samedi 12 septembre 2026
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RUPTURE DES RELATIONS DIPLOMATIQUES AVEC LES ÉMIRATS ARABES UNIS : L’Algérie coupe la tête du serpent

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Face à la multiplication des actes hostiles à son égard de la part d’un pays vassal, et un proxy aux mains des forces de déstabilisation, la patience de l’Algérie a des limites. Il était temps de couper les ponts. Bon débarras !

Contrairement aux Émiratis arabes unis qui agissent masqués dans leurs actions malveillantes, l’Algérie assume publiquement les décisions qui relèvent de sa politique étrangère. Le conseiller de Mohammed ben Zayed Al Nahyane, voix de son maître, nous a donné la preuve. Il a, dans une sortie-réponse à la décision de rupture diplomatique prise par l’Algérie, joué les innocents en invitant notre pays à en « fournir des preuves ». C’est comme exiger de l’Algérie des preuves superfétatoires alors que les actes hostiles des Émirats sont notoires. Ce ne sont pas seulement les Algériens qui documentent et attestent, avec des preuves matérielles irréfutables, les actes hostiles des Émirats. La télévision nationale a diffusé des échanges « Messenger » compromettants et impliquant directement les Émirats. Le documentaire révèle comment les agents ennemis tentent de recruter des taupes et de soudoyer des serviteurs parmi les Algériens en contrepartie d’offres financières colossales. Outre des rapports médiatiques élaborés sur la base d’enquêtes sécuritaires en Algérie, les médias étrangers, à l’exemple des récentes révélations de « Financial Times », en savent également quelque chose à propos du rôle de premier plan d’Abu-Dhabi, désigné comme une puissance de déstabilisation dans le monde entier. (Voir article détaillé en ouverture de la page 2).

Quant aux raisons derrière la rupture, il sera utile d’énumérer tous les méfaits qui ont présidé à cette décision somme toute souveraine. Des tentatives d’influencer le cours des élections présidentielles de 2019 jusqu’à la récente affaire de 228 kg de cocaïne saisis à Oran impliquant un réseau international – dans lequel figure une narcotrafiquante algérienne, influenceuse de son état – ayant des ramifications à Abu-Dhabi, en passant par le soutien franc et public à une organisation séparatiste et terroriste (le MAK), les Émirats ont joué toutes les cartes pour déstabiliser l’Algérie en cherchant à lui faire payer ses positions de principe en faveur des causes justes et son opposition farouche contre l’impérialisme et l’expansionnisme sioniste. Sur le plan régional, les ingérences manifestes des Émirats commencent sérieusement à peser sur la stabilité et la sécurité dans le Sahel, avec notamment l’entretien des foyers de tension.

En 2023, Abu-Dhabi a « investi » 15 millions d’euros au Maroc pour financer des campagnes d’intox contre l’Algérie et aussi pour envenimer ses relations avec ses voisins du Sahel. Dans cette série de reproches, il y a aussi le fait que les Emirats servent d’abri à tous les coupables de corruption et autres détournements de deniers publics qui ont fui la justice algérienne. Aujourd’hui encore, Abu-Dhabi assure le gîte et le couvert à tous les influenceurs candidats au dénigrement de leur pays, l’Algérie. Lorsqu’encore les recrues d’Abu-Dhabi ne soient pas employées comme des chevaux de Troie pour surveiller les faits et gestes de l’Algérie.

Bon débarras !

Devant la multiplication des actes hostiles, l’Algérie a, malgré tout, fait montre d’une grande retenue et d’un sens élevé des responsabilités. « Elle n’a cessé, dans un esprit de respect des principes qui régissent les relations entre États, d’appeler leur attention et de les mettre en garde contre les graves conséquences de leur comportement regrettable et injustifiable », note un communiqué du ministère des Affaires étrangères introduisant la décision de rupture.  « En dépit de ces nombreuses mises en garde, les Émirats arabes unis ont persisté dans leurs agissements qui ont malheureusement atteint les limites de ce qui est admissible ou tolérable dans le cadre de relations entre deux États souverains et ne sauraient rester sans réponse », précise le communiqué. « En conséquence, et après avoir épuisé toutes les voies permettant de préserver les relations bilatérales, le gouvernement algérien a pris, ce jour, la décision de procéder à la rupture des relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis », souligne le communiqué. « L’ambassadeur des Émirats arabes unis a été reçu ce jeudi 10 septembre 2026 au siège du ministère des Affaires étrangères, où cette décision lui a été formellement notifiée. Il lui a été signifié qu’un délai de 48 heures lui a été accordé pour se conformer à cette décision », conclut la même source.

L’espace aérien fermé

Conséquemment à cette décision, l’Algérie a décidé de fermer son espace aérien, à partir du vendredi 11 septembre 2026 à minuit, à l’ensemble des aéronefs civils et militaires immatriculés aux Émirats arabes unis, en provenance ou à destination de ce pays, selon un communiqué du ministère de la Défense nationale. « Suite à la rupture des relations diplomatiques entre l’Algérie et les Émirats arabes unis, l’Algérie a décidé de fermer son espace aérien, à partir du 11 septembre 2026 à 00:00, à l’ensemble des aéronefs civils et militaires immatriculés aux Émirats arabes unis, en provenance ou à destination de ce pays, à l’exception des vols commerciaux civils émiratis en provenance ou à destination de l’aéroport international Houari-Boumédiène d’Alger, qui seront maintenus jusqu’à la fin de l’année 2026, date de fin du contrat », précise la même source.

