lundi 24 août 2026
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UNE HISTORIENNE ESPAGNOLE DÉCONSTRUIT LE RÉCIT DU MAKHZEN SUR LA PATERNITÉ DE CEUTA ET MELILLA : « De la pure fantaisie marocaine »

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Margarita Torres, historienne espagnole, sans équivoque sur les velléités marocaines dans la région : « Jusqu’en 1957, le Royaume du Maroc n’existait pas. Nous n’allons pas perdre les villes espagnoles de Ceuta et Melilla. Elles n’ont jamais été marocaines. » L’historien passe en revue les trois mille ans d’histoire des deux villes dans l’émission emblématique « La Tarde » sur COPE, l’une des radios privées les plus écoutées en Espagne.
L’historienne a d’abord analysé les fondements historiques de l’identité espagnole de Ceuta et Melilla. En réponse au Makhzen qui développe, petit à petit, l’idée d’une supposée paternité marocaine des deux villes espagnoles, elle a qualifié ces revendications de « pure fantaisie », dénuée de fondement documenté et de crédibilité historique. Dans ses déclarations, Torres a souligné que les deux villes autonomes peuvent s’enorgueillir d’une histoire, qui se perpétue, de plus de trois millénaires. « C’est la première chose que les Espagnols doivent bien comprendre : le royaume du Maroc n’existait pas avant 1957 », a affirmé la chercheuse pour battre en brèche les arguments et déconstruire le récit du Maroc, dont le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, a rebondi, vendredi dernier, sur le sujet, en suggérant, dans une interview à la chaîne publique 2M, que « la question de Ceuta et Melilla restera un sujet de dialogue entre nous et l’Espagne ». La spécialiste de l’histoire a réservé une fin de non-recevoir aux velléités d’expansion marocaines dans la région. Elle a expliqué que l’intégration de ces enclaves s’est faite au sein de l’Hispanie romaine, et plus précisément dans la province de Maurétanie tingitane, et non sous une quelconque souveraineté, prétendument « millénaire », du Maroc. « Il s’agissait du diocèse d’Hispanie, messieurs, et non du Maroc, de l’Afrique du Nord ou de quoi que ce soit de ce genre, avec Mérida pour capitale », a souligné Margarita Torres pour illustrer l’administration partagée des deux côtés du détroit. Après les périodes vandale, wisigothique et byzantine, le lien avec la péninsule fut maintenu durant l’époque andalouse sous l’autorité de Cordoue. Comme l’a expliqué l’historienne, des souverains tels qu’Almanzor ont même fortifié Ceuta en 978 car « Ceuta et Melilla dépendaient de Cordoue, tout comme Grenade ou Almería ». Elle a aussi rappelé la prise de Ceuta par le Portugal aux Mérinides en 1415, bien avant l’avènement de la dynastie alaouite. Elle a également souligné que les sultans marocains eux-mêmes avaient signé des traités de paix et de commerce en 1767 et 1799, dans lesquels ils « reconnaissaient la souveraineté espagnole sur Ceuta et Melilla » et définissaient clairement les frontières.

De la « Marche verte » aux îles Canaries
En examinant la déclaration d’indépendance du protectorat en 1956 sous le régime de Francisco Franco, la chercheuse en histoire a établi des parallèles avec l’occupation marocaine, dite « Marche verte » dans le vocabulaire officiel du Makhzen, du Sahara occidental en 1975. « Si les habitants de Ceuta, de Melilla et tous les Espagnols veulent savoir ce qui se passe actuellement à Ceuta, alors ils devraient étudier la « Marche verte de 1975 », a-t-elle averti sur les ondes de la radio. L’historienne a, en outre, mis en garde contre les pressions qui s’exercent au niveau des frontières et les différends liés aux eaux territoriales, non pas à Ceuta et Melilla, mais aussi concernant les îles Canaries appartenant à l’Espagne. « Ceuta est la première étape, Melilla la deuxième et les îles Canaries la troisième », a prévenu l’historienne qui tire cette conclusion des revendications et des actions du Maroc.
Farid Guellil

