IL POUSSE POUR LA LIBÉRATION DE CE GRAND ESCROC ET FUGITIF EN EXERÇANT LA PRESSION SUR MADRID : Le lobby juif au secours d’Ayoub Aissiou
En fuite à l’étranger depuis 2019, condamné par la justice algérienne à 20 ans de prison par contumace pour graves affaires de fraude financière, d’escroquerie et de corruption, le fugitif Ayoub Aissiou, qui gambadait entre le Maroc, Dubaï, la France et Tel-Aviv, s’est révélé être un protégé des réseaux sionistes notoirement hostiles à l’Algérie. Et comme par hasard, cette affaire s’invite dans le contexte de la crise migratoire de Ceuta…
Ayoub Aissiou, dont le nom se confond aisément avec la corruption, la fraude financière, le blanchiment d’argent, la grosse escroquerie et l’arnaque, est aussi intimement lié aux réseaux sionistes, marocains et émiratis. Il faut rappeler que ce grand escroc a profité, comme tant d’autres, de la fragilité de la situation générale dans le pays et de la crise politique et institutionnelle de 2019 pour échapper à la justice en passant entre les mailles du filet. Mais lorsque les institutions du pays ont renoué avec le fonctionnement normal, la justice a abordé le dossier de ce personnage suspect qui se définissait, tantôt comme un homme d’affaires et tantôt comme un « ambassadeur », lui qui excelle dans le faux et l’usage de faux. En effet, en décembre 2025, le Pôle économique et financier du tribunal de Sidi M’hamed à Alger l’a condamné à une peine de 20 ans de prison par contumace. Disons-le tout de go : Ayoub Aissou a volé l’État algérien en profitant de la manne financière durant « les années fastes de la issaba » avant de fuir « avec argent et bagages » à l’étranger. Il avait pignon sur rue en étant à la tête de la chaîne de télévision dénommée « El Djazairia One » qui avait prospéré sur le dos de l’État avant de tourner casaque, aujourd’hui, à l’étranger, en versant, sur les réseaux sociaux, dans un contenu malveillant à l’égard de l’Algérie.
Un escroc doublé d’un comploteur
Ce fugitif a aussi escroqué et extorqué de l’argent à d’honnêtes et d’humbles citoyens qu’il a trahis avant de s’évaporer dans la nature. Pour esquisser la véritable nature de celui qualifié de « bandit de grands chemins », les accusations pour lesquelles il a été lourdement condamné par la justice algérienne sont éloquentes. « Infractions financières graves incluant la complicité de faux en écriture publique, faux et usage de faux, blanchiment d’argent commis en bande organisée, utilisation de procurations notariales falsifiées pour la gestion de biens immobiliers et transfert illégal de fonds à l’étranger ainsi que des revenus générés par ces patrimoines ». En mars 2026, la cour d’appel a confirmé le jugement de la première instance à l’encontre de l’accusé en plus d’avoir condamné à d’aussi lourdes peines les membres de la fratrie Aissiou comme Tayeb, Brahim, Hamza, Ali, Amar et Abdelkrim. Le jugement de la Cour a aussi donné lieu à des décisions de confiscation de plusieurs biens immobiliers et avoirs financiers appartenant à cette bande organisée.
Blanchiment d’argent à Marseille
D’ailleurs, les infractions et la fraude financières semblent une vocation familiale chez les Aissiou. Pour preuve, un réseau de blanchiment et de financement de l’immigration illégale a été démantelé à Marseille. Lors de cette opération, les services français ont récupéré un montant de deux millions d’euros cash chez un de ses proches collaborateurs qui n’est autre que son frère Tayeb qui, après coup, avait immédiatement quitté la France vers Dubaï.
Les lourdes peines prononcées dans ce dossier suivant des accusations très graves expliquent un peu pourquoi Ayoub Aissiou cherche à se soustraire aux mains de la justice algérienne, mais aussi aux mains de l’Espagne dont les services de sécurité l’ont interpellé le 25 juillet dernier, à l’aéroport de Barcelone en provenance de Casablanca. Le fugitif, après s’être assuré de la protection du Makhzen qui lui a assuré le gîte et le couvert, allait rejoindre des membres de sa famille en Catalogne. Mais, malheur lui en a pris, il a été arrêté en Espagne en exécution des termes du mandat d’arrêt international émis à son encontre par la justice algérienne. Désormais, il appartient à la justice espagnole de statuer sur son cas.
Affaire de géopolitique
Aujourd’hui, cette affaire dépasse le simple fait juridique pour s’inviter dans le terrain alambiqué du géopolitique. Et pour cause, comment expliquer le fait de lancer, depuis l’Hexagone, une pétition initiée par des personnalités toutes étroitement liées au lobby sioniste, appelant les autorités judiciaires espagnoles à libérer Ayoub Aissiou, présenté, malicieusement, comme un « simple citoyen algérien arrêté en Espagne à la demande d’Alger » ? Il y a bien anguille sous roche, mais les événements qui se sont succédé ces derniers temps dans la région trahissent ce qui s’apparente à un soutien mystérieux. Les liens unissant Ayoub Aissiou avec le Makhzen et les services sionistes sont vite corroborés. Est-il lié à des réseaux de trafic international de migrants ? L’avenir nous le dira.
À cette motion de soutien d’un lobby sioniste qui compte des Bernard Kouchner et des… Boualem Sansal, s’ajoute, en effet, la crise migratoire de Ceuta qui a mis l’Espagne au cœur d’un complot maroco-sioniste pour faire payer à Pedro Sanchez son soutien à Ghaza et sa campagne contre le génocide sioniste. D’autres preuves à l’appui ? Le séjour, à deux reprises, en Israël, d’Ayoub Aissiou, qui en dit long sur ses connexions diaboliques avec l’axe Rabat-Tel Aviv-Émirats.
Et si, aujourd’hui, cette pétition est signée par des personnes faisant partie du lobby juif et dont certaines passent leur temps, sur des chaînes françaises, notamment CNEWS, pour s’attaquer à l’Espagne et à son président du gouvernement Pedro Sanchez, pour ses positions courageuses sur le génocide à Ghaza, ce n’est pas anodin. D’où une affaire qui reste indissociable de l’opération d’invasion de Ceuta, commanditée par le Makhzen et ses alliés sionistes. Dernier indice qui ne trompe pas, ces pétitionnaires prosionistes sont, pour la plupart, des adonnés qui s’adonnaient à de plaisirs luxurieux à Marrakech.
Farid Guellil




















