Farid Guellil

Manchester United vs Manchester City : le premier derby de la saison à Old Trafford

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Manchester United vs Manchester City : le premier derby de la saison à Old Trafford

Le derby de Manchester fait partie de ces matchs de Premier League où les statistiques et le classement passent vite au second plan. Et cette fois, l’affiche s’annonce particulièrement indécise : les deux équipes abordent ce début de saison en pleine reconstruction. Manchester United continue de renforcer son effectif et cherche encore son équilibre sous les ordres de Michael Carrick. Manchester City, de son côté, ouvre un nouveau chapitre après le départ de Pep Guardiola et l’arrivée d’Enzo Maresca, avec plusieurs joueurs clés à remplacer. Le 13 septembre, les deux voisins se retrouveront à Old Trafford pour décider une nouvelle fois de quelle couleur sera Manchester. Que peut-on attendre de ce derby ? Décryptage dans cet avis Melbet.

Un été en pleine reconstruction

City a dépensé plus de 400 millions de GBP cet été, battant au passage le record établi par Liverpool la saison dernière pour les dépenses d’un club de Premier League sur un seul mercato. Maresca a personnellement insisté pour recruter Enzo Fernández, Elliot Anderson et Ayyoub Bouaddi, avec l’idée de remodeler le milieu et la façon dont l’équipe construit ses possessions. Dans le même temps, plusieurs joueurs qui faisaient partie de l’ossature bâtie par Guardiola ces dernières saisons ont quitté le club, parmi lesquels Rodri, Savinho, Bernardo Silva, Tijjani Reijnders, James Trafford, Manuel Akanji et Nathan Aké. Perdre autant de cadres en défense et au milieu représente forcément un risque pour les Citizens. Pour l’instant, Maresca compense surtout ces départs par l’arrivée de nombreux nouveaux visages, mais les automatismes, eux, restent encore à construire.

United a opté pour un mercato plus ciblé et plus mesuré, avec environ 150 millions de GBP investis. Carlos Baleba, Andrey Santos, Youri Tielemans et l’expérimenté Karl Darlow sont venus renforcer le milieu et le poste de gardien. À l’inverse, Rasmus Højlund, Casemiro, Jadon Sancho et Radek Vítek, qui n’avait encore disputé aucun match avec l’équipe première, ont quitté le club. Le flanc gauche de la défense reste toutefois un vrai point faible, Luke Shaw étant désormais le seul latéral expérimenté à ce poste. Jusqu’au dernier jour du mercato, les Red Devils ont tenté d’obtenir le prêt de Rayan Aït-Nouri, mais City n’acceptait de le laisser partir qu’avec une obligation d’achat. L’opération a donc fini par tomber à l’eau.

Un vrai test pour Rayan Aït-Nouri à Old Trafford

Rayan Aït-Nouri a passé les deux premières journées de championnat sur le banc, ce qui n’a rien de très surprenant compte tenu des nombreux changements opérés cet été à City. Le défenseur n’a pourtant pas perdu le rythme. Pendant la préparation, il a marqué face à l’Atlético de Madrid et aux K-League Stars, avant de disputer 4 matchs avec l’Algérie lors de la CM-26.

Son parcours en Angleterre s’inscrit dans une tendance plus large : les internationaux algériens sont de plus en plus présents sur les plus grandes scènes européennes. Riyad Mahrez a notamment été sacré champion de Premier League avec Manchester City, tandis que Ramy Bensebaïni a atteint la finale de la Ligue des champions avec le Borussia Dortmund en 2024. Des performances qui contribuent à renforcer la place du football algérien en Europe.

Les duels tactiques à Old Trafford

Sur le papier, les deux équipes évoluent en 4-2-3-1. City s’est présenté dans ce système face à Bournemouth, Crystal Palace et Arsenal lors du Community Shield. Carrick a lui aussi opté pour cette organisation contre Hull, Ipswich et pendant la préparation. Mais derrière un dispositif de départ similaire se cachent deux approches très différentes.

Lorsque City a le ballon, le latéral droit rentre dans l’axe et l’équipe se réorganise presque en 3-5-2. Une façon de jouer que la presse a déjà baptisée le « Marescaball ». United fonctionne autrement. La relance depuis le gardien se fait en 4-2-4, une structure que l’équipe conserve également sans ballon. Les quatre joueurs offensifs ferment l’accès à l’axe et restent prêts à partir rapidement en contre. Cette approche a toutefois montré ses limites face à l’AC Milan : sous la pression sur les côtés, United a perdu sa compacité et laissé davantage d’espaces.

L’une des grandes batailles du derby devrait justement se jouer au milieu. Le trio de United composé d’Andrey Santos, Youri Tielemans et Mason Mount a déjà montré de bons automatismes, alors qu’Enzo Fernández et Elliot Anderson doivent encore trouver leurs repères dans le système de Maresca.

Pronostic pour le derby de Manchester

La saison dernière, les deux équipes se sont chacune imposées à domicile. Sur les 10 dernières confrontations directes, City garde toutefois l’avantage avec 6 victoires, contre 3 pour United. En ce début de saison, City a remporté ses deux premiers matchs, tandis que United s’est incliné face à Hull avant de se reprendre avec une large victoire 5-2 contre Ipswich. À Old Trafford, avec son pressing et face à un adversaire qui cherche encore ses automatismes, United a de vraies chances de remporter le premier derby de la saison. Le scénario le plus prudent reste un match nul serré ou une courte victoire des locaux. Sur le papier, City conserve néanmoins un léger avantage grâce à la profondeur et à la qualité de son effectif.

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Rugby algérien : le développement d’une jeune culture du rugby

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Dans un pays où le football domine presque toutes les conversations autour du sport, le rugby s’est progressivement fait une place au cours des deux dernières décennies, là où peu de gens l’auraient imaginé. Ce qui avait commencé comme un rassemblement informel de joueurs de clubs français d’origine algérienne est devenu une structure nationale qui rivalise désormais avec des nations du rugby bien plus établies — et parvient même à les battre.

Une fédération construite à partir de rien

Selon RugbyPass, l’histoire moderne commence en février 2007, lorsqu’un groupe de joueurs franco-algériens organise un match amical contre la Tunisie à Nabeul, une rencontre désormais considérée comme le point de départ d’une véritable scène nationale plutôt que d’une simple équipe issue de la diaspora.