RELATIONS ALGÉRO-MALIENNES : Une visite qui confirme le réchauffement

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Invité par le Premier ministre, Sifi Ghrieb, à se rendre en Algérie, et porteur d’un message du président Assimi Goïta au président Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre malien, le Général de division Abdoulaye Maïga est attendu à Alger aujourd’hui dans le cadre d’une visite de travail.
Selon le cabinet du Premier ministre malien, cité par un communiqué diffusé samedi soir par l’agence de presse malienne, cette visite « offrira l’occasion d’explorer les pistes de renforcement de la coopération dans les domaines d’intérêt commun, pour le bénéfice des peuples malien et algérien, dans un esprit de bon voisinage, de fraternité et de solidarité ».
Le Premier ministre malien a exprimé, le 6 août dernier, son optimisme quant à l’évolution des relations entre les deux pays. Il intervenait lors du Grand Oral consacré au bilan des cinq années de la transition au Mali et avait tenu des propos chaleureux à l’endroit de l’Algérie en soulignant particulièrement la « convergence totale de vues » entre le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, et le président Abdelmadjid Tebboune, notamment sur les principes de « respect de la souveraineté des États et de non-ingérence dans les affaires intérieures ».
Le Premier ministre malien avait insisté sur la volonté commune des deux pays de bâtir « une région pacifiée, sécurisée et débarrassée du terrorisme, du néocolonialisme et de toute prétention hégémonique ». « Malgré les divergences qui peuvent parfois surgir en diplomatie, les relations entre le Mali et l’Algérie demeurent fondées sur le dialogue, le respect mutuel et la défense des intérêts des deux États », avait-il conclu. Auparavant, le président Tebboune avait souligné les liens de fraternité et de bon voisinage qui existent depuis des siècles entre l’Algérie et le Mali. Il avait réaffirmé que les relations entre l’Algérie et le Mali sont guidées par les impératifs du voisinage, de la coopération et du respect mutuel, en insistant sur le refus de toute ingérence dans les affaires internes des États et en soulignant le rôle de l’Algérie dans la lutte contre le terrorisme et le soutien aux pays du Sahel. L’amélioration des relations entre l’Algérie et le Mali, a été marquée, il y quelques semaines, par le retour des deux ambassadeurs à leurs postes respectifs, à Bamako et à Alger, le 10 juillet, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères annonçant que le président Abdelmadjid Tebboune a ordonné le retour, à Bamako, de Kamal Retieb, ambassadeur au Mali après avoir été rappelé pour consultations le 7 avril 2025. Cette décision a expliqué le ministère traduit la volonté constante et résolue du président Tebboune de « rétablir les relations algéro-maliennes dans leur trajectoire historique naturelle, fondée sur le respect mutuel ainsi que sur des liens de fraternité et de coopération au service des intérêts des deux peuples et pays frères, de l’ensemble des pays de la région sahélo-saharienne, et plus largement, de tout le continent africain. Le même jour, un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN) a fait savoir que l’Algérie a décidé, à compter de vendredi, de rouvrir entièrement son espace aérien national à la circulation aérienne malienne ; cette décision inclut tous les vols aériens à destination et en provenance du Mali à travers les différentes destinations internationales.
Le même jour, également, le Mali a décidé le retour à Alger de son ambassadeur en Algérie et la réouverture de son espace aérien national à l’ensemble des aéronefs civils et militaires, assurant des vols en provenance ou à destination de l’Algérie. Étape précédente de ce processus, visiblement irréversible, de reprise de bonnes relations entre les deux pays : le 9 août dernier, chargé par le président Tebboune, Sifi Ghrieb avait un entretien téléphonique avec son homologue malien, au cours duquel les deux parties ont réaffirmé leur attachement aux relations de fraternité et de bon voisinage et fait part de la volonté des dirigeants des deux pays d’insuffler une nouvelle dynamique aux relations bilatérales. C’était l’occasion d’inviter le premier ministre malien à venir à Alger.
M’hamed Rebah

