens l’auraient imaginé. Ce qui avait commencé comme un rassemblement informel de joueurs de clubs français d’origine algérienne est devenu une structure nationale qui rivalise désormais avec des nations du rugby bien plus établies — et parvient même à les battre.

Une fédération construite à partir de rien

Selon RugbyPass, l’histoire moderne commence en février 2007, lorsqu’un groupe de joueurs franco-algériens organise un match amical contre la Tunisie à Nabeul, une rencontre désormais considérée comme le point de départ d’une véritable scène nationale plutôt que d’une simple équipe issue de la diaspora.

Deux des joueurs impliqués fonderont par la suite le Stade Oranais, le premier club créé en Algérie depuis l’indépendance.

Les clubs se développent progressivement au cours de la décennie suivante, principalement grâce à leur autofinancement, avant que la Fédération algérienne de rugby ne soit officiellement créée en novembre 2015, après environ huit années de discussions entre le ministère des Sports et le Comité olympique algérien.

L’adhésion à Rugby Africa intervient en 2016, puis World Rugby accepte la fédération comme membre à part entière en 2021.

L’ascension dans la hiérarchie du rugby africain

Les progrès sur le terrain ont été rapides au regard de l’âge de la fédération. Après avoir remporté la Coupe d’Afrique Bronze en 2017, puis la Coupe d’Afrique Argent un an plus tard, l’Algérie atteint la finale de la Rugby Africa Cup 2024, terminant deuxième derrière le Zimbabwe. Lors de l’édition 2025 en Ouganda, l’équipe prend la troisième place après avoir battu la Côte d’Ivoire en quarts de finale.

Cette progression a permis à la sélection nationale, surnommée Les Lionceaux, de grimper jusqu’à la 43e place du classement mondial de World Rugby, une ascension remarquable par rapport à la 92e place qu’elle occupait seulement quatre ans auparavant.

Un sport en pleine croissance

Avec environ 35 clubs et quelque 7 000 joueurs licenciés à l’échelle nationale, la base nationale reste modeste. La sélection continue également de s’appuyer largement sur des joueurs binationaux franco-algériens formés dans le rugby des clubs français, une approche que la fédération considère davantage comme une stratégie que comme une faiblesse.

Un championnat national masculin existe depuis les premières années de la fédération, parallèlement au développement d’une compétition de rugby à sept et du rugby féminin, qui est passé de quelques équipes de jeunes à plus de 40 équipes féminines enregistrées en 2021.

Les écoles sont également devenues partie intégrante de cette filière de formation. En 2019, un partenariat entre la fédération et la Fédération algérienne des sports scolaires a permis d’introduire pour la première fois le rugby dans les programmes scolaires.

Un sport qui écrit encore son histoire

Ce qui rend le projet algérien particulièrement singulier, c’est que les résultats internationaux sont arrivés avant la mise en place des infrastructures habituellement nécessaires pour les produire. La capacité à maintenir cette dynamique dépendra moins du prochain tournoi de la Coupe d’Afrique que de la possibilité pour les clubs, la formation des entraîneurs et les infrastructures de rattraper l’ambition déjà affichée sur le terrain.

Mercato : Akbou s’offre l’attaquant nigérien Moussa Harouna

0
Mercato : Akbou s’offre l’attaquant nigérien Moussa Harouna

Très actif sur le marché des transferts estival, l’Olympique Akbou poursuit son recrutement ambitieux en vue de l’exercice 2026-2027. Le pensionnaire de la Ligue 1 Mobilis a officialisé l’arrivée de l’avant-centre nigérien Moussa Harouna Ibrahim pour les deux prochaines saisons, bouclant ainsi un mercato impressionnant pour s’imposer dans l’élite du football algérien.
L’Olympique Akbou a annoncé ce samedi sur ses réseaux sociaux l’engagement officiel de Moussa Harouna Ibrahim Mostbet. Âgé de 23 ans, l’attaquant nigérien s’est engagé pour deux saisons après l’accomplissement de l’ensemble des formalités administratives liées à son transfert. En provenance du club irakien d’Al-Nadjaf, le joueur devient le quatrième footballeur africain à rejoindre les rangs de la formation akboucienne cet été. La direction avait déjà assuré les signatures des Sénégalais Sogué Moussa (défenseur, ex-US Ouakam) et Bonaventure Bonito Fonseca (milieu défensif, ex-CA Bizertin), ainsi que celle du latéral gauche mauritanien Khadim Diaw, arraché à Al-Nasr Benghazi.

