Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, s’est exprimé jeudi sur l’affaire de l’enfant de nationalité algérienne et américaine, Wassim, lynché et agressé physiquement par une meute de marocains en furie à Boston dans le cadre de la Coupe du monde.
Il a affirmé : « Nous suivons de près l’évolution de santé de Wassim qui est sorti du coma. Nous sommes en « contact permanent » avec l’ambassadeur d’Algérie à Washington, Sabri Boukadoum, qui accomplit son devoir en supervisant l’ensemble des mesures pouvant être entreprises auprès de la justice et de la police américaines ».
Abdelmadjid Tebboune a également indiqué être en contact avec le ministre des Sports, Walid Sadi, qui conduit la délégation algérienne à cet événement footballistique international, soulignant que ce dernier a invité l’enfant victime de l’agression à assister à la rencontre qui avait opposé la sélection nationale à son homologue suisse, dans la nuit de jeudi à vendredi, à Vancouver (Canada), pour le compte des 16e de finale de la Coupe du monde.
Dans le même cadre, l’oncle de Wassim, a communiqué de nouveaux éléments relatifs à son état de santé ainsi qu’aux derniers développements de la procédure judiciaire. Se voulant d’abord rassurant quant à la condition de son neveu, Wassim, agressé physiquement aux abords du stade lors de la rencontre Maroc–Pays-Bas, dans le cadre de la Coupe du monde 2026, il a affirmé dans une déclaration accordée à nos confrères de la chaîne Echorouk News, que l’adolescent âgé de 14 ans avait franchi le seuil critique. Bien que son état soit désormais stable et encourageant, le mineur demeure sous observation médicale continue au sein d’un complexe hospitalier de Boston, où il a subi l’ensemble des examens requis.
Présent au stade lors du match Algérie – Suisse, Wassim a livré son témoignage au micro de la Télévision nationale en révélant les détails de l’agression barbare dont il a été victime et perpétrée par des « Babouins sujets de M6 ». Il a indiqué qu’il a été sauvagement battu au point de perdre connaissance à cause d’une série de coups qu’il a reçus à la tête. « Je regardais le match (Maroc vs Pays bas à Boston) avec mes amis dans le quartier où j’habite et j’étudie, et j’ai remarqué que certains supporters marocains se sont battus entre eux, avant de se tourner et de s’en prendre à ma personne simplement parce que je portais le maillot de l’équipe nationale algérienne. Ils se sont mis à plusieurs pour me rouer de coups de pieds, et j’étais incapable de me défendre. J’ai reçu des coups violents et directs au niveau de la tête, ce qui m’a fait perdre complètement connaissance », a-t-il indiqué.
Wassim n’a pas manqué d’exprimer sa grande fierté et sa gratitude envers le geste du président de la République, qui l’a mentionné personnellement, s’exprimant avec une émotion vive : « Aujourd’hui, j’ai vu le président Abdelmadjid Tebboune parler de moi, le geste m’a laissé sans voix sous le coup de l’émotion. C’est un grand honneur pour moi, et je suis reconnaissant envers tout le peuple algérien qui se tient derrière moi et me soutient ». Les mouches électroniques rameutées par le Makhzen pour tenter de détourner les faits, voire les travestir ne peuvent pas masquer la vérité de l’acte barbare actée par les images des caméras de surveillance qui ont permis d’identifier 35 individus dont 8 sont actuellement détenus par la justice des États-Unis. De plus, l’entrée en jeu du FBI qui a ouvert une enquête pour déterminer si les faits relèvent du « crime de haine » est une autre preuve qui casse l’argumentaire que tente d’exploiter le Makhzen pour faire reluire l’image du royaume sérieusement écorchée durant ce Mondial par le nombre de faits répréhensibles commis aux USA et au Canada par des meutes de barbouzes missionnés et par le nombre de supporters interpellés dans les villes où se produit l’équipe nationale de ce pays. Finalement en les affublant du qualificatif de « babouins », le conseiller de Netanyahou ne s’est pas trompé car aucune haine ne peut donner le droit de s’attaquer, en meute, à un enfant encore adolescent et sans défense. Chaque jour que Dieu fait nous apporte la preuve qu’avec ce voisin diabolique, le slogan « Khawa-khawa (frère-frère) » est vaseux et n’a aucune signification tant la haine qu’il éprouve à l’égard de l’Algérie est viscérale et constitue même l’essence des sentiments qu’il éprouve à notre égard.
Slimane B.












































