mercredi 7 octobre 2026
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GUTERRES DÉMOLIT LE RÉCIT MAROCAIN SUR LE SAHARA OCCIDENTAL : « L’autodétermination reste au cœur de la solution »

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Le Salon « Khotwa » de la formation et de l’orientation revient, samedi prochain en Algérie pour sa 17e édition, dans le cadre d’une tournée à travers plusieurs wilayas, sous le patronage du ministère de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, ainsi que du ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels, avec une large participation de différents acteurs des domaines de la formation, de l’enseignement et de l’emploi.  En effet, les activités de « Khotwa 2026 » débuteront dans la wilaya de Constantine, où la Maison de la culture Malek-Haddad accueillera la première étape du Salon samedi prochain, avant que la manifestation ne se déplace à Béjaïa, plus précisément à l’hôtel El-Bahira, le 17 octobre en cours. La tournée s’achèvera à Ouargla, le 21 octobre en cours, dans le cadre des efforts visant à rapprocher les jeunes des opportunités d’orientation et de formation dans les différentes régions du pays. Le Salon « Khotwa » est devenu un rendez-vous annuel qui attire des milliers de jeunes Algériens à la recherche d’opportunités dans les domaines de l’enseignement supérieur, de la formation professionnelle et de l’entrepreneuriat. L’événement s’articule autour de trois axes principaux : l’entrepreneuriat, la gestion du parcours professionnel, ainsi que la formation professionnelle et l’enseignement supérieur. Cette édition se distingue par la participation de plus de 120 exposants représentant des établissements de formation, des universités, des écoles privées, des entreprises et des organismes d’appui à l’entrepreneuriat. Le Salon devrait accueillir des milliers de visiteurs souhaitant découvrir les différentes opportunités qui s’offrent à eux dans les domaines de l’enseignement, de la formation et de l’emploi. L’événement offre également aux visiteurs l’occasion de rencontrer directement des experts et des professionnels, de découvrir les programmes de formation disponibles, ainsi que les offres d’emploi et de stages proposées par les institutions et organismes participants. Le programme comprend également des ateliers pratiques et des conférences animés par des spécialistes dans plusieurs domaines, ainsi que des expériences dans le travail indépendant, outre la présentation des métiers d’avenir et l’accompagnement de la transformation numérique accélérée du marché du travail. À noter que toutes les activités du Salon « Khotwa » sont gratuites et ouvertes au public, conformément au principe d’égalité des chances et dans le souci de permettre aux jeunes Algériens de bénéficier des opportunités d’orientation et de formation et de construire leur avenir professionnel avec confiance et en connaissance de cause.
L. Z.

UN HOMMAGE DE LA NATION A ÉTÉ RENDU, HIER À ALGER, AU DÉFUNT BOUALEM BOUALEM : L’Algérie perd un homme d’État

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La dépouille du défunt Boualem Boualem, le directeur de Cabinet de la présidence de la République, est arrivée hier à Alger. Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, de hauts responsables de l’État et des membres de la famille du défunt, se sont recueillis devant la dépouille du défunt déposée au salon d’honneur de l’aéroport international Houari-Boumediene. Le président Tebboune a ainsi rendu un dernier hommage au défunt et récité la Fatiha du Saint Coran devant sa dépouille, avant de présenter ses condoléances à sa famille. Pour leur part, les hauts responsables de l’État présents sur les lieux se sont également recueillis devant la dépouille du défunt.

Le défunt Boualem Boualem, décédé lundi dernier dans un hôpital à Genève des suites d’une longue maladie, était un homme d’État qui a consacré sa vie au service de la patrie. Son nom est associé à des étapes politiques cruciales qu’a connues le pays. Le défunt était reconnu pour son grand savoir-faire administratif et sa grande rigueur dans le traitement des grands dossiers nationaux, ainsi que pour son dévouement dans l’accomplissement de ses missions nationales avec sagesse, réalisme et excellence tout au long de son parcours marqué par l’intégrité, la réserve et le souci constant de l’intérêt supérieur de la Nation. Ce qui lui a valu le respect et l’estime de tous ceux qui ont travaillé avec lui dans les différentes responsabilités qu’il a exercées.

« L’homme de loi qui a servi l’État et la patrie »

En hommage au défunt Boualem Boualem qui a servi avec dévouement la première institution de l’État, la présidence de la République écrit sur son compte des réseaux sociaux : « Nous faisons nos adieux, avec sa disparition, à un homme patriote authentique et à un haut cadre parmi les hommes de l’État. Il fut, dans tous les postes de responsabilité et les missions qu’il a assumés, un modèle d’engagement, gardien de la confiance, fidèle à sa patrie et à son travail. De la quintessence de son parcours professionnel en tant que juge, et connaisseur avisé du domaine juridique et judiciaire, et de sa pratique et sa sagesse dans la gestion, il a puisé l’autorité et la considération, entouré d’affection et de respect alors qu’il bénéficiait de la confiance du président de la République, en tant que conseiller pour les affaires juridiques et judiciaires, puis directeur de cabinet de la présidence de la République, où il a témoigné du plus haut degré de dévouement dans l’accomplissement des hautes missions qui lui étaient confiées, avec une vigilance extrême et une grande rigueur. » Le message conclut : « Nous perdons avec son départ un responsable compétent, un patriote jaloux, et un être humain remarquable, charismatique, cher et précieux alors qu’il a rendu l’âme. »

