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LES INITIATIVES INTERNATIONALES SE MULTIPLIENT EN SA FAVEUR : « Tous pour sauver le détenu sahraoui Naâma Asfari »

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Les appels à une intervention internationale urgente se multiplient en faveur du prisonnier politique sahraoui Naâma Asfari, dont l’état de santé suscite une vive inquiétude après 36 jours de grève de la faim dans une prison de l’occupation marocaine.
Plusieurs organisations sahraouies, latino-américaines et internationales, ainsi que des responsables institutionnels, ont lancé une série de communiqués exigeant sa libération immédiate et dénonçant les conditions de détention des prisonniers politiques sahraouis, en particulier ceux du groupe de Gdeïm Izik.
La Ligue de protection des prisonniers sahraouis dans les prisons marocaines a annoncé son soutien total aux mouvements de solidarité engagés par les détenus sahraouis. Elle a indiqué que plusieurs prisonniers du groupe de Gdeïm Izik observeront des grèves de solidarité les 14 et 15 juillet afin de soutenir Naâma Asfari, affirmant que cette mobilisation constitue une réponse aux conditions de détention qu’ils jugent contraires aux droits fondamentaux. L’organisation a également fait savoir que le détenu politique Dadda Khatri Firaji a entamé une grève d’avertissement de 48 heures, tandis que Mohamed Lamine Haddi a commencé une grève de la faim illimitée. La Ligue a tenu les autorités marocaines pour responsables de toute détérioration de l’état de santé des détenus et a appelé les organisations internationales de défense des droits humains à intervenir d’urgence. De leur côté, les autorités de la wilaya de Dakhla ont exprimé leur profonde préoccupation face à la dégradation de l’état de santé de Naâma Asfari et des autres prisonniers du groupe de Gdeïm Izik. Elles ont estimé que cette grève de la faim constitue un appel adressé à la communauté internationale afin qu’elle assume ses responsabilités en matière de protection des droits de l’homme et de respect du droit international. Dans un autre registre, le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs de la Saguia el Hamra et Oued Eddahab (UGTSARIO), Nafâa Ahmed Mohamed, a profité d’une tournée en Amérique centrale, entamée au Costa Rica, pour sensibiliser les organisations syndicales à la situation des prisonniers politiques sahraouis. Lors de plusieurs rencontres avec des responsables syndicaux costariciens, il a mis en avant la dégradation de l’état de santé de Naâma Asfari ainsi que les violations dont seraient victimes les travailleurs et militants sahraouis dans les territoires occupés. Les initiatives de solidarité dépassent désormais le cadre régional.
La Plateforme de solidarité avec le peuple sahraoui en Amérique latine et aux Caraïbes a publié un communiqué réclamant la libération immédiate et inconditionnelle de Naâma Asfari et de ses compagnons. La plateforme estime que leur détention constitue une violation grave des droits humains et rappelle que plusieurs mécanismes des Nations unies ont dénoncé le recours à des aveux obtenus sous la torture. Dans le même esprit, le Réseau latino-américain et caribéen de solidarité avec le peuple sahraoui (PLACSO) a diffusé un appel urgent, soutenu par de nombreuses organisations de défense des droits humains, universitaires, juristes, parlementaires, journalistes et personnalités politiques d’Amérique latine. Le réseau affirme que Naâma Asfari se trouve dans un état critique et demande une intervention immédiate des Nations unies, du Comité international de la Croix-Rouge, de l’Union africaine, de l’Union européenne et des organisations internationales compétentes. Le PLACSO réclame notamment la libération immédiate de tous les prisonniers politiques sahraouis, l’accès à des soins médicaux indépendants, l’autorisation des visites familiales et des avocats, ainsi que le respect des décisions et recommandations émises par les mécanismes des Nations unies concernant leur détention.
Ces multiples prises de position traduisent une mobilisation internationale croissante autour de la situation des prisonniers politiques sahraouis. Les organisations signataires appellent la communauté internationale à agir rapidement afin d’éviter une aggravation de la situation humanitaire et à garantir le respect des droits fondamentaux des détenus conformément aux normes internationales.
M. Seghilani

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