Deux des joueurs impliqués fonderont par la suite le Stade Oranais, le premier club créé en Algérie depuis l’indépendance.

Les clubs se développent progressivement au cours de la décennie suivante, principalement grâce à leur autofinancement, avant que la Fédération algérienne de rugby ne soit officiellement créée en novembre 2015, après environ huit années de discussions entre le ministère des Sports et le Comité olympique algérien.

L’adhésion à Rugby Africa intervient en 2016, puis World Rugby accepte la fédération comme membre à part entière en 2021.

L’ascension dans la hiérarchie du rugby africain

Les progrès sur le terrain ont été rapides au regard de l’âge de la fédération. Après avoir remporté la Coupe d’Afrique Bronze en 2017, puis la Coupe d’Afrique Argent un an plus tard, l’Algérie atteint la finale de la Rugby Africa Cup 2024, terminant deuxième derrière le Zimbabwe. Lors de l’édition 2025 en Ouganda, l’équipe prend la troisième place après avoir battu la Côte d’Ivoire en quarts de finale.

Cette progression a permis à la sélection nationale, surnommée Les Lionceaux, de grimper jusqu’à la 43e place du classement mondial de World Rugby, une ascension remarquable par rapport à la 92e place qu’elle occupait seulement quatre ans auparavant.

Un sport en pleine croissance

Avec environ 35 clubs et quelque 7 000 joueurs licenciés à l’échelle nationale, la base nationale reste modeste. La sélection continue également de s’appuyer largement sur des joueurs binationaux franco-algériens formés dans le rugby des clubs français, une approche que la fédération considère davantage comme une stratégie que comme une faiblesse.

Un championnat national masculin existe depuis les premières années de la fédération, parallèlement au développement d’une compétition de rugby à sept et du rugby féminin, qui est passé de quelques équipes de jeunes à plus de 40 équipes féminines enregistrées en 2021.

Les écoles sont également devenues partie intégrante de cette filière de formation. En 2019, un partenariat entre la fédération et la Fédération algérienne des sports scolaires a permis d’introduire pour la première fois le rugby dans les programmes scolaires.

Un sport qui écrit encore son histoire

Ce qui rend le projet algérien particulièrement singulier, c’est que les résultats internationaux sont arrivés avant la mise en place des infrastructures habituellement nécessaires pour les produire. La capacité à maintenir cette dynamique dépendra moins du prochain tournoi de la Coupe d’Afrique que de la possibilité pour les clubs, la formation des entraîneurs et les infrastructures de rattraper l’ambition déjà affichée sur le terrain.

Mercato : Akbou s’offre l’attaquant nigérien Moussa Harouna

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Mercato : Akbou s’offre l’attaquant nigérien Moussa Harouna

Très actif sur le marché des transferts estival, l’Olympique Akbou poursuit son recrutement ambitieux en vue de l’exercice 2026-2027. Le pensionnaire de la Ligue 1 Mobilis a officialisé l’arrivée de l’avant-centre nigérien Moussa Harouna Ibrahim pour les deux prochaines saisons, bouclant ainsi un mercato impressionnant pour s’imposer dans l’élite du football algérien.
L’Olympique Akbou a annoncé ce samedi sur ses réseaux sociaux l’engagement officiel de Moussa Harouna Ibrahim Mostbet. Âgé de 23 ans, l’attaquant nigérien s’est engagé pour deux saisons après l’accomplissement de l’ensemble des formalités administratives liées à son transfert. En provenance du club irakien d’Al-Nadjaf, le joueur devient le quatrième footballeur africain à rejoindre les rangs de la formation akboucienne cet été. La direction avait déjà assuré les signatures des Sénégalais Sogué Moussa (défenseur, ex-US Ouakam) et Bonaventure Bonito Fonseca (milieu défensif, ex-CA Bizertin), ainsi que celle du latéral gauche mauritanien Khadim Diaw, arraché à Al-Nasr Benghazi.

Une restructuration massive de l’effectif
La direction du club ne s’est pas limitée à ce quota étranger pour bâtir son équipe. L’Olympique Akbou a été l’un des acteurs les plus dynamiques du marché national, attirant de nombreux joueurs d’expérience. Le milieu de terrain a été particulièrement renforcé avec les arrivées de Fathallah Tahar (CS Constantine), d’Abdelkader Boutiche (JS Saoura), d’Ibrahim Farhi Ben Halima (ASO Chlef) et de Hamza Mouali (JS Kabylie). La défense s’enrichit avec Abdelkader Belharrane (MC Oran) et Nasreddine Zaâlani (JS Saoura), tandis que l’attaque se voit complétée par Khaled Bousseliou.
Pour garantir un équilibre, le club a également acté la prolongation du milieu offensif Taoufik Addadi et la promotion des jeunes talents Ryad Boutiba et Seif-Eddine Bitam en équipe première.

Abdelkader Amrani aux commandes d’un projet ambitieux
Pour orchestrer ce nouvel effectif, l’Olympique Akbou s’en est remis à l’expertise d’Abdelkader Amrani. Le technicien débarque fort d’un passage couronné de succès à la JS Saoura, qu’il a propulsée à la deuxième place du classement, synonyme de qualification en Ligue des champions d’Afrique. L’équipe, actuellement en stage de préparation en Tunisie, affiche déjà de belles promesses. Les Akbouciens se sont en effet imposés avec autorité vendredi lors d’une joute amicale contre les Ivoiriens de San Pedro FC (3-1).
Après avoir terminé la saison 2025-2026 à la cinquième place du championnat (à égalité de points avec la JS Kabylie), l’Olympique Akbou affiche clairement ses intentions pour la nouvelle saison : bousculer la hiérarchie et s’installer durablement dans le haut du tableau.

