RÉPRESSION MAROCAINE AU SAHARA

SEMAINE DE LA LIBÉRATION DE L’AFRIQUE : Le réseau « FemWise-Africa » dénonce les violences marocaines contre les femmes sahraouies

Le réseau placé au sein de l’architecture africaine de paix et de sécurité (APSA) en tant que mécanisme subsidiaire du Groupe des Sages et du Réseau Panafricain des Sages, le FemWise-Africa, Réseau panafricain des médiateurs femmes crée en juillet 2017 par une décision de la 29è Session de la Conférence de l’Union africaine (UA), a tenu, hier, une visioconférence avec la participation de plusieurs personnalités influentes sur la scène africaine, à l’occasion de « la Semaine de la libération de l’Afrique ».
La représentante du réseau FemWise-Africa, à Alger, Mme Fatma Messaoud a rappelé, hier, lors de cette conférence continentale dans le cadre de la manifestation « Semaine de la libération de l’Afrique », consacrée au conflit au Sahara occidental, dernière question de décolonisation en Afrique, inscrite à l’ONU et à l’UA, « les souffrances continues du peuple sahraoui soumis aux pires sévices de l’occupation marocaine », saluant « la résistance des femmes sahraouies, en dépit des agressions et des pires formes de violence qui leur sont infligées par les forces de l’occupant marocain ». Déclarant à l’APS, qu’à cette occasion, le réseau a organisé plusieurs séminaires dans plusieurs pays africains dans le but de mettre en avant « le potentiel et la capacité de l’Afrique à gérer ses affaires internes », « en rejetant toute forme d’ingérence étrangère pouvant menacer sa sécurité et sa stabilité », à l’instar des autres pays africains, poursuit-elle, l’Algérie a choisi de célébrer l’évènement sous le thème « journée de la libération de l’Afrique du point de vue algérien : Étude du cas du Sahara occidental », a précisé Mme Fatma Messaoud. Les intervenants, en l’occurrence des enseignants, des juristes, universitaires, chercheurs et des diplomates se sont penchés, hier, sur plusieurs thèmes, dont « l’Algérie, une diplomatie au service de la libération de l’Afrique », « le rôle de la femme africaine dans la conscientisation de l’Afrique », outre « le rôle de la société civile dans l’édification de la sécurité et de la stabilité en Afrique ». Ce réseau africain, à caractère gouvernemental, composé de femmes de haute personnalité d’Afrique, a pour objectif « l’enracinement des efforts de l’UA pour élargir la participation de la femme africaine, à la prévention des conflits, notamment dans les négociations et la médiation à tous les niveaux, au regard non seulement de l’importance du rôle de la femme mais aussi de ses capacités avérées, à influer sur le cours et les évènements de l’actualité africaine, à tous les niveaux. Lors du Sommet de l’Union africaine, Février 2020, le secrétaire général des Nations unies, le secrétaire général Antonio Guterres a souligné dans son message, «la responsabilité conjointe d’assurer que les femmes soient présentes autour de la table au moment des négociations de paix » et a salué, par la même occasion, « le Réseau des femmes leaders africaine et l’initiative de FEMWISE AFRICA pour la médiation des conflits ».
K. B.