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FRONT POLISARIO/ONU/MAROC : Les Sahraouis et la responsabilité de l’ONU

La militante sahraouie Nedjla Mohamed a insisté sur la responsabilité des Nations unies vis-à-vis du peuple sahraoui et son droit à la liberté et à l’autodétermination, d’autant qu’il s’agit d’une question de décolonisation inscrite à l’ONU. Prenant part à la conférence sur « le droit à l’autodétermination », organisée à Genève au siège du Conseil des droits de l’homme relevant de l’ONU, en marge des travaux de la 40ème session ordinaire du Conseil, aux côtés de délégués de plusieurs ONG, la militante sahraouie a présenté un exposé sur le Sahara occidental et l’histoire de sa lutte contre l’occupant marocain. La militante sahraouie a mis en avant la légitimité de la lutte du peuple sahraoui, sous la direction de son représentant légitime unique, le Front Polisario, ainsi que les souffrances continues endurées au Sahara occidental, en raison de l’entêtement du Maroc à refuser le référendum d’autodétermination. Elle a souligné la responsabilité de la communauté internationale à l’égard du peuple sahraoui et son droit à exercer son autodétermination pour aller à l’indépendance. Elle a mis l’accent sur la responsabilité de l’ONU et du Conseil de sécurité dans les souffrances endurées par le peuple sahraoui, dont une partie qui se trouve dans les territoires occupés subit les violations flagrantes des droits de l’homme, sous l’occupation militaire marocaine et l’autre vit des conditions très difficiles dans les camps des réfugiés, depuis plus de quatre décennies, en l’absence d’aides humanitaires. Les participants à cette conférence ont affirmé que l’ONU devrait accélérer la mise en oeuvre des résolutions internationales pour garantir au peuple sahraoui son droit à l’autodétermination. Il faut souligner qu’un certain nombre de manifestations de solidarité avec le peuple sahraoui ont lieu à Genève alors que l’Envoyé personnel du SG de l’ONU pour le Sahara occidental, Horst Köhler, a invité les parties au conflit et les pays voisins pour une nouvelle table ronde prévue les 21 et 22 mars. M. Köhler a organisé en décembre dernier une première table ronde après six ans de blocage des négociations sur le processus devant conduire à l’autodétermination du peuple sahraoui. Il reste cependant des obstacles à surmonter pour remettre définitivement le processus de paix sur les rails à l’instar des offres de mesures de confiance que le Maroc a rejetées lors de la réunion de Genève I .La partie marocaine a répondu négativement à l’offre du Front Polisario de libérer les détenus politiques, d’autoriser les observateurs des droits de l’homme à se rendre dans les territoires occupés et de cesser le pillage des ressources naturelles. Un rejet, que le Front Polisario a considéré comme un signe de « manque d’intérêt à faire avancer le processus ». Les états-Unis, porte-plume des résolutions sur le Sahara occidental ont déclaré fin octobre à l’issue de l’adoption de la résolution prorogeant le mandat de la MINURSO qu’il ne pouvait plus y avoir de statu quo au Sahara occidental et que les parties au conflit doivent rester attachées aux négociations jusqu’à l’aboutissement du processus politique. L’ambassadeur US adjoint auprès de l’ONU, Jonathan Cohen, avait alors affirmé que le Conseil de sécurité devrait apporter son « soutien à l’envoyé personnel Köhler dans ses efforts pour parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permettra l’autodétermination du peuple du Sahara occidental ». Depuis, le Maroc a fait appel à Israël et au sioniste Netanyahou pour faire intervenir le lobby sioniste et pousser les états-Unis à appuyer l’occupation coloniale du Sahara occidental. Le Maroc jette aussi a travers ses médias et une cellule de manipulation à Rabat , de l’huile sur le feu pour déstabiliser l’Algérie pour en tirer profit sur le règlement de la question du Sahara occidental. Il doit déchanter d’autant que le Royaume est loin d’être à l’abri de soulèvements populaires d’envergure. Qui plus est les sites marocains de propagandes téléguidés par le cabinet noir de M6 sont assommés par la nomination de Ramtane Lamamra à la tête de la diplomatie algérienne.

Mokhtar Bendib