Tebboune

TEBBOUNE ASSURE QU’IL SUIT LA CONCRÉTISATION DE SES ENGAGEMENTS PAS À PAS : « 2022, l’année des réformes structurelles » 

Lors de la rencontre périodique avec des représentants de la presse  nationale, vendredi,  le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a affirmé que 2022 serait l’année des réformes structurelles pour la réédification de l’État algérien moderne, faisant part de l’application, pas à pas, de ses 54 engagements. L’Algérie est un pays protégé et gare à quiconque serait tenté de lui  porter préjudice,  a souligné le Président Tebboune, menaçant ceux qui  voudraient vendre le pays aux ennemis d’avoir à en payer le prix fort. Parmi les réformes institutionnelles initiées par le président de la  République figure le renouvèlement des institutions de l’Etat dans le cadre  duquel a été installée la Cour constitutionnelle, censée, a-t-il soutenu, rassurer le peuple. Un tel processus sera complété par les élections  locales.  Le président de la République a affirmé, à cette occasion,  que la phase  postélectorale connaîtra plusieurs réformes concernant la reconstruction  des bases sociales et économiques de l’État et tout ce qui est à caractère  économique et social. Le chef de l’État a annoncé, par ailleurs, l’ouverture début 2022 des  ateliers pour la révision des codes communal et de la wilaya afin de  conférer davantage de prérogatives aux élus locaux et les doter d’outils  leur permettant d’honorer leurs engagements envers les citoyens qui les ont  choisis pour la gestion de leurs affaires.
La réforme de la politique d’aide sociale figure parmi les grandes  réformes devant se concrétiser l’année prochaine, dira le président de la  République, assurant que cette réforme passera par un débat national  élargi associant les syndicats, et que la levée des subventions sociales  concernera seulement un tiers des citoyens parmi ceux ayant des revenus  très élevés.  Et de faire remarquer que cette réforme nécessite un certain niveau de  numérisation et des statistiques précises, soulignant que la revalorisation  des salaires à travers l’augmentation du point indiciaire est une démarche juste ayant pour objectif d’améliorer le pouvoir d’achat des citoyens.   Il a affirmé, dans le même ordre d’idées, que l’allocation chômage, prévue  dans la Loi de finances 2022, était proche du Salaire national minimum  garanti (SNMG) et assurée au chômeur jusqu’à obtention d’un poste de  travail.

Création en vue d’une inspection générale à la Présidence
Parallèlement aux efforts visant à doter le pays de statistiques précises,  Tebboune a annoncé la création d’une inspection générale qui  sera mise sous tutelle de la présidence de la République afin de contrôler  l’activité des responsables.
Mettant l’accent sur l’importance du contrôle en matière de mise en œuvre  des décisions, le chef de l’État a parlé de ministres et de walis dont il a  été mis fin aux fonctions pour manquement à leurs obligations.  À ce propos, le chef de l’Etat rappelle un fait saillant du temps où il était Premier ministre. Il a témoigné de ce qui s’apparente à une anecdote, déclarant qu’en 2017, il a été « viré » de son poste par qu’il allait instituer une inspection générale au niveau de la Primature. Par ailleurs, Tebboune dit ne « pas vouloir d’aucune allégeance » et que cette même allégeance « doit être plutôt prêtée à la Nation »
Ania Nch