Villes mortes !

D’ici à la fin de la semaine, vous allez encore revivre la paralysie générale qui va caractériser votre ville, qu’elle soit Alger, Oran, Annaba ou Constantine. Les autres villes, celles de l’Algérie profonde, continueront à vivre au rythme de leurs populations.
Durant près d’une – très, très longue semaine, épiciers, boulangers, restaurants et cafétérias vont fermer boutique et «partir au bled», terme déjà déphasé en 2018, mais qui a encore de belles années devant lui en Algérie.
Ni le contrôle des services du ministère du Commerce, ni les clauses contenues dans son cahier de charges ne sauront y remédier. Et comme les choses sont interdépendantes, on va aussi vivre les étals vides, les marchés vides, le pain et le lait introuvable, etc. pour les soucis de l’Aïd.
Le service public devient service personnel, l’ouverture de quelques magasins sera vue comme une réalisation majeure et le citoyen sera confronté à la rareté et à la cherté, puisque l’offre se sera abaissée à moins du seuil minimum. Le problème est ancré dans la mémoire collective, et en parler ne changera rien…
F. O.