Un parcours riche au service du pays

Le regretté, qui était magistrat et juriste, a gravi les échelons de plusieurs responsabilités administratives et institutionnelles au sein de l’État. La dernière en date étant sa nomination par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en tant que directeur de Cabinet de la présidence de la République le 2 janvier 2024, après avoir dirigé le cabinet par intérim l’année précédente. Tout au long des années passées dans ses responsabilités, le défunt a fait preuve d’une personnalité modérée et d’une vision profonde, ayant débuté sa carrière dans le corps de la magistrature au tribunal d’Oran en 1982 puis en tant que conseiller à la Cour suprême. Comme il fut également élu membre du Conseil de la nation pour la wilaya de Tiaret. En 2016, il a été nommé à la tête de l’Organe national de prévention et de lutte contre les infractions liées aux technologies de l’information et de la communication et, en 2020, le président de la République l’a nommé conseiller chargé des affaires juridiques et judiciaires. Puis, et en 2023, il était nommé conseiller chargé des affaires juridiques et judiciaires, des relations avec les institutions, des enquêtes et de l’habilitation. Le défunt était reconnu pour sa maîtrise des missions dont il avait la charge et sa présence était liée à des étapes marquantes de l’action politique et administrative, mettant son expertise et son expérience au service des débats et des rencontres auxquels il participait, laissant derrière lui un riche héritage et un grand parcours de don et de sacrifice au service de la patrie.

F. G.

AUTEURS DES INCENDIES VOLONTAIRES, DE TRAHISON ET D’ACTES D’ENLÈVEMENT DE MINEURSLe projet de loi exclut les circonstances atténuantes

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Le projet de loi prévoit l’instauration de la peine de mort contre, outre les ravisseurs d’enfants mineurs, « les auteurs de crimes d’incendie volontaire de forêts et de champs, de destruction volontaire de biens publics et privés commis au profit de parties étrangères pour trahison, d’intelligence ou du crime organisé, ainsi qu’à l’encontre de quiconque tente de porter atteinte à la sécurité, à l’ordre public, à l’unité nationale ou à la stabilité économique et environnementale ».
Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Lotfi Boudjemaâ, a indiqué hier que le projet de loi modifiant et complétant l’ordonnance n°66-156 du 8 juin 1966 portant Code pénal prévoit des sanctions à l’encontre de toute personne qui finance, incite ou participe à des actes ou crimes d’incendie ainsi qu’à des atteintes graves aux enfants, par quelque moyen que ce soit, y compris à travers les plateformes de réseaux sociaux.
Lors d’une séance plénière au Conseil de la nation consacrée à l’examen du texte, présidée par Azzouz Nasri, en présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Nadjiba Djilali, le ministre de la Justice a relevé que ces actes sont, dans de nombreux cas, commis sous l’instigation de parties étrangères, ce qui constitue, selon lui, une forme de trahison et d’atteinte à l’intégrité du territoire national. « Le projet prévoit dès lors des sanctions contre toute personne qui finance, incite ou participe à ces actes par quelque moyen que ce soit, y compris à travers les réseaux sociaux », a-t-il souligné, précisant que le projet de loi traduit « la volonté politique ferme des hautes autorités du pays » de lutter contre les formes de criminalité grave qui ont connu une propagation ces dernières années.
Parmi les principales mesures proposées figure l’extension de la peine capitale à certaines formes particulièrement graves d’incendie volontaire.
Le texte prévoit ainsi la peine de mort pour les auteurs d’incendies volontaires de forêts et de champs, ainsi que pour les actes de destruction volontaire de biens publics ou privés commis au profit de parties étrangères dans le cadre de faits de trahison, de collaboration avec l’étranger ou de criminalité organisée. Le dispositif prévoit également la peine capitale pour certains actes visant la sécurité et l’ordre publics, l’unité nationale ou encore la stabilité économique et environnementale, dans les conditions définies par le texte.
Le ministre de la Justice a expliqué que les enquêtes judiciaires et sécuritaires menées ces dernières années avaient fait apparaître une évolution « grave et préoccupante » des modes opératoires utilisés dans les incendies, notamment ceux touchant les espaces forestiers et entraînants de lourdes conséquences humaines, économiques et environnementales. L’extension de la peine de mort ne constitue toutefois pas une nouveauté absolue dans le Code pénal algérien.
Cette peine est déjà prévue depuis 1966 pour certaines infractions graves, notamment lorsque l’incendie provoque la mort, ainsi que dans certains cas d’enlèvement d’enfants. Le nouveau texte élargit ainsi son champ d’application à d’autres situations précisément définies par la loi.

Une protection renforcée des enfants
L’autre volet majeur du projet concerne la protection pénale de l’enfant. Le texte prévoit la peine de mort à l’encontre des auteurs d’enlèvement d’enfants dans les cas prévus par la loi, avec une aggravation lorsque les faits sont accompagnés de torture, d’agression sexuelle ou de sévices. Selon les explications du ministre, cette disposition vise à apporter une réponse pénale plus ferme face à la recrudescence des crimes portant atteinte à l’intégrité et à la sécurité des enfants.
Le projet fait ainsi passer, dans les cas concernés, la peine de la réclusion criminelle à perpétuité à la peine capitale. Autre disposition importante soulignée par Boudjemaâ : les personnes condamnées pour les actes visés par le projet, notamment ceux liés aux incendies ou aux atteintes graves aux enfants, ne pourront pas bénéficier des circonstances atténuantes prévues par le Code pénal.
Le ministre a ainsi présenté ces modifications comme un renforcement de l’arsenal juridique national face aux crimes considérés comme particulièrement graves, avec l’objectif affiché de renforcer la protection des personnes, des biens et des intérêts fondamentaux de la société.
Sarah O.

