Le président de la fédération algérinne des consiommateurs au « Courrier d’Algérie » : «Des OVNI inondent nos marchés !»

Ceci n’est pas une blague, car l’appellation OVNI «Objets vendus non identifiés» a été employée par Mahfoud Harezli, le président de la Fédération algérienne des consommateurs, pour tirer la sonnette d’alarme quand à l’existence de produits nocifs pour la santé, et qui, selon lui, inondent les marchés du pays.

Les vendeurs véreux, profitent de la sphère de la mercuriale. Ces OVNI, «couvent et se développent» dans le nid de la hausse des prix et produits», qui représente le danger bien dissimulé et qui pointe du viseur la santé des ménages aussi bien que leurs poches ! En effet, rencontré en marge d’une conférence qu’il a animée ce samedi à Alger, le président de la FAC s’est confié à nous à cœur ouvert, et a de prime abord, choisi de tirer la sonnette d’alarme quant aux marchés illégaux qui se développent et poussent durant le mois de Ramadhan. Cela avant de s’arrêter et revenir sur « le rôle primordial que joue la sensibilisation dans la lutte contre les dangers qui guettent la santé du consommateur algérien». Citant justement, «l’exemple de l’explosion de la consommation des viandes durant le mois de Ramadhan, et qui augmente de 400 %», Mahfoud Harezli, indique que «les consommateurs doivent s’informer de plus en plus de l’origine des aliments qu’ils mangent et cuisinent». À ce propos, il met en garde ainsi contre «les marchés des viandes blanches qui séduisent les consommateurs», à l’image du marché illégal de «Magtaâ kheira » où la population algéroise et celle de la wilaya de Tipaza, se précipite en raison des prix pratiqués. «Il faut s’assurer que les animaux soient bien traités et bien nourris, sans hormones ni antibiotiques pour favoriser leur croissance», avant de rappeler de la dangerosité des produits utilisés pour « booster» le développement des viandes. Donc, selon le président de la FAC, la hausse des prix impacte l’apparition des points de vente illégaux qui, à leur tour, attirent de plus en plus de citoyens en raison de la différence des prix pratiqués. Mais ce que la majorité ignore malheureusement, c’est que ces «refuges» peuvent vous coûter la vie ! Face à cela, une question taraude l’esprit. Comment pourrait-ont combattre ce genre de pratiques, qui justement se développent durant le mois sacré de Ramadhan ?
Pour le responsable de la Fédération algérienne des consommateurs, il faut sensibiliser les gens des dangers que représente le non- respect de la chaîne de froid, qui est devenu une pratique marchande dans presque tous les recoins de nos routes mais aussi de se pencher sur la provenance des innombrables variétés de produits fromages, gâteaux, boissons…
Plus loin notre interlocuteur tire la sonnette d’alarme quant à l’utilisation croissante qu’il estime « inquiétante, à cause des produits chimiques utilisés dans l’agriculture. L’utilisation de ces techniques entraine des résidus dangereux pouvant provoquer plusieurs complications et maladies et l’irrigation avec des eaux usées», a-t-il dit.
Pour mieux organiser le marché, assurer la sécurité sanitaire des aliments et contrer la spéculation il propose que l’État doit repenser a laisser le marché libre et favoriser la concurrence». Donc, il estime nécessaire l’implantation d’hypermarchés autour des villes et le développement des réseaux de distribution.
Toutefois, il met l’accent sur la nécessité d’exiger des cahiers de charge pour toutes les activités qui touchent à l’environnement, et la santé», citant l’exemple des camions frigorifiques. Car c’est l’une des mesures qui permet d’avoir la traçabilité des produits et de mieux connaître la provenance des aliments.
Mohamed Amroun