Une piscine, combien ça coûte ?

C’est l’histoire d’un jeune garçon mort récemment, noyé dans une retenue d’eau destiné à l’irrigation. Le garçon ne savait pas nager, mais savait qu’il faisait une chaleur torride qui le poussait à faire trompette n’importe où, en l’absence d’une piscine, même minuscule, dans son village.
Une vingtaine de jeunes garçons sont morts noyés dans les mares d’eau, les retenues collinaires et les barrages envasés depuis le début du mois de juin.
C’est le lot annuel de morts, loin de la mer et des plages du littoral, dans des régions enclavées, où ni le maire ni le wali ne songent à construire une piscine à trois dinars pour ces jeunes, pendant les heures de grosses chaleur, qui atteignent les 40-45° à l’ombre, dans des endroits où il n’y a même pas d’ombre.
Maires, chefs de daïras et walis devraient se pencher sur ce sujet humain, loin des calculs d’épicier.
Une piscine, c’est à la portée de toutes les APC ; sauf qu’il y a des élus assez responsables pour penser à ça, et d’autres, la quasi-totalité assez calculateurs pour se noyer pendant leur mandat de cinq années dans les contrats gré à gré, les marchés, les commissions des marchés qui sentent le soufre.
F. O.