7 OCTOBRE :  Les trois années qui ont bouleversé la Palestine

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Trois ans après le 7 octobre 2023, la Palestine reste confrontée aux conséquences d’une séquence qui a profondément bouleversé la région.
À Ghaza, les destructions massives, les déplacements forcés et la crise humanitaire ont profondément marqué la population, tandis que la Cisjordanie occupée connaît une intensification des incursions, des arrestations, des démolitions et des violences commises par les forces d’occupation et les colons.
Le troisième anniversaire du 7 octobre intervient alors qu’un cessez-le-feu est en vigueur dans la bande de Ghaza depuis octobre 2025, mais dans un contexte toujours extrêmement fragile. Les violations se poursuivent, tandis que des centaines de milliers de Palestiniens restent confrontés aux conséquences directes de la guerre et à l’effondrement d’une grande partie des infrastructures essentielles.
Au-delà du bilan humain et matériel, ces trois années ont également profondément modifié la question palestinienne sur les plans diplomatique et judiciaire. La reconnaissance internationale de l’État de Palestine s’est élargie, tandis que les institutions internationales ont engagé des procédures et rendu plusieurs décisions majeures concernant l’occupation, la colonisation et les événements survenus dans les territoires palestiniens.

Une enclave profondément dévastée
À Ghaza, l’ampleur des destructions constitue l’un des principaux marqueurs de ces trois années de guerre. Les infrastructures civiles, les établissements éducatifs, les réseaux d’eau et d’assainissement, les structures de santé ainsi que les logements ont été lourdement touchés.
Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre 2025, les autorités sanitaires de l’enclave font état de plus de 1.400 Palestiniens martyrisés et de plus de 5.000 blessés. Malgré l’arrêt d’une partie des opérations militaires de grande ampleur, des tirs, frappes et autres violations continuent d’être signalés dans différentes zones de la bande. Le directeur général du bureau des médias du gouvernement à Ghaza, Ismaïl Al-Thawabta, a fait état de plus de 5.300 violations du cessez-le-feu documentées au cours de sa première année.
Selon les données communiquées, ces violations auraient fait 1.460 martyrs et 5.116 blessés, tandis que 200 Palestiniens auraient été arrêtés. Ces chiffres s’inscrivent dans un contexte humanitaire particulièrement difficile. Plus de 1,5 million de personnes vivent encore dans des tentes ou des installations provisoires.
Une partie importante de ces abris serait désormais impropre à l’usage, notamment en raison de leur dégradation et de l’exposition aux conditions climatiques. À l’occasion de ce troisième anniversaire, la situation des déplacés demeure l’un des principaux défis humanitaires. À l’approche de la saison des pluies, des centaines de sites sont menacés par les inondations, alors que de nombreuses familles vivent dans des zones dépourvues d’infrastructures adaptées.
D’autres ont trouvé refuge dans des bâtiments endommagés présentant des fissures importantes et susceptibles de s’effondrer.
La reconstruction apparaît ainsi comme un chantier immense. Elle ne concerne pas uniquement les logements détruits, mais l’ensemble des infrastructures nécessaires au fonctionnement de l’enclave et au retour à une vie normale.

Éducation, santé et économie lourdement affectées
Le secteur de l’éducation illustre à lui seul l’ampleur des dégâts. Plus de 90% des infrastructures scolaires et universitaires de Ghaza auraient été détruites ou endommagées, alors que plus d’un millier d’enseignants ont été martyrisés. Cette situation compromet durablement la scolarité d’une génération entière d’enfants et d’étudiants palestiniens. Au-delà de la destruction physique des établissements, les déplacements répétés, les conditions de vie précaires et les conséquences psychologiques de la guerre rendent particulièrement difficile la reprise d’un enseignement régulier. Les conséquences économiques sont également considérables. Le secteur de la pêche, qui constituait une source de revenus importante pour de nombreuses familles, a subi de lourdes pertes. Des centaines d’embarcations et d’installations ont été détruites, tandis que les restrictions imposées aux pêcheurs continuent de limiter leur activité. L’accès à l’eau, aux soins, à l’électricité et aux services d’assainissement demeure lui aussi problématique. Dans plusieurs secteurs, les populations dépendent largement de l’aide humanitaire pour satisfaire leurs besoins essentiels. Or, cette aide reste insuffisante au regard des besoins. Selon les données citées par le bureau des médias du gouvernement à Ghaza, seulement 74.283 camions d’aide seraient entrés dans l’enclave sur les 214.800 prévus, soit moins de 35% du volume attendu.
Les restrictions concernent également les matériaux nécessaires à la reconstruction et à l’installation d’abris. Des équipements aussi courants que des sanitaires, des bâches, des sacs de couchage, des jouets ou certains équipements médicaux font l’objet de restrictions d’entrée, certains étant considérés comme relevant de la catégorie des produits à « double usage ». Le Norwegian Refugee Council a, de son côté, alerté sur le rythme très limité d’acheminement des matériaux destinés aux abris, alors que des centaines de chargements restent dans l’attente d’une autorisation.

