BOUGHALI

UN DÉPUTÉ INDÉPENDANT EST ÉLU À SA TÊTE : L’APN entre dans une nouvelle ère

Avec l’installation de la nouvelle Assemblée populaire nationale, l’Algérie est en passe de mener au bout le processus de renouvellement des institutions républicaines élues en attendant les élections locales prévues au mois de septembre prochain.
C’est ainsi que jeudi, la nouvelle Assemblée dans sa neuvième législature, a été officiellement installée. La cérémonie d’installation a permis l’élection d’un indépendant, Ibrahim Boughali, à la tête de la chambre basse du parlement. Cette élection traduit la nouvelle force politique que pourrait constituer le bloc des indépendants qui a pu élire, largement,  un des siens avec 295 voix, devant le candidat du MSP Ahmed Seddouk, qui n’a récolté que 87 votes sur les 382 bulletins exprimés. Il faut rappeler dans ce cadre que ce dernier n’a même pas pu bénéficier du soutien de ses pairs, élus des partis islamistes que sont El Binaâ, ou encore du parti de Djaballah.
L’arrivée d’un indépendant, (élu dans la wilaya de Ghardaïa), a été favorisé par la position de retrait exprimée par le FLN et le RND, les partis qui formaient avec TAJ,  l’ancienne alliance présidentielle, qui n’ont pas présenté de candidats,  pour ne pas s’exposer à un éventuel échec. L’arrivée d’un nouveau président à la tête de la chambre basse du parlement traduit également la volonté des élus d’adouber une nouvelle tête pour réparer l’image écornée de cette institution, maltraitée par des députés mal élus du temps de la Issaba ou ayant carrément monnayé leur élection.
Avec 295 de voix obtenues lors de son élection, Boughali a bénéficié non seulement du soutien de ses pairs indépendants mais aussi probablement d’élus du RND et du FLN qui totalisent à eux deux 156 sièges.
C’est une nouvelle ère qui s’ouvre pour le parlement qui aura à débattre du programme du nouveau gouvernement du Premier ministre Aymen Benabderahmane et de voter de nouvelles lois qui permettront au pays de s’engager dans une nouvelle dynamique et de se libérer du lourd passif et déficit de confiance entre l’État et le peuple légués par la issaba.
Slimane B.