AU SOUDAN, EN SOMALIE, EN ÉGYPTE, EN ÉRYTHRÉE, EN ARABIE SAOUDITE, EN PALESTINE … : Un facteur de déstabilisation dans le monde  

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Les Emirats arabes sont une menace pour la paix mondiale. Aujourd’hui les preuves de leur implication dans de nombreuses régions du monde s’accumulent. Ils sont notamment accusés de fomenter des conflits et des troubles par le financement de milices, le recrutement et le transport de mercenaires. Ils sont également accusés de voler les richesses de pays de la corne d’Afrique à l’instar de la Somalie e-ou du Soudan.
Abu Dhabi fait l’objet d’enquêtes internationales en 2026, comme celle publiée par le Financial Times et la BBC. Cet Emirat est accusé de financer le recrutement et le transport de mercenaires pour soutenir des milices dans les conflits africains, en particulier au Soudan. Il est aussi accusé de pomper les richesses du Soudan.  Derrière, se profile une volonté de s’approprier les richesses et les leviers stratégiques africains. Selon les données de FDJ Markets citées par le quotidien britannique Finacial Times, les Émirats ont annoncé depuis 2017 plus de 168 milliards de dollars d’investissements en Afrique. Des investissements qui n’ont pas abouti. Dubaï est une plaque tournante du commerce de l’or africain. Selon les estimations de Swissaid, près de 30 milliards de dollars d’or africain seraient exportés chaque année vers Dubaï sans déclaration. Le gouvernement soudanais a accusé, avec preuves à l’appui, Abu Dhabi de voler l’or du pays en, procédant à des opérations de prospection sauvage dans les régions contrôlées par les rebelles des Forces de soutien rapide. Des organisations allemandes et internationales de défense des droits humains ont alerté sur le rôle des Emirats arabes unis dans la prolongation de la crise au Soudan et l’aggravation des violations des droits humains contre les civils, compte tenu du soutien financier, militaire et logistique continu apporté aux FSR.

« Non aux accords avec les commanditaires de guerre » 
Contestant la visite attendue du président des Emirats arabes unis à Berlin, la « Société allemande pour les peuples menacés » avait annoncé, via sa page officielle, un rassemblement et une marche jeudi à Washington platz à Berlin, sous le slogan « Soudan : Non aux accords avec les commanditaires de guerre ». Ce rassemblement visait à condamner le soutien financier et militaire des Emirats aux FSR qui, selon l’ONG, leur permet de poursuivre leur guerre contre les civils et alimente l’escalade des violations et la catastrophe humanitaire au Soudan. L’ONG allemande a déclaré, dans un communiqué, que les Emirats apportaient un soutien financier et militaire à ces forces, leur permettant de poursuivre le conflit en perpétrant des violences extrêmes contre la société civile au Soudan, selon le quotidien allemand Die Welt. Cette déclaration intervient quelques jours après la publication d’un rapport de la Mission internationale indépendante d’établissement des faits sur le Soudan, qui a documenté l’existence de réseaux extérieurs fournissant aux Forces de soutien rapide des armes, du matériel militaire, une formation, un soutien logistique et des combattants. Il faut préciser dans ce cadre, que des avions affrétés par Les Emirats, chargés d’armements ont été détruits sur la piste d’un aéroport tchadien. Ces cargaisons étaient destinées aux FSR ; Dans le même cadre, des mercenaires colombiens ont été faits prisonniers par les forces gouvernementales soudanaises qui ont introduit une plainte au niveau du Conseil de sécurité de l’Onu appuyée par de nombreuses preuves et mettant en cause cet Emirat dans le prolongement du conflit fratricide au Soudan et dans le déplacement d’un grand nombre de la population soudanaise dans les régions touchées par le conflit.

HRW épingle Abu-Dhabi
Dans le même contexte, Human Rights Watch (HRW) avait appelé les autorités allemandes à aborder la question du rôle des Emirats au Soudan lors de la rencontre entre le président émirati et des responsables allemands à Berlin. HRW a ajouté que le groupe Global Security Services, basé à Abou Dhabi, a recruté des centaines de mercenaires colombiens depuis 2024, déployés au Soudan aux côtés des FSR, alors que des violations massives des droits humains sont signalées. L’Organisation a également appelé les Etats membres de l’UE à enquêter sur le rôle de cette entreprise et son PDG, soulignant la nécessité d’un embargo européen sur les armes à destination des Emirats. Par ailleurs, le Financial Times a publié une lettre d’Amjed Farid al-Tayeb, conseiller politique du Conseil de souveraineté de transition soudanais, affirmant que les Emirats ont mis en place une structure commerciale facilitant la contrebande et le blanchiment des profits de l’or soudanais, et que les revenus générés par ces réseaux peuvent servir à financer la poursuite du conflit par les FSR.  Et le mal provoqué par cet Emirat qui a fait du contrôle des richesses des pays de la Corne de l’Afrique ne s’arrête pas uniquement au Soudan. Il a été un acteur clé dans la scission de la Somalie et la création du Somaliland, une entité créée de toutes pièces, reconnues par Abu Dhabi et Israël.

