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Crédit à la consommation : un taux d’intérêt entre 5 et 8% ?

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Le crédit à la consommation est enfin relancé. Attendu depuis son interdiction en 2009, les consommateurs se réjouissent de cette nouvelle, malgré que la décision concerne les produits locaux. En effet le crédit est autorisé que pour l’achat de produits de la production nationale, ceci dans le but d’encourager les produits algériens. De plus ce produit financier ne pourra concerner que les meubles et l’électroménager de production locale. Tous les produits fabriqués ou assemblés en Algérie sont concernés par cette nouvelle disposition. Le gouvernement a décidé également de soumettre le crédit à la consommation aux lois du marché bancaire. Ce qui réjouira d’avantage les consommateurs, c’est que les prêts bancaires, accordés dans le cadre du crédit à la consommation, pourront financer la totalité du prix du produit national acheté par l’emprunteur et seront assortis de taux d’intérêt non bonifiés. Selon les professionnels, ce taux varierait entre 5 et 8%. Mais afin de s’assurer de la solvabilité du consommateur-emprunteur, les banques vont mettre en place des instruments leur permettant de vérifier si l’emprunteur dispose suffisamment de capacités de remboursement du crédit demandé. Il est seulement stipulé que les entreprises éligibles au crédit à la consommation sont celles qui exercent une activité de production ou de service sur le territoire national, et qui produisent ou assemblent des biens destinés à la vente aux particuliers et qui vendent avec factures. Le ministère des Finances a ouvert le champ à toutes les entreprises productrices en Algérie, afin de ne pas affaiblir le dispositif (du crédit à la consommation) et aussi pour encourager les industries naissantes et relancer la production nationale. Pour rappel, l’interdiction du crédit à la consommation a été imposée dans la loi de finances complémentaire pour 2009 (LFC2009). L’article 75 de cette loi stipulait que «les banques ne sont autorisées à accorder des crédits aux particuliers que dans le cadre des crédits immobiliers». L’objectif principal était d’orienter les banques vers le crédit immobilier pour qu’elles pèsent de tout leur poids sur le marché du logement. Le montant des crédits à la consommation accordés par les banques avoisinait à l’époque les 90 milliards de dinars alors que celui de l’immobilier, malgré la forte demande, avait atteint les 140 milliards de dinars. Le Fonds monétaire international (FMI), est venu en 2013, demander à l’Algérie d’autoriser les crédits à la consommation. «Le crédit à la consommation va avoir un effet positif sur l’économie dans son ensemble, ainsi que sur les conditions de vie des ménages, étant donné que les citoyens vont vivre dans de meilleures conditions. Je ne vois pas d’inquiétude particulière sur le fait que les crédits à la consommation peuvent porter un souci de stabilité macro-économique globalement», avait déclaré en novembre 2013 à Alger le chef de la mission économique du FMI, Zeïdane Zeïne. Cependant, le FMI recommande au gouvernement de veiller à ce que les crédits à la consommation s’effectuent dans des conditions dans lesquelles sont développés des systèmes d’information afin d’éviter des taux d’endettement élevés aux ménages, mais aussi de développer le cadre macro-prudentiel.
I. B.

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