Une restructuration massive de l’effectif
La direction du club ne s’est pas limitée à ce quota étranger pour bâtir son équipe. L’Olympique Akbou a été l’un des acteurs les plus dynamiques du marché national, attirant de nombreux joueurs d’expérience. Le milieu de terrain a été particulièrement renforcé avec les arrivées de Fathallah Tahar (CS Constantine), d’Abdelkader Boutiche (JS Saoura), d’Ibrahim Farhi Ben Halima (ASO Chlef) et de Hamza Mouali (JS Kabylie). La défense s’enrichit avec Abdelkader Belharrane (MC Oran) et Nasreddine Zaâlani (JS Saoura), tandis que l’attaque se voit complétée par Khaled Bousseliou.
Pour garantir un équilibre, le club a également acté la prolongation du milieu offensif Taoufik Addadi et la promotion des jeunes talents Ryad Boutiba et Seif-Eddine Bitam en équipe première.

Abdelkader Amrani aux commandes d’un projet ambitieux
Pour orchestrer ce nouvel effectif, l’Olympique Akbou s’en est remis à l’expertise d’Abdelkader Amrani. Le technicien débarque fort d’un passage couronné de succès à la JS Saoura, qu’il a propulsée à la deuxième place du classement, synonyme de qualification en Ligue des champions d’Afrique. L’équipe, actuellement en stage de préparation en Tunisie, affiche déjà de belles promesses. Les Akbouciens se sont en effet imposés avec autorité vendredi lors d’une joute amicale contre les Ivoiriens de San Pedro FC (3-1).
Après avoir terminé la saison 2025-2026 à la cinquième place du championnat (à égalité de points avec la JS Kabylie), l’Olympique Akbou affiche clairement ses intentions pour la nouvelle saison : bousculer la hiérarchie et s’installer durablement dans le haut du tableau.

SINISTRÉS DES INCENDIES : Les opérations d’indemnisations vont bon train à Jijel

0

Les autorités locales de la wilaya de Jijel poursuivent l’opération de remise des décisions d’octroi d’aides financières au profit des citoyens sinistrés des incendies ayant touché la wilaya au cours du mois d’août écoulé, a indiqué un communiqué du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports.
A ce titre, les décisions d’indemnisation ont été remises dans les communes d’El Milia, Ouled Rabah, Ouled Yahia Khedrouche, Selma Benziada, Emir Abdelkader, Oudjana, Texenna, Chehna, Bouraoui Belhadef, Djemaa Beni H’bibi, Chekfa, Bordj T’har, et dans d’autres communes concernées. La remise des décisions d’aides financières a également concerné la commune de Ziama Mansouriah, en vue de la réhabilitation et/ou de la reconstruction des habitations endommagées, au milieu d’une grande satisfaction des bénéficiaires.  Notant que l’opération se poursuivra progressivement jusqu’à l’achèvement de la prise en charge de l’ensemble des sinistrés, en leur permettant de bénéficier des aides et indemnisations décidées dans les délais impartis. Cette opération intervient en application des instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, portant le lancement de l’opération d’indemnisation des sinistrés avant le 15 septembre courant, et en concrétisation des orientations du ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, visant à accélérer les opérations de prise en charge des sinistrés et la remise des indemnisations décidées, conclut la même source.