En Cisjordanie occupée, une pression croissante sur les Palestiniens
La séquence ouverte le 7 octobre ne s’est pas limitée à Ghaza. En Cisjordanie occupée, les violences et les restrictions se sont également intensifiées au cours des trois dernières années. Les incursions des forces d’occupation, les arrestations, les barrages, les démolitions et les agressions commises par les colons constituent désormais une réalité quotidienne pour de nombreuses communautés palestiniennes. Plus de 1.600 attaques ayant provoqué des victimes ou des dégâts matériels auraient été recensées entre janvier et août 2026, touchant 275 communautés palestiniennes. Ces violences s’accompagnent de restrictions d’accès aux terres agricoles, de limitations de déplacement et de démolitions, accentuant la pression exercée sur les populations. La situation est particulièrement préoccupante à El-Khalil, dans les zones de Masafer Yatta, ainsi que dans plusieurs secteurs de Naplouse et de Ramallah. Des familles palestiniennes se retrouvent contraintes de quitter leurs habitations à la suite d’agressions répétées, de démolitions ou de restrictions qui rendent leur présence de plus en plus difficile. À El-Qods occupée, les tensions autour de la mosquée El-Aqsa demeurent également fortes. Les incursions et les mesures visant à renforcer les restrictions autour des lieux saints alimentent régulièrement les tensions.

La question palestinienne revient sur le devant de la scène mondiale
Parallèlement aux événements sur le terrain, les trois années écoulées depuis le 7 octobre ont été marquées par une évolution importante de la position de plusieurs acteurs internationaux à l’égard de la question palestinienne.
En mai 2024, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution soutenant la candidature de la Palestine à la qualité de membre à part entière de l’ONU. Cette évolution est intervenue dans un contexte de multiplication des reconnaissances internationales de l’État de Palestine. Sur le plan judiciaire, l’année 2024 a également constitué un tournant. En juillet, la Cour internationale de Justice a rendu un avis consultatif considérant comme illégale la présence israélienne dans les territoires palestiniens occupés et soulignant les conséquences des politiques d’annexion, de colonisation et d’entrave à l’exercice du droit du peuple palestinien à l’autodétermination.
Quelques mois plus tard, en novembre 2024, la Cour pénale internationale a délivré des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant, dans le cadre de son enquête sur la situation dans les territoires palestiniens et sur des accusations de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité à Ghaza.

Trois ans de bataille autour du récit
Le troisième anniversaire du 7 octobre est également l’occasion de mesurer l’importance prise par la bataille autour du récit et de la mémoire. Depuis les premières heures de la guerre, deux lectures principales s’opposent. La première présente le 7 octobre comme le point de départ de la séquence actuelle. La seconde considère cet événement comme une étape d’une histoire beaucoup plus ancienne, marquée par la Nakba de 1948, l’occupation de 1967, la colonisation, les déplacements forcés et le blocus imposé à Ghaza depuis 2007. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avait déclaré, au début de la guerre, que les attaques du 7 octobre « n’étaient pas arrivées dans le vide », tout en rappelant que les griefs palestiniens ne pouvaient justifier les attaques contre les civils.
Trois ans plus tard, la question du contexte historique demeure au cœur des débats. La documentation des destructions, des déplacements et des violations constitue désormais un enjeu majeur pour la mémoire collective palestinienne, mais également pour les procédures judiciaires engagées au niveau international.

Le bilan humain qui confirme le génocide
Trois ans après le 7 octobre 2023, le bilan palestinien dépasse donc largement la seule dimension militaire. À Ghaza, les destructions ont profondément transformé le territoire et les conditions de vie de sa population. Des centaines de milliers de familles restent déplacées, tandis que les infrastructures essentielles doivent être reconstruites.
En Cisjordanie occupée, les violences, la colonisation, les démolitions et les restrictions de circulation continuent de peser sur la population palestinienne et de fragiliser davantage la perspective d’un territoire palestinien viable. Sur le plan international, la question palestinienne a parallèlement enregistré des avancées diplomatiques et judiciaires importantes. La reconnaissance accrue de l’État de Palestine, les démarches devant les juridictions internationales et les avis rendus par la Cour internationale de Justice témoignent d’une internationalisation croissante du dossier. Mais ce contraste demeure frappant : alors que la cause palestinienne bénéficie d’une visibilité accrue dans les enceintes internationales, les réalités sur le terrain continuent de peser lourdement sur la population. En ce 7 octobre 2026, trois ans après le déclenchement de la guerre, les principaux défis restent donc entiers : garantir la protection des civils, assurer l’accès humanitaire, permettre le retour et la reconstruction, mettre fin aux déplacements forcés et à la colonisation, préserver les lieux saints et garantir le droit du peuple palestinien à l’autodétermination. La fin des opérations militaires ne suffirait ainsi pas à clore la crise.
La reconstruction de Ghaza, le retour des déplacés, la restauration des infrastructures, la levée des restrictions et la résolution de la question de l’occupation constituent autant de dossiers qui s’inscrivent désormais dans une perspective de longue durée. Trois années après le 7 octobre, la Palestine reste ainsi au cœur d’une crise à la fois humanitaire, politique, diplomatique et judiciaire, dont les conséquences continueront de marquer durablement la région.
M. Seghilani 

