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Délibéré des deux affaires du président de la Fédération équestre contre des journalistes Metidji débouté par la Justice

Le tribunal de Mostaganem a rendu son verdict en délibéré, hier, dans les deux affaires pour lesquelles le président de la Fédération équestre algérienne s’est constitué partie civile contre deux journalistes, dont l’un est aussi cavalier, qu’il accuse de l’avoir diffamé dans des écrits sur facebook.

La Justice s’est déclarée donc incompétente pour traiter ce type nouveau de «délit», si délit il y a, puisque les écrits et les posts facebook et sur les réseaux sociaux ont cette particularité nouvelle d’être intemporels et non localisables géographiquement. En se déclarant incompétente, la Justice déboute Metidji, qui a intenté les deux procès dans son fief de Mostaganem, pensant que son nom suffirait à faire pencher la balance de son côté. Mais c’était compter sans la perspicacité de la présidente d’audience, qui a pris son temps pour comprendre, questionner, auditionner et décortiquer l’affaire avec la rigueur que sa conscience lui commandait, en s’en référant à la loi et à la présomption d’innocence, et à rien d’autre. Le verdict annoncé, la sentence déboutait le président de la Fédération équestre et sonnait comme un revers infligé à Métidji M’hamed Zoubir, président de la Fédération équestre et propriétaire des pâtes «Safina». Pour rappel, les deux affaires opposaient le président de la Fédération équestre algérienne, Métidji M’hamed Zoubir, d’un côté, à un journaliste de presse et à un cavalier, Mentouri Djamel et Djenane Naïm, et étaient traitées simultanément par le tribunal de Mostaganem la matinée entière et une partie de l’après-midi. Les procès opposant, pour le même motif, lui aussi, sont passés hier, au tribunal de Mostaganem, en deuxième audience. Absent lors des deux premières audiences, le président de la FEA, Métidji, s’était constitué partie civile et était représenté par son avocat dans l’affaire l’opposant au directeur du mensuel Filaha Agro-news, estimant avoir été accusé de «dilapidation» dans un post publié sur facebook et qui incriminait sa gestion à la tête de la Fédération équestre et énumérait les motifs d’une dilapidation expliquée par les faits et les chiffres.