Intervenant à la 14e Université d’été des cadres du Front Polisario et de l’Etat sahraoui qui se tient à l’Université M’hamed Bougara, à Boumerdès, depuis le 11 août jusqu’au 22 août, la délégation des droits de l’homme venue des territoires occupés, a souligné jeudi, les souffrances du peuple sahraoui dans les territoires occupés du Sahara occidental. Elle a également relevé l’expérience de détention et les conditions tragiques endurées dans les prisons de l’occupation. Selon l’agence Sahara Press Service (SPS), d’anciens prisonniers ont souligné que, même après leur libération, ils continuent d’être persécutés et leurs maisons assiégées. Ils ont fait savoir que les autorités d’occupation cherchaient à les humilier et à briser leur détermination et leur résistance à défendre leurs droits et, surtout, le droit à la liberté de leur peuple. La même source rapporte qu’ils ont affirmé s’être engagés dans la lutte, notamment au sein des universités marocaines, et avoir été arrêtés pour cette raison, et que les épreuves terribles qu’ils ont vécues n’ont fait que renforcer leur détermination à poursuivre leur combat et à défendre la cause de leur peuple. Ils ont présenté des témoignages directs sur les prisons marocaines et les souffrances des familles de prisonniers et ont également traité de la situation des journalistes dans les territoires occupés et des difficultés rencontrées pour publier l’information, ainsi que du rôle des jeunes femmes dans le soulèvement, a ajouté SPS. Jeudi, des universitaires algériens ont animé des conférences, abordant divers aspects de la cause sahraouie. Dans une conférence intitulée « Pouvoir géopolitique et biais dans les conflits internationaux : une lecture de la construction du récit numérique sur la question du Sahara occidental » La docteure Naima Bournane a souligné « la nécessité d’exploiter et de mettre à profit la technologie pour promouvoir cette cause, mobiliser le soutien et la solidarité, et contrer la désinformation pratiquée par l’occupation marocaine. La deuxième conférence a été présentée par le Dr Farida Ben Othmane, sous le titre « Les ressources naturelles du Sahara occidental et l’équilibre des puissances internationales » ; la troisième conférence, présentée par le Dr Wardia Hanoush, était intitulée « Le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination : un droit inaliénable et établi, entre efficacité et efficience dans le cadre de la légitimité internationale ». Les chercheurs universitaires Karim Regaouli et Mohamed Benkherouf ont, quant à eux, déploré la persistance de l’occupation marocaine à « étendre son emprise sur le Sahara occidental et à poursuivre le pillage de ses richesses du sous-sol, avec la complicité de parties et d’institutions internationales suspectes ». Des échos du terrain ont été donnés par le directeur central des relations extérieures au ministère sahraoui de la Défense, Nafaâ Mustapha Dadi, qui a affirmé que « les développements de la question sahraouie sur le terrain témoignent de nombreux acquis importants réalisés aux dépens de l’occupant », arguant que le droit à l’autodétermination « constitue au-delà de l’engagement politique, une règle contraignante dans le cadre du droit international sous l’égide des Nations Unies ». Au deuxième jour des travaux de cette université d’été, des universitaires et chercheurs académiques ont appelé à faire la lumière sur les violations et dépassements commis par l’occupation marocaine contre le peuple sahraoui, à « élargir la coopération avec les différentes instances et organisations internationales et à adapter stratégiquement la cause sahraouie aux exigences des mutations géopolitiques que connaît le monde ». Pour leur part, le membre du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS), Boudjemaa Souilah et le chercheur sahraoui, Malainin Lakhal, ont souligné que l’occupation marocaine tendait constamment à « falsifier les réalités du conflit et à le présenter comme un conflit interne », alors qu’il s’agit d’une question de décolonisation inscrite à l’Onu, soulignant la nécessité de contrer le récit des autorités coloniales marocaines, « avec fermeté », étant donné que le conflit du Sahara occidental constitue une question de « décolonisation qui incombe à tous les Etats, aux instances internationales et au droit international ».
M’hamed Rebah












































