Zebdi

MUSTAPHA ZEBDI, LE PDT DE L’APOCE, POINTE LES ENSEIGNES PROPOSÉES PAR LES PLATEFORMES DE VENTE EN LIGNE : «Nous avons reçu beaucoup de plaintes contre la plateforme Jumia»

La journée «des promotions record» inspirée des États-Unis, communément appelée «le Black Friday», fixée au 23 novembre, revient cette année en Algérie. Et avant même qu’il débarque, «le Black Friday 2018», commence déjà à attirer l’attention des internautes algériens. Car, les enseignes, proposées par les plateformes de vente en ligne, promettent jusqu’à plus de 90 % de rabais sur certains de leurs produits ; électroménager, informatique, vêtements, ameublement… Dès lors, plusieurs questions taraudent l’esprit. Ce rendez-vous, qui avance donc à grands pas, représente une occasion pour les Algériens de dépenser de l’argent, ou de faire de bonnes affaires ? Cette interrogation est l’une des questions qui se posent d’elles-mêmes, et à laquelle nous avons tenté de répondre. Pour ce faire, nous avons sollicité l’avis du président de l’APOCE ; une association qui active dans le domaine de la défense des droits du consommateur algérien. Ainsi, joint par nos soins tôt dans la matinée d’hier, Mustapha Zebdi a d’abord tenu à nous mettre au courant, sur un travail d’enquête qui suit son cours et qui est menée par les membres de l’APOCE. Cette dernière s’articule sur les témoignages des e-consommateurs ayant été victimes d’arnaques.

Le courrier d’Algérie : Pourquoi, «le Black Friday à l’Algérienne» préoccupe l’APOCE ?
Timide à son arrivé en Algérie, il y a quelques années, le Black Friday, s’est imposé petit à petit, et se dirige à être le jour le plus important pour le e-commerce en Algérie. Car, le constat le prouve, il est devenu un rendez-vous très attendu par les internautes algériens. D’ailleurs, l’expérience de l’année dernière le démontre. Vous avez sans doute vu ou entendu parler des bousculades de centaines de gens qui se précipitaient pour partir à la chasse au trésor! C’était une ambiance de fous. En tout les cas, chacun est libre de faire ces offres pour faire booster ses ventes mais il faut que le consommateur soit le maximum gagnant.

Quelles sont les raisons qui ont poussé l’APOCE à lancer une enquête ?
La situation qui a attiré notre attention cette année, c’est que notre association ne cessent de recevoir des plaintes de la part des consommateurs ayant été victimes d’arnaques. Donc, face à cette situation, nous avons jugé utile d’ouvrir une enquête.

Quelles sont les arnaques les plus fréquentes?
À l’heure actuelle, et selon les premiers résultats de notre enquête, d’innombrables e-consommateurs ont accusé la plateforme de vente en ligne de Jumia, d’avoir mis en ligne des produits qui n’étaient même pas disponibles. Les plaignants se disaient avoir été surpris, en raison du changement inexpliqué des prix au moment de la livraison, et cela sans être préalablement informés. Qu’est ce que l’APOCE compte faire? Nous allons prendre attache avec les responsables de cette plateforme mise en cause pour recueillir sa version des faits. Mais s’il existe des infractions, nous allons déposer plainte contre cet opérateur.

Pour terminer, comment évalue zvous le niveau de culture de l’econsommateur algérien?
À priori, la culture de la consommation en général, s’est nettement améliorée. Je pense que les choses ont changé vers le meilleur, et ce mouvement de prise de conscience va, sans doute, mener les opérateurs à réfléchir davantage, et à respecter les offres qu’ils proposent.

Mohamed Amrouni