Mobilisation pour relancer l’activité agricole
L’opération d’indemnisation des agriculteurs et des éleveurs touchés par les récents incendies se poursuit dans la wilaya de Jijel, où les entreprises économiques relevant du secteur de l’agriculture, du développement rural et de la pêche ont mobilisé tous les moyens disponibles, tels que le bétail et le fourrage, entre autres, pour permettre aux agriculteurs et aux éleveurs de reprendre leur activité agricole. L’opération d’indemnisation concernera toutes les wilayas touchées par les incendies, ainsi que les diverses activités agricoles ayant subi des pertes suite à ces incendies. Le ministère a entamé, mardi, l’indemnisation des agriculteurs et des éleveurs ayant subi des pertes dans différentes activités agricoles suite aux récents incendies, indique un communiqué du ministère. L’opération intervient en application des instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, visant à accélérer l’indemnisation des sinistrés des récents incendies dans le domaine agricole, précise le communiqué. L’opération d’indemnisation, qui a débuté par la wilaya de Jijel, à travers la distribution de têtes de bétail aux éleveurs, se poursuivra pour concerner toutes les wilayas touchées en vue de relancer l’activité agricole dans les plus brefs délais. Les groupes économiques relevant du secteur supervisent la distribution du cheptel disponible au niveau des unités de production agricole et des exploitations relevant de ces entreprises publiques, englobant les cheptels bovin, ovin et caprin, en plus du fourrage. Parallèlement, le secteur de l’agriculture supervise, par le biais de ses entreprises spécialisées, l’opération de réhabilitation et d’aménagement des structures de production, notamment les écuries et les poulaillers endommagés par les incendies, ajoute le communiqué, rappelant que les indemnisations concerneront toutes les pertes dans le domaine agricole recensées par les commissions locales, notamment le bétail, les structures de production, les réseaux d’irrigation, les ruches d’abeilles et les poulaillers.

Le numéro vert « 3010 » au service des assurés sinistrés
La Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (CNAS) a mis le numéro vert « 3010 » à la disposition des assurés sociaux et de leurs ayants droit touchés par les incendies enregistrés dans certaines wilayas, afin de prendre en charge leurs préoccupations. A signaler que la CNAS avait récemment réaffirmé la poursuite de ses efforts sur le terrain pour assurer une prise en charge urgente des citoyens sinistrés des incendies dans les wilayas concernées.
Sarah O.

DOMAINES SÉCURITAIRES ET ÉCONOMIQUES : Washington veut approfondir la coopération avec l’Algérie

0

Le conseiller principal du président américain pour les affaires arabes et africaines, Massad Boulos, a fait état d’une « réunion fructueuse » avec le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, consacrée au renforcement du partenariat entre l’Algérie et les États-Unis. Dans une publication relayée par l’ambassade des États-Unis à Alger, Boulos a indiqué que les discussions avaient porté sur les perspectives de développement de la coopération bilatérale, notamment dans les domaines sécuritaire et économique. « Les États-Unis soutiennent une coopération de sécurité plus profonde et l’expansion des opportunités économiques pour les entreprises américaines en Algérie », a-t-il déclaré, mettant également en avant la dynamique croissante du partenariat énergétique entre les deux pays. Selon le responsable américain, cette coopération dans le secteur de l’énergie est appelée à contribuer à une « prospérité partagée », alors que les relations économiques entre Alger et Washington connaissent une dynamique soutenue. Le secteur énergétique demeure notamment un axe important du partenariat bilatéral, parallèlement à l’intérêt croissant pour la diversification des échanges et des investissements. Sur le volet sécuritaire, Boulos a plaidé pour un approfondissement de la coopération entre les deux pays, alors que les échanges algéro-américains dans ce domaine se sont progressivement renforcés ces dernières années. Le conseiller américain a, par ailleurs, exprimé ses condoléances aux communautés touchées par les récents feux de forêt ayant affecté plusieurs régions d’Algérie. Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par une volonté affichée des deux parties de consolider leurs relations bilatérales et d’élargir leur coopération à de nouveaux secteurs, notamment l’investissement, l’énergie et la sécurité.
M. Seghilani

ALGÉRIE – SLOVAQUIE : Vers un nouvel élan de la coopération bilatérale

0

La visite officielle en Algérie du ministre des Affaires étrangères et européennes de la République slovaque, Juraj Blanár, s’est achevée hier, avec la volonté affichée d’Alger et de Bratislava de donner un nouvel élan à leurs relations d’amitié, de coopération et de partenariat.
Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations d’amitié, de coopération et de partenariat entre l’Algérie et la Slovaquie, ainsi que de la poursuite du dialogue politique et de la concertation sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun. À cette occasion, Ahmed Attaf et Juraj Blanár ont tenu des entretiens en tête-à-tête, avant que les discussions ne s’élargissent aux membres des délégations des deux pays. Les deux ministres ont notamment passé en revue les différents volets des relations bilatérales et évalué le niveau de coopération existant, tout en examinant les moyens de lui insuffler une nouvelle dynamique. Plusieurs secteurs prioritaires ont été évoqués, notamment l’énergie, l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, l’industrie pharmaceutique, les nouvelles technologies, la gestion des ressources en eau ainsi que la promotion des investissements. Les deux parties ont réaffirmé, dans ce contexte, leur volonté commune de poursuivre leurs efforts afin de consolider les relations algéro-slovaques et de les élargir à de nouveaux domaines, à la hauteur des potentialités des deux pays et au service de leurs intérêts communs.