« Semeurs de la Fitna »
Plusieurs sources ont indiqué que les Émirats arabes unis soutiennent activement le supposé État du Somaliland à travers une coopération militaire et des investissements consentis avec des conditions draconiennes.  Abu Dhabi dispose d’une présence militaire et d’installations à Berbera, présumée capitale de la région du Somaliland, utilisées notamment pour ravitailler ses opérations et fournir une assistance à ses alliés dans la région du Yémen et du Soudan. Les ingérences de cet Emirat ont poussé le gouvernement central de Mogadiscio à rompre ses relations avec Abu Dhabi et à introduire une plainte au niveau du Conseil de sécurité de l’ONU contre “cet élément du mal” qu’il accuse de porter atteinte à l’unité et à la souveraineté somaliennes en soutenant les velléités d’autonomie des régions périphériques. La Somalie a par la suite rompu ses accords de défense et de gestion portuaire avec les Émirats arabes unis en raison de ce soutien jugé déstabilisateur. 
Selon Anna Jacobs, spécialiste du Golfe, la région (corne de l’Afrique) est devenue “un terrain d’affrontement crucial dans la compétition géopolitique entre les grandes puissances et leurs proxys dont les EAU sont un élément moteur. Les ingérences de cet Etat ne se sont limitées à cette région du continent. Leur rôle déstabilisateur en Libye par le soutien, aux milices du général Haftar, leur soutien aux groupes terroristes islamistes qui infestent la région du Sahel ou encore leur soutien à des groupes rebelles en Érythrée ou en Éthiopie sont autant de preuves de leur capacité de nuisance. Même l’Arabie saoudite et l’Égypte n’ont pas échappé à leur ingérence dans leurs affaires internes. Il y a quelques mois, Riyad et Abu Dhabi sont arrivés aux portes de la rupture quand les preuves du soutien d’Abu Dhabi à des groupes rebelles au Yemen ont été établies par les autorités saoudiennes. Il y’a quelques jours, le ministre de la défense du Yemen (soutenu par l’Arabie saoudite) a été pris en otage par un groupe créé et armé par les Emirats. L’Égypte a failli voir toute son économie minée par des opérations d’OPA lancées par des groupes d’investisseurs Emiratis qui avaient tenté de prendre le contrôle de certains segments stratégiques de l’économie égyptienne. Même l’entreprise chargée de la gestion du Canal de Suez a failli passer sous le contrôle d’Abu Dhabi. La résistance palestinienne a elle aussi souffert du soutien qu’apporte cet Emirat à l’entité sioniste dans le génocide actuellement en cours à Ghaza. La décision de l’Algérie de s ‘éloigner de cet Emirat trublion est souveraine et relève de son libre choix de décider de sa politique’ étrangère. Une entité surgie du néant depuis quelques années seulement a des rêves de grandeurs qu’elle veut concrétiser au détriment des peuples de la région d’Afrique et du Moyen orient. Ce n’est pas seulement l’Algérie qui a dénoncé son comportement hostile mais plusieurs pays du monde qui ont décidé de ne plus se taire et de le mettre au ban de la communauté internationale.
 Slimane B.

TRIBUNE : Pourquoi l’Algérie a rompu ses relations diplomatique savec les Émirats arabes unis

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Dans un article précédent intitulé « Les Emirats, un Etat prédateur qui prospère dans le chaos », j’ai passé en revue les actions malveillantes de ce minuscule État confetti en Afrique et dans notre région. La rupture des relations diplomatiques annoncée aujourd’hui (jeudi écoulé, ndlr) par le gouvernement algérien est l’aboutissement d’années d’agressions déguisées en diplomatie, une accumulation que l’Algérie a longtemps choisi de taire par sens des responsabilités et pour éviter d’approfondir les divisions au sein des rangs arabes.
Ingérence inadmissible et répétitive dans nos affaires intérieures : Tout a commencé par une ingérence flagrante dans les affaires intérieures de l’Algérie. Les EAU ont apporté un soutien actif et ouvertement reconnu au MAK, un mouvement séparatiste classé comme organisation terroriste, allant jusqu’à l’inviter sur des tribunes internationales — une reconnaissance de facto accordée à ceux qui appellent à la partition de notre territoire national. Dans le même temps, Abu Dhabi a offert refuge et protection à des criminels en col blanc fuyant la justice algérienne, transformant son territoire en sanctuaire pour des individus recherchés pour détournement et malversation de fonds publics.
Un allié opérationnel de l’axe Rabat–Tel Aviv : À cette ingérence directe s’ajoute un soutien très actif aux visées belliqueuses de l’axe Rabat–Tel Aviv, qui ne s’est jamais limité à une convergence diplomatique superficielle. Ce soutien s’est traduit par des dimensions concrètement opérationnelles : ventes d’armes visant à renforcer les capacités militaires marocaines, coopération étroite en matière de renseignement, et facilitation de transferts de technologies à applications militaires. Les EAU ont ainsi choisi leur camp en s’associant au duo Maroc–Israël dans un contexte régional où l’équilibre stratégique du Maghreb est en jeu.
Normalisation avec Israël, matrice de la convergence Rabat–Abu Dhabi : Cette convergence ne doit rien au hasard. Elle trouve son origine dans les accords d’Abraham d’août 2020, par lesquels les EAU et le Maroc ont normalisé leurs relations avec Israël au mépris de la cause palestinienne. Depuis lors, Rabat, Abu Dhabi et Tel Aviv partagent un axe commun d’intérêts sécuritaires, ce qui explique le caractère désormais opérationnel de leur soutien mutuel au détriment de la stabilité algérienne.
Une tentative d’encerclement au Sahel : Plus grave encore, les EAU se sont immiscés dans notre profondeur stratégique au Sahel, une région vitale pour la sécurité nationale algérienne.
Sous couvert d’investissements économiques et d’initiatives de coopération, Abu Dhabi a cherché à neutraliser l’influence traditionnelle de l’Algérie dans cette zone, tissant des liens avec des acteurs régionaux dans le but de renforcer la position du Maroc sur les frontières sud du pays. Cette manœuvre d’encerclement, aussi ambitieuse qu’illusoire, fait fi de la profondeur historique des liens unissant l’Algérie à ses voisins sahéliens.
Projets toxiques au niveau bilatéral : Enfin, sur le plan bilatéral, plusieurs projets présentés comme des partenariats économiques se sont avérés être des vecteurs de malversations, alimentant des réseaux opaques où intérêts privés et détournements se mêlaient au détriment de l’intérêt national.
Ces arrangements, loin de servir le développement partagé qu’ils prétendaient incarner, ont nourri une chaîne de corruption dont les ramifications dépassent le cadre purement commercial. Face à cette accumulation d’actes ouvertement hostiles ou provocateurs, l’Algérie a fait preuve d’une patience exemplaire, mais les Émirats arabes unis ont finalement franchi toutes les lignes rouges.
Dubaï apprendra donc à ses dépens que l’Algérie ne fera aucun compromis sur sa stabilité, ni sur la sécurité et la prospérité de son peuple.
Par Amar Belani
Ancien Ambassadeur

