SAHARA OCCIDENTAL : Le combat continue pour les prisonniers de Gdeïm Izik

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La fin de la grève de la faim des prisonniers civils sahraouis du groupe de Gdeïm Izik ne signifie pas la fin de leur combat pour leurs droits. Après 23 jours de mobilisation, les détenus ont décidé de mettre un terme à leur mouvement à la suite d’engagements pris par l’administration pénitentiaire pour répondre à leurs revendications, a annoncé la Ligue pour la protection des prisonniers sahraouis dans les prisons de l’occupation marocaine, qui appelle à la concrétisation de ces promesses. Parmi les principales revendications des prisonniers figurent la fin de leur dispersion entre différents établissements pénitentiaires et leur regroupement dans une seule prison au Sahara occidental. Ils réclament également l’amélioration de leurs conditions de détention et la garantie de leurs droits fondamentaux. La Ligue a insisté sur la nécessité de traduire les engagements pris en mesures concrètes, notamment par la mise en œuvre des avis, décisions et recommandations émanant des mécanismes compétents des Nations unies. Elle a également appelé à garantir aux détenus une prise en charge médicale adéquate, le maintien des contacts avec leurs familles et la fin de l’isolement ainsi que de tout traitement portant atteinte à leur dignité.

Des actions de solidarité réprimées à Rabat
La lutte des prisonniers a suscité des marques de solidarité à l’échelle internationale. Plusieurs organisations de défense des droits humains ont appelé à leur protection, au respect de leurs droits et à l’application des recommandations onusiennes les concernant. Le 12 octobre courant, un rassemblement de solidarité organisé dans la capitale marocaine, Rabat, a été marqué par une intervention sécuritaire qui a conduit à l’arrestation de plusieurs militants et étudiants sahraouis. Des participants ont également été blessés, selon la Ligue. Dans le même contexte, l’organisation a dénoncé l’interdiction faite à Claude Mangin de rendre visite à son époux, le prisonnier civil sahraoui Naâma Asfari. Elle a exigé qu’elle puisse exercer son droit de visite et appelé à la levée des entraves au maintien des liens familiaux et humains avec les détenus. Tout en saluant la détermination des prisonniers, ainsi que la solidarité de leurs familles et des organisations de défense des droits humains, la Ligue a appelé les autorités concernées à honorer leurs engagements et à garantir les droits des détenus. Elle a également réclamé leur protection contre toute mesure de représailles, affirmant que le suivi de leur situation se poursuivra jusqu’à la satisfaction de leurs revendications légitimes. La suspension de la grève de la faim constitue ainsi une étape dans leur mobilisation, sans pour autant clore le combat pour le respect de leurs droits et l’amélioration de leurs conditions de détention.
M. S.