L’Algérie ne cherche pas seulement à tirer profit des richesses minières dont dispose sont sous-sol pour tirer la croissance de son économie vers le haut. Elle vise aussi, à moyen et long termes, à mettre en place une véritable industrie qui compte sur les seules ressources locales. Le ministre des Mines et de l’Industrie minière, Mourad Hanifi, a affirmé, hier, que “l’ambition de son secteur est de faire de l’Algérie un producteur pour le marché local et un exportateur mondial propre », et de bâtir en 10 ans une chaîne de valeur 100% nationale, de l’extraction du minerai jusqu’au produit fini. Intervenant à la 2e édition du CEO Survey, organisée par PwC en partenariat avec le CREA, le ministre a souligné que l’Algérie dispose d’un potentiel «énorme» en minéraux stratégiques, dont le lithium, révélé grâce à des générations de géologues et aux budgets alloués au secteur. «Je fais confiance aux capacités nationales », a-t-il insisté. Pour Mourad Hanifi, l’enjeu est, désormais, de transformer ces ressources pour servir l’économie nationale et concrétiser les projets sur le terrain, en créant des chaînes de valeur et des industries de transformation. « Avant de parler d’export, il faut assurer l’autosuffisance et créer un excédent de valeur ajoutée », a-t-il précisé. Une feuille de route lancée en 2024 vise à valoriser et à traiter ces richesses afin de les mettre à la disposition des investisseurs. « Nous avons les ressources, mais il nous faut aussi une forte capacité de développement », a reconnu le ministre. D’où la nécessité de créer un « corridor énergétique et minier » allant de la matière première brute à l’utilisation finale. Le ministre a martelé un principe : « Pas de mines sans exploration ». Selon lui, le secteur ne peut se développer sans un effort continu de recherche minière. L’Algérie va donc passer à une nouvelle étape en « ouvrant le secteur aux entreprises nationales et internationales pour soutenir la recherche scientifique et technique. Pas d’exploration, pas de mines. Pas de mines, pas d’industrie ». Mourad Hanifi a rappelé que l’exploration est «une opération à capital risque avec des chances de succès variables».
Malgré des difficultés rencontrées début 2024, les travaux n’ont pas cessé. Le secteur s’attelle désormais à fournir toutes les données géologiques sur le potentiel minier et à développer les réseaux de transport et les ports dans plusieurs villes pour appuyer cette stratégie.
Ania N.












