AUDIOVISUEL : L’État a besoin de médias patriotes

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Le ministre de la Communication, Mohamed Bouslimani, a appelé les responsables des chaînes de télévision publiques et privées à renforcer leur efficacité et à améliorer leur performance médiatique, en plaçant les préoccupations du citoyen au centre des contenus et des programmes.
Intervenant en marge d’une rencontre consacrée au secteur de l’audiovisuel, organisée jeudi au siège de la présidence de la République, le ministre a insisté sur la nécessité pour les acteurs du secteur de contribuer davantage à la mise en valeur des efforts déployés par l’État dans les domaines économique et social, tout en assurant une couverture professionnelle et objective des différentes évolutions que connaît le pays.  Cette rencontre a également constitué une occasion d’évaluer le fonctionnement et les performances des chaînes de télévision et d’écouter directement les préoccupations des professionnels du secteur. Pour le ministre, l’amélioration de la qualité du travail médiatique passe notamment par une plus grande efficacité des chaînes et une meilleure prise en compte des attentes du public.  Il a ainsi appelé les chaînes, qu’elles soient publiques ou privées, à faire du citoyen une priorité dans leurs contenus, en accordant une place importante à ses préoccupations et à ses attentes.

Kamel Sidi Saïd annonce des décisions urgentes
De son côté, le conseiller auprès du président de la République chargé de la Direction générale de la communication, Kamel Sidi Saïd, a annoncé l’adoption prochaine de décisions urgentes destinées à faire avancer le secteur audiovisuel. S’exprimant à l’issue de la rencontre, il a indiqué que ces décisions seraient prises en coordination avec le ministre de la Communication, soulignant que le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, accorde une importance particulière au secteur de l’information et à la nécessité de parvenir à un paysage médiatique fort. Sidi Saïd a souligné que la rencontre avait permis de réunir les différents acteurs du secteur audiovisuel, aussi bien les chaînes publiques que privées, avec l’objectif de construire un secteur « professionnel et national », capable notamment de défendre les intérêts stratégiques de l’Algérie.  Sidi Said a, à ce sujet, affirmé qu’il n’y aucune distinction entre les secteurs public et privé. Selon lui, les deux composantes font partie d’un même secteur audiovisuel algérien et doivent œuvrer ensemble à la défense de l’Algérie et de ses intérêts. Il a également précisé que les discussions avec les responsables des chaînes avaient permis d’aborder « en toute franchise » les différentes préoccupations et difficultés auxquelles est confronté le secteur, ainsi que les projets et les orientations à venir.  Sidi Said a, par ailleurs, indiqué que les médias devraient œuvrer dans le sens de protéger les intérêts du pays. Quant à l’annonce de décisions urgentes, celle-ci traduit ainsi la volonté des autorités de passer de l’écoute des préoccupations à la mise en œuvre de mesures concrètes pour accompagner le développement de l’audiovisuel national.

Une rencontre de concertation
La réunion, tenue jeudi constitue le premier rendez-vous d’une série de rencontres organisées par la DG de la communication de la Présidence avec le ministère de la Communication et consacrées aux différents enjeux du secteur audiovisuel.
Elle a été coprésidée par Kamel Sidi Said et Mohamed Bouslimani, en présence de cadres de la Direction générale de la communication de la Présidence de la République et du ministère de la Communication, ainsi que de la directrice de la communication auprès du Premier ministre. Plusieurs responsables et directeurs de chaînes de télévision ont également pris part à cette rencontre, qui a été présentée comme un espace de dialogue direct avec les professionnels du secteur. Les échanges ont porté sur les préoccupations qui concernent l’audiovisuel, ses difficultés, ainsi que les perspectives de son développement. 
Parmi les participants figurait notamment Lamine Chikhi, récemment nommé à la tête d’AL24News, et qui a salué la tenue de cette rencontre, estimant que ce type d’échange constitue une occasion importante pour les responsables des chaînes de faire part de leurs préoccupations et de dialoguer directement avec les autorités.
Les responsables des chaînes ont ainsi eu l’occasion d’exposer directement leurs préoccupations et d’échanger avec les représentants de la Présidence et du ministère de la Communication sur les conditions de fonctionnement du secteur.
Sarah O.

