Règlement de la crise libyenne : Alger et Tunis pour un rôle fondamental, selon Habib Essid

Affirmant la convergence de vues entre les deux pays, sur la nécessité de parvenir d’urgence à «un règlement politique» à la crise libyenne, le chef du gouvernement tunisien, Habib Essid, en visite de travail à Alger, a souligné, lundi, qu’il y a lieu de «se préparer à l’étape qui suivra» la signature de l’accord par les acteurs libyens. Indiquant qu’Alger et Tunis ont convenu à propos de la Libye de «jouer un rôle fondamental dans l’actuelle et la prochaine étape», a-t-il précisé. Plongée dans le chaos depuis 2011, la Libye peine à renouer avec la stabilité et la vie politico-institutionnelle, en l’absence à ce jour de la signature de l’accord sanctionnant le dialogue inter-libyen, sous médiation onusienne, en la personne de Bernardino Leon. Situation qui n’a cessé outre de préoccuper Alger et Tunis, mais également de l’inscrire dans les rencontres et les concertations bilatérales entre ces deux voisins de la Libye. En réaffirmant, lundi, que son pays «converge» avec l’Algérie, sur la nécessité de voir les acteurs libyens régler «politiquement» la crise en Libye, le Premier ministre tunisien a indiqué, à partir d’Alger, que les deux pays «Algérie et la Tunisie» sont déterminés à lancer «très prochainement» des initiatives en vue d’«accélérer le règlement politique de la crise libyenne». Rappelons que la communauté internationale tente, ces derniers jours, de faire pression sur les acteurs libyens pour la signature de l’accord onusien pour le règlement de la crise libyenne, notamment par la formation d’un gouvernement d’union nationale. Première étape à franchir pour que la vie politico-institutionnelle reprenne son cours dans ce pays, en proie au pire scénario aux conséquences gravissimes sur ses voisins en particulier, et la région en général. L’Algérie qui n’a pas hésité à apporter son soutien à la Tunisie, lors de sa phase de transition, après la chute de l’ancien régime, a accompagné son voisin de l’Est, par des aides financières amis aussi, par son expertise et son expérience en matière de lutte contre le terrorisme. Alger qui a réussi à réunir autour d’une table les différents acteurs et responsables politiques de la scène libyenne, amorçant ainsi une cadence soutenue du dialogue politique entre les frères libyens, a également consenti des efforts et des moyens colossaux pour sécuriser les frontières, avec ses voisins, la Libye comme la Tunisie. Si, dans sa déclaration, le responsable tunisien a souligné la nécessité pour les deux pays -Algérie et Tunisie- «de se préparer à l’étape qui suivra l’accord», allusion à la phase qu’entamera la Libye, dès le paraphe par les Libyens de l’accord portant formation du gouvernement d’union nationale. Les concertations politiques entre Alger et Tunis semblent être soutenus, notamment en ce qui concerne la Libye, en sa phase actuelle et celle de l’après-signature de l’accord onusien, par les Libyens. Le chef du gouvernement tunisien a indiqué qu’Alger et Tunis ont convenu de «jouer un rôle fondamental dans l’actuelle et la prochaine étape», a-t-il précisé, dans ses déclarations à la presse nationale et tunisienne, à l’issue de l’audience que lui a accordée le chef de l’État, Abdelaziz Bouteflika, au deuxième jour de sa visite officielle entamée, dimanche dernier. Aussi, le chef du gouvernement tunisien a réaffirmé à cette occasion «le soutien» de son pays et de l’Algérie aux efforts consentis par l’ONU pour le règlement de la crise libyenne, et a exprimé également le souhait de voir «l’aboutissement de ces efforts», par la signature de l’accord et l’annonce de la formation du gouvernement d’union national en Libye.
Karima Bennour

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