Boulangerie pain

YOUCEF GUELFAT, PDT DE LA FÉDÉRATION NATIONALE DES BOULANGERS, AU COURRIER D’ALGÉRIE : «On n’était pas du tout concerné par la grève générale»

Après la fin de la grève générale qui avait été lancée dimanche dernier par des appels anonymes sur les réseaux et qui appelait les citoyens à actionner à la désobéissance civile, plusieurs villes algériennes ont été partiellement ou totalement paralysées suite à la grève générale observée par les commerçants y compris les boulangers. Aussi, malgré cette situation, certains d’entre eux se sont entendus pour ne pas pénaliser les citoyens et assurer un service minimum.
Cette grève générale de 5 jours a semé en effet des tensions, au sein de la population. À Alger, des files d’attentes ont été formées ainsi devant les quelques boulangeries ouvertes. Toutefois, il est à signaler, à ce sujet, que plusieurs citoyens ont été fortement pénalisés en raison de cette décision. Des clients ont dû attendre une demi- heure ou bien toute une heure de temps pour acheter une baguette de pain. Et face à cette situation, certains citoyens interrogés, dénoncent à la fois cette grève paralysante qui a touché plusieurs secteurs. De même, ils étaient surpris par l’augmentation inopportune des prix de certains produits. Toutefois, il est à rappeler, encore que certains commerçants ont profité de cette occasion pour appliquer unehausse des tarifs au détriment des consommateurs.
Et pour tenter de lever le voile sur cette situation, nous avons contacté, hier, le président de la Fédération nationale des boulangers (FNB), Youcef Guelfat, ce dernier nous a affirmé que la FNB n’était pas du tout concernée par cette grève: « D’ailleurs, nous avons écrit un communiqué interdisant ce débrayage et de l’envoyer à tous nos bureaux à travers les 48 wilayas», a-t-il signalé. Tout en mettant en garde aussi contre les boulangers qui ne respectent ou qui n’ont pas respecté cette décision : «Aussi, celui qui ne respecte pas ce communiqué, il sera sanctionné d’un mois de fermeture ou soit par un paiement d’une amende de 50 000 DA», a-t-il ajouté. Poursuivant notre discussion, notre interlocuteur a dénoncé, entre autre, le fait que ce débrayage pénalise le citoyen, tout en évoquant, d’autre part la nécessité de protéger le consommateur et à subvenir à ses besoins en cet aliment.
Mehdi Isikioune