Le Sahara occidental et le Sahel au cœur des discussions
Les entretiens ont également porté sur plusieurs questions régionales et internationales d’actualité. Les échanges ont notamment abordé l’évolution de la situation au Moyen-Orient, la question du Sahara occidental ainsi que les derniers développements dans la région du Sahel. Les deux responsables ont, par ailleurs, examiné les moyens de renforcer la coordination et la concertation entre Alger et Bratislava sur les différentes questions inscrites à l’agenda régional et international.
À l’issue de leurs entretiens, Ahmed Attaf et Juraj Blanár ont signé un accord bilatéral portant création d’une commission mixte, destinée à encadrer la coopération entre les deux pays et à lui donner un nouvel élan. Un mémorandum d’entente entre l’Institut diplomatique et des relations internationales (IDRI) algérien et l’Académie diplomatique slovaque a également été signé, consacrant ainsi le renforcement des échanges et de la coopération dans le domaine diplomatique.
M. Seghilani

UN DES PLUS GRANDS RÉSEAUX DE BLANCHIMENT D’ARGENT : « Dubaï Bank » démantelé en Espagne

0

La police espagnole a démantelé un vaste réseau de blanchiment d’argent lié à ladite Dubaï Bank », arrêtant 21 personnes dans plusieurs pays, dont 14 en Espagne, et saisissant des avoirs d’une valeur de 20 millions d’euros, ont annoncé mardi des médias. L’opération visait des personnes considérées comme des figures de proue du trafic international de cocaïne et était coordonnée par le Parquet spécial antidrogue de la Haute Cour nationale espagnole, dont un leader surnommé « El Tigre » qui dirigeait le réseau avec d’autres cerveaux du crime organisé, depuis Dubaï, aux Émirats arabes unis. L’opération a été menée par l’UDEF (unité de lutte contre la criminalité financière) et l’Udyco (unité de lutte contre le crime organisé et les stupéfiants) de la Police nationale espagnole, avec le concours de spécialistes des forces de police des Pays-Bas, de Belgique, des Etats-Unis et du Royaume-Uni, notamment de la police écossaise. Elle s’inscrivait dans le cadre de la Force opérationnelle d’Europol (OTF) TOKEN, selon les informations avancées par le ministère de l’Intérieur espagnol. Outre les 21 arrestations, 19 mandats d’arrêt internationaux ont été émis, dont sept ont déjà été exécutés. Les enquêteurs ont établi des liens entre le réseau « Dubaï Bank » et quatre trafiquants de drogue présumés de premier plan. Dubaï est considérée comme la plaque tournante financière des narcotrafiquants. Elle servait de base opérationnelle majeure pour centraliser les profits de la drogue et de centre de commandement pour gérer la logistique avec les clans maritimes.
APS

POUR PROTÉGER CEUTA FACE AUX CONVOITISES DU MAROC : L’Espagne en ordre de bataille

