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LIBAN : L’armée sioniste cible les secouristes et les médicaux

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Les régions du Sud-Liban ont été, hier, le théâtre d’une escalade militaire particulièrement violente, marquée par une intensification des frappes sionistes visant directement les centres et les équipes de secours médicales. Plusieurs secouristes ont été martyrisés ou blessés dans différentes localités, dans un contexte de poursuite des hostilités et de tensions régionales croissantes.
Selon les informations rapportées depuis le terrain, les forces sionistes ont concentré leurs frappes sur des ambulances et des centres de secours dans plusieurs villages du Sud. À Deir Qanoun el-Nahr, trois frappes aériennes ont visé un convoi de la Association Al-Rissala pour les secours sanitaires, faisant deux martyrs et deux blessés parmi les secouristes. À Bourj Rahhal, une attaque aérienne a ciblé une moto ainsi que des équipes de secours, causant la mort d’un ambulancier et faisant quatre blessés. Dans le village de Hanawiya, une frappe nocturne a visé un point de déploiement du corp sanitaire, faisant quatre morts et deux blessés, selon l’Agence nationale d’information. Ces attaques ont suscité une vive condamnation des autorités sanitaires libanaises, qui dénoncent une violation grave du droit international humanitaire.

Une violation du droit international
Le ministère libanais de la Santé a affirmé que les forces israéliennes poursuivent leurs violations en « ignorant les décisions internationales et les résolutions de l’Organisation mondiale de la santé ». Dans un communiqué, le ministère a rappelé que ces frappes interviennent seulement deux jours après l’adoption d’une résolution internationale visant à protéger les personnels de santé au Liban. Il accuse Israël de cibler délibérément des secouristes « dépourvus de toute capacité militaire et engagés uniquement dans des missions humanitaires ». Selon les chiffres officiels, le nombre de secouristes et membres de la défense civile tués depuis le début de l’escalade s’élève désormais à 122 martyrs jusqu’au 21 mai, auxquels s’ajoutent six nouvelles victimes à Hanawiya et Deir Qanoun el-Nahr.

Poursuite des frappes dans le Sud
Parallèlement aux attaques contre les équipes médicales, les bombardements israéliens se sont poursuivis sur plusieurs zones du Sud-Liban, notamment la ville de Nabatiyé, ainsi que les localités de Majdal, Kfar Tebnit et les abords de Mifadoun. Cette intensification des frappes s’inscrit dans un contexte de violence continue dans la région frontalière, où les civils et les infrastructures sont régulièrement touchés.

La résistance assure la riposte
En parallèle, la résistance libanaise continue de mener des opérations contre des positions israéliennes dans le nord de la Palestine occupée et dans le Sud-Liban, en réponse — selon ses déclarations — aux violations répétées de l’accord de cessez-le-feu depuis le 17 avril. Ces opérations visent, selon les communiqués publiés, des sites militaires israéliens et s’inscrivent dans une logique de riposte aux attaques en cours.
Le commandant de l’armée libanaise, le général Rodolphe Haykal, a affirmé que l’institution militaire restera « un rempart solide face aux tentatives de déstabilisation et de menace contre la paix civile ». Dans son ordre du jour à l’occasion de la fête de la Résistance et de la Libération, il a souligné que le Liban traverse des défis majeurs liés à la poursuite des agressions israéliennes, évoquant « des destructions massives et des milliers de martyrs et de blessés ». Il a également insisté sur le rôle de l’armée dans l’accompagnement des populations touchées et la préservation de la stabilité interne.

« Un piège stratégique dans le Sud-Liban »
Dans les médias sionistes, certains analystes militaires estiment que la stratégie actuelle dans le Sud-Liban reproduit des erreurs du passé. Selon un commentateur de Maariv, la création d’une zone de sécurité ne permettrait pas d’assurer la protection du nord d’Israël, la résistance libanaise continuant de mener des opérations d’usure. L’analyse évoque des tactiques inspirées de la guerre de guérilla, basées sur la surveillance, la collecte de renseignements et des attaques ciblées, visant à épuiser les forces israéliennes plutôt qu’à engager un affrontement frontal. Le texte souligne également que les technologies militaires déployées sur le terrain n’ont pas permis, selon lui, de neutraliser totalement la menace des drones et des engins explosifs utilisés dans la région.

Sanctions américaines et tensions politiques internes
Sur le plan politique, la résistance libanaise et ses alliés ont dénoncé les sanctions américaines visant plusieurs responsables politiques et militaires libanais. Ces sanctions ont été qualifiées de tentative de pression politique et de « mesure de dissuasion » visant à affaiblir les institutions nationales.
Les concernés estiment qu’il s’agit d’une ingérence destinée à influencer le paysage politique libanais dans un contexte de guerre et de tensions régionales. Le mouvement Amal a également rejeté ces mesures, les qualifiant d’« injustifiées et inacceptables », affirmant qu’elles ciblent directement son rôle politique et institutionnel. L’ensemble de ces développements confirme une détérioration continue de la situation sécuritaire dans le Sud-Liban, où les affrontements, les frappes aériennes et les attaques ciblées contre les infrastructures civiles et médicales se multiplient. Entre escalade militaire, tensions politiques et crise humanitaire, la région demeure au cœur d’un conflit aux répercussions régionales croissantes.
M. S.

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