TOURISME : Hôtels sous pression et boom de la location saisonnière

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La saison estivale 2026 est marquée par un afflux record de vacanciers et une forte pression sur les capacités d’hébergement dans plusieurs wilayas côtières ; au cours des dix derniers jours du mois d’août, plus de 55 000 lits ont été réservés dans les hôtels de 14 wilayas côtières, selon les données communiquées par la Fédération nationale de l’hôtellerie et du tourisme. Ces chiffres ne reflètent toutefois qu’une partie de la demande réelle. Une part importante des estivants se tourne désormais vers les auberges, résidences et surtout les maisons et appartements proposés à la location saisonnière, devenus une alternative de plus en plus recherchée face aux tarifs et à la disponibilité limitée des hôtels. Le président de la Fédération nationale de l’hôtellerie et du tourisme, Abdelwahab Boulfekhad, estime, dans des déclarations de presse, que les indicateurs enregistrés durant cette saison confirment un niveau de fréquentation exceptionnel par rapport aux années précédentes. La wilaya de Skikda, à elle seule, aurait enregistré près de 4 000 lits réservés, illustrant la pression exercée sur les structures d’hébergement. Une grande partie de cette clientèle est constituée de membres de la communauté algérienne établie à l’étranger, qui ont choisi de passer leurs vacances en Algérie. À cette clientèle s’ajoute un nombre croissant de touristes étrangers venus de pays européens, américains et arabes. Pour lui, cette évolution traduit un changement intéressant : le pays ne constitue plus uniquement une destination estivale pour les Algériens, mais commence également à attirer davantage de visiteurs étrangers.

Les familles algériennes paient toujours aussi cher
La question des tarifs demeure toutefois sensible. Selon Boulfekhad, les prix de l’hébergement restent élevés pour les familles algériennes, compte tenu de leur pouvoir d’achat et du coût global des vacances. La perception est différente pour les touristes étrangers, pour lesquels certains tarifs pratiqués en Algérie peuvent apparaître plus accessibles que ceux proposés dans d’autres destinations touristiques. Une chambre proposée entre 40 et 50 euros la nuit, soit environ 14 000 dinars, peut ainsi sembler raisonnable à un touriste étranger, mais représenter une dépense importante pour une famille algérienne, particulièrement lorsqu’il faut multiplier le coût par plusieurs nuits et plusieurs membres de la famille. Le président de la Fédération plaide donc pour une diversification de l’offre d’hébergement et la mise à disposition de formules adaptées aux différentes catégories de revenus. Il recommande également aux familles de réserver suffisamment tôt afin de bénéficier de tarifs plus avantageux, particulièrement durant les périodes de forte demande.

Un marché florissant qui échappe à l’encadrement
Face à la saturation relative des capacités hôtelières, la location de maisons et d’appartements connaît un essor considérable. Pour de nombreuses familles, cette formule constitue une solution plus souple et parfois moins coûteuse que l’hôtel. Mais derrière cette croissance se pose une autre question : celle de l’organisation et de la réglementation de ce marché. La location saisonnière demeure encore largement en dehors du cadre traditionnel qui encadre les activités commerciales et touristiques. Or, durant la période estivale, qui s’étend généralement sur près de trois mois, la location de logements destinés aux vacanciers représente un véritable marché, avec des sommes importantes en jeu. Le phénomène est particulièrement visible dans les régions côtières où des logements sont proposés pour quelques jours ou plusieurs semaines, parfois à des tarifs élevés en fonction de leur proximité avec la mer et de leur niveau d’équipement. Pour Boulfekhad, il devient donc nécessaire de mieux organiser et sécuriser ce secteur, notamment en encadrant les opérations de location et en veillant à leur déclaration. L’objectif serait double : protéger les propriétaires comme les locataires, mais également permettre aux pouvoirs publics de disposer d’une vision réelle de l’activité, de mieux la contrôler et de tirer profit de ses retombées économiques. Cette formalisation permettrait également de réduire les pratiques informelles et de créer davantage de transparence sur les prix, les conditions de location et la qualité des logements proposés aux vacanciers.

Investir davantage
Le pays compte actuellement plus de 1 470 établissements hôteliers, représentant une capacité d’hébergement de plus de 150 000 lits, selon les chiffres avancés par le président de la Fédération. Une capacité qui demeure néanmoins insuffisante au regard de la progression de la demande, particulièrement dans les régions côtières qui accueillent chaque été des millions de vacanciers. Pour répondre à cette situation, la Fédération appelle à accélérer la réalisation de nouveaux établissements hôteliers et à accorder davantage de facilités aux investisseurs du secteur. Parmi les principales revendications figurent un accès facilité au foncier, un traitement spécifique et plus rapide des dossiers d’investissement, l’accélération des procédures administratives ainsi qu’un accompagnement bancaire plus important pour financer les nouveaux projets. L’enjeu est désormais d’éviter que la hausse continue de la demande ne se traduise par une nouvelle flambée des prix. Pour les professionnels du secteur, le niveau de fréquentation enregistré cet été doit au contraire servir de déclencheur pour augmenter durablement les capacités d’hébergement.
La décision de reporter la rentrée scolaire constitue également un élément favorable pour le secteur touristique. La Fédération avait plaidé pour ce report, estimant qu’une partie importante des familles avait programmé ses vacances durant le mois de septembre et effectué des réservations, parfois accompagnées d’acomptes. La réponse favorable à cette demande permet, selon Abdelwahab Boulfekhad, de préserver ces réservations et d’offrir aux professionnels une possibilité de prolonger la saison touristique au-delà des seuls mois de juillet et août.