0

L’Espagne est décidée à ne pas laisser passer l’épisode de la crise migratoire, vécue au mois d’août dernier, quand des milliers de marocains avaient envahi l’enclave de Ceuta.
Si le roi Felipe VI a réuni lundi dernier au Palais de la Zarzuela la ministre de la Défense, Margarita Robles, et certains des principaux responsables des Forces Armées pour analyser la situation de Ceuta du point de vue de la Défense, le gouvernement de Pedro Sanchez lui est décidé à réunir un dossier appuyé de preuves pour confondre le Maroc et le mettre devant ses responsabilités.   
La ministre porte-parole du Gouvernement, Elma Saiz, a annoncé qu’environ 40 documents vont être déclassifiés, avec des dates comprises entre le 1er juillet et le 1er août, liés à la crise à Ceuta provoquée par l’entrée massive d’environ 80 000 migrants depuis la frontière avec le Maroc. Elle a insisté sur le fait que d’autres rapports pertinents seront rendus publics s’ils apparaissent, puisque du côté de l’Exécutif rien n’est à cacher. Saiz a indiqué qu’à partir d’hier mercredi, via le site de Moncloa, il sera possible de consulter « tous les documents en possession du Gouvernement d’Espagne » et a défendu que la citoyenneté aura accès à « l’information dont on dispose », en ligne avec l’engagement de transparence de l’Exécutif. C’est une véritable mise en garde adressée au Maroc qui tente, à coups de manipulation et de mensonge, de donner aux événement une autre interprétation et d’autres origines mettant en cause un relâchement de la vigilance des agents espagnols chargés de veiller à  la régulation des entrées dans l’enclave. Rabat a même tenté de faire porter le chapeau de cette affaire fabriquée par ses services d’espionnage, à la mafia de l’émigration clandestine.  

Réunir les preuves du complot
Lors de la conférence de presse qui a suivi le Conseil des ministres, la porte-parole a précisé qu’environ 40 rapports verront le jour et que, pour cela, le Gouvernement a mené « un travail important d’anonymisation » afin de déclassifier et de diffuser les documents qui avaient de la pertinence et qui sont des preuves à charge. Mme Saiz a également souligné que les textes affectant à la Sécurité nationale suivront leur cours habituel dans la Commission des Secrets officiels du Congrès, sans être rendus publics, comme le prévoit la procédure établie. Du côté de l’Exécutif, ils ont réitéré que, si à l’avenir de nouveaux matériaux liés aux faits et à la période analysée sont localisés, ils seront également diffusés, sauf s’ils touchent à la sécurité nationale, auquel cas ils seront renvoyés à la commission parlementaire mentionnée. Concernant une éventuelle responsabilité du Maroc dans l’arrivée massive de migrants, un point que le Gouvernement écarte sur la base des rapports dont il dispose jusqu’à présent et qui vont être publiés, Saiz a rappelé que le Premier ministre, Pedro Sánchez, a déjà clairement indiqué que s’il existe des preuves, des mesures seront prises avec fermeté. « Laissons les faits s’éclaircir et qu’ils soient investigués, a souligné la ministre porte-parole. Des sources gouvernementales ont insisté sur le fait qu’il s’agit de tous les documents qui sont aujourd’hui en possession de l’Exécutif, élaborés par différents ministères et par les forces et corps de sécurité de l’État, y compris le CNI. De plus, il a été décidé d’incorporer dans ce paquet documentaire, qui sera rendu public tout au long de mercredi, certaines communications internes entre départements concernant ce qui s’est passé, tant qu’elles ont été jugées d’intérêt.

Le message très fort du roi Felipe VI
Il faut rappeler dans ce cadre que plusieurs formations politiques espagnoles ont appelé le chef du gouvernement à confondre le Maroc par les preuves collectées sur le terrain et des aveux de certains clandestins qui ont affirmé qu’ils ont été orientés, guidés et assistés lors de “l’invasion de l’enclave” et de leur retraite vers le Maroc. Lundi dernier, Le roi Felipe VI vêtu du treillis militaire a réuni au Palais de la Zarzuela la ministre de la Défense, Margarita Robles, et certains des principaux responsables des Forces Armées pour analyser la situation de Ceuta du point de vue de la Défense, ont affirmé mardi des sources de la Maison du Roi. La rencontre s’est tenue un peu plus d’un mois après l’entrée massive de personnes depuis le Maroc des jours 30 et 31 juillet et alors que la visite annoncée du monarque à la ville autonome reste en attente. La réunion a compté avec la présence du chef d’état-major de la Défense (JEMAD), amiral général Teodoro López Calderón, et du commandant général de Ceuta, Luis Fernández Herrero, responsable des unités militaires de la place. Ont également participé le commandant du Commandement des Opérations, lieutenant général José Antonio Agüero, et le chef du Commandement des Canaries, lieutenant général Julio Salom, dont dépendent organiquement les unités de l’Armée de terre déployées à Ceuta. C’est un véritable haut Conseil à la sécurité qui s’est tenu ce qui donne une idée sur la détermination de Madrid à ne plus tolérer ce genre d’atteinte à sa souveraineté et à la sécurité des habitants des enclaves espagnoles.

