Le wali d’Oran, Ibrahim Ouchene, a mené dimanche une visite d’inspection sur le terrain pour évaluer l’état d’avancement de plusieurs chantiers stratégiques liés à l’eau et à l’assainissement.
De la lutte contre les remontées d’eaux au centre-ville à la sécurisation de l’alimentation en eau potable dans les nouveaux pôles urbains, les autorités locales accentuent la pression pour livrer ces infrastructures essentielles au cadre de vie des citoyens et à la protection de l’environnement.
Dans le centre-ville d’Oran, les travaux de réhabilitation des réseaux d’assainissement et d’eaux pluviales au niveau de la rue des Sœurs Benslimane touchent à leur fin. Affichant un taux d’avancement de 85 %, ce chantier vise à éradiquer définitivement le problème récurrent des remontées d’eaux souterraines. Lors de son passage, le wali a pu constater l’impact futur de ce projet qui permettra d’assainir les sous-sols de plusieurs bâtiments importants, notamment ceux abritant la Direction des impôts et la direction régionale de Sonelgaz. La visite s’est ensuite poursuivie au pôle urbain Ahmed Zabana, situé à Misserghine. Sur ce site, le projet de réalisation d’une station de pompage, adossée à un réservoir d’eau d’une capacité de 1.000 m³ culminant à 42 mètres de hauteur, est désormais totalement achevé. Face à cette réalisation, Ibrahim Ouchene a fermement instruit les responsables de finaliser rapidement la phase des essais pour procéder à la mise en service immédiate de l’installation. Cette infrastructure est cruciale pour le pôle urbain : elle renforcera l’alimentation en eau potable, améliorera considérablement la pression vers les étages supérieurs et mettra fin aux perturbations d’approvisionnement dont souffraient les résidents. Enfin, l’attention des autorités s’est portée sur les défis environnementaux avec l’inspection du futur projet de station d’épuration des eaux usées à Mers El Kébir, placé sous la supervision de l’Office national de l’assainissement (ONA). Constatant un retard significatif sur ce chantier, dont le taux d’avancement ne dépasse pas les 10 %, le wali a insisté sur l’urgence d’accélérer la cadence des travaux afin de respecter les délais impartis.
Une fois achevée, cette station aura la capacité de traiter 5.000 m³ d’eaux usées par jour. Elle jouera un rôle déterminant dans la protection de la santé publique, la préservation du littoral contre la pollution et la lutte contre les maladies hydriques. Par ailleurs, elle s’inscrit dans une démarche de développement durable, puisque les eaux ainsi traitées pourront être réutilisées à des fins agricoles, valorisant de fait les ressources hydriques non conventionnelles de la région.
R. R.














