Créer des saisons touristiques successives
Pour le président de la Fédération, l’enjeu dépasse désormais largement la seule saison estivale. Les chiffres enregistrés cette année doivent pousser l’Algérie à revoir sa conception traditionnelle du tourisme. Le pays dispose d’atouts permettant de développer plusieurs formes de tourisme tout au long de l’année : tourisme saharien, montagne, lacs, espaces naturels, patrimoine et tourisme balnéaire. L’objectif serait donc de créer des saisons touristiques successives plutôt que de concentrer l’essentiel de l’activité sur quelques semaines d’été. L’affluence exceptionnelle enregistrée en 2026 pourrait ainsi constituer une véritable opportunité. Mais pour transformer ce succès ponctuel en croissance durable, plusieurs chantiers apparaissent incontournables : augmenter les capacités d’hébergement, mieux encadrer la location saisonnière, faciliter l’investissement et proposer des offres adaptées aussi bien aux familles algériennes qu’aux touristes étrangers. L’enjeu est désormais de transformer le record de fréquentation de cet été en véritable industrie touristique, capable de fonctionner tout au long de l’année.
Sarah O.

LA VISION ALGÉRIENNE SUR LES DROITS DE L’HOMME : « Pilier d’une paix, d’une sécurité et d’une stabilité durables en Afrique »

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Mohamed Khaled, représentant permanent de l’Algérie

Par la voix de l’ambassadeur d’Algérie et son Représentant permanent auprès de l’Union africaine, Mohamed Khaled, en sa qualité de président en exercice du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, l’Algérie a proposé la tenue d’une réunion biennale entre le CPS et l’ensemble des commissions et des instances relevant de l’UA concernées par les droits de l’Homme, la gouvernance et la démocratie, dans le but de renforcer la coordination et d’unifier les efforts communs, afin d’améliorer la performance et d’atteindre des résultats concrets.
Mohamed Khaled intervenait, comme président de séance, lors de la réunion consultative annuelle entre le CPS et la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP). La réunion a été consacrée à l’examen des efforts conjoints pour faire des droits de l’homme un vecteur de paix, en vue de consacrer l’approche axée sur les droits de l’Homme dans la prévention et le règlement des conflits et la réalisation d’une paix durable sur le continent africain. Auparavant, Mohamed Khaled a exposé, au cours de cette réunion, la vision de l’Algérie qui considère que le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales constitue le pilier d’une paix, d’une sécurité et d’une stabilité durables en Afrique, soulignant la nécessité de renforcer la coopération entre le CPS et la CADHP et de traduire leurs engagements communs en actions concrètes.
L’ambassadeur a également mis en relief le rôle pivot des organisations non gouvernementales (ONG) dans l’alerte précoce, la prévention des conflits, la médiation et la consolidation de la paix, tout en insistant sur l’impératif pour ces organisations de faire preuve de crédibilité et de se tenir à l’écart de toute instrumentalisation au service d’agendas politiques ou d’intérêts particuliers. Il a aussi appelé à renforcer le suivi de la mise en œuvre des décisions et des recommandations émanant des organes délibérants de l’UA, à travers une matrice dédiée à cet effet, en vue de contribuer à l’unification et à la coordination des efforts de l’Union suivant une approche commune cohérente. Le président de la séance a en outre proposé la tenue d’une réunion biennale entre le CPS et l’ensemble des commissions et des instances relevant de l’UA concernées par les droits de l’homme, la gouvernance et la démocratie, dans le but de renforcer la coordination et d’unifier les efforts communs, afin d’améliorer la performance et d’atteindre des résultats concrets.
Le président de la CADHP, Idrissa Sow, a prononcé une allocution d’ouverture mettant en avant le rôle de la Commission dans la promotion d’une approche intégrée des droits de l’Homme, de la paix et de la sécurité, travers une série de mécanismes et d’activités englobant la justice transitionnelle, l’agenda Femmes, paix et sécurité, la protection des personnes déplacées de force, la prévention de la torture, la protection du droit à la vie, la protection des défenseurs des droits humains, ainsi que l’activation des mécanismes ad hoc de la CADHP. De son côté, le Commissaire aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité de l’UA, Bankole Adeoye, a souligné, dans une allocution prononcée à cette occasion, la nécessité de renforcer la complémentarité entre les mécanismes de l’UA dans les domaines des droits de l’homme, de la paix et de la sécurité, et de développer des mécanismes efficaces d’alerte précoce, de prévention des conflits et de réponse aux violations susceptibles d’affecter la stabilité des pays et des sociétés en Afrique.
Entre autres recommandations proposées, les Etats membres ont été invités à adopter une approche unifiée afin de renforcer les efforts et d’améliorer la coordination entre les mécanismes des droits de l’homme, de la gouvernance, de la paix et de la sécurité, tout en insistant sur le respect total des principes fondamentaux de l’Acte constitutif de l’UA et de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.
M. R.

