L’Algérie vient de recevoir une nouvelle distinction internationale à la CND de L’ONU pour son expertise dans la lutte contre le narcotrafic. Un officier supérieur de la Gendarmerie nationale, expert en toxicologie, a été désigné pour représenter le continent africain au sein d’un groupe d’experts multilatéral chargé d’élaborer des recommandations pour renforcer l’application des engagements prévus dans les accords de contrôle de la drogue. Cette désignation est une nouvelle reconnaissance de l’expertise algérienne en matière de lutte contre le narcotrafic. L’Algérie est déjà reconnue comme référence internationale dans la lutte antiterroriste et son expertise se distingue par l’adoption d’une approche qui repose sur l’anticipation, la planification et la coordination intersectorielle. L’expertise algérienne est reconnue pour son efficacité et son adaptation à l’évolution des formes de criminalité liées à la drogue, en combinant prévention, répression et réinsertion. L’Algérie dispose d’un laboratoire des drogues relevant du département de toxicologie de l’Institut national de criminalistique et de criminologie de la Gendarmerie nationale (INCC/GN) ayant traité plusieurs affaires dont celles liées à la substance Trihexyphenydine. La Commission des stupéfiants (CND) a annoncé la composition d’un nouveau groupe d’experts qui contribuera à l’examen mondial des politiques en matière de drogues prévu en 2029. Ce groupe composé de 19 experts indépendants, élaborera des recommandations visant à renforcer la mise en œuvre des traités internationaux relatifs au contrôle des drogues. L’Algérie a participé à la 69e session de la CND avec une délégation multisectorielle, ayant pour thème : «Cannabis hybride : un danger croissant pour la santé publique et la sécurité nationale». Un documentaire réalisé par la Direction de l’information et de la communication (DIC) de l’état-major de l’ANP, intitulé «La guerre contre la drogue, l’Algérie au cœur de la bataille», a été présenté lors de cette session.
L’INCC/GN ; un institut d’excellence
L’INCC/GN est accrédité, dans le domaine de la criminalistique pour un nombre de 72 méthodes d’analyse selon ISO/CEI 17020 et ISO/CEI 17025, par l’organisme d’accréditation algérien ALGERAC. L’institut contribue activement à la formation des experts africains et participe à des programmes de recherche internationaux. Il a obtenu, en 2024, son accréditation par l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) lors de la 55e réunion d’évaluation des tests de compétence, devenant ainsi le premier laboratoire accrédité par cette organisation en Afrique. Le laboratoire des drogues a établi plusieurs rapports dont une étude analytique rendue public, sur la saisie de plus de mille tonnes de résine de cannabis, en provenance du Maroc, ont été saisies par les différents corps de sécurité durant les dix dernières années. Les analyses ont relevé que la culture de cannabis au Maroc a connu beaucoup de transformation, et ce, par une introduction massive des variétés hybrides. Ce qui a permis, justement, d’augmenter la production et surtout la puissance du hashish. «En 2010, le hashish marocain avait 1% de THC, alors qu’en 2020 on eu des saisies avec des pourcentages avoisinant les 50%. Ce qui est dangereux pour la santé». Ce produit très toxique moderne a un pouvoir addictogène plus élevé que le hashich classique marocain et qu’il est comparable aux drogues dures, à savoir la cocaïne et l’héroïne. Des recherches sont menées par des experts de l’INCC, dont une étude menée par un expert en toxicologie sur la présence de drogue dans les cheveux à travers l’analyse ADN, ce qui permettra d’identifier un consommateur par ses cheveux, une première en Algérie.
Ania N.














