NAPEC 2026 : Intense activité de Mohamed Arkab

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Les travaux de la 14e édition du Salon et Congrès africain et méditerranéen de l’énergie et de l’hydrogène (NAPEC-2026) prennent fin aujourd’hui au Centre des conventions Mohamed-Benahmed d’Oran.
Cet événement a donné l’opportunité au ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, de tenir, lundi à Oran, une série de rencontres bilatérales avec des dirigeants et représentants de plusieurs grandes compagnies mondiales activant dans le secteur des hydrocarbures. Il a, ainsi, la directrice générale de la compagnie thaïlandaise « PTT Exploration and Production » (PTTEP), Mme Kanitta Sartwatayu, pour examiner les moyens de renforcer et d’élargir les relations de coopération et de partenariat entre le groupe Sonatrach et la compagnie dans le domaine des hydrocarbures. Les deux parties ont passé en revue l’état de la coopération existante entre les deux entreprises, notamment dans le cadre de l’exploitation et du développement du champ de Hassi Bir Rekaiz dans le bassin de Berkine, ainsi que les perspectives d’élargissement de ce partenariat à de nouveaux projets, particulièrement dans l’exploration et la production. Mohamed Arkab s’est entretenu également avec le directeur général du groupe omanais « OQ », Mahmoud Al-Hashmi, sur les perspectives de développement de la coopération entre Sonatrach et le groupe « OQ » dans plusieurs segments, notamment l’exploration et la production d’hydrocarbures, la pétrochimie, le développement de l’industrie du gaz naturel liquéfié (GNL), ainsi que l’échange d’expertises et de technologies dans les domaines d’intérêt commun. Il a reçu une délégation de la compagnie omanaise « Petrogas », conduite par un cadre dirigeant de l’entreprise, Fahad Al-Rashdi. La rencontre a été l’occasion d’aborder le renforcement de la coopération entre cette compagnie et Sonatrach, particulièrement après la signature d’un mémorandum d’entente en mai dernier. Dans la même journée et à la même occasion, Mohamed Arkab s’est entretenu avec le directeur général et président-directeur général de la compagnie américaine « Occidental Petroleum » (Oxy) en Algérie et président de la Chambre de commerce américaine en Algérie, M. Warren Murdoch.  Les discussions ont porté sur les opportunités de renforcement de la coopération dans les domaines de l’exploration et de la production d’hydrocarbures, du développement des gisements, de la production et du transport de gaz naturel et de GNL, ainsi que de la pétrochimie, outre la valorisation des ressources nationales et le transfert de technologies et d’expertises modernes. Enfin, Mohamed Arkab s’est entretenu avec l’ambassadeur du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord en Algérie, James Robert Stephen Downer, accompagné d’un représentant de la société britannique « Clarke Energy ». Les échanges ont porté sur le renforcement de la coopération et du partenariat entre l’Algérie et le Royaume-Uni dans le secteur des hydrocarbures et de l’industrie pétrogazière, notamment en matière de prospection, d’exploration, de développement et d’exploitation des champs gaziers, ainsi que sur les opportunités d’investissement le long de la chaîne de valeur et le développement des industries pétrolières et gazières.  Ces entretiens se sont déroulés en présence du président-directeur général du groupe Sonatrach, Nour Eddine Daoudi, du président de l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT), Abdelkader Cherfaoui, du président de l’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH), Amine Remini, ainsi que de plusieurs cadres du secteur.

L’Algérie mise sur l’hydrogène vert
Lundi, dans son allocution prononcée à l’ouverture du NAPEC 2026, le ministre de l’Energie et des Energies renouvelables, Mourad Adjal, a affirmé que l’Algérie misait sur le développement de l’hydrogène renouvelable et la mise en place d’une chaîne de valeur nationale intégrée dans ce domaine, afin de renforcer ses capacités industrielles et technologiques et d’accompagner sa transition vers un système énergétique plus durable. Il a expliqué que le développement de la filière hydrogène nécessite d’investir dans l’ensemble de ses maillons, depuis la production d’énergie et la fabrication des équipements jusqu’à l’électrolyse, la production, le stockage et le transport de l’hydrogène. M’hamed Rebah
 

17 entreprises américaines présentes à Oran
Un communiqué de l’ambassade des Etats-Unis en Algérie fait savoir que 17 entreprises américaines ont pris part à la 14e édition du NAPEC. Elles couvrent l’ensemble de la chaîne de valeur énergétique en Algérie, notamment les services et le forage en amont, la complétion et la production, le contrôle des procédés, les turbomachines et la production d’électricité, l’ingénierie et la gestion de projets, ainsi que les technologies numériques, précise la même source qui indique ces entreprises mettent à la disposition du secteur des technologies de pointe, une expertise spécialisée et plusieurs décennies d’expérience dans le secteur énergétique à l’échelle mondiale. Le communiqué de l’ambassade américaine note que les opérateurs américains veulent sceller des partenariats avec des entreprises algériennes, proposant de leur apporter de l’expertise et de l’innovation technologiques dans le domaine des énergies fossiles et renouvelables. Il rappelle que « les échanges commerciaux entre les États-Unis et l’Algérie s’étendent également au-delà des activités énergétiques traditionnelles. Les entreprises américaines sont de plus en plus présentes dans des secteurs tels que l’industrie pharmaceutique, les télécommunications, les ressources en eau, les technologies, la défense, l’aviation et l’agriculture, créant ainsi de nouvelles possibilités en matière de commerce, de transfert de technologies et de prospérité partagée entre l’Algérie et les États-Unis ».
M. R.

