Tebboune

SUBVENTIONS : L’aide de l’État doit profiter aux couches sociales défavorisées

Tout en réaffirmant que l’État n’abandonnera pas son rôle social, le président de la République a indiqué que les aides doivent profiter aux couches sociales défavorisées.

Intervenant dans le cadre de ses rencontres périodiques avec les représentants de la presse nationale, il a souligné que la notion d’État-nation, consacrée par la déclaration du 1er novembre 1954 est sacrée et ne sera jamais abandonnée. M. Tebboune qui affirmé que la révision du système des subventions de l’État à certains produits de large consommation est aujourd’hui prise en charge dans le cadre d’une disposition de la loi de Finances 2022, a estimé qu’elle devra faire l’objet d’un large débat avec les partenaires sociaux, notamment les syndicats,  pour élaborer des mécanismes qui permettront une meilleure distribution de cette aide aux couches sociales fragiles. Analysant la situation socio-économique, il a indiqué que les salaires sont impactés par la flambée des prix et de l’inflation qui sont les conséquences du marché informel et de la spéculation qui sont un facteur de déstabilisation aussi bien du pouvoir d’achat que des mécanismes de gestion de l’économie nationale. Il a indiqué à cet égard que  la révision du système de subvention permettra d’avoir une image plus juste de la société algérienne puisqu’il sera possible d’avoir des statistiques fiables sur le volume des couches sociales défavorisées, le nombre de ménages nécessitant une aide sociale, ou encore le nombre de personnes aisées par l’évaluation de leur richesse et leur patrimoine.  Il a insisté sur la nécessité de réduire la marge de manœuvre du marché informel qui brasse une importante manne financière qui alimente les circuits qui échappent à tout contrôle et qui déstabilise le marché de l’offre et de la demande par la création de pénuries, la flambée des prix et la rétention de certains produits de première nécessité. Il faut rappeler dans ce cadre que le dernier projet de loi de lutte contre la spéculation qui a durci les peines contre les spéculateurs permettra de réduire le phénomène et d’assurer plus d’efficacité aux circuits de distribution. Les dispositions du texte qui criminalise la spéculation, prévoient des peines d’emprisonnement allant jusqu’à 30 ans de prison ferme, note-t-on. M. Tebboune a indiqué à cet égard que le secteur privé qui bénéficie de nombreux avantages, notamment  fiscaux est appelé à jouer lui aussi un rôle de moteur de développement économique dans l’Algérie nouvelle.
Il est anormal qu’un citoyen riche bénéficie des aides de l’État destinées aux couches sociales défavorisées. Les choses doivent changer pour permettre une meilleure justice sociale et permettre de réduire le fossé entre les couches sociales défavorisées et la classe des riches,  a indiqué en substance le président de la République.
Slimane B.