ALI GHEDIRI

LETTRE D’ALI GHEDIRI AU PRÉSIDENT TEBBOUNE : Une flopée de… flops

Le général –heureusement- à la retraite, Ali Ghediri, ne changera donc jamais. Ce soldat raté, nul aussi bien dans l’art de communiquer que dans celui de faire la guerre, sauf quand il s’agit de manier de petits soldats de plomb peut-être, vient de rater une belle occasion de se taire, et de se terrer aussi, en attendant que la justice statue sur son cas. Que l’on en juge plutôt : Ghediri, dans un style ampoulé, nous dit bien souvent la chose et son contraire en usant de mots recherchés, placés dans des écrins, écrans de fumée digne des plus grands prestidigitateurs. Ghediri use ainsi de locutions dithyrambiques pour placer la justice, et les magistrats, sur un véritable piédestal. Cela ne l’empêche pas de clamer haut et fort qu’il serait victime d’une cabale judiciaire, se décrivant lui-même –ah,  la belle trouvaille !- comme étant un « confiné politique ». Sic. Ghediri, qui n’en est pas à une contradiction près, et la soif venant en buvant, se fourvoie dans des – et se noie surtout – dans des analyses à faire coucher dehors tout Galilée en Herbe cherchant à réinventer l’eau chaude. Réfutant d’un revers de manche les graves charges retenues contre lui, en attendant que se tienne son procès, que bon grain soit séparé de l’ivraie, il prétend de la sorte avoir été maintenu en prison pour l’empêcher d’être candidat à l’élection présidentielle précédente. Cela sous-entend perfidement qu’il a pu y avoir fraude par simple élimination des candidats qui avaient des chances sérieuses de cartonner, et que Ghediri aurait donc été arbitrairement éliminé. Cela ne l’empêche quand même pas de s’adresser à ce Président dont il conteste pourtant la légitimité. Mais, loin de solliciter une quelconque mansuétude de la part du premier magistrat du pays, il persiste au contraire dans ses errements et égarements passés, rendant même hommage à ses anciens maîtres à penser alors qu’ils ont une grande part de responsabilité dans la situation de crise actuelle. In fine, sans trop vouloir accorder de l’importance à ce personnage, tout droit sorti d’une fiction mal-fagotée, avait bel et bien pensé, espéré, devenir président de la République algérienne. Du coup, la fiction –pour ne pas dire friction- avait bel et bien failli se transformer en véritable cauchemar…
Mohamed Abdoun