À l’occasion de la commémoration de la Nakba palestinienne, le président de l’Assemblée populaire nationale, Brahim Boughali, a réaffirmé vendredi l’attachement « constant et indéfectible » de l’Algérie à la cause palestinienne ainsi que son soutien au droit du peuple palestinien à établir un État indépendant avec El-Qods pour capitale.
Dans une publication diffusée sur son compte officiel sur les réseaux sociaux, M. Boughali a souligné que la commémoration de la Nakba constitue un moment de mémoire et de fidélité envers le peuple palestinien, confronté depuis des décennies aux déplacements forcés, aux massacres et aux tentatives d’effacement de son identité nationale et historique. « En ce souvenir de la Nakba, nous renouvelons notre engagement envers un peuple qui a résisté aux déplacements forcés et aux massacres, sans jamais renoncer à ses droits », a-t-il écrit, saluant la résilience du peuple palestinien face aux épreuves successives. Le président de l’APN a également insisté sur la continuité de la position algérienne en faveur de la Palestine, affirmant que l’Algérie, sous la conduite du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, poursuit son soutien politique et diplomatique à la cause palestinienne. Selon lui, Alger demeure convaincue du droit légitime du peuple palestinien à établir son État indépendant avec El-Qods pour capitale, considérant cette position comme « une constante immuable » de la diplomatie algérienne. M. Boughali a, en outre, rappelé que la Nakba reste un symbole des souffrances endurées par le peuple palestinieAjouter un articlen depuis 1948, marquées par les expulsions, les violences et les atteintes répétées à ses droits historiques.
Il a réitéré, dans ce contexte, l’engagement de l’Algérie à défendre la cause palestinienne sur les scènes régionale et internationale, fidèle à ses principes de soutien aux peuples en lutte pour leurs droits légitimes.
L’ambassade palestinienne commémore l’événement
La représentation diplomatique de l’État de Palestine en Algérie a commémoré, vendredi soir, le 78e anniversaire de la Nakba de 1948 à travers la projection du long métrage palestinien Palestine 36, réalisé par la cinéaste Annemarie Jacir. Le film, récompensé dans plusieurs festivals internationaux, a également été sélectionné dans la catégorie des longs métrages pour la 98e édition des Academy Awards. La projection s’est tenue au théâtre de l’ambassade palestinienne en présence d’un large public composé de membres du corps diplomatique arabe accrédité en Algérie, de représentants des ministères algériens de la Culture et des Arts ainsi que de la Jeunesse, d’associations culturelles, d’artistes, de passionnés de cinéma et de membres de la communauté palestinienne établie en Algérie. À cette occasion, le premier conseiller de l’ambassade, Achraf Abou Amer, a prononcé une allocution dans laquelle il a salué la présence des invités, exprimant sa gratitude envers les participants, notamment les membres du corps diplomatique. Dans son intervention, il a rappelé que le peuple palestinien avait été victime d’« une conspiration internationale appelée Nakba », ayant entraîné la perte de nombreuses vies ainsi que l’exil forcé de milliers de Palestiniens, chassés de leurs terres sous la menace des armes. Le diplomate palestinien a également estimé que la Nakba ne représentait qu’un épisode parmi les nombreuses tragédies subies par le peuple palestinien, évoquant notamment les événements survenus après le 7 octobre 2023, qu’il a qualifiés de « génocide et déplacement forcé de populations ». En conclusion de son allocution, M. Abou Amer a transmis, au nom de l’ambassadeur de Palestine en Algérie, Faïez Abou Aïta, et de l’ensemble du personnel diplomatique, ses remerciements à l’Algérie, à son président, à son gouvernement et à son peuple pour leur soutien constant à la cause palestinienne. Il a également salué le rôle du ministère algérien de la Culture et des Arts pour son appui dans l’organisation et la réussite de cette manifestation culturelle et mémorielle dédiée à la mémoire de la Nakba palestinienne.
Mahmoud Abbas réaffirme le droit du peuple palestinien à l’indépendance
Le président palestinien Mahmoud Abbas a affirmé que le peuple palestinien « ne quittera jamais sa terre et n’oubliera jamais ses droits », à l’occasion de la commémoration du 78e anniversaire de la Nakba de 1948, qualifiée de « catastrophe continue » et de « crime de nettoyage ethnique » perpétré contre les Palestiniens. Dans un discours prononcé en son nom par l’ambassadeur palestinien auprès des Nations unies, Riyad Mansour, lors d’une cérémonie organisée au siège des Organisation des Nations unies à New York par le Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, M. Abbas a rappelé que la Nakba avait conduit à l’expulsion de près de 950 000 Palestiniens de leurs villes et villages sous l’action des groupes sionistes soutenus par les puissances coloniales. Le président palestinien a dénoncé une politique d’éradication visant à effacer l’identité, l’histoire et l’héritage du peuple palestinien, soulignant que plus de 531 villes et villages palestiniens avaient été détruits après avoir été le théâtre d’une vie culturelle, économique et sociale florissante. Selon lui, la Nakba s’est accompagnée de massacres ayant coûté la vie à des dizaines de milliers de Palestiniens, hommes, femmes et enfants, ainsi que de la confiscation de leurs biens et de la destruction de leurs habitations. M. Abbas a rejeté les récits affirmant que les Palestiniens auraient quitté leur terre volontairement en 1948, assurant qu’ils avaient été déplacés de force. Il a rappelé que le peuple palestinien avait résisté à plusieurs reprises à l’occupation et défendu son territoire historique, notamment lors de la révolte palestinienne de 1936 à 1939. Le dirigeant palestinien a également estimé que le peuple palestinien avait été privé des droits consacrés par la Charte des Nations unies et la Déclaration universelle des droits de l’homme au moment de la création de l’ordre international moderne après la Seconde Guerre mondiale. « Personne au monde n’a le droit de décider du sort de la Palestine en dehors du peuple palestinien lui-même », a insisté M. Abbas, estimant qu’aucune paix durable ne pouvait être atteinte sans la reconnaissance des droits nationaux palestiniens et la fin de l’occupation israélienne. Évoquant la situation actuelle, le président palestinien a accusé Israël de poursuivre des « crimes » contre les Palestiniens, notamment dans Bande de Gaza, où il affirme que des dizaines de milliers de personnes ont été tuées, blessées ou mutilées, tandis qu’une grande partie des infrastructures civiles, dont les écoles, hôpitaux, universités, mosquées et églises, ont été détruites. Il a également dénoncé l’expansion de la colonisation et les violences de colons en Cisjordanie, y compris à Jérusalem, accusant Israël de retenir des fonds palestiniens et de chercher à affaiblir les institutions palestiniennes. Par ailleurs, M. Abbas a indiqué avoir accueilli favorablement la proposition du président américain Donald Trump visant à instaurer un cessez-le-feu dans la bande de Gaza et à faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire. Il a également salué les efforts internationaux en faveur de la solution à deux États, notamment la conférence internationale pour la paix coprésidée par Arabie saoudite et France. Le président palestinien a enfin affirmé que des discussions étaient en cours avec les médiateurs et partenaires internationaux afin de passer à une seconde phase du cessez-le-feu, incluant la reconstruction et le redressement de Gaza. Il a réaffirmé son attachement à une gouvernance unifiée palestinienne, basée sur « un seul État, un seul gouvernement, une seule loi et une seule autorité », tout en exigeant le retrait complet des forces israéliennes de la bande de Gaza. « Gaza fait partie intégrante de l’État de Palestine », a-t-il conclu, estimant que le moment était venu « de passer de la destruction à la reconstruction et à la vie ».
M. Seghilani














































