La 15e édition du Festival culturel national de la musique Hawzi a été inaugurée, lundi soir au Grand Bassin (Sahridj Lembada), au centre-ville de Tlemcen, avec la participation de plus de 300 musiciens et musiciennes représentant 14 écoles nationales spécialisées dans ce genre musical, issues notamment de Tlemcen, Mostaganem, Oran, Sidi Bel-Abbès et d’autres wilayas.
La cérémonie d’ouverture de cette manifestation, organisée sous le thème « Le Hawzi, des cordes derrière les remparts », s’est déroulée en présence des autorités locales. Elle a été marquée par des prestations et des interprétations de la musique hawzi proposées par l’association culturelle « Riyad El Andalous » de Tlemcen, ainsi que par des récitals interprétés par les artistes Adlane Ferghani, Meriem Benallal et Sabrina Bouadjadj. Un salon consacré aux produits de l’artisanat traditionnel a également été organisé. Dans son allocution, lue en son nom par la représentante du ministère, Wassila Bouhlassa, la ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, a souligné que « la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, en particulier du patrimoine musical algérien dans toute la diversité de ses écoles et de ses styles, demeure un choix stratégique, car il constitue un héritage civilisationnel reflétant la diversité et l’unité de l’Algérie, tout en illustrant sa richesse culturelle dont nous sommes fiers à l’échelle nationale et que nous nous efforçons de faire connaître aux niveaux régional et international ». Elle a ajouté que « son département veille à faire de ces festivals nationaux de véritables espaces de création, de formation et d’échange d’expériences, ainsi qu’une occasion de découvrir de jeunes talents, d’encourager la recherche universitaire et de documenter le patrimoine afin que ce précieux héritage culturel demeure vivant dans la mémoire des générations futures ». Mme Bendouda a également indiqué que « Tlemcen est le symbole d’une mémoire culturelle séculaire et l’une des plus importantes cités ayant contribué à façonner la sensibilité artistique algérienne. Le choix du thème de cette édition constitue une lecture de la mémoire d’une ville historique qui a su faire de ses remparts des espaces de création ». De son côté, le commissaire du festival, Amine Boudefla, a rappelé que cette manifestation, qui se poursuivra jusqu’au 17 juillet, revêt une importance particulière, soulignant que « ce patrimoine musical occupe une place de choix dans la culture nationale en tant qu’héritage vivant reflétant l’identité culturelle, fruit d’un savoir-faire transmis de génération en génération et d’un art préservé par des écoles musicales ancestrales qui en ont sauvegardé les règles et les fondements ». Le festival comprend également deux expositions artistiques : l’une consacrée à la Nouba andalouse et à l’histoire de la musique andalouse à travers les trois grandes écoles de Tlemcen, Alger et Constantine, organisée au Palais de la culture « Abdelkrim Dali », et l’autre dédiée au costume traditionnel algérien au Centre d’interprétation du costume traditionnel algérien de Tlemcen. Des ateliers de formation destinés aux jeunes sur les nouvelles techniques de pratique des différents instruments de musique sont également prévus, ainsi que des conférences, des rencontres scientifiques et des journées portes ouvertes au profit des associations de musique andalouse, a précisé le commissaire. Le programme de cette édition prévoit également plusieurs soirées musicales consacrées au Hawzi, animées par des artistes et des associations spécialisées dans ce répertoire, notamment Brahim Hadj Kacem, qui assurera le concert de clôture.














