AGRICULTURE, INNOVATION ET RECHERCHE : L’Algérie et la Slovénie renforcent leur coopération

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La participation de l’Algérie, invitée d’honneur du Salon international de l’agriculture et des industries alimentaires AGRA 2026, se poursuit avec une forte dynamique de coopération.
En effet, l’Algérie et la Slovénie affichent leur volonté de donner une nouvelle impulsion à leur coopération économique, à la faveur du Forum d’affaires algéro-slovène. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de l’ambassadrice d’Algérie en Slovénie, du vice-président du Conseil du renouveau économique algérien (CREA), ainsi que de plusieurs opérateurs économiques algériens. Dans son allocution, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a mis en avant « les énormes capacités et moyens matériels et humains mobilisés par l’Algérie pour soutenir l’innovation et développer l’agriculture », soulignant « la disponibilité des entreprises algériennes à accompagner les mégaprojets et à offrir un environnement propice aux partenariats fructueux ». Dans le même sillage, il a appelé à « accélérer la création du Conseil d’affaires conjoint en tant que principal catalyseur pour la concrétisation des projets stratégiques sur le terrain ». De son côté, le ministre slovène a souligné « l’importance du partenariat stratégique avec l’Algérie », saluant « le niveau de coopération sérieuse et les perspectives prometteuses entre les deux pays ».
Il a également réaffirmé « la volonté de son pays de renforcer les relations économiques et scientifiques et d’élargir les domaines d’échange ». Le Forum a également mis l’accent sur les différentes dimensions de la coopération entre les deux pays, notamment « l’intégration des technologies de l’intelligence artificielle dans des solutions innovantes au service du secteur agricole, le transfert de technologies et le développement de la mécanisation moderne, afin d’accroître la production et de moderniser les chaînes de produits agricoles, ainsi que la mise à profit des expertises et technologies présentées au Salon international de l’agriculture et de l’alimentation (AGRA) en Slovénie, en tant que plateforme de développement des partenariats et de transfert de connaissances dans les domaines de l’agriculture de précision et des industries agroalimentaires », selon le communiqué.
Dans cette même perspective, l’accent a été mis sur « l’importance de lancer des projets communs de recherche et de développement pour la protection des forêts et l’exploitation durable de leurs ressources, en sus de la valorisation des potentialités algériennes et de l’importante richesse en ressources naturelles, infrastructures et compétences universitaires, en vue d’attirer les investissements et de développer des solutions en matière de sécurité alimentaire ». La rencontre a aussi mis en avant la volonté des deux pays « d’établir un partenariat fiable associant l’université, les organismes de recherche et les opérateurs économiques, afin de transformer les résultats de la recherche en projets de développement concrets », a conclu le communiqué.
L. Zeggane

RECRUTEMENT D’OFFICIERS DE L’ANP : L’opération des inscriptions pour les bacheliers 2026 clôturée

