Connivence, complaisance et clientélisme à l’entreprise pétrolière : Les canaux de recrutement de Sonatrach dénoncés

Depuis plusieurs années, les jeunes diplômés du Sud n’ont eu cesse de dénoncer le mode de recrutement à Sonatrach. Vivant dans les régions gazières et pétrolières, ces mêmes jeunes ne trouvent qu’exceptionnellement une porte de recrutement dans le groupe pétrolier algérien, un mastodonte qui pourtant, quand il s’agit de recrutement, s’approvisionne plus au Nord.
Il y a quelques jours, le P-DG de Sonatrach, Ould Kaddour, se lamentait de la langue de bois affichée par ses collaborateurs, et les exhortait, en pleine conférence, d’en finir avec la langue de bois et de lui communiquer les causes de l’inanité des actions de Sonatrach faite pour avancer et évoluer.
Le mode de recrutement est une première réponse, et c’est aussi un ancien P-DG qui la lui porte jusque sous son balcon. Ancien P-DG de Sontrach, Abdelmadjid Attar en connaît des choses. Avant-hier, il n’a pas défoncé des portes déjà ouvertes, ni dévoilé un secret bien caché, mais a bel et bien conforté les accusations déjà portées par les diplômés du sud sur le mode de recrutement des responsables de Sonatrach, à savoir le piston : « Il y a beaucoup d’employés qui sont recrutés par piston à Sonatrach, même du temps où j’étais à sa tête. Mais le P-DG ne peut pas tout contrôler. Lui aussi est sollicité. Et quand il ne rend pas service, il est attendu au tournant ».
Attar précise aussi : « Il y a un sureffectif à Sonatrach qui n’est pas utilisé. Il y a du social. Tous les recrutements dans le Sud c’est du social ».
I.M. Amine