TENSIONS AU MOYEN-ORIENT : Le baril s’envole au-dessus des 100 dollars

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L’escalade militaire au Moyen-Orient, l’extension des hostilités vers la mer Rouge et les perturbations persistantes du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz continuent de faire grimper les cours du pétrole, désormais installés au-dessus de la barre symbolique des 100 dollars le baril. Une situation qui fait également peser de nouvelles pressions sur les prix des carburants à travers le monde.
Le marché pétrolier n’avait plus connu de tels niveaux depuis le mois de mai, avant une période d’accalmie au Moyen-Orient et la conclusion, en juin, d’un protocole d’accord entre l’Iran et les États-Unis visant à mettre fin aux hostilités. Ces espoirs de règlement diplomatique semblent toutefois s’être considérablement amenuisés depuis le 30 août, avec la reprise des frappes entre les deux parties, ravivant les inquiétudes sur une prolongation de la confrontation et ses répercussions sur les approvisionnements énergétiques mondiaux. L’armée de la République islamique d’Iran, notamment les Gardiens de la Révolution, a affirmé jeudi avoir pris pour cible un drone maritime américain dans le détroit d’Ormuz, l’une des principales voies mondiales d’acheminement des hydrocarbures. La veille, Téhéran avait ciblé une vingtaine de navires en réaction aux frappes américaines, accentuant davantage les tensions dans cette zone stratégique. « Le marché réévalue donc deux éléments à la fois. Le premier est l’escalade immédiate. Le second, et de plus en plus important, est la durée du risque géopolitique », explique Stephen Innes, analyste chez SPI Asset Management. Le baril de Brent, référence internationale du pétrole, a clôturé jeudi à 107,63 dollars, enregistrant une progression de 6,34 % en une seule séance et de plus de 20 % depuis la reprise des hostilités. Le West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, a pour sa part terminé à 102,48 dollars, en hausse de 6,69 % sur la journée.
Ormuz au cœur des inquiétudes
Malgré la reprise des frappes, les flux d’hydrocarbures transitant par le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour les exportations pétrolières en provenance du Golfe, étaient estimés mercredi par le ministre américain de l’Énergie à près de 11 millions de barils par jour. Cette estimation est cependant contestée par plusieurs analystes. Selon Jorge Leon, analyste chez Rystad Energy, les volumes auraient atteint environ 8 millions de barils par jour durant la dernière semaine d’août, avant de tomber ces derniers jours sous les 2 millions de barils quotidiens, autour de 1,5 million de barils. « Le marché n’a pas encore atteint le stade où le système d’approvisionnement régional serait complètement paralysé », estime Stephen Innes, soulignant toutefois que les volumes continuant à circuler sont désormais soumis à une « prime géopolitique » nettement plus élevée. La situation demeure d’autant plus préoccupante que toute perturbation prolongée du trafic dans le détroit d’Ormuz pourrait affecter les exportations d’hydrocarbures en provenance du Golfe et exercer une pression supplémentaire sur les marchés mondiaux.
La pression militaire s’accentue en mer Rouge
Les inquiétudes se sont également renforcées jeudi après l’annonce de la prise de contrôle de la ville de Mokha, sur la mer Rouge, par les forces yéménites, dans le cadre de leur progression vers le détroit stratégique de Bab el-Mandeb. Ce passage maritime, qui relie la mer Rouge au golfe d’Aden, constitue une voie essentielle pour les échanges commerciaux entre l’Asie et l’Europe. Son importance pour le transport des hydrocarbures s’est accrue dans le contexte des perturbations affectant le détroit d’Ormuz, situé à l’autre extrémité de la péninsule Arabique. Les forces yéménites perturbent déjà la navigation dans cette zone et ont mené des opérations visant des infrastructures pétrolières en Arabie saoudite, contre laquelle elles ont annoncé en juillet un blocus maritime. Les tensions pèsent également sur la production saoudienne. Selon le rapport mensuel de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), publié jeudi, la production de pétrole de l’Arabie saoudite a légèrement reculé au mois d’août. L’évolution simultanée de la situation dans les détroits d’Ormuz et de Bab el-Mandeb fait ainsi craindre une perturbation plus large des principales routes maritimes utilisées pour l’acheminement des hydrocarbures, avec des conséquences potentielles sur les prix mondiaux.

La flambée des carburants ravive les inquiétudes
Les effets de cette nouvelle flambée se font particulièrement sentir sur les marchés des carburants. Aux États-Unis, le prix du diesel a atteint de nouveaux records ces derniers jours. Le gallon, équivalent à 3,78 litres, s’affichait jeudi à environ 5,98 dollars en moyenne à la pompe, selon l’Association automobile américaine (AAA). L’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) a, de son côté, averti que la situation pourrait rester tendue dans les prochains mois, en raison notamment de stocks de diesel jugés faibles et de prix appelés à demeurer élevés. En France, le prix du gazole se rapproche à nouveau du seuil de 2,30 euros le litre, niveau dépassé en avril, selon un calcul réalisé par l’AFP à partir des données gouvernementales. Une hausse durable du prix du pétrole se répercute directement sur les coûts du transport, de l’industrie et de l’agriculture. Elle peut ainsi alimenter les tensions inflationnistes et peser sur le pouvoir d’achat des ménages. Aux États-Unis, cette évolution constitue déjà un enjeu politique majeur à l’approche des élections législatives de mi-mandat prévues en novembre, dans un contexte où le coût de la vie et le pouvoir d’achat occupent une place centrale dans les préoccupations de l’électorat. Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi que Téhéran cherchait « désespérément à peser sur l’élection », tout en déclarant que la guerre prendrait fin « immédiatement après » le scrutin, estimant que l’Iran « ne peut pas tenir plus longtemps ». Au-delà de la bataille politique américaine, la principale interrogation des marchés reste désormais la durée de l’escalade militaire et son impact sur la circulation des hydrocarbures. Tant que les risques pesant sur le détroit d’Ormuz et de Bab el-Mandeb persisteront, les marchés pétroliers devraient continuer d’intégrer une importante prime de risque géopolitique.
M. Seghilani

