Les vagues de chaleur qui se succèdent en Algérie accompagnées de taux d’humidité élevé entraînent inévitablement des pics dans la consommation nationale d’électricité.
Celui, enregistré lundi après-midi par le groupe Sonelgaz via sa filiale Sonelgaz-Transport de l’électricité et l’Opérateur du Système Électrique (OS), a atteint 21.378 MW à 15h30. C’est le deuxième du genre au cours de cet été, ce qui « reflète la hausse continue de la consommation d’électricité, notamment durant les périodes de forte chaleur et « , explique un communiqué de Sonelgaz publié à cette occasion. Anticipant sur cette hausse de la consommation d’électricité, Sonelgaz-Distribution a lancé, il y a une semaine, la caravane nationale de rationalisation de la consommation d’énergie, dans le but de sensibiliser les différentes franges de la société à l’importance de préserver cette ressource vitale à travers l’adoption de mesures simples et pratiques. Le coup d’envoi de cette caravane, placée sous le slogan « Rationaliser notre énergie, garantir notre avenir », a été donné au siège de la Direction de distribution de Belouizdad (Alger). Il s’agit de la promotion des bonnes pratiques en matière d’efficacité énergétique, de la sensibilisation des citoyens aux enjeux de la maîtrise de l’énergie, et de l’incitation à adopter des gestes simples contribuant à la préservation des ressources nationales. En fait, l’Algérie dispose d’une stratégie de maîtrise de l’énergie, à l’horizon 2035, avec plusieurs objectifs stratégiques, clairs et ambitieux, comme la réduction de la consommation énergétique d’au moins 15%. Le directeur général de l’Agence nationale pour la promotion et la rationalisation de l’utilisation de l’énergie (APRUE), Merouane Chabane, en a parlé lors de son passage, hier, dans l’émission « L’invité du jour » de la Chaîne 3 de la Radio algérienne. « Le nouveau programme national de maîtrise de l’énergie, 2026-2035, aura pour objectifs de réduire d’au moins 15% la consommation énergétique à l’horizon 2035 ». Ce n’est pas tout : il s’agit aussi d’intégrer jusqu’à 15 gigawatts de capacité renouvelable et aussi de contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre de l’ordre de 14%. Concernant la réduction de la consommation d’électricité, cela passe l’amélioration des équipements, déjà présents sur le marché, ou qui sont au niveau des sites industriels, et les remplacer à terme par des équipements et des process moins énergivores, a fait savoir Merouane Chabane. Le DG de l’APRUE a montré la voie à suivre en période caniculaire, grâce aux bons gestes à appliquer afin de rationaliser la consommation de l’électricité. Il a évoqué en premier les aspects liés à l’enveloppe du bâtiment et à l’application de la réglementation thermique. Il a également abordé les aspects liés à l’usage des équipements présents à l’intérieur de ce bâtiment, principalement le climatiseur. Il a expliqué que l’utilisation optimale du climatiseur permet d’alléger la pression sur le réseau électrique, mais aussi d’éviter d’avoir une lourde facture de consommation électrique. « Je règle la température de consigne à 25 degrés, c’est suffisant, car quand il y a un écart de plus de 5 degrés par rapport à l’extérieur j’aurais le même confort que quand je le règle à 16 degrés. Sauf que je consomme 20-25% d’énergie en moins », a-t-il détaillé. Il avertit que « Durant l’été, le climatiseur va impacter la facture de 40% à 50%. C’est direct ». Merouane Chabane préconise également d’aérer la maison la nuit pour évacuer toute la chaleur emmagasinée tout au long de la journée. Durant la journée, il rappelle qu’au contraire, il faut fermer les stores ou les rideaux pour éviter que les rayons du soleil ne pénètrent, pour chauffer encore plus. « Ces gestes-là nous permettent de réduire la consommation du climatiseur et de garder le même confort tout en réduisant la facture », a-t-il indiqué tout en insistant sur le fait d’acheter le bon climatiseur. Quant aux énergies renouvelables, il a rappelé que dans le programme national d’énergie renouvelable, déjà mis en œuvre, 3200 mégawatts sont en cours de mise en service, dont 400 mégawatts sont déjà opérationnels.
M’hamed Rebah














































