EXODE DES MÉDECINS ALGÉRIENS VERS LA FRANCE : Hasbellaoui répond par la sensibilisation

À l’issue d’une visite de travail et d’inspection qui l’a mené ce jeudi dans la wilaya d’Oran, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mokhtar Hasbellaoui, a animé, à l’Institut national supérieur de formation paramédicale d’Oran, un point de presse, où il a fait allusion, avec des termes à peine voilés, sur le phénomène d’exode des médecins algériens à l’étranger. Sinon, comment expliquer le fait qu’il parle d’un rôle important que «les médecins, les pharmaciens et les cadres de la Santé doivent assumer pour la promotion du secteur».
En effet, comme pour éviter une saignée dans les hôpitaux du pays en raison du flux important des médecins convoités charmés depuis l’étranger, le ministre Hasbellaoui a opté pour la rhétorique à l’effet de sensibiliser les blouses blanches à rester dans le pays.
Ainsi, « le secteur de la santé s’est employé à mobiliser de grands moyens pour réunir les conditions idoines dans les structures de santé, pour assurer un meilleur service dans l’ouest du pays », a-t-il tenté de rassurer au moment où la France, comme exemple, mis à leur disposition des démarches de facilitation d’obtention du visa.
Pour le ministre, il sera question de résoudre les problèmes prévalant dans ce secteur, comme par exemple, « l’élaboration d’un dossier exhaustif pour l’examen des contraintes et carences relevées », a-t-il souligné. Au fait, il est important de souligner que cette déclaration intervient dans un contexte marqué par le phénomène de la fuite des blouses blanches vers des pays étrangers. Parmi ces éléments qui semblent contraindre le ministre à réagir, l’annonce faite, il y a quelques jours, par le prestataire de service chargé de la gestion des dossiers de demandes de visa pour les régions Est et Ouest du pays, qu’est le centre TLS Contact. «Les médecins ayant un dossier validé par Campus France dans le cadre du DFMS et DFMSA peuvent se présenter au centre TLS Contact d’Oran sans prise de rendez-vous », a indiqué ce prestataire. Cette offre intervient aussi, faut-il le rappeler, quelques semaines après le mouvement de grève des médecins résidents, qui mettent en avant un certain nombre de revendications d’ordre socioprofessionnel.
Mohamed Amrouni