Hier, à quelques heures de l’expiration du cessez-le-feu conclu pour une durée de deux semaines, par l’intermédiaire du Pakistan, entre l’Iran et ses agresseurs américano-sionistes, les pourparlers n’avaient pas encore repris à Islamabad, la capitale pakistanaise, en raison de l’entêtement des États-Unis dans leurs exigences excessives ainsi que leurs menaces insistantes, en plus du blocus naval des ports iraniens.
La télévision iranienne a démenti hier les informations concernant une quelconque délégation iranienne se rendant à Islamabad, confirmant qu’« aucune délégation, principale ou secondaire, ne s’y est rendue à ce jour ». Au contraire, selon l’agence de presse iranienne Tasnim, l’Iran considérait un déclenchement de la guerre comme une « forte possibilité » depuis deux semaines et a donc entrepris des mouvements militaires et établi une nouvelle liste de cibles à cette fin. L’agence a affirmé que l’Iran est « pleinement préparé » à l’éventualité d’une reprise des hostilités et a préparé de nouvelles surprises pour une éventuelle escalade. Téhéran affirme être prêt à «révéler de nouvelles cartes sur le champ de bataille» et rejette toute reprise des pourparlers «sous les menaces». Samedi, l’Iran a annoncé la fermeture du détroit d’Ormuz jusqu’à la levée du blocus naval imposé par Donald Trump aux ports iraniens. Dans cette situation, le Financial Times a mis en garde contre une possible récession mondiale si le détroit d’Ormuz reste fermé, entraînant d’importantes pertes d’approvisionnement en pétrole. Les incertitudes sont aggravées par les discours contradictoires du président américain qui enlèvent toute crédibilité à ses annonces. En effet, tout le monde l’a constaté, Donald Trump dit quelque chose et tout juste après son contraire, semant la confusion. Va-t-il prendre le chemin de la raison et engager avec l’Iran des pourparlers sérieux menant à une paix durable, sur la base des dix points proposés par les dirigeants iraniens ? Ou va-t-il s’obstiner, avec son allié Netanyahou, à atteindre des objectifs irréalistes qu’il n’a pas pu réaliser en 40 jours de guerre ? Hier, dans une interview accordée à CNBC, Donald Trump a annoncé qu’il ne souhaitait pas prolonger le cessez-le-feu avec l’Iran, soulignant que les États-Unis et l’armée américaine étaient « prêts à agir » contre Téhéran. Il a déclaré que les bombardements constituaient « la stratégie la plus appropriée pour commencer », indiquant que les États-Unis étaient « pleinement préparés » et que leurs armes étaient « chargées à bloc » et prêtes à l’emploi. Dans le même temps, le ministère pakistanais des Affaires étrangères a fait savoir qu’il exhortait les États-Unis et l’Iran à prolonger le cessez-le-feu qui les lie. Pour rappel, les agresseurs américano-sionistes ont déclenché le 28 février 2026 contre l’Iran une guerre sans aucun prétexte pour viser des objectifs qui n’ont pas été atteints : chute du « régime » par une révolte interne, destruction des capacités militaires, en particulier les missiles balistiques et les drones, anéantir le programme nucléaire civile iranien. Le pire pour les agresseurs américano-sionistes, est que l’Iran a pris la maîtrise du détroit d’Ormuz, dont les spécialistes affirment qu’il constitue une arme plus efficace que l’arme nucléaire, par son impact sur l’économie mondiale. En outre, les agresseurs américano-sionistes sont isolés y compris par leurs alliés qui ont refusé de les suivre dans leur aventure guerrière contre l’Iran; en particulier concernant le détroit d’Ormuz. À ce propos, l’ancien Premier ministre français, Dominique de Villepin, a souligné la capacité de résistance de l’Iran. Malgré une infériorité militaire évidente, Téhéran conserve, selon lui, des atouts asymétriques — drones, missiles — mais surtout une résilience historique profondément ancrée. Il craint que les agresseurs américano-sionistes, placés dans une impasse stratégique, soient tentés par un « écrasement total », y compris par des moyens extrêmes.
M’hamed Rebah













