AVEC UNE CONTRIBUTION ACTIVE DE L’ALGÉRIE : Le CDH adopte une résolution sur l’IA et les droits de l’homme

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Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies a adopté, hier à Genève, dans le cadre des travaux de sa 63e session, la résolution intitulée « Répercussions de l’intelligence artificielle sur la promotion et la protection des droits de l’homme », présentée par un groupe interrégional comprenant l’Algérie, le Bangladesh, l’Egypte, l’Autriche, la Grèce, le Népal, le Guyana et le Koweït.
La résolution a été saluée par les délégations participant aux consultations ainsi que par les organisations de la société civile, au vu du contexte et de la pertinence de son sujet. En tant que membre du groupe noyau, l’Algérie a joué un rôle actif dans l’élaboration du projet de résolution et les négociations à son sujet jusqu’à son adoption. L’adoption de cette résolution intervient dans un contexte mondial caractérisé par l’intensification des débats et des revendications en faveur de l’établissement d’une gouvernance de l’IA à laquelle participeraient tous les États. La résolution tient compte des priorités des pays en développement, à leur tête la réduction du fossé technologique, notamment dans le domaine de l’IA, le renforcement de la coopération internationale et le transfert d’expertises et de technologies, ainsi que des répercussions de l’intelligence artificielle sur l’avenir du travail, le droit au développement et d’autres questions. La résolution souligne la nécessité pour la conception, le développement, le déploiement et l’utilisation de l’intelligence artificielle d’être conformes au droit international, y compris le droit international des droits de l’homme.
Le texte insiste également sur la nécessité pour la gouvernance de l’IA de s’inspirer des principes de la Charte de l’ONU, notamment la coopération internationale, l’égalité souveraine et la non-discrimination. La résolution appelle aussi à tenir compte de la diversité des contextes nationaux, des capacités et des niveaux de développement, et à élargir la participation de tous les États, en particulier les pays en développement, aux débats sur la gouvernance de l’intelligence artificielle, tout en encourageant l’adoption d’approches garantissant la dignité humaine, la transparence, la responsabilité et un contrôle humain effectif de l’IA.
F. B.

DÉTÉRIORATION DE L’ÉTAT DE SANTÉ DES PRISONNIERS SAHRAOUIS : Brahim Ghali appelle Guterres à intervenir en urgence

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Le président sahraoui et secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali, a appelé le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, à intervenir « en urgence » face à la situation des neuf prisonniers civils sahraouis en grève de la faim illimitée depuis le 23 septembre dans plusieurs établissements pénitentiaires marocains.
Dans une lettre adressée au chef de l’ONU et rendue publique par l’agence de presse sahraouie SPS, Brahim Ghali a appelé les Nations unies et la communauté internationale à « assumer leurs responsabilités » et à agir sans délai pour obtenir la libération des prisonniers civils sahraouis, notamment ceux du groupe de Gdeïm Izik. Ces détenus sont présentés par les autorités sahraouies comme ayant été emprisonnés en lien avec leurs revendications en faveur de l’application des résolutions des Nations unies et du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance. Les neuf prisonniers ont entamé leur grève de la faim le 23 septembre dans les prisons d’Aït Melloul 2, de Tiflet 2 et de Kénitra. Selon la lettre de Brahim Ghali, leur mouvement vise notamment à protester contre leurs conditions de détention, les restrictions concernant les visites et les communications avec leurs familles, ainsi que ce qu’ils considèrent comme le non-respect de garanties prévues par le droit international et de recommandations émanant de mécanismes onusiens. Le président sahraoui dénonce également la dispersion des grévistes, alors que leur regroupement et leur rapprochement de leurs familles dans le Sahara occidental occupé figurent parmi leurs principales revendications. Il fait aussi état, selon les informations communiquées à son entourage, de mesures d’isolement, de mauvais traitements et de violences qui auraient accompagné certains transferts. Les cas de Mohamed Bani et de Hassan Eddah sont notamment cités en raison de la dégradation de leur état de santé.

Le cas Boutenguiza suscite de nouvelles inquiétudes
La situation de Mohamed Bachir Boutenguiza illustre la gravité des inquiétudes exprimées autour de cette grève de la faim. La Ligue pour la protection des prisonniers sahraouis dans les prisons marocaines (LPPS) a alerté lundi sur la dégradation alarmante de son état de santé. Selon un communiqué de la Ligue, transmis par la famille du détenu à l’issue d’une première visite hebdomadaire, le prisonnier se trouverait dans un état physique « extrêmement grave ».
Il aurait été transporté à bout de bras jusqu’au parloir et serait désormais incapable de se tenir debout en raison d’une forte baisse de sa tension, que la famille attribue au jeûne prolongé. Il aurait également des difficultés à s’asseoir en raison de complications hémorroïdaires accompagnées de saignements. Sa capacité à parler se serait, elle aussi, fortement dégradée. La famille aurait ainsi pu obtenir, lors de cette visite, des informations sur le sort et le lieu de détention de Mohamed Bachir Boutenguiza, qui étaient restés incertains depuis le début de sa grève de la faim. D’après les témoignages rapportés par la LPPS, le détenu aurait également fait état de provocations, de mauvais traitements ainsi que de violences verbales et physiques qu’il attribue au directeur de l’établissement pénitentiaire. Il aurait en outre été menacé de violences s’il ne mettait pas fin à son mouvement de protestation. Ces allégations sont rapportées par la LPPS et n’ont pas fait l’objet, dans les sources consultées, d’une vérification indépendante. La question de la prise en charge médicale est également au cœur des préoccupations. La SPS avait déjà rapporté, le 24 septembre, que Mohamed Bachir Boutenguiza souffrait depuis plusieurs années de complications hémorroïdaires accompagnées de saignements et que sa famille dénonçait une prise en charge médicale insuffisante.