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Le ministère de la Défense nationale a annoncé la clôture des inscriptions prioritaires destinées aux candidats au recrutement direct en qualité d’élèves officiers, parmi les titulaires du baccalauréat 2026. La plateforme de préinscription a enregistré un important afflux de candidats souhaitant rejoindre les différentes composantes de l’Armée nationale populaire.
Les établissements et écoles de formation relevant du ministère de la Défense nationale ont désormais entamé la phase de sélection, conformément aux conditions fixées dans le guide de recrutement et selon le principe de priorité accordée aux candidats ayant obtenu les meilleures moyennes, en fonction du nombre de places pédagogiques disponibles. Les candidats répondant aux critères seront convoqués dans les écoles et établissements concernés pour passer les différentes épreuves de sélection, notamment les tests écrit et oral, l’épreuve de sport, le test psychotechnique ainsi que la visite médicale. Ces examens constituent l’étape déterminante pour sélectionner les candidats retenus, dont la convocation pour rejoindre les rangs de l’ANP devrait intervenir au plus tard à la fin du mois en cours.
Pour le recrutement direct des élèves officiers actifs, les conditions fixées prévoient notamment d’être titulaire du baccalauréat 2026 avec une moyenne d’au moins 12/20, de satisfaire aux exigences physiques et de réussir les différentes épreuves d’admission. Les candidats doivent également être âgés de 18 à 21 ans. Les différentes filières proposées ont suscité un intérêt marqué, notamment celles relevant des forces terrestres, navales et aériennes, de la défense aérienne du territoire, de la Gendarmerie nationale, de la Garde républicaine et de la santé militaire. Plusieurs formations spécialisées ont également enregistré une forte demande, notamment l’École nationale préparatoire aux études d’ingénieur, les filières liées au matériel ainsi que celles de la transmission et des systèmes d’information. La santé militaire figure également parmi les spécialités les plus demandées. Pour les candidats souhaitant s’y orienter, la moyenne minimale exigée a été fixée à 13/20, contre 12/20 pour plusieurs autres filières de formation des officiers et officiers ingénieurs. L’engouement concerne également les candidates, de plus en plus nombreuses à s’intéresser aux différentes spécialités et formations militaires.
S. O.

ENSEIGNEMENT SPÉCIALISÉ : 40 000 élèves pris en charge à la prochaine rentrée

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40 000 élèves seront pris en charge durant cette nouvelle l’année scolaire 2026-2027 au niveau des établissements d’enseignement spécialisés et des classes spéciales ouvertes au sein des établissements relevant du secteur de l’Éducation nationale, a indiqué, dans un communiqué, le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme.
Le secteur « supervise un réseau institutionnel spécialisé dans l’éducation et l’enseignement, composé de 242 établissements d’enseignement spécialisés et de 30 annexes répartis à travers le territoire national, outre l’encadrement de 1.545 classes spéciales actuellement ouvertes au sein des établissements de l’Éducation nationale », a précisé le communiqué, ajoutant que ce « nombre sera renforcé par plus de 200 nouvelles classes spéciales qui seront ouvertes au titre de l’année scolaire 2026-2027 ». À ce titre, « 40.000 élèves seront pris en charge durant la prochaine année scolaire, encadrés par un personnel pédagogique pluridisciplinaire comptant plus de 15.000 encadrants », selon la même source. Par ailleurs, le ministère « a lancé un guide des procédures et dispositions relatives à la rentrée scolaire 2026-2027, qui comprend neuf axes principaux : l’organisation et l’amélioration des conditions de prise en charge, les dispositions pédagogiques, les activités sportives, artistiques, culturelles et récréatives, l’intégration en milieu scolaire ordinaire, le soutien scolaire, les infrastructures et équipements pédagogiques, la formation, le système d’information, ainsi que le contrôle, le suivi et l’inspection ».

Cinq centres dédiés à la prise en charge de l’autisme 
Dans le cadre d’une prise en charge optimale des personnes atteintes de troubles du spectre de l’autisme, et conformément aux instructions du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, il a été procédé, pour la première fois en Algérie, à « la création du Centre national de l’autisme dans la wilaya d’Alger, ainsi que de quatre centres spécialisés dans la prise en charge des personnes autistes à Oran, Béchar, Tébessa et Tipasa », a noté le communiqué. Afin de garantir une prise en charge sanitaire précoce et une scolarisation réussie, « il a été demandé aux directeurs de l’action sociale et de la solidarité de wilayas de lancer une campagne nationale de diagnostic et de dépistage précoce des symptômes des troubles du spectre de l’autisme chez les enfants, afin de recenser les enfants en âge d’être scolarisés, de les présenter aux commissions médicales pour déterminer la nature et le degré de leur handicap, puis de les orienter et de les intégrer en fonction des capacités de chaque enfant ». « Les crédits financiers consacrés à l’acquisition d’équipements techniques et pédagogiques au profit des personnes à besoins spécifiques s’élèvent à 195.700.171 DA, avec l’allocation supplémentaire de 100.000.000 DA pour l’acquisition d’équipements techniques et pédagogiques au profit des enfants ayant un handicap visuel scolarisés dans les écoles pour enfants non-voyants », a conclu le communiqué.
L. Zeggane

