Accueil À LA UNE SÉCURITÉ ALIMENTAIRE : L’apport italien en Algérie 

SÉCURITÉ ALIMENTAIRE : L’apport italien en Algérie 

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La coopération algéro-italienne dans le domaine agricole confirme la dynamique engagée entre les deux pays, dans un cadre global perçu comme stratégique. Le ton avait été donné en mai 2026, quand l’Italie s’est présentée au salon professionnel « SIPSA-FILAHA » à Alger avec 32 exposants devenant, ainsi, la deuxième délégation étrangère la plus importante du salon, avec un pavillon regroupant 12 entreprises.

La concrétisation de cette coopération ne devrait pas attendre. Avant la fin du mois, les 28 et 29 septembre, une délégation italienne sera en Algérie pour une visite de travail, a rappelé l’agence de presse italienne Nova qui fait savoir qu’il s’agit de présenter des technologies agricoles modernes et explorer les possibilités de partenariat avec les opérateurs algériens. L’agence rappelle que la mécanisation, l’irrigation intelligente, la numérisation figurent parmi les principaux axes qui reviennent sans cesse dans le discours des deux côtés de la Méditerranée depuis quelques années.

C’est ce qui justifie cette visite. La même source indique que c’est l’Agence italienne du commerce (ITA) qui pilote la mission, épaulée par la FederUnacoma, la fédération des fabricants de machines agricoles. L’agence Nova donne quelques chiffres significatifs : l’agriculture algérienne représente aujourd’hui environ 15% du PIB national ; les terres exploitables, elles, dépassent les 8,6 millions d’hectares, ce qui est considérable, souligne l’agence italienne ; toutefois, 70% des activités agricoles fonctionnent encore avec des méthodes traditionnelles, ajoute la même source, citant les derniers chiffres avancés par l’ITA. Selon l’agence Nova, « les experts italiens estiment urgent de moderniser au plus vite ce secteur, alors que le changement climatique et les tensions autour de l’eau se font sentir un peu plus chaque année ». Autre chiffre rapporté par l’agence : l’Algérie couvre aujourd’hui près de 80% de ses besoins en blé dur. C’est dans cette réalité que la visite de la délégation italienne trouve, selon la même source, toute sa pertinence avec, notamment, ce qu’elle s’apprête à présenter en termes de technologies qui touchent à ces mêmes filières. Pour les Italiens, l’idée est de s’adapter au plus près à ce dont le marché algérien a vraiment besoin, en matière d’équipements, de systèmes d’irrigation ou en solutions techniques.

On apprend, ainsi que, cinq principaux volets composent la mission italienne : travailler sur les machines et équipements agricoles les mieux adaptés aux spécificités algériennes, outre l’élevage ; la numérisation ; l’irrigation intelligente ; les pépinières fruitières et maraîchères ; ainsi que le stockage. En somme, résume l’agence Nova, « il est question de faire entrer les nouvelles technologies jusque dans les champs pour la gestion de l’eau, le suivi des cultures et leur conservation une fois récoltées ». L’agence met en avant la dimension plus large de la coopération italienne inscrite dans le Plan Mattei, en fait il s’agit d’une stratégie appliquée à l’Afrique qui fait de l’agriculture et de la sécurité alimentaire l’un de ses piliers centraux. Elle rappelle que l’Algérie fait partie des neuf pays associés à ce programme, pensé pour combiner investissements productifs, formation et transfert de compétences et de technologies. Inévitablement vient à l’esprit le grand projet de Timimoun : la culture de blé dur, de lentilles et de pois chiches, sur une superficie programmée de 36 000 hectares avec, à la clé, plus de 6 700 emplois, directs et indirects.

C’est un projet issu d’un accord de 420 millions de dollars signé par le groupe italien «BF» en partenariat avec le Fonds national algérien d’investissement. Ce n’est pas tout : il y a le transfert de compétences et de technologies. L’investissement et les technologies modernes sont mises au service de la sécurité alimentaire, souligne-t-on. Concrètement, les entreprises italiennes et algériennes discuteront de la chaîne intégrée qui va de la production à la transformation, jusqu’au stockage. 

M’hamed Rebah

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