Irrigation

Irrigation agricole à Guelma : Le niveau du barrage Bouhamdane répond aux besoins

Le niveau du barrage Bouhamdane de la commune de Hammam Debagh (Guelma) estimé actuellement à 120 millions m3 (descendu à 20 millions m3 l’année passée) répond aux besoins d’irrigation des cultures notamment de la tomate industrielle, a assuré dimanche le wali, Kamel Abla. «La baisse du niveau de ce barrage enregistrée l’année passée a permis de mesurer toute l’importance d’une exploitation rationnelle et économique de cette ressource», a indiqué le wali à l’APS estimant que cela incite à déployer de grands efforts pour dépendre moins des fluctuations pluviométriques et recourir aux techniques économes en eau. Il a indiqué à ce propos qu’une étude est en cours pour élargir la superficie des terres irriguées et aménager de nouveaux périmètres d’irrigation. La pénurie d’eau des deux dernières saisons a permis aux agriculteurs et à l’administration du secteur de «prendre conscience» du nécessaire recours à l’irrigation par système du goutte-à-goutte utilisée cette saison sur 65 % de terres contre seulement 4 % durant la saison 2015/2016, a noté Abdelkarim Gouarta, ingénieur en hydraulique à la Direction des services agricoles. L’adoption de cette technique d’irrigation constitue un facteur d’efficience pour le programme local visant à atteindre d’ici à 2022 une surface irriguée totale de 25.000 hectares à la faveur de l’aménagement du périmètre de Khezara, du transfert d’eau du barrage de Zit El Anba (Skikda) et de l’utilisation des eaux traitées par les stations d’épuration des eaux usées, a souligné le même cadre.
Pour le président de la Chambre de l’agriculture, Amar Lehdidi, le recours à l’irrigation par système du goutte-à-goutte est la première étape de la rationalisation de l’utilisation de l’eau et la seconde étape sera de placer des compteurs d’eau pour connaître en ‘’toute transparence’’ la quantité d’eau utilisée par chaque agriculteur de sorte à éviter la facturation forfaitaire.