SIDÉRURGIE NATIONALE : L’Algérie sur les marchés extérieurs

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La première opération d’exportation depuis le complexe de laminage à froid de Tosyali Algérie, situé à Bethioua, dans la wilaya d’Oran, a été réalisée ce jeudi 10 septembre.
«Cette réalisation représente une étape importante qui nous permet de transférer nos capacités de production d’acier à haute valeur ajoutée vers les marchés mondiaux », indique, dans un communiqué, Tosyali Algérie qui considère cette première exportation comme un nouveau jalon dans son développement à l’international. Elle doit notamment permettre de renforcer la présence sur les marchés extérieurs de produits sidérurgiques fabriqués en Algérie. « Nous continuerons à produire, à nous développer et à contribuer au renforcement de la compétitivité de l’Algérie sur la scène mondiale », conclut le communiqué. Au début de cette année, le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig, avait supervisé, à Oran, le lancement des premières opérations d’exportation de tôles d’acier du complexe Tosyali au titre de l’année 2026. A cette occasion, un membre du Conseil d’Administration du complexe Tosyali, avait indiqué dans une déclaration à la presse que cette opération consiste en l’expédition simultanée de quatre navires, dont trois quitteront le port d’Arzew et un le port d’Oran, à destination de la Pologne, la Lettonie, l’Italie et la Tunisie. Il estimait que cette initiative reflète la dynamique que connaît le secteur de l’exportation dans la filière sidérurgique. Il avait ajouté que le volume des exportations dans le cadre de cette opération est estimé à 22.000 tonnes de produits sidérurgiques, pour des recettes financières avoisinant 13,5 millions de dollars. Ces exportations concernaient principalement les tôles laminées à chaud et le fil de fer. Il annonçait que le groupe était en voie de réaliser une extension dédiée à la production de tôles laminées à froid, galvanisées et peintes, destinées aux industries de l’électroménager et de l’automobile. Dans le même contexte, il avait affirmé que ces investissements, qui reposent sur des technologies de pointe, permettront de produire un acier de haute qualité et à forte valeur ajoutée, contribuant ainsi à la réduction des importations et au renforcement des exportations nationales. Il avait également annoncé que les unités de production de tôles laminées à froid entreront en exploitation à partir du mois de septembre prochain, saluant le suivi rigoureux accordé par les pouvoirs publics au dossier de l’exportation. On sait que les exportations algériennes hors hydrocarbures ont enregistré une hausse de 16% au cours du premier trimestre de l’année courante, par rapport à la même période de 2025, traduisant une évolution croissante et continue, grâce à l’accès des produits algériens à de nouveaux marchés. Cette performance a été mise sur le compte des politiques publiques de soutien à la promotion des exportations, ainsi que l’accompagnement des exportateurs et la prise en charge de leurs préoccupations. Pour les responsables au ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, ces politiques sont à même de renforcer la confiance entre l’administration et les opérateurs économiques. Le guichet unique numérique dédié aux exportateurs est destiné à permettre de simplifier les procédures, de renforcer la transparence et d’accélérer le traitement des dossiers, en plus de faciliter l’obtention des documents nécessaires dans des délais réduits., Enfin, l’activation de l’organisme algérien des exportations (OAE) qui est chargé d’appuyer l’accès des produits nationaux à de nouveaux marchés internationaux, à travers la réalisation d’études et l’orientation des opérateurs économiques, contribue à renforcer la compétitivité des exportations nationales hors hydrocarbures. En mai dernier, lors de son entrevue périodique avec des représentants de la presse nationale, le président de la République a souligné que la compétitivité de plusieurs secteurs industriels a permis de donner un élan fort aux exportations hors hydrocarbures. L’Algérie ambitionne d’atteindre entre 8 et 9 milliards de dollars d’exportations par an hors hydrocarbures.
M. R.

ÉDUCATION : Retour aux anciennes dispositions

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À 10 jours de la rentrée scolaire, le ministère de l’Éducation nationale a décidé d’annuler la décision prise le 28 juillet dernier concernant les horaires et les coefficients des matières de l’enseignement secondaire général et technologique.
La décision, signée par le ministre de l’Éducation nationale Mohamed Seghir Saâdaoui, datée du mercredi dernier, annule la décision n°20 du 28 juillet portant sur l’organisation des horaires et des coefficients dans l’enseignement secondaire et technique. Le texte a précisé également que les publications et dispositions prises sur la base de cette décision sont annulées. Les établissements scolaires devront donc appliquer à nouveau les dispositions prévues par la décision n°186 du 23 mars 2006.

La philosophie rétablie
Cette décision met notamment fin aux changements annoncés durant l’été dans l’enseignement de la philosophie. La matière est rétablie dans les différentes filières où elle avait été supprimée dans le cadre de la nouvelle organisation des programmes du secondaire. Les modifications décidées en juillet avaient suscité des réactions, notamment en raison de la réduction ou de la suppression de l’enseignement de la philosophie dans certaines filières scientifiques et techniques. Les dispositions concernant l’enseignement des langues au lycée sont également maintenues selon l’organisation antérieure. Au primaire, le français reste par ailleurs enseigné à partir de la troisième année. Le changement annoncé précédemment concernant l’introduction de l’anglais à la place du français à ce niveau n’est donc pas maintenu.

Une décision suivant les orientations du Conseil des ministres 
L’annulation intervient quelques jours après la réunion du Conseil des ministres du 6 septembre, consacrée notamment aux préparatifs de la rentrée scolaire 2026-2027. Lors de cette réunion, le président Abdelmadjid Tebboune avait demandé que les changements dans le secteur de l’éducation soient examinés au niveau du Conseil des ministres. Il avait également appelé à « éloigner l’école des luttes idéologiques ». Le ministre de l’Éducation a présidé une conférence nationale consacrée au suivi de « la mise en œuvre immédiate » des orientations présidentielles. Lors de cette rencontre avec les directeurs de l’éducation, Mohamed Seghir Sadaoui a insisté sur « l’extrême importance des orientations données par le président de la République visant à tenir l’école à l’écart de tout courant idéologique et de tout conflit politique stérile, afin que le débat au sein du secteur demeure purement pédagogique ». Le ministre a également déclaré que « l’objectif suprême du secteur de l’éducation nationale est une école moderne et ouverte, capable de former des générations dotées des connaissances scientifiques nécessaires et d’un esprit ouvert ». Il a appelé les différents acteurs du secteur à « éloigner l’école, les espaces éducatifs et l’ensemble des établissements relevant du secteur de l’éducation des querelles politiques et des courants idéologiques » et à « protéger les établissements éducatifs de l’extrémisme et de la violence idéologique ».
L. Zeggane

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