Les pourparlers irano-américains prévus à Islamabad (Pakistan) étaient, hier, toujours suspendus, à cause de ce que l’Iran perçoit comme une déclaration de guerre à travers le blocus américain imposé par Donald Trump sur les ports iraniens, aggravé par la saisie de deux navires iraniens piratés par les Etats-Unis, en plus du refus de déblocage des avoirs iraniens gelés. L e président américain semble ne pas vouloir admettre l’idée que l’Iran est debout malgré 40 jours d’agression américano-sioniste et que les institutions de ce pays, ses capacités militaires et le moral de son peuple mobilisé en permanence, par dizaines de millions, à Téhéran et les autres villes, sont intactes. Les dirigeants iraniens, d’une seule voix, affirment que l’Iran triomphera grâce à l’unité de son peuple et de ses forces armées. Dans un message publié sur la plateforme « X », le commandant de l’Armée iranienne, le général de division Amir Hatami, a déclaré : « L’Iran fera regretter son agression à l’agresseur criminel grâce à l’unité inébranlable du peuple, des forces armées et des trois pouvoirs de l’État. » De son côté, le président de la Commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Parlement iranien, Ebrahim Azizi, a déclaré sur X que « Trump, dont la moitié du Congrès cherche à destituer le président, et son premier vice-président n’ont qu’un taux d’approbation de 18 % ». L’agence de presse iranienne IRNA a rapporté que le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, entamera ce vendredi soir une tournée à Islamabad, Mascate et Moscou, afin de tenir des consultations bilatérales et de discuter de l’évolution de la situation dans la région, en particulier des derniers développements de l’agression américano-israélienne contre l’Iran. Selon des sources médiatiques à Islamabad, il est encore trop tôt pour confirmer si les rencontres d’Araghchi au Pakistan ouvrent la voie à un nouveau cycle de négociations, compte tenu du contexte politique complexe. Ces sources ont indiqué que la partie pakistanaise exhorte les États-Unis à prendre des mesures pour rétablir la confiance avec l’Iran, permettant ainsi la reprise des négociations. Le président Donald Trum persiste dans son style de discours extravagant et contradictoire, noté par tous les observateurs. Ainsi, le 23 avril, à la Maison Blanche, un journaliste a rappelé au président américain son avertissement apocalyptique du 7 avril selon lequel « une civilisation entière mourra ce soir, sans jamais pouvoir être ressuscitée » si Téhéran n’acceptait pas ses conditions ; avertissement qui a été suivi par sa décision de proroger le cessez-le-feu. Le président américain a répondu avoir décimé les Iraniens. Il en a profité pour se vanter à nouveau de l’ampleur des dégâts militaires infligés à l’Iran puis exprimé son souhait de faire un accord qui soit éternel. Un discours en contraste total avec la réalité. Les médias évoquent une situation d’épuisement des munitions de l’armée américaine qui expliqueraient les prorogations successives du cessez-le-feu par les Etats-Unis. Donald Trump est sous l’effet des conséquences de l’agression contre l’Iran mené avec et sur l’instigation de son allié l’entité sioniste sans atteindre ses objectifs ; de plus le cessez-le–feu qu’il a été contraint de déclarer ne lui apporté aucun résultat puisque les pourparlers sont suspendus du fait de la fermeté des dirigeants iraniens qui tiennent à leurs exigences ; et l’option qui reste au président américain de relancer la guerre est incertaine et ne présenta aucune garantie pour les EtatsUnis et pour leur alliée, l’entité sioniste.
SITUATION AU LIBAN
La prorogation de trois semaines de la trêve entre l’entité sioniste et le Liban a été annoncée par le président Trump, alors que celle ci n’a jamais été respectée. L’armée sioniste n’a pas cessé ses attaques contre le sud-Liban commencées depuis bien avant l’agression américano-sioniste contre l’Iran. Cette manœuvre vise à soustraire la question du Liban du processus de pourparlers d’Islamabad. La Résistance libanaise a décidé de riposter à l’armée sioniste.
M. R.







































