TRANSPORT

TRANSPORT URBAIN COLLECTIF À ALGER : Une reprise timide durant ce week-end

Pourtant revendiquée, la reprise du transport urbain collectif public et privé durant les week-ends s’est faite de façon timide durant vendredi et samedi passés. Durant ces deux jours marquant la fin de la semaine, la majorité des stations de bus de la capitale était désertes.

Annoncée mercredi dernier par le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, la levée de la mesure d’interdiction de la circulation du transport urbain collectif public et privé durant les week-ends instauré depuis le mois de mars 2020 pour lutter contre la propagation du COVID-19, semble ne pas intéresser les principaux concernés. Bien que les transporteurs de ces bus notamment ceux relevant du secteur privé aient longtemps appelé à la reprise de leurs activités durant les vendredis et samedis, après que celle-ci soit autorisée les jours de semaine, ils ont pourtant été les premiers à manquer ce rendez-vous. En effet, après l’annonce du Premier ministre, seules quelques lignes étaient desservies. Alors que certains transporteurs ont préféré assurer au moins un service minimum, les autres n’ont carrément pas travaillé. C’était le cas à la station de Kouba (Ben Omar), ou aucun bus ne se trouvait vendredi, alors qu’au lendemain seuls trois étaient garés, en attendant les passagers. À Tafourah, le constat est le même, les quelques bus se trouvant, hier, sur les quais assuraient seulement deux ou trois lignes. Pour ce qui est, par contre, de la station d’Aissat Idir à la place du 1er Mai, celle-ci était totalement vide, au grand désespoir des voyageurs. À noter toutefois que le tramway avait repris vendredi et hier le plus normalement possible, au grand soulagement des usagers qui sont restés pénalisés durant des mois et ne pouvant faire de déplacement durant ces deux jours de week-end. Pour ce qui est de la raison ayant poussé les transporteurs urbains du privé à ne pas assurer leur service, l’on penserait au fait qu’il n y ait pas beaucoup de voyageurs, sachant que ces propriétaires de transports publics avaient critiqué les mesures de prévention auxquels ils devaient se conformer, notamment le respect de la distanciation sociale entre les passagers, l’obligation du port du masque mais aussi la mise à disposition des voyageurs de gels hydro-alcoolique, et la désinfection permanente de leurs véhicules.
En raison des pertes financières occasionnées par le confinement, ces transporteurs privés se disent ne pas pouvoir assumer d’avantage de frais, à savoir ceux permettant de mettre en œuvre le protocole sanitaire. Il est important de rappeler que les différents moyens de transport de voyageurs à l’exception du métro d’Alger, avaient repris leur activité le mois d’août dernier, durant les jours de semaine seulement, et ce après plus de quatre mois d’arrêt.
Ania Nait Chalal