Pour un écho international
Face à cette situation, la LPPS a appelé à une intervention médicale urgente pour Mohamed Bachir Boutenguiza et demandé aux instances internationales de défense des droits humains d’intervenir auprès des autorités marocaines afin de garantir l’intégrité physique et psychologique des prisonniers sahraouis. De son côté, Brahim Ghali demande à Antonio Guterres et à la communauté internationale d’agir rapidement en faveur des prisonniers sahraouis, notamment ceux du groupe de Gdeïm Izik.
Son appel intervient alors que plusieurs organisations sahraouies et de défense des droits humains font état d’inquiétudes croissantes concernant les conditions de détention, l’accès aux soins, les communications avec les familles et le sort des neuf grévistes de la faim. 
Les informations disponibles font toutefois état de versions principalement relayées par les familles des détenus et des organisations sahraouies. Le CODESA a notamment appelé à un accès direct des mécanismes internationaux, dont le Comité international de la Croix-Rouge, afin de permettre une vérification indépendante de l’état de santé des prisonniers et de leurs conditions de détention.
M. Seghilani

AVIS D’UN EXPERT AMÉRICAIN : Le projet marocain de gazoduc est irréalisable

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L’avis de l’expert et analyste américain spécialiste des questions pétrolières et gazières en Afrique du Nord, Geoff D.
Porter, exprimé dans une publication sur son compte sur la plateforme « X », est plus que péremptoire : le projet de gazoduc Afrique-Atlantique auquel aspire le Maroc « ne sera jamais réalisé ». Et il explique pourquoi : le modèle économique porté par la proposition marocaine de projet de gazoduc Afrique-Atlantique, visant à relier le Nigeria à la façade atlantique jusqu’au Maroc, « ne garantit ni la rentabilité du projet ni un retour sur investissement », soulignant que ce projet « ne sera jamais réalisé ». Il précise que » le nombre élevé de pays qui seront traversés par le gazoduc (11 pays) constituait l’un des facteurs qui compromettent ce projet », notamment au regard, « de la problématique économique liée au prélèvement par chacun des onze pays de transit de 5% du gaz acheminé, en guise de redevance », ce qui, selon lui, « remet fondamentalement en question le projet ». Il a estimé que la multiplicité des accords de paiement de droits de transit en nature « repousse tout retour sur investissements au-delà de l’horizon de n’importe quel investisseur ». « Les pays produisent du gaz pour le vendre et les projets de gazoducs ont besoin de clients qui s’acquittent de redevances en contrepartie de l’utilisation des infrastructures, pour récupérer leurs investissements », a-t-il expliqué, soulignant que « le projet de gazoduc Afrique-Atlantique ne réunit pas les conditions économiques suffisantes pour atteindre cet objectif. »
Pour Geoff D. Porter, qui sait de quoi il parle, le projet passe à côté de deux points fondamentaux : « permettre aux pays producteurs de vendre leur gaz pour en tirer des recettes et assurer des revenus suffisants pour garantir un retour sur investissement », a-t-il poursuivi. L’expert américain rappelle l’évocation de ce projet par le président Abdelmadjid Tebboune, lors de sa dernière entrevue avec des représentants de la presse nationale. Il fait observer que la position exprimée par le président de la République est que l’équation économique liée à ce gazoduc « n’a aucun sens », au regard du volume de gaz qui serait prélevé par chaque pays par rapport aux revenus attendus du projet. On sait que le projet de gazoduc transsaharien (TSGP, Trans-Saharan Gas Pipeline) reliant le Nigeria, le Niger et l’Algérie, d’une capacité de transport prévisionnelle comprise entre 20 et 30 milliards de m3 de gaz par an sur près de 4.000 km, est entré, depuis juin dernier, dans sa phase de concrétisation, avec le lancement des travaux sur le tronçon algérien dans la région d’Aoulef, en juin dernier, tandis que les relevés topographiques sur le tronçon nigérien devraient débuter au cours de ce mois d’octobre. En outre, avantage supplémentaire, le projet de gazoduc transsaharien ne se limite pas au transport de gaz naturel, il contribue à l’’intégration énergétique et économique en Afrique, à travers l’ouverture d’un nouvel accès aux ressources gazières nigérianes et le renforcement du rôle du Niger en tant que pays de transit, tout en consolidant la position de l’Algérie en tant que pôle énergétique reliant les ressources du continent aux marchés internationaux, notamment européens. Les institutions et organisations internationales et régionales spécialisées ne s’y sont pas trompées en s’accordant sur l’importance du TSGP, considéré comme un projet structurant à même de renforcer la position du continent en tant qu’acteur central dans l’équilibre du marché mondial et de constituer un corridor énergétique majeur au service de la sécurité énergétique, de l’intégration économique régionale et de la coopération continentale. Pour rappel, le TSGP s’étendra des zones de production de gaz au Nigeria, en passant par le Niger, jusqu’à Hassi R’Mel, considéré comme l’un des principaux centres gaziers d’Algérie. Il sera raccordé au réseau national de transport ainsi qu’aux infrastructures existantes d’exportation vers les marchés internationaux, notamment européens. Le projet est développé en partenariat entre Sonatrach, la Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC) et la société nigérienne Sonidep.
M. R.