La situation à Ceuta au peigne fin
L’objectif de la rencontre était d’examiner la situation de la ville autonome sous l’angle spécifique de la Défense. Felipe VI n’a pas été informé de l’adoption de nouvelles mesures militaires ni de changements dans le déploiement des Forces Armées. Il a reçu des informations directes des commandants de Ceuta.
La composition de la réunion a permis à Felipe VI de connaître la situation directement des responsables militaires ayant des compétences sur la ville. La rencontre arrive, de plus, après les mouvements réalisés ces derniers jours par la hiérarchie militaire.
Le JEMAD s’est déplacé la semaine dernière à Ceuta et Melilla, où il a eu des rencontres avec des autorités civiles et militaires et a exprimé sa reconnaissance aux effectifs des Forces Armées affectés dans les deux villes autonomes.
Il faut rappeler que l’enclave de Ceuta s’apprête à recevoir la visite du roi dans les prochains jours. L’Espagne qui s’est mise en ordre de bataille, se veut  pour cette  intransigeante avec toutes les parties qui attenteraient à sa souveraineté. Le Maroc est  averti, le chantage par la pression migratoire et aujourd’hui un stratagème éculé et Madrid l’a signifié clairement pour cette  fois.
Slimane B.

DRAME DU PETIT AYOUB À EL BAYADH : La DGPC tire des enseignements

0

Dans le cadre de l’exploitation des enseignements tirés de l’opération d’intervention pour extraire l’enfant – le défunt Ayoub – récemment tombé dans un puits artésien sec dans la wilaya d’El Bayadh, une réunion technique s’est tenue, hier matin, au siège de l’Unité nationale d’Instruction et d’intervention, a indiqué la Direction générale de la Protection civile dans un communiqué.
Selon le même communiqué, lors de cette réunion supervisée par le directeur de l’organisation et de la coordination des secours et le directeur de la prévention et du commandant de l’Unité nationale, en présence de cadres de la DGPC, et en coordination avec des experts et techniciens privés dans le domaine du forage vertical et horizontal, les différentes techniques adoptées et des moyens utilisées durant cette opération ont été évaluées. La réunion a constitué, selon la DGPC, « une opportunité pour revoir et enrichir les techniques et expertises adoptées depuis l’année 2018, année au cours de laquelle le protocole d’intervention pour les accidents de puits artésiens a été renouvelé, en coordination avec des experts privés du domaine, dans le but de le mettre à jour et de le développer pour qu’il soit adapté à la nature de ces accidents et à leurs complexités. »
La réunion a également planché sur « l’efficacité des moyens et des techniques utilisés dans de telles interventions, notamment en ce qui concerne les opérations de forage vertical ou horizontal, en plus des moyens de protection des intervenants ainsi que les modalités d’organisation de l’intervention des équipes pour atteindre l’emplacement des victimes et travailler à leur extraction dans des conditions garantissant la sécurité des intervenants et l’efficacité des opérations. » Cette démarche, conclut le communiqué, s’inscrit dans le cadre de « l’évaluation de l’expertise opérationnelle, du développement des capacités techniques et du renforcement de la coordination avec les compétences spécialisées, permettant ainsi de mettre à jour les protocoles d’intervention et d’améliorer la préparation des équipes pour la prise en charge des accidents de puits artésiens à l’avenir. »
F. B.

DROIT DE L’HOMME : Pour un mécanisme de surveillance indépendant au Sahara occidental

