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ELLE AURA LIEU LE 31 AOÛT PROCHAIN : Les forces de l’Alternative démocratique appellent à une convention du pacte politique

Les forces de l’Alternative pour une véritable transition démocratique ont appelé, hier à Alger, à une convention du pacte politique pour le 31 août prochain, qui aura pour objectif de sortir avec des mécanismes essentiels afin de réussir une transition démocratique comme voie que l’on distingue de l’autre initiative, qui soutient l’organisation directe d’une élection présidentielle.

Dans une conférence de presse, animée au siège du RCD, les sept partis signataires du Pacte pour une alternative démocratique, ont appelé les forces « patriotiques, démocratiques et sociales qui aspirent à faire valoir les revendications légitimes du peuple et faire aboutir ses exigences révolutionnaires» à s’inscrire «activement» dans cet «effort», à «entretenir l’espoir et à imposer une alternative démocratique», expliquent-ils leur démarche.
Dans ce contexte, le président du RCD, Mohcine Belabbas, a indiqué lors de son intervention qu’il s’agit d’une vision commune à tous les participants, affirmant que «cette initiative regroupera tous ceux qui se reconnaissent dans ce pacte». Insistant sur l’importance de dépasser les différences, il estime que «cette rencontre rassemblera tous les acteurs de la scène nationale et politique». Et qui sont ainsi «invités à dépasser leurs divergences et différences», suggère Belabbas qui estime, toutefois, que «nos divergences sont notre force.» Dès lors, «il ne faut pas tomber dans le piège du pouvoir qui essaie de nous diviser», a-t-il averti. Commentant la liste des 13 personnalités proposées, mercredi passé, par le Forum civil pour le changement, comme médiateurs au dialogue, Belabbas prend position. «Inviter des personnalités qu’on appelle «nationales» ce n’est pas notre style. Pour moi, des personnalités de ce genre ça n’existe pas. Si on les contactera, elles seront des personnalités politiques», se démarquent le chef du RCD. Au sujet de la prochaine rencontre de ses alliés, l’orateur, s’exprimant au nom de tous les présents, indique que le mois à venir sera chargé de réunions et de rencontres avec les différents acteurs afin de se préparer à l’évènement du 31 août qui connaîtra aussi la participation de tous les signataires du pacte du 26 juin.

Zoubida Assoul: «C’est un grand débat ouvert à tout le monde»
Dans une déclaration commune, les signataires du PAD ont affirmé que cette convention traduira les revendications populaires. En effet, selon Zoubida Assoul, présidente de l’Union pour le changement et le progrès (UCP), ce pacte politique consensuel traduira toutes les revendications populaires, comme réclamées depuis le début du mouvement populaire. «Cette initiative permettra de construire un rapport de force pour traduire les aspirations du peuple», estime Assoul, pour qui encore, «cet espace devra regrouper tous les acteurs de la société universitaire, jeunes du mouvement, société civile et politique.» Autrement dit, tout le monde est concerné, d’après la magistrate. «Ca sera un «grand débat» où «nous sortirons avec une solution consensuelle», a-t-elle expliqué comme pour se démarquer de l’autre conclave du 6 juillet dernier. «Notre initiative permet d’ouvrir un véritable débat» non pas, poursuivit-elle, pour «préparer une déclaration à l’avance et appeler les gens à la signer», distingue Assoul une initiative, allusion au Forum national pour le dialogue, initié par les forces du changement, tenu le 6 juillet à Aïn Beniane (Ouest d’Alger). Sur le même registre, la déclaration d’hier, ont rapporté les signataires du Pacte politique du 26 juin, «ouvre la seule perspective possible pour donner la parole au peuple afin qu’il puisse choisir démocratiquement la forme et le contenu des institutions et rejeter toute tentative d’imposer une élection présidentielle qui vise à sauver le régime», explique la même source.

«Aucun dialogue n’est viable sans la libération des détenus»
D’autre part, et après avoir insisté sur la période de transition, les forces de l’Alternative démocratique ont réaffirmé, hier, qu’aucune initiative politique de quelque nature que ce soit et aucun dialogue politique «ne sont viables sans la satisfaction de quelques exigences. À savoir, cite ce pôle, qui se reconnaît dans un projet démocratique, «la libération des détenus politiques et d’opinion du Mouvement, l’ouverture des champs politiques et médiatiques, l’arrêt immédiat du dispositif répressif et l’instrumentalisation de la justice ainsi que le départ du régime et ses symboles».
Sarah Oubraham

BELABBAS PRÉCISE SES PRISES DE POSITION SUR L’ANP
«Je ne suis pas contre notre Armée, nos positions l’ont renforcée»
Le président du RCD, Mohcine Belabbas, s’est expliqué hier lors d’une conférence de presse des forces de l’Alternative démocratique, sur les positions de son parti en rapport avec l’Armée nationale populaire (ANP) et son commandement. Connu par ses déclarations contre Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major de l’ANP, Belabbas éclaire la position de son parti. «Je ne suis pas contre notre Armée, bien au contraire notre position et nos avis l’ont renforcée», a-t-il indiqué. Autrement, à comprendre par là que les critiques du RCD viseraient le commandement de l’ANP et non pas l’Institution militaire en elle-même.
Sarah O.