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Plantes médicinales à Guelma : «L’amélioration de la production soutiendra l’économie nationale»

La modernisation et le développement de la production des plantes médicinales « apportera un soutien certain » à l’économie nationale hors-hydrocarbures, ont soutenu les participants à un séminaire sur l’orientation et la généralisation des expériences réussies dans le secteur agricole ouvert à Guelma. Soulignant que l’opération d’inventaire du patrimoine végétal entrepris au niveau des forêts de la wilaya de Batna a permis d’identifier 200 espèces d’herbes et de plantes médicinales, Zahira Yahiaoui de l’unité de Batna, relevant de l’agence nationale de la protection de la nature, a déploré, lors de cette rencontre tenue à l’Institut technologique méditerranéen agricole spécialisé, le fait que bon nombre de ces plantes soient cueillies de « façon arbitraire » pour être utilisées par les habitants des zones rurales. L’intervenante lors du séminaire a, dans une déclaration, abordé le « succès » auquel a abouti l’expérience pilote réalisée par l’unité à l’échelle de la wilaya de Batna, et ce pour préserver les plantes médicinales dans le cadre du projet de l’agence nationale de la protection de la nature à Alger, inscrit dans le cadre de l’opération de coopération avec l’union internationale de la protection de la nature. Le projet en question vise, selon elle, à accompagner trois (03) femmes de la campagne de la commune de Timgad (Batna) et à appuyer leur travail de production et de développement de nombreuses espèces de plantes médicinales, à l’instar de la lavande et l’armoise, précisant que les femmes en question, réparties sur trois régions rurales de la commune de Timgad, à savoir Targate, Aïn-Tarfa et Aïn-Meri, ont réalisé des « résultats impressionnants » dans la culture de ces espèces à tel point que l’une d’entre elles a réussi la « distillation » de l’armoise. De son côté, Mokrane Hamani, représentant de l’Institut national de la recherche forestière, a évoqué un projet ayant réalisé un grand succès qui s’est traduit par la production du safran. La production du safran est l’œuvre d’un agriculteur activant dans la commune de « Lemssara », dans la wilaya de Khenchela, et ce, grâce à un accompagnement dont il a bénéficié, par l’institut, dans le cadre du programme du développement rural dans ladite région. Selon Hamani, cet agriculteur est passé d’une culture de 160 grains seulement de ce produit en 2010, à plus de 800 kilos actuellement, ajoutant que grâce à ce cultivateur, lequel a transmis les techniques de plantation à 150 autres agriculteurs à travers le territoire national, la culture du safran s’est répandue à d’autres wilayas, comme Tlemcen et Tiaret. Organisé sous l’égide du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, ce séminaire a pour objectif de présenter des expériences réussies dans la perspective de développer de nouvelles filières dans le domaine agricole et de trouver également les moyens d’intégrer les jeunes dans la production agricole, a indiqué Saliha Fartass, directrice-adjointe du service de lutte contre la désertification au sein de la direction générale des forêts. Plusieurs interventions portant sur les moyens à mettre en oeuvre pour développer une « économie verte » et son insertion dans l’économie nationale ont été abordées au cours de ce séminaire auquel ont assisté des représentants des autorités centrales et les instituts techniques sous la tutelle du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, ainsi que des représentants.