0

Plusieurs intervenants ont tiré la sonnette d’alarme, mardi, devant la 63e session du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies, sur la dégradation de la situation des droits humains au Sahara occidental occupé, appelant à garantir un accès indépendant au territoire et à mettre en place un mécanisme de surveillance impartial et durable.
Lors d’une intervention orale devant la plénière, l’activiste sud-africaine des droits humains et de l’environnement Catherine Constantinides a fait part de sa « profonde inquiétude » face à la détérioration de la situation dans le territoire. Elle a estimé que l’absence persistante de surveillance indépendante et le refus d’accès aux mécanismes des Nations unies contribuent à instaurer une situation préoccupante d’impunité et d’opacité. Réagissant au rapport annuel du Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, elle a dénoncé les mesures visant les civils sahraouis, notamment les défenseurs des droits humains et les journalistes, faisant état de surveillance, de détentions arbitraires, de mauvais traitements et de restrictions des libertés fondamentales de la part des autorités de l’occupation marocaine. Catherine Constantinides a notamment rappelé que le secrétaire général de l’ONU souligne, dans son rapport sur la situation concernant le Sahara occidental, que l’absence d’une « surveillance indépendante, impartiale, complète et durable des droits de l’homme » continue de compromettre l’évaluation précise de la situation sur le terrain. Elle a également relevé que le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme n’a toujours pas été en mesure d’accéder au territoire, malgré des demandes répétées, ce qui maintient, selon elle, une importante lacune en matière de surveillance et de protection. L’activiste sud-africaine a par ailleurs souligné que les récentes conclusions des mécanismes onusiens des droits humains rappellent l’importance de la reddition de comptes et de la protection des droits fondamentaux. Elle a notamment évoqué des affaires faisant apparaître des violations de la Convention contre la torture, dont l’absence d’enquêtes sur des allégations de torture et l’utilisation, dans des procédures pénales, de déclarations obtenues sous la torture. Elle a également alerté sur les conséquences de l’exploitation qu’elle qualifie d’illégale des ressources naturelles du Sahara occidental, en violation du droit international, ainsi que sur la persistance des déplacements forcés et des expulsions de Sahraouis de leurs logements au profit de la puissance occupante. Catherine Constantinides a appelé le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme à renouveler ses efforts afin d’obtenir un accès au territoire. Elle a également exhorté les États membres à soutenir la création d’un mécanisme indépendant de surveillance, destiné à garantir davantage de transparence et de responsabilité concernant la situation des droits humains. Elle a enfin réaffirmé que le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination constitue, selon elle, « une nécessité juridique et morale » et non une option, appelant le Conseil des droits de l’Homme à agir pour préserver ce droit.
Fatima Ibrahim Mokhtar : « Les violations ne peuvent être dissociées de la normalisation de l’occupation »
Dans une autre intervention, l’activiste sahraouie Fatima Ibrahim Mokhtar a estimé que les violations des droits humains au Sahara occidental ne pouvaient être comprises indépendamment de la « normalisation de l’occupation ». S’exprimant lors de la même session consacrée au rapport du Haut-Commissaire aux droits de l’Homme, elle a souligné que les conséquences de l’occupation ne se limitent pas aux violations documentées, mais englobent également les pratiques et les structures qui permettent leur perpétuation. Selon elle, la normalisation de la situation d’occupation conduit à banaliser ses conséquences, notamment la réduction au silence des personnes qui dénoncent les violations, les restrictions d’accès au territoire et la privation du peuple sahraoui de son droit à l’autodétermination. Fatima Ibrahim Mokhtar a appelé le Conseil des droits de l’Homme à aller au-delà du simple recensement des violations après leur commission et à s’interroger sur les conditions et les structures qui permettent leur persistance. Elle a ainsi plaidé pour un accès indépendant au Sahara occidental afin de permettre une surveillance transparente de la situation des droits humains. Elle a également appelé à assurer la protection des défenseurs sahraouis des droits humains confrontés aux conséquences de leurs activités en faveur des libertés fondamentales. L’activiste a insisté, en outre, sur la nécessité de garantir pleinement le droit du peuple sahraoui à déterminer librement son avenir, estimant que sa participation à la définition de son propre avenir constitue un élément essentiel pour résoudre la situation actuelle et garantir le respect de ses droits.
Le Groupe de Genève réclame un mécanisme international de surveillance
De son côté, le président du Groupe de Genève de soutien au Sahara occidental, l’ambassadeur Geraldo Gonçalves Miguel Saranga, représentant permanent du Mozambique auprès de l’ONU et des organisations internationales à Genève, a exprimé sa « profonde inquiétude » face à la dégradation continue de la situation des droits humains dans le territoire. Dans une déclaration commune au nom du Groupe de Genève de soutien au Sahara occidental, il a salué la relance du processus politique et la reprise des négociations directes entre les deux parties au conflit, le Maroc et le Front Polisario, sous l’égide des Nations unies. Il a toutefois insisté sur la nécessité d’accompagner cette dynamique politique d’une attention accrue à la situation des droits humains. L’ambassadeur a fait état de préoccupations concernant des informations relatives aux détentions arbitraires, à la torture, aux mauvais traitements et aux disparitions forcées, ainsi qu’aux restrictions visant la liberté d’expression, de réunion pacifique et d’association. Il a également condamné les actes de représailles visant les défenseurs des droits humains, les journalistes et les militants, ainsi que le maintien en détention de défenseurs sahraouis et de prisonniers politiques, en dépit, selon lui, des garanties liées à un procès équitable. Geraldo Saranga a par ailleurs dénoncé les restrictions persistantes empêchant le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme d’accéder au Sahara occidental occupé. Se référant au rapport du secrétaire général de l’ONU sur la situation concernant le Sahara occidental (S/2025/612), il a indiqué que le Haut-Commissariat demeurait confronté à des restrictions d’accès malgré ses demandes répétées. Pour le Groupe de Genève, cette situation constitue un obstacle majeur à une évaluation indépendante de la situation des droits humains et à l’exercice effectif du mandat des Nations unies en matière de protection des droits fondamentaux.
Ressources naturelles
et justice climatique
Abordant également la dimension environnementale du dossier, l’ambassadeur mozambicain a attiré l’attention sur les conséquences de la dégradation de l’environnement et de l’exploitation des ressources naturelles du territoire. Il a notamment évoqué l’exploitation des ressources, le développement de projets d’énergies renouvelables et d’autres activités économiques de grande ampleur, estimant que ces initiatives soulèvent d’importantes questions liées à la protection de l’environnement, à la participation et aux droits du peuple concerné. Selon lui, la justice climatique exige que la transition vers les énergies renouvelables et le développement durable soient conformes au droit international et aux droits humains. Il a insisté sur le fait que cette transition ne saurait être dissociée du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à la souveraineté permanente sur ses ressources naturelles. Au nom du Groupe de Genève de soutien au Sahara occidental, Geraldo Saranga a appelé au respect intégral des droits humains et des libertés fondamentales dans le territoire, à la fin des représailles contre les défenseurs des droits humains, les journalistes et les militants, ainsi qu’à la mise en œuvre des recommandations des mécanismes onusiens des droits humains. Le groupe a également réclamé l’instauration d’une surveillance indépendante, impartiale, complète et durable de la situation des droits humains, ainsi qu’un accès sans entrave du Haut-Commissariat des Nations unies au territoire. Il a enfin insisté sur la nécessité de veiller à ce que toutes les politiques et activités liées à l’environnement et aux ressources naturelles au Sahara occidental soient conformes au droit international, aux droits humains et aux droits du peuple sahraoui, notamment son droit inaliénable à l’autodétermination.
M.Seghilani