HABITAT, SANTÉ, ÉDUCATION, HYDRAULIQUE, AMÉNAGEMENT URBAIN ET TRAVAUX ROUTIERS : Les walis sur le terrain pour accélérer les projets

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Les walis de la République poursuivent, à travers les différentes wilayas du pays, la tenue de réunions de coordination et l’organisation de sorties sur le terrain, en vue de s’enquérir de l’état d’avancement des programmes de développement et d’œuvrer à leur mise en service dans les meilleurs délais. Selon un communiqué du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, « ces sorties s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre des instructions du ministre du secteur, Saïd Sayoud, visant à consacrer une culture du suivi de proximité et à accélérer la cadence de réalisation des projets prioritaires ». Ce suivi englobe les différents programmes et projets liés aux secteurs de l’habitat, de la santé, de l’éducation, des ressources en eau, de l’aménagement urbain et des travaux routiers. Il s’agit, selon la même source, de « s’enquérir sur le terrain des taux de réalisation, d’évaluer la cadence des travaux, de recenser les entraves et de prendre les mesures nécessaires pour les lever ».
Dans ce cadre, les walis de la République ont instruit les différents intervenants de respecter les délais de réalisation, de se conformer aux normes de qualité et d’accélérer le rythme des travaux, de manière à garantir la mise en service de ces projets dans les plus brefs délais et à améliorer la qualité des services publics au profit des citoyens. La même source a, par ailleurs, souligné que « ces réunions et sorties sur le terrain s’inscrivent dans le cadre de la concrétisation d’une vision visant à instaurer une gouvernance de proximité plus efficace, à garantir la mise en œuvre effective des programmes de développement et à renforcer la dynamique du développement local, en réponse aux attentes des citoyens et dans un souci d’amélioration continue de leur cadre de vie à travers l’ensemble du territoire national », a conclu le communiqué.
L.Zeggane

TRANSPORT SANS CERTIFICAT DE CAPACITÉ PROFESSIONNELLE : Les contrevenants risquent jusqu’à 2 ans de prison et 200 000 DA d’amende

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La Gendarmerie nationale vient de rappeler, dans une publication diffusée sur sa plateforme d’information « Tariki », les sanctions encourues par les conducteurs exerçant une activité de transport de personnes ou de marchandises sans disposer de la capacité professionnelle requise.
La Gendarmerie nationale souligne que le transport de personnes ou de marchandises ne se résume pas à la simple conduite d’un véhicule. Il s’agit d’une activité qui implique une responsabilité particulière à l’égard des passagers et de l’ensemble des usagers de la route. À ce titre, l’exercice de certaines activités de transport est conditionné à la possession d’un certificat de capacité professionnelle au transport de personnes ou de marchandises. Selon le rappel de la Gendarmerie nationale, l’article 141 de la loi n° 26-09 relative à l’organisation de la circulation routière prévoit des sanctions à l’encontre de toute personne exerçant certaines activités de transport sans disposer du certificat exigé. Les personnes concernées encourent une peine d’emprisonnement d’un à deux ans ainsi qu’une amende comprise entre 100 000 et 200 000 dinars, ou l’une de ces deux peines. Ces dispositions concernent notamment le transport collectif de personnes, le transport scolaire, les taxis, ainsi que le transport de marchandises et de matières dangereuses.

