La ville australienne de Brisbane a accueilli, jusqu’à dimanche, une conférence consacrée à la question du Sahara occidental, intitulée «Sahara occidental : la dernière colonie en Afrique», à l’occasion de la dernière journée du congrès « Ecosocialism 2026 », organisé du 11 au 13 septembre sous le slogan «Résistance, décolonisation, libération», et dont les travaux ont pris fin dimanche.
La rencontre, à laquelle a pris part le représentant du Front Polisario en Australie, Mohamed Fadel Kamal, a permis de mettre en lumière la lutte du peuple sahraoui pour mettre fin à la colonisation et à l’occupation, tout en établissant des liens entre son combat et les mouvements de libération et de lutte contre le colonialisme à travers le monde. Les participants ont également abordé les convergences entre la question sahraouie et les luttes internationales pour la justice sociale et environnementale, face à la crise climatique et à la montée des courants d’extrême droite. La conférence a débuté par la projection du documentaire « Western Sahara: The Worst Police State I’ve Ever Seen » (« Sahara occidental : le pire État policier que j’ai jamais vu »), consacré à l’invasion et à l’occupation du Sahara occidental. Le film revient notamment sur la répression systématique et les graves violations des droits humains dans les territoires occupés, ainsi que sur la poursuite du pillage et de l’exploitation des ressources naturelles du territoire par le régime d’occupation marocain. À l’issue de la projection, le représentant du Front Polisario en Australie a présenté un exposé sur les derniers développements de la question sahraouie.
Il a souligné que le peuple sahraoui demeure déterminé face à l’occupation et reste attaché à ses droits à la liberté, à l’indépendance et à la dignité, affirmant sa volonté de poursuivre sa lutte jusqu’à l’achèvement du processus de décolonisation du Sahara occidental. Mohamed Fadel Kamal a également évoqué les tentatives de certaines puissances visant à imposer au peuple sahraoui ce qui est présenté comme une « option d’autonomie ».
Il a estimé que de telles démarches sont illégales et inacceptables, car elles contreviennent au droit international et aux résolutions des Nations unies consacrant le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination. Il a, dans ce contexte, affirmé que toute tentative d’imposer une solution contraire à la volonté du peuple sahraoui est vouée à l’échec, rappelant que celui-ci demeure la partie habilitée à décider de l’avenir du territoire. Selon lui, toute solution durable et juste ne peut être envisagée qu’à travers le respect de sa volonté libre et de son droit à l’autodétermination, conformément à la légalité internationale.
Lier solidarité et action concrète
Les débats ont également porté sur le statut du Sahara occidental, présenté comme l’une des dernières grandes questions de décolonisation non réglées en Afrique. Les intervenants ont insisté sur l’importance de rapprocher la lutte contre le colonialisme au Sahara occidental des combats menés à travers le monde contre l’exploitation économique et le pillage des ressources naturelles, ainsi que pour la justice sociale et environnementale. La conférence s’est achevée par un échange avec les participants, qui ont exprimé leur solidarité avec le peuple sahraoui et son combat pour la liberté, l’autodétermination et l’indépendance. Plusieurs participants ont surtout appelé à dépasser les simples déclarations de solidarité pour passer à une action concrète, annonçant leur volonté d’intensifier les campagnes de sensibilisation et les initiatives visant les entreprises impliquées dans l’exploitation et le pillage des ressources naturelles du Sahara occidental occupé. Ils ont également réaffirmé leur détermination à maintenir la pression en faveur du respect du droit international et des droits du peuple sahraoui. Organisé à Brisbane, « Ecosocialism 2026 » réunit des militants, des mouvements et des personnalités engagés sur les questions de libération, de lutte contre le colonialisme, de justice sociale et environnementale. L’édition de cette année met particulièrement l’accent sur les thèmes de la résistance, de la décolonisation et de la libération, en les reliant aux luttes contemporaines à l’échelle internationale.
M. S.














































