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SYRIE : Nouvelle incursion militaire dans la campagne de Quneitra

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Les forces d’occupation poursuivent leurs violations quotidiennes de la souveraineté syrienne, ils ont mené une nouvelle incursion dans le village de Saïda al-Golan, dans la campagne sud du gouvernorat de Quneitra, dans le sud-ouest de la Syrie. Une force d’occupation composée de plusieurs véhicules militaires sionistes s’est infiltrée dans la localité, où elle a installé un barrage et effectué des contrôles d’identité, suscitant une vive tension dans la région. Les soldats ont procédé à la fouille de plusieurs maisons avant de se déployer dans le village, puis de se retirer. Les forces d’occupation ont également pénétré dans le carrefour du village d’Oum al-Azam ainsi que dans la localité de Jbata al-Khachab, dans le nord de la banlieue de Quneitra. Une force composée de deux véhicules militaires a dressé un point de contrôle temporaire au carrefour du village d’Oum al-Azam et procédé à des fouilles des passants, avant de se retirer sans qu’aucune arrestation ne soit signalée. Plus tôt, les forces d’occupation ont bombardé les environs du village de Taranja, dans la banlieue nord de Quneitra, au moyen de plus de 10 obus de mortier, sans faire de victimes civiles.

Des violations systématiques de l’accord de 1974
L’entité sioniste poursuit ses agressions et ses violations de l’accord de désengagement de 1974 en multipliant les incursions dans le sud syrien, les attaques contre les civils, les raids, les arrestations, le nivellement des terres, ainsi que les tirs de mortier et d’artillerie. L’ampleur de ces violations est considérable. Selon les données gouvernementales, l’armée d’occupation a mené plus de 1 000 frappes aériennes en Syrie et plus de 400 raids transfrontaliers dans les provinces du sud depuis décembre 2024. Selon un décompte de l’Armed Conflict Location and Event Data (ACLED), Israël a lancé en moyenne près de deux attaques par jour, pour un total de plus de 600 attaques aériennes, par drones ou par artillerie à travers la Syrie tout au long de 2025. Après la chute du régime al-Assad, l’entité sioniste a pénétré plus profondément en territoire syrien, occupant la zone tampon et déclarant que l’accord de 1974 avec la Syrie s’était effondré. Elle a également avancé dans la zone de Quneitra, établissant deux postes de contrôle militaires dans les villages d’Ain Ziwan et d’al-Ajraf. L’entité sioniste a pris le contrôle de la zone tampon surveillée par l’ONU et occupé de larges parties de la zone démilitarisée, qui s’étend sur 75 kilomètres de long et varie en largeur de 10 kilomètres au centre à 200 mètres à l’extrême sud. Selon le centre de documentation Sijil, « plus de 80 % de toutes les violations documentées sont fortement concentrées dans le gouvernorat de Quneitra », ce qui en fait le principal théâtre opérationnel de l’occupation. De surcroît, le 17 avril dernier, le cabinet de l’entité sioniste a approuvé une législation visant à faciliter l’installation d’environ 3 000 familles de colons dans le Golan occupé d’ici 2030, confirmant les ambitions coloniales de cette entité sur le territoire syrien. La Syrie réaffirme constamment sa demande de retrait des forces d’occupation de son territoire, soulignant que toutes les mesures prises par l’entité sioniste dans le sud syrien sont nulles et non avenues et n’ont aucune valeur juridique. Le gouvernement de Damas a réaffirmé à plusieurs reprises son engagement envers l’accord de désengagement, déclarant que les violations continues de l’occupation entravent les efforts de restauration de la stabilité dans la région. Les Syriens affirment que les violations continues sapent leur capacité à restaurer la stabilité et entravent les efforts du gouvernement pour attirer les investissements nécessaires à l’amélioration des conditions économiques. La Syrie ne cesse d’appeler la communauté internationale à assumer ses responsabilités, à mettre fin aux pratiques de l’occupation et à contraindre l’entité sioniste à se retirer totalement du sud du pays.
M. S.

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