LE GOUVERNEMENT TIENT À SES OBJECTIFS DE 2021 ET CONTINUE À S’APPUYER SUR LES MARQUES DE VOITURES EN ACTIVITÉ Le secteur automobile à nouveau verrouillé

On n’imagine mal comment le gouvernement, à travers le Conseil national d’investissement, pourrait autoriser l’activité d’une liste élargie de 40 opérateurs dans le domaine automobile qui ont formulé une demande d’investissement auprès du ministère de l’Industrie et des Mines.

Encore moins accepter les dossiers d’une dizaine d’opérateurs étrangers, placés dans une short list, comme révélé récemment par le ministre du secteur, Youcef Yousfi, qui s’en était remis au gouvernement pour donner son aval. En effet, le CNI, qui a tenu mardi dernier sa réunion trimestrielle, a fait le point sur l’investissement en général, avec cette attention particulière sur l’investissement automobile dont les dossiers ont été passés sous le peigne fin, a-t-on confirmé, hier, de source au fait du domaine.
Ainsi, les participants réunis sous l’autorité du Premier ministre, Ahmed Ouyahia, ont fait l’état des lieux du secteur et donné lecture aux dossiers des prétendants à l’activité de montage de véhicules de plusieurs marques étrangères. Après des consultations tous azimuts entre les différents représentants publics composant le CNI, les membres permanents de cette instance ont décidé de maintenir le cap sur les objectifs tracés à l’horizon 2021 et qui prévoient un volume de production de 400 000 véhicules par an. En d’autres termes, le gouvernement n’a pas jugé utile ou nécessaire, du moins pour le moment, d’autoriser l’activiter d’autres investisseurs dans ce secteur parmi ceux, nombreux à se bousculer devant le portillon, compte tenu des avantages à l’importance du marché national mais aussi aux avantages accordés par l’État aux porteurs de projets.
D’ailleurs, pour rester dans la logique des chiffres, les quatre usines de montage en activité dans le pays actuellement peuvent à elles seules atteindre l’objectif de produire annuellement, dans le moyen ou court termes, 400 000 véhicules par an.
Selon le quota fixé par et à chaque marque, il était question que les usines de SPA Sovac, (Volkswagen), SARL Tahkout (Hyundai) et plus tard Peugeot Algérie produisent chacune 100 000 véhicules/ an, la SPA Renault Algérie (75 000 unités) et SARL Nissan Algérie (60 000 unités). Pour ne pas dire, ces unités de montage automobile sont à même de dépasser le volume fixé à 2021, dont une partie de la production sera orientée vers les marchés extérieurs.
Farid Guellil