architecture amazighe

Séminaire international autour de l’architecture amazighe : Les participants appellent à établir un atlas maghrébin

Au terme du séminaire international autour de l’architecture amazighe, organisé conjointement par le Haut-commissariat à l’amazighité et l’Association nationale des enseignants architectes universitaires, une série de recommandations ont été émises en vue de préserver le patrimoine amazigh.

Organisé au Palais de la culture « Abdelkrim Dali » de Tlemcen le 15 janvier dernier, dans le cadre des festivités officielles et nationales de Yennayer 2969, sous le slogan « Racines, diversité et unité », les participants ont mis l’accent sur la nécessité d’œuvrer, dans un premier temps, pour la création d’une unité spécialisée de recherche en patrimoine architectural et urbain Amazigh dans toute sa diversité, au niveau national et l’étendre à l’échelle maghrébine. Ceci est dans le but de réaliser un glossaire des concepts communs dans la spécialité et la concrétisation du projet d’un atlas maghrébin de tous les sites urbains portant des empreintes locales.
Parmi les recommandations figure, entre autres, l’introduction d’un module sur l’architecture amazighe dans le système de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, ainsi que la connaissance du patrimoine urbanistique dans les manuels scolaires.
également, les participants ont préconisé d’élaborer un plan commun avec les départements ministériels concernés, portant valorisation et restauration des espaces urbains anciens désertés. Ceci est dans l’optique de les exploiter, dans un premier temps, comme pôles touristiques et la mise en place d’un programme d’une année consacrée au patrimoine amazigh à concrétiser à court terme. également, il a été recommandé d’élargir l’organisation de telles initiatives aux autres wilayates pour valoriser tous les éléments du patrimoine architectural ancien et islamique en associant les instances spécialisées et la société civile.
À noter que la deuxième édition se tiendra dans la wilaya de Nâama avant la fin de l’année en cours.
Lamia B.