Djazagro

Près de 700 expostants à la 16e édition du Salon «Djazagro» : Percée du produit agricole local

Près de 700 opérateurs économiques nationaux, et étrangers issus de plus d’une trentaine de pays étrangers, prennent part, à la 16e édition du salon international de la production agroalimentaire «Djazagro» qui a ouvert ses portes, ce lundi après-midi, au Palais des expositions de la Safex d’Alger. Ce rendez-vous professionnel s’étalera sur quatre jours et se déroulera dans un contexte économique qui appelle à l’investissement intensif pour créer de la richesse et diminuer le niveau des importations. En fait, l’édition de cette année s’est distinguée de ces précédentes. Du côté participation, dont un record a été enregistré avec plus de 170 participants nationaux. En effet, parmi l’ensemble des opérateurs participant à l’événement de cette année, ils sont plus de 170 opérateurs algériens à vouloir démontrer leur ambition de relever le défi économique, développer leurs capacités de production et d’aller vers l’export. Ce chiffre qui démontre, on ne peut plus clair, la massive implication de l’entreprise nationale a fait d’ailleurs réjouir le ministre de l’Agriculture, Abdelkader Bouazghi et son collègue du Commerce, Saïd Djellab, issu du dernier remaniement ministériel partiel. Autre chose à relever dans cette édition, les produits agricoles algériens qui suscitent de plus en plus le satisfécit des professionnels du domaine et des visiteurs.
Ainsi, après avoir visité plusieurs stands à travers l’ensemble des pavillons de ce salon international, le nouveau ministre du Commerce s’est réjoui de la qualité du produit agricole algérien dont certains «ont atteint un taux d’intégration de plus de 60%», avant d’estimer que cette production nationale est de «qualité alors qu’il y a deux ou trois ans, ces produits étaient importés». En ce sens, il convient de noter qu’il y a quelques mois, le gouvernement a instauré de nouvelles dispositions pour stopper la saignée causée au Trésor par le poids des importations, d’où la liste de 851 produits proscrits à l’importation, à l’effet d’encourager le substitut national. Force est de constater donc, même s’il est encore tôt d’en conclure, cette décision a permis à l’industrie agroalimentaire locale d’émerger alors que les producteur s’intéressent de plus en plus à la qualité du produit. D’ailleurs, c’est ce qu’a dû remarquer Saïd Djellab, lequel assure que «les pouvoirs publics sont prêts à encourager les opérateurs locaux», et sont conscients des réalités constatées au niveau du marché local, qui affiche un engouement vers l’investissement et vers l’augmentation des capacités de production». D’autre part, le nouveau ministre rappelle la mise en place d’une commission de sauvegarde de l’économie nationale, et par voie de conséquences le produit local. À présent, la commission en question «en train de travailler par filière et la plupart des opérateurs présents nous les avons déjà réunis pour entendre leurs préoccupations et leurs perspectives», a-t-il indiqué. Pour sa part, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche a estimé que l’évènement est «très réussi au vu du nombre d’exposants qui y participent.» Et à Bouazghi d’ajouter que «les opérateurs présents dans ce salon sont déjà exportateurs et ils possèdent des potentiels à augmenter leurs exportations vers d’autres pays». Le ministre souligne, par la suite, que ce salon est une occasion pour les opérateurs économiques nationaux, d’une part, et étrangers d’autre part, d’échanger, les expériences et d’examiner les pistes de partenariat pour profiter de la modernisation enregistrée dans ce domaine à travers le monde au service du développement économique. Ceci contribuera de même, selon ses termes, «au renforcement de la sécurité alimentaire dans le pays qui demeure une des priorité de la souveraineté nationale». Parmi les stands visités, Bouazghi a relevé que «quelques produits (algériens) sont devenus compétitifs sur les marchés mondiaux».
Quant à l’aspect accompagnement des entreprises algériennes dans le processus de production, et même celui d’exportation, il convient de noter que la Chambre algérienne de Commerce et d’Industrie (CACI), a organisé hier, sur les lieux, une série de conférences sur différents thèmes. Parmi les questions abordées, la règlementation algérienne des investissements, la sécurisation financière et contractuelle et les taxes et douanes à l’export.
Mohamed Amrouni