Les bus et leurs personnels dans le viseur
Cette mise en garde intervient dans un contexte marqué par un renforcement des contrôles visant notamment les bus et autres véhicules de transport collectif, avec une attention particulière portée aux documents réglementaires, à la qualification des conducteurs et des personnels à bord, ainsi qu’à l’état et à la conformité des véhicules. La question concerne également les personnels accompagnant les voyageurs. La présence de receveurs ou d’agents non habilités, de conducteurs ne disposant pas des documents requis ou de véhicules présentant des irrégularités peut donner lieu à des mesures administratives ou judiciaires, selon la nature de l’infraction constatée. Dans certains cas, les véhicules de transport concernés peuvent également être immobilisés et mis en fourrière, notamment lorsqu’ils ne répondent pas aux exigences réglementaires ou présentent des manquements compromettant la sécurité des usagers.
Au-delà des documents professionnels, la conformité et l’âge des véhicules de transport constituent également un enjeu majeur en matière de sécurité routière. La question de la mise à la réforme des véhicules les plus anciens, notamment certains bus ayant atteint les limites d’âge réglementaires, s’inscrit dans cette volonté de renouvellement et d’assainissement du parc. Entre les véhicules vieillissants, les défauts de conformité, l’absence de documents réglementaires ou encore l’exercice d’une activité de transport sans capacité professionnelle, les autorités cherchent ainsi à agir sur plusieurs facteurs susceptibles d’accroître les risques sur les routes. Le message de la Gendarmerie nationale se veut donc clair : le transport de voyageurs ou de marchandises est une activité réglementée qui impose des compétences, des documents et des véhicules conformes aux exigences de sécurité. Les contrôles devraient continuer à porter sur l’ensemble de ces éléments afin de réduire les comportements et situations susceptibles de mettre en danger les passagers et les autres usagers de la route.
Sarah O.

PRODUITS PYROTECHNIQUES : Ne pas jouer avec le feu !

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Le ministère de la Santé a mis en garde contre l’usage des produits pyrotechniques à l’occasion de la célébration de la fête du Mawlid Ennabaoui, soutenant que ces produits représentent un réel danger, pouvant provoquer de graves accidents, a indiqué, hier, un communiqué du ministère.  Selon la même source, « l’usage des pétards et des feux d’artifice, notamment à proximité des habitations, des véhicules et des matières inflammables pourrait provoquer des incendies, outre des blessures et des brûlures graves susceptibles d’affecter les mains, les doigts, les bras, le visage et les yeux, ce qui risque d’entraîner des déformations, des cicatrices et des séquelles permanentes ». L’usage des produits pyrotechniques peut également entraîner « l’amputation des doigts ou des membres à la suite de l’explosion des pétards lorsqu’ils sont tenus ou manipulés », ainsi que « de graves blessures aux yeux pouvant, dans les cas les plus sévères, entraîner une perte de la vue ». Le communiqué a relevé aussi que « les nuisances liées au bruit et aux explosions sont susceptibles d’affecter la santé ainsi que le bien-être psychologique et physique des personnes et de provoquer des troubles auditifs, notamment chez les enfants, les personnes âgées, les malades et les femmes enceintes ». En cas de blessure, le ministère préconise un nombre de mesures à observer, notamment « refroidir la zone brûlée avec de l’eau courante et tiède pendant 15 minutes, ne pas appliquer directement de la glace sur la brûlure et éviter d’utiliser des remèdes traditionnels ou les produits et préparations non destinés au traitement des brûlures ». Le ministère recommande également de se rendre immédiatement au service des urgences médicales le plus proche en cas de « brûlures graves, de blessures aux yeux, au visage ou aux mains, ou en cas de complications », invitant, par ailleurs, les citoyens à célébrer cette fête « dans une atmosphère de joie, de sérénité et de fraternité, loin des comportements dangereux susceptibles de transformer les moments de joie en accidents douloureux aux conséquences regrettables», a précisé le communiqué. Pour rappel, l’an dernier, contrairement à certaines années précédentes, aucun bilan national concernant le nombre de blessés, d’amputations ou d’incendies provoqués par les célébrations n’avait été communiqué par la direction générale de la protection civile (DGPC). Cependant, lors du Mawlid 2024, la Protection civile avait fait état de 31 incendies maîtrisés, à travers 24 communes de la wilaya d’Alger suite à l’utilisation de produits pyrotechniques. enfin, l’objectif n’est pas de priver les familles de la joie du Mawlid Ennabaoui, mais de veiller à ce que les célébrations se déroulent dans une atmosphère de sérénité, de fraternité et de sécurité, loin des comportements dangereux susceptibles de transformer des moments de fête en accidents aux conséquences parfois irréversibles.
L. Zeggane 

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