ÉDUCATION : Le calendrier des examens et des vacances fixé

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Le ministère de l’Éducation nationale a fixé le calendrier des examens et des vacances scolaires au titre de l’année scolaire 2026-2027, précisant les dates des évaluations pour les différents cycles d’enseignement ainsi que celles des congés scolaires.
Pour le cycle primaire, les examens du premier trimestre sont prévus du 6 au 10 décembre 2026. Ceux du deuxième trimestre se dérouleront du 2 au 8 mars 2027, tandis que les examens du troisième trimestre auront lieu du 23 au 27 mai 2027. Concernant le cycle moyen, les examens du premier trimestre sont également fixés du 6 au 10 décembre 2026. Les épreuves du deuxième trimestre auront lieu du 2 au 8 mars 2027, alors que celles du troisième trimestre sont programmées du 23 au 27 mai 2027. Pour les élèves de quatrième année moyenne, les examens du troisième trimestre se dérouleront du 9 au 11 mai 2027. Au niveau de l’enseignement secondaire, les élèves de première et deuxième années passeront les examens du premier trimestre du 6 au 10 décembre 2026, ceux du deuxième trimestre du 2 au 8 mars 2027 et ceux du troisième trimestre du 23 au 27 mai 2027. Pour les élèves de terminale, les examens du troisième trimestre sont programmés du 9 au 13 mai 2027.

Les vacances d’automne à partir du 27 octobre
Le calendrier fixe également les différentes périodes de vacances scolaires. Les vacances d’automne s’étaleront du mardi 27 octobre au lundi 2 novembre 2026, tandis que les vacances d’hiver sont prévues du jeudi 17 décembre 2026 au dimanche 3 janvier 2027. Les vacances de printemps débuteront le jeudi 18 mars 2027 et prendront fin le dimanche 4 avril 2027. Quant aux vacances d’été, elles commenceront à l’issue des examens du troisième trimestre et des examens de rattrapage, ainsi que de leur correction collective. S’agissant des vacances annuelles des personnels de l’Éducation nationale, elles débuteront le 8 juillet 2027 pour les enseignants dans l’ensemble des régions. Pour les personnels administratifs, le départ en congé est fixé au 22 juillet dans les première et deuxième régions, tandis que ceux relevant de la troisième région pourront partir en vacances à compter du 15 juillet 2027.
L. Zeggane 

ALGÉRIE-NIGER : La dorsale transsaharienne à fibre optique entre en exploitation

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L’Algérie et le Niger franchissent une nouvelle étape dans le renforcement de leur connectivité numérique. Le ministre de la Poste et des Télécommunications, Sid Ali Zerrouki, et son homologue nigérien, Hamani Kargné, ont présidé hier, à Assamaka, à la frontière entre les deux pays, la cérémonie officielle de lancement de l’exploitation de la dorsale transsaharienne à fibre optique reliant l’Algérie au Niger. Cette infrastructure, réalisée grâce à une collaboration entre les compétences techniques d’Algérie Télécom et de Niger Télécom, relie In Guezzam, côté algérien, à la région d’Arlit-Agadez au Niger. Elle offre dès sa mise en exploitation une capacité de transmission de 100 Gbps, avec des possibilités d’extension permettant d’augmenter progressivement le débit en fonction de l’évolution des besoins numériques.  Présent lors de la cérémonie, plusieurs responsables et représentants des organismes spécialisés des deux pays ont assisté au lancement de cette liaison, qui s’inscrit dans le cadre de la coopération algéro-nigérienne dans le secteur des télécommunications.
 
Un corridor numérique à portée régionale
Lors de son intervention, Sid Ali Zerrouki a souligné la portée stratégique de cette liaison, inscrite dans les travaux du Comité de liaison de la dorsale transsaharienne, qui regroupe l’Algérie, le Mali, le Niger, la Mauritanie, le Nigeria et le Tchad.  Le ministre a également rappelé que le projet s’inscrit dans la dynamique du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) et dans la volonté de renforcer les capacités africaines en matière de connectivité.  Selon Zerrouki, cette infrastructure doit contribuer à élargir l’accès à l’internet haut débit, accélérer la transformation numérique et faciliter les échanges économiques et commerciaux transfrontaliers. Elle doit également participer à la modernisation des services publics numériques et au renforcement de la souveraineté numérique des pays de la région. Le ministre a enfin souhaité que cette réalisation constitue un acquis durable pour la région, saluant le travail des cadres et ingénieurs des deux opérateurs ayant contribué à sa concrétisation.
A. N. 

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