DERNIÈRES INFOS

MISE EN SERVICE DU GUICHET UNIQUE, RECENSEMENT DU FONCIER INDUSTRIEL, NUMÉRISATION...

0
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, enchaîne les réunions au plus haut niveau de la responsabilité de l’État. Hier, il a réuni, aux...

Rugby algérien : le développement d’une jeune culture du rugby

0
Dans un pays où le football domine presque toutes les conversations autour du sport, le rugby s’est progressivement fait une place au cours des...

Mercato : Akbou s’offre l’attaquant nigérien Moussa Harouna

0
Mercato : Akbou s’offre l’attaquant nigérien Moussa Harouna
Très actif sur le marché des transferts estival, l’Olympique Akbou poursuit son recrutement ambitieux en vue de l’exercice 2026-2027. Le pensionnaire de la Ligue...

SINISTRÉS DES INCENDIES : Les opérations d’indemnisations vont bon train à...

0
Les autorités locales de la wilaya de Jijel poursuivent l'opération de remise des décisions d'octroi d'aides financières au profit des citoyens sinistrés des incendies...

DOMAINES SÉCURITAIRES ET ÉCONOMIQUES : Washington veut approfondir la coopération avec...

0
Le conseiller principal du président américain pour les affaires arabes et africaines, Massad Boulos, a fait état d’une « réunion fructueuse » avec le...