Tourisme en Algérie

Tamanrasset, Djanet, Timimoune, Taghit : Quatre destinations touristiques rêvées à reconquérir

«Le tourisme saharien commence à intéresser davantage aussi bien les Algériens que les étrangers et nous avons constaté ces dernières années un engouement particulier pour le sud du pays, ce qui nous encourage à consentir plus d’efforts dans ce créneau.

Au niveau de mon entreprise, nous avons reçu plus de 600 touristes algériens et 160 touristes étrangers, depuis le début de l’année », a expliqué, hier à Alger, Mohamed Zounga, président du Forum Atakor pour la promotion de la culture et du tourisme saharien, lors d’une conférence de presse. Tout en soulignant que : « la promotion du tourisme interne constitue une préoccupation majeure de agences et associations qui proposent des offres intéressantes avec des prix concurrentiels répondant aux attentes de nos clients, pour les étrangers qui souhaitent découvrir le désert algérien, ils peuvent obtenir des visas au bout de 48h seulement.» Au cours de cette conférence, Zounga a affirmé que : « Forum Atakor a établi un programme varié ciblant plusieurs sites touristiques dans les régions du sud du pays, en prévision de la première édition de la rencontre internationale pour la promotion de la culture et du tourisme sahariens, ou l’ouverture de l’évènement sera donnée le 18 du mois courant à Tamanrasset dans le village d’Izarnane», a-t-il expliqué. Pour cet évènement culturel et touristique par excellence, le conférencier dira que : « nous avons convié plusieurs acteurs pour prendre part à cette cérémonie, des hauts responsables de l’Etat, des journalistes et diplomates, des représentants des agences de voyages internationales et des opérateurs économiques sont cordialement invités pour assister à cette rencontre première du genre.
» Ensuite, Zounga a précisé que : « le tourisme saharien constitue le cheval de bataille pour nous, et qui se focalise sur l’intensification des programmes dans le Sud du pays, notamment les régions de Tamanrasset, Djanet, Timimoune, Taghit et les Oasis. Sur le plan sécuritaire, l’Armée nationale populaire a fait le nécessaire pour sécuriser tous les régions du Sud, alors que même les touristes attestent de cela.» Par ailleurs, le président du Forum Atakor avoue que le tourisme saharien est toujours faible vu que sur les 136 agences de voyages agrées seulement 5 sont opérationnelles. « Nous avons pris l’initiative afin de redynamiser le tourisme et la culture saharienne. Vous savez pour concrétiser cela, ça ne dépendra pas à de grandes infrastructures d’accueil, et nous n’avons pas besoin de grands hôtels et des complexe touristiques, nous avons besoin juste des encouragements et des aides de l’Etat, car le tourisme au désert ce sont des aventures et des expéditions sur le champ… » En outre, il a indiqué qu’« auparavant tous les sites au sud étaient fermés, mais en 2016, l’Etat a rouvert tous ces sites pour les touristes étrangers et algériens. La différence entre Djanet et Tamanrasset, Djanet est située au milieu du Tassili, donc nous n’avons pas besoin de grands moyens pour visiter tous les sites, par contre le coût du voyage à Tam vaut plus cher que Djanet puisque les sites touristiques sont un peu loin, c’est la seule différence.
Pour ce qui est de la culture saharienne, l’orateur souligne qu’« elle est le principal argument d’une société, d’un peuple, ou d’une civilisation.
C’est l’identité et la réflexion même de ce que l’homme a le devoir d’exprimer, quelle que soit la manière utilisée.» Ajoutant que : « Tamanrasset est une destination très sollicitée grâce à ses richesses culturelles, particulièrement authentiques, il est important à l’heure actuelle de parler de cette partie du monde, de sa véritable histoire humaine.» A travers cet événement, nous souhaiterions faire connaître les richesses culturelles et touristiques à l’élite algérienne et aux étrangers spécialistes du domaine, que nous invitons à porter fièrement le rôle de la transmission en utilisant cette riche matière sous différentes formes et différents supports visant la promotion de la culture saharienne